Les profs appelés à descendre dans la rue samedi à Paris

Les raisons de la colère: les suppressions des postes, la réforme du lycée, celle de la formation des maîtres….

Article Libé.fr

 

Des personnes manifestent lors de la grève nationale de la fonction publique le 21 janvier 2010 à

Des personnes manifestent lors de la grève nationale de la fonction publique le 21 janvier 2010 à Strasbourg. (© AFP Frederick Florin)

 

Plusieurs organisations de l’Education appellent à une manifestation nationale samedi à Paris notamment pour protester contre les suppressions de postes de professeurs et la réforme de la formation des enseignants.

Le cortège partira de la place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) à 13H30, pour se diriger vers la station de métro Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement). «Une dizaine de milliers» de manifestants sont attendus, selon la FSU.

Suppressions de postes. Les syndicats entendent protester «contre le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes», selon le texte d’appel de la FSU. 50.000 postes ont été supprimés dans l’Education depuis 2007.

La formation des maîtres. Est aussi réclamé «l’abandon» de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) «et la négociation d’une toute autre réforme».

Le manque de formation pédagogique et pratique (devant élèves) au regard des aspects disciplinaires et la place du concours pendant l’année de Master 2, qui va surcharger les étudiants, entre autres, sont fortement critiqués.

La réforme du lycée. Les syndicats du second degré et la FIDL demandent par ailleurs de revenir sur la réforme du lycée qui doit s’appliquer à la rentrée 2010 pour la classe de seconde. Les textes de cette réforme ont été publiés jeudi au journal officiel.

Les opposants dénoncent les diminutions horaires de certaines disciplines et estiment que cette réforme a été faite pour supprimer des postes.

Les programmes de SES. Les professeurs de l’APSES protesteront en particulier contre les projets de nouveaux programmes d’économie de seconde pour la rentrée 2010, qui «gomment systématiquement les enjeux économiques et sociaux contemporains», en particulier sur la question du chômage.

 

Education : 10.000 manifestants défilent dans Paris

 

NOUVELOBS.COM | 30.01.2010 | 15:46

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Des milliers de manifestants défilaient cet après-midi à Paris pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants.

 

(Sipa)

(Sipa)

Des milliers de manifestants, 10.000 selon la FSU, défilaient samedi 30 janvier après-midi à Paris pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants.
Les manifestants se sont rassemblés place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) à 13H30, répondant à l’appel de plusieurs organisations de l’Education dont la FSU, la CGT Educ’action, le SNALC-CSEN, le SNLC-FAEN, les lycéens de la FIDL et les professeurs de sciences économiques et sociales de l’APSES.
Quelque 10.000 personnes, selon les organisateurs, participaient à cette manifestation, qui doit aller jusqu’à la station Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement). L’estimation policière du nombre de manifestants n’était pas encore connue samedi en milieu d’après-midi.

« Réussite de tous »

Défilant derrière une banderole proclamant: « Pour la réussite de tous. Stop aux réformes de régression! Stop aux suppressions de postes! », les syndicats entendent protester « contre le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes », selon le texte d’appel de la FSU.
Est aussi réclamé « l’abandon » de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) « et la négociation d’une toute autre réforme ».
Au milieu des banderoles et des ballons se trouvait un chameau, « pour montrer que l’école est au pain sec et que la réussite des élèves n’est pas un mirage », a expliqué à l’AFP Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat des professeurs des écoles.

(Nouvelobs.com)

 

Entre 8.000 et 12.000 manifestants du monde de l’éducation défilent à Paris

 

Entre 8.000, selon la police, et 12.000 personnes, selon la FSU, ont défilé samedi après-midi à Paris, pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le cortège, qui est parti en début d’après-midi de la place Denfert-Rochereau (XIVe), est arrivé vers 16H30 à la station Sèvres-Babylone (VIIe) où les manifestants se sont dispersés dans le calme.

Ils manifestaient à l’appel de plusieurs organisations de l’Education dont la FSU, la CGT Educ’action, le SNALC-CSEN, le SNLC-FAEN, les lycéens de la FIDL, les professeurs de sciences économiques et sociales de l’APSES.

Défilant derrière une banderole proclamant « Pour la réussite de tous. Stop aux réformes de régression! Stop aux suppressions de postes! », les syndicats entendent protester « contre le non remplacement d?un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes », selon le texte d’appel de la FSU.

Au milieu des banderoles et des ballons se trouvait un chameau, « pour montrer que l’école est au pain sec et que la réussite des élèves n’est pas un mirage », a expliqué à l’AFP Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat des professeurs des écoles.

« Le fait qu’il y ait des milliers de personnes venues de toute la France montre qu’il y a un problème persistant et une volonté militante de rassembler », a estimé le secrétaire générale de la FSU, Gérard Aschieri.

Parmi les revendications des manifestants, « l’abandon » de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) « et la négociation d?une toute autre réforme ».

Les syndicats du second degré, la Fidl et l’UNL s’opposent également à la réforme du lycée qui doit s’appliquer à la rentrée 2010 pour la classe de seconde. Les textes de cette réforme ont été publiés jeudi au Journal officiel.

« La réforme du lycée montre ses limites, au vu des programmes mis en place, notamment celui de SES. On invite le ministre (de l’Education) à remettre à plat tous les programmes et en discuter avec la communauté éducative », a dit à l’AFP Antoine Evenou, de l’UNL.

La contestation de la politique gouvernementale de suppressions de postes dans la fonction publique sera l’un des grands axes du 6e congrès de la Fédération syndicale unitaire (FSU) organisé à Lille du 1er au 5 février et marqué par le départ de son secrétaire général, Gérard Aschieri.

Elu à la tête de la première fédération de l’Education en 2001, réélu en 2004 et 2007, M. Aschieri, 57 ans, quittera ses fonctions à l’issue du congrès.

Bernadette Groison, 48 ans, professeur des écoles, devrait lui succéder, à condition d’obtenir 70% des voix lors de l’élection vendredi par le Conseil délibératif fédéral national (sorte de parlement de la FSU).

 

Plus de 8 000 manifestants du monde de l’éducation défilent à Paris

 

 

 

 



L’UNL sera dans la rue le 30 janvier !

Logo UNLLes lycéens sont appelés à descendre dans la rue à paris le 30 janvier afin de lutter contre la politique éducative du gouvernement.

Des réformes qui sont loin de répondre à toutes les attentes !

En effet, la réforme du lycée annoncée en décembre dernier est loin de répondre à toutes les attentes éducatives et sociales, notamment sur l’orientation où elle interroge sur sa capacité à mieux orienter quand on supprime des conseillers d’orientation et qu’on attribue leurs missions à des personnels non formés pour cette tâche.

De plus, l’annonce des programmes ne peut que susciter de vives contestations et particulièrement celui de SES. Effectivement, ce programme met en évidence l’idéologie libérale au détriment de toutes les autres et supprime ni plus ni moins l’étude du «chômage » en seconde !

Ajouté à cela, la réforme de la formation des enseignants aura pour conséquence d’envoyer dans les classes de jeunes sortis de l’université sans aucune formation pédagogique mettant en péril la réussite scolaire de plusieurs générations de lycéens. Cette réforme scandaleuse n’aura pour but que la suppression de 18 000 postes à la rentrée prochaine !

Des réformes appliquées dans un contexte de casse du Service Public d’Éducation.

Le désengagement de l’État vis-à-vis des Services Public met en danger l’École de la République. En effet, le manque de moyens budgétaires et humains alloués à l’Éducation Nationale met en évidence des situations locales désastreuses avec des classes de plus en plus surchargées et des conditions de travail de plus en plus difficiles pour les élèves et les enseignants.

De plus, la suppression de la carte scolaire accentue le phénomène de « ghettoïsation » des établissements.  La mixité sociale et la mixité scolaire ne semblent pas être des priorités du gouvernement. Bien au contraire, ce dernier semble chercher à casser la cohésion de notre modèle de société en s’attaquant directement à sa source : l’Égalité !

Le gouvernement doit mettre un coup d’arrêt à sa politique dogmatique et irresponsable.

Ainsi l’UNL demande :

·       La mise en place d’un plan de recrutement de personnelles dans l’Éducation Nationale

·       La restructuration de la carte scolaire avec l’ensemble de la communauté éducative

·       La mise à plat de la réforme de la formation des enseignants, afin de relancer des discussions sur des bases saines.

·       La mise à plat de l’ensemble des programmes scolaires du lycée et la discussion de ceux-ci avec l’ensemble de la communauté éducative.

L’UNL profitera da cette journée de mobilisation pour rappeler au Gouvernement que l’Éducation n’est pas une marchandise. S’il n’entend pas les revendications de la communauté éducative et devra porter la responsabilité des échecs de sa politique délibérément aveugle!

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne



Textes officiels sur la réforme du lycée 2010

Voici les textes officiels sur la réforme du lycée parus ce jour : à télécharger ci-dessous.

Textes officiels sur la réforme du lycée 2010 dans Réforme du lycée pdf JO Réforme lycée 1

pdf dans Réforme du lycéeJO Réforme lycée 2

pdf JO Réforme lycée 3

pdf JO Réforme lycée 4
Bonne lecture critique.



Nouveaux programmes de seconde : ça fait peur.

falshLes projets de programmes pour la classe de 2nde, après réforme, sont consultable sur :
http://www.eduscol.education.fr/cid49936/consultation-sur-les-projets-de-programme-seconde.html

Vous pouvez ainsi télécharger les matières du « tronc commun »ainsi que les enseignements d’exploration.

Avec cette base nous pourrons argumenter lors du prochain conseil pédagogique.

Courage ce n’est que le début des surprises.



SES : L’UNL dénonce un programme dogmatique et réducteur !

Logo UNL

Paris, 27 janvier 2010

L’annonce du programme de Sciences Économiques et Sociales (SES) est un véritable bond en arrière. Alors que tous les programmes sont retravaillés, les inquiétudes soulevées par les lycéens apparaissent bien plus que légitimes. 

Le Ministère doit revoir sa copie !

En effet, l’annonce du programme de SES ne peut que susciter de vives contestations. Alors que notre société subit une crise économique et sociale sans précédent où les jeunes sont les premières victimes de la hausse du chômage et de la précarité, le Ministère de l’Éducation Nationale décide tout simplement de ne plus étudier le chômage en seconde.

De plus, la densité des sciences sociales dans le programme est amoindrie au profit de la microéconomie. Ajouté à cela, la mise en évidence de l’idéologie libérale au détriment de toutes les autres.

Voudrait-il ainsi faire passer la pilule aux milliers de jeunes qui se retrouveront au chômage à cause de sa politique malgré les dires du Président de la République lundi dernier ?

Voudrait-il ainsi justifier sa politique dévastatrice d’économie budgétaire menée depuis 2007 avec près de 50 000 postes d’enseignants supprimés ?

Le programme prévu ne pourra pas éveiller l’esprit critique de tous les lycéens et les ouvrir sur le Monde. Bien au contraire, il va restreindre les possibilités d’émancipation intellectuelle de tous, mettant en danger la cohésion de notre modèle de société.

Des impératifs à ne pas oublier !

La réforme du lycée ne peut être un prétexte à la baisse du niveau global des connaissances et des compétences. Il n’est en aucun cas question ici d’un débat disciplinaire de plus, bien au contraire, nous considérons qu’il est nécessaire pour l’ensemble des programmes :

            Qu’ils permettent la hausse du niveau global des connaissances et des compétences des élèves, ce qui ne semble pas être le cas ici.

           Qu’ils assurent la pluridisciplinarité, ce qui ne pourra être possible en faisant abstraction de certains sujets et certaines notions essentielles.

           Qu’ils ne soient pas là pour enseigner au lycéen une idéologie particulière quelle qu’elle soit.

         Qu’ils soient construits en coopération avec l’ensemble de la communauté éducative.

 

L’UNL demande au Ministère de rapidement remettre à plat l’ensemble des travaux menés sur les programmes et de consulter l’ensemble de la communauté éducative sur ce sujet. Si aucun signe positif n’est donné très rapidement par ce dernier les lycéens sauront réagir en conséquence !

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Réunion FCPE Uzès sur les Réformes de l’Éducation Nationale

falsh

 

La réunion d’information-débat sur les Réformes de l’Education Nationale initialement prévue le 01 février au Collège Lou Redounet, est reportée au

mardi 02 février en Mairie d’Uzès à 18h, salle des commissions.

Un communiqué notifiant ce changement paraîtra dans le prochain numéro du Républicain d’Uzès.Il est souhaitable d’informer vos connaissances susceptibles d’y assister.

Le bureau FCPE Collèges et Lycées d’Uzès.



Contractuels, foncez ! Sarko paie sa tournée de titularisations !

Article blog :

http://www.collectif-papera.org/spip.php?breve112

Sarkozy, 21h20, 25/01/2010, TF1.

Un « vrais gens », Samir, professeur contractuel en économie-gestion dans un lycée professionnel de Gagny, s’inquiète et demande un « véritable statut et une reconnaissance de son travail ».

Réponse de Sarkozy ; « La situation des contractuels dans la fonction publique est tout à fait anormale. Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation des contractuels ».

Avec une mastérisation qui va gonfler les chiffres de contractuels (les « collés-reçus ») et une suppression de 40000 postes en 2010 d’un côté, une politique de ressource humaine à l’université basée sur des heures supplémentaires et non sur des titularisations comme annoncée officiellement par Pécresse d’un autre côté, comment Sarkozy peut-il oser parler de titularisation des contractuels !

Sur les concours : « Tous les enfants ne sont pas faits pour être des bêtes à concours, moi d’ailleurs je ne l’ai pas été ». « Il faut moins de fonctionnaires, mieux payés, moins précarisés », conclut le chef de l’État.

Les statutaires apprécieront le : « on a privilégié la masse [de fonctionnaires] et pas la qualité »… Il continue à liquider l’image du fonctionnaire français. Une nouvelle provocation ou une insulte de plus, selon votre humeur du jour.

Ceux qui cumulent précarité, salaire fictifs et sur-travail, ils apprécierons…


Sur le Web : Revoir l’émission

 



Chatel : «Un enseignement en économie pour tous»

Article Le Figaro

Popos recueillis par Christine Ducros, Marie-Amélie Lombard-Latune, Marie-Estelle Pech, Natacha Polony
26/01/2010 | Mise à jour : 20:19
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«La crise a décuplé nos besoins de connaissances en économie.»
«La crise a décuplé nos besoins de connaissances en économie.»

Le ministre dévoile les contenus des nouveaux programmes pour la seconde.

Chatel : «Un enseignement en économie pour tous» dans Actualités coeur-LE FIGARO. – L’une des nouveautés de la classe de seconde qui se mettra en place à la rentrée 2010 est l’enseignement de l’économie, désormais obligatoire. Pourquoi ce changement ?

Luc CHATEL. - Il s’agit d’un marqueur important de la réforme du lycée. La philosophie première en est la suivante : un enseignement en économie pour tous. L’apprentissage de l’économie permet de décrypter le monde d’aujourd’hui, et c’est bien ce qui manquait jusqu’à présent au lycée. D’autant que la crise a décuplé nos besoins de connaissances en économie. Les Français le demandent. Une grande nouveauté de la réforme est de proposer aux élèves d’explorer un domaine sans pour autant déterminer leur orientation future. Ainsi les élèves pourront explorer l’économie au travers de deux enseignements, «sciences économiques et sociales» et «principes fondamentaux de l’économie et de la gestion».

Pourquoi deux enseignements différents ? N’y a-t-il pas le risque de les voir fonctionner comme une pré-orientation ?

Nous avons voulu maintenir la dimension sociologique qui animait les «sciences économiques et sociales» (SES). Mais les programmes seront remaniés. Et nous avons ajouté un autre enseignement : «principes fondamentaux de l’économie et de la gestion», davantage tourné vers l’organisation des systèmes, la découverte des grandes notions… Il s’agira de donner les fondamentaux à des élèves qui, peut-être, ne feront plus d’économie par la suite. Nous nous sommes appuyés, entre autres, sur le rapport remis à Xavier Darcos en juillet 2008 par Roger Guesnerie, professeur au Collège de France, qui préconisait de faire davantage appel aux fondamentaux et de séparer l’économie et la sociologie dans le cadre des SES. Nous veillerons à ce que les deux offres soient proposées à tous les élèves, et nous faisons même le pari que les élèves intéressés par l’économie prendront les deux. Les professeurs de SES et les professeurs d’économie-gestion se répartiront les enseignements. Et il est bien clair que le choix d’un enseignement ne détermine absolument pas l’orientation future et qu’ils donnent tous deux accès à toutes les filières.

L’association des professeurs de sciences économiques et sociales proteste et menace de «désobéissance citoyenne», au motif que l’enseignement d’économie serait désormais cantonné à «l’apprentissage d’outils abstraits» éloignés des «questions de société» et «marginaliserait les autres sciences sociales». Qu’est-ce qui a présidé aux arbitrages actuels ?

Jusqu’à présent, seuls 43 % des élèves suivaient l’enseignement de SES en seconde. Désormais, tous auront à choisir deux enseignements d’exploration, dont au moins un en économie, ce qui équivaut à 54 heures dans l’année pour tous les élèves : c’est conséquent, et c’est davantage, par exemple, qu’un enseignement semestriel en première année d’université (36 heures). Quant aux programmes, ils ont été élaborés par deux commissions indépendantes. La commission de SES regroupait notamment Christian de Boissieu, président du Conseil d’analyse économique, le sociologue François Dubet et également le président de l’Apses, l’association des professeurs de SES, Sylvain David. Celle de Pfeg accueillait notamment Jean-Louis Mucchielli, professeur à Paris-I, président du jury de l’agrégation de SES, et Richard Foechterle, trésorier de l’Apceg, l’Association des professeurs de communication et économie et gestion.

Accepterez-vous des modifications substantielles ?

Ces commissions pluralistes m’ont remis leurs travaux la semaine dernière. Leurs propositions seront mises en ligne sur le site du ministère jusqu’au 12 mars pour que les enseignants se les approprient et puissent éventuellement suggérer quelques ajustements. Désormais, les programmes sont plus précis, plus détaillés. On peut avoir des divergences sur les questions économiques. Mais il y a en économie un langage commun. Il faut savoir ce que sont des prix, un marché… À l’enseignant d’expliquer qu’il y a plusieurs façons de faire, que le rôle de l’État peut-être plus ou moins important. Ce sont avant tout des notions qu’il faut assimiler. Les manuels seront donc rédigés dans ce sens. À partir de 2011, la nouvelle première entrera en vigueur, et la filière ES comportera deux enseignements d’approfondissement – économie approfondie et sciences sociales et politiques. Nous avons abordé la réforme de manière globale, et nous avons, dès le début, respecté les grands équilibres disciplinaires, justement pour éviter un combat entre les disciplines. Personne n’est sacrifié.

 



Le chômage disparaît du programme d’éco de seconde

Le ministère a communiqué aux éditeurs de manuels scolaires le contenu des nouveaux programmes de l’option SES.

Le chômage disparaîtra du programme d’économie de seconde à la rentrée 2010. L’initiation aux sciences économiques et sociales, une matière optionnelle, consacrait jusque-là un chapitre entier à « l’emploi, question de société ».

Téléchargez le documentCe chapitre balayait notamment les notions de chômage, précarité, discrimination, contrats de travail, etc. C’est un éditeur de manuels scolaires qui a fait fuiter la disparition de ce chapitre auprès d’enseignants en sciences-éco.

Vendredi, des éditeurs étaient en effet conviés au ministère de l’Education pour un briefing sur les nouveaux programmes.

Ces nouveaux programmes sont le fruit du travail d’un groupe d’experts qui comprend :

  • les économistes Christian de Boissieu et Philippe Martin
  • le sociologue François Dubet
  • un représentant de l’inspection générale
  • un inspecteur pédagogique régional
  • Sylvain David, que vous avez déjà découvert sur Rue89 à l’occasion d’articles sur l’enseignement de l’économie. Prof de SES dans le secondaire, il préside l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES), en conflit avec le gouvernement depuis deux ans sur le contenu des programmes.

« Trois réunions en tout et pour tout, qui duraient entre 1h30 et 3h »

Sylvain David a détaillé à Rue89 le fonctionnement du groupe d’experts :

« Trois réunions en tout et pour tout, qui duraient entre une heure trente et trois heures, et qui ont eu lieu entre le 18 décembre et le 12 janvier. Et c’est tout. »

Au terme de la première réunion, il a cru réussir à maintenir le chômage dans le corpus. Raté : Sylvain David affirme que le cabinet a fait pencher la balance en faveur de sa suppression -« officiellement parce que c’était trop lourd », glisse Sylvain David qui semble y voir plutôt un biais idéologique.

Bien sûr, la notion sera probablement abordée plus tard au lycée. Sauf que l’option SES est justement destinée à un public plus large, qui inclue les élèves qui choisiront d’autres voies, littéraire ou scientifique.

Alors que le ministère devrait répondre ce mercredi aux questions de Rue89, des blogueurs, économistes et enseignants pour la plupart, commentent cette disparition. Ainsi, Arnaud Parienty, sur le site d’Alternatives économiques, qui conclut ainsi son décryptage des nouveaux programmes de la discipline :

« Pourquoi ce programme est-il marqué par ces funestes orientations ? Peu importe ; laissons à d’autres les théories du complot.

Ce qui ressort en tout cas est que ce programme ne sert pas les élèves et que leur exploration de l’économie (sans même parler des autres sciences sociales) risque de les laisser en rade et sans GPS, les incitant à en rester là.

C’est probablement cette conclusion inacceptable qui est la principale cause de la colère des enseignants. »

Photo : Des demandeurs d’emploi font la queue pour un entretien dans le « train de l’emploi », à Marseille (Jean-Paul Pelissier/Reuters)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Ailleurs sur le Web

 



LA REFORME DU LYCE RESTE A FAIRE !

Logo FCPE Le conseil d’administration de la Fcpe-Paris s’est tenu lundi soir avec à son ordre du jour la réforme du lycée. Trois questions ont fait l’objet d’un vote :

-          Est-ce la réforme que nous voulons ? Non à l’unanimité moins une abstention.

-         Sommes-nous pour cette réforme ? Non à l’unanimité moins deux abstentions.

-         Appelons-nous à manifester le 30 janvier sur la base de nos propres revendications ? Oui à l’unanimité moins trois abstentions.

La Fcpe-Paris diffusera prochainement un argumentaire en prévision des prochaines Commissions permanentes et des prochains CA.

Le point de rencontre pour la manifestation du 30 sera précisé très rapidement.

FCPE Paris



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