REVITALISER LA VOIE TECHNOLOGIQUE. PLUS QUE LE DIRE, IL FAUT LE FAIRE !

Avec la réforme programmée des lycées, l’avenir des filières technologiques des sciences industrielles et de laboratoires est fortement compromis contrairement à l’affichage du ministère.

 

 

A l’annonce de la réforme des lycées par le ministre au début du mois de décembre, les filières STI et STL n’étaient même pas évoquées, la question étant repoussée au printemps bien après les décisions d’orientation des familles !

Pourtant ces filières ont fait la preuve de leur utilité tant pour les jeunes eux-mêmes que pour l’économie de notre pays. Pourquoi voulait-on condamner ces filières qui ont assuré la promotion sociale de bien des jeunes tout en fournissant à nos industries des techniciens de qualité ? Parce que la scolarité de chacun de ces jeunes coûte un peu plus cher que celle dun lycéen qui suit une filière générale ?

 

Depuis le 19 décembre, quelques informations ont été distillées mais elles ne nous rassurent pas car, dans les conditions actuelles, c’est le vivier même de ces filières qui va se tarir.

 

-       Aujourd’hui, pour les jeunes et les parents, une totale confusion est organisée entre la voie technologique et la voie professionnelle par le passage du Bac Pro en trois ans. Il faut que le gouvernement définisse les objectifs de ces deux voies de formation pour assurer clairement leur place dans le système scolaire français. C’est une condition pour que les filières technologiques ne disparaissent pas.

-       Il faut assurer dès la seconde des enseignements caractéristiques de ces voies et pour cela il faut qu’ils s’appuient sur des activités pratiques qui ne les dénaturent pas. C’est pourquoi le nombre d’heures ne doit pas être réduit à peau de chagrin comme la réforme le prévoit ; les activités doivent être des activités de Travaux Pratiques et les élèves doivent pouvoir faire le choix dès la seconde de ces enseignements, plus lourds en horaires de classe, sans se voir imposer des enseignements relevant d’autres domaines. C’est une deuxième condition pour que ces filières technologiques ne disparaissent pas.

-       Pour assurer la lisibilité du parcours de formation, il faut dès aujourd’hui que le ministère affiche les horaires et les contenus enseignés pour les classes de première et terminale. C’est une troisième condition pour que ces filières technologiques ne disparaissent pas.

-       Il faut définir clairement les spécialités. Nous n’accepterons pas que le domaine de la production mécanique soit éliminé. Et il faut assurer des horaires suffisants de spécialités pour que ces filières gardent du sens. Sinon, elles disparaîtront d’elles-mêmes.

 

Nous, professeurs de ces filières, nous nous battrons pour que ces filières continuent d’exister sans être vidées de leurs contenus car elles sont des filières de réussite pour les jeunes et parce qu’elles sont utiles à notre pays.

Nous n’acceptons pas que l’avenir des jeunes soit compromis pour économiser des postes d’enseignants.

Nous souhaitons que les familles se mobilisent aussi sur cette question et demandons solennellement aux responsables politiques de nous soutenir dans cette démarche très volontariste.



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