Réunion FCPE Uzès sur les Réformes de l’Éducation Nationale

Logo FCPELa FCPE invite les parents d’élèves des collèges et lycées d’Uzès, à une réunion d’information-débat sur les Réformes de l’Éducation Nationale, le 1er février de 17h30 à 19h00 au Collège Lou Redounet.
Elle se propose d’aborder les thèmes suivants et les conséquences sur la formation de nos enfants : Lycée, Lycée Professionnel, Collège, gouvernance des Collèges et Lycées, suppression de 16000 postes à la rentrée 2010, recrutement et formation des enseignants…

 

Lundi 25 Janvier M le Principal du Collège Lou Redounet a annulé l’autorisation de tenir cette réunion dans son établissement.

Réponse de la FSU

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à l’attention de M. le Principal du collège Lou Redounet

Monsieur,

Nous intervenons pour soutenir les parents et les collègues qui vous ont demandé
de tenir réunion dans votre établissement, lundi 1er février 2010 à 17h30

Dans un premier temps il semblerait que vous y étiez favorable pour finalement
tenter d’interdire la tenue de cette réunion.

Dans le contexte de réformes tous azimuts que nous connaissons, nous soulignons
l’importance de laisser des espaces de dialogue entre les différents acteurs et usagers de notre administration.

Il est crucial que les enjeux et les perspectives de notre système éducatif puissent être exposés clairement à tous, dans le cadre d’un large débat, et ce type de réunion y contribue pleinement. 

Il est très probable que s’ils ne pouvaient tenir la réunion qui était prévue, et qu’ils avaient annoncée par voie de presse ce matin, les parents et enseignants de l’Uzège des différents organismes, contraints de se réunir en extérieur, sauraient donner un éclat médiatique à ce refus administratif. 

Comptant sur votre compréhension, nous vous prions de croire, Monsieur le Principal, à notre entier dévouement au Service Public d’Éducation.
pour la FSU du Gard
Emmanuel BOIS



« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la réforme du lycée 2010 …. »

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LA REFORME DU LYCEE

Le mercredi 27 janvier 2010 à partir de 18h00,

A l’amphithéâtre du lycée Hemingway

Nîmes

 

Colloque intitulé:

« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la réforme du lycée 2010 …. »


Avec

Jean Jacques Hazan, Président National de la FCPE,

Roland Hubert co-secrétaire national  du SNES,

et Délie Muller Présidente de la FCPE du Gard.

 

Entrée gratuite

Buvette, sandwichs


 



Message instructif de la FCPE

Logo FCPEChers amis,

Sans attendre la circulaire de rentrée, le ministère de l’Education nationale a adressé dans un courrier aux recteurs (voir pièce jointe) des précisons sur un certain nombre de points qui sont primordiaux pour nous dans la mise en place de la réforme du Lycée.

La FCPE avait exigé du ministère des garanties quant aux moyens alloués pour 2010 aux lycées et notamment sur le fait qu’aucune suppression de poste n’aurait lieu.

Le courrier du ministre rappelle que le taux d’encadrement des lycées doit demeurer le même. Autrement dit, la mise en application de cette réforme ne doit pas entraîner de suppression de poste. De plus, concernant la mise en place des horaires à effectifs réduits, il est du ressort du CA de flécher l’enveloppe globalisée mise à disposition par les rectorats. La consigne donnée aux recteurs est claire: chaque établissement doit se voir garantir, a minima, la même dotation que par le passé.(courrier paragraphe 3 et 4 de la page 2) Aussi, nous vous conseillons, en prévision des votes sur les DHG en CA de demander des éléments de comparaison (effectifs et dotations) sur les deux dernières années scolaires pour accompagner la proposition de DHG 2010 transmise par le rectorat et vérifier que les moyens sont maintenus en 2010. En cas d’effectifs en baisses,  nous aurons en revanche du mal à récupérer les heures perdues, sauf pour les heures de « dédoublement » explicitement attribuées à la division et non à l’élève. Si les moyens mis à disposition sont inférieurs sans changement notable d’effectifs, il faudra alors saisir les recteurs sur la base de cette lettre-circulaire du ministère.

La promesse du ministère selon laquelle la réforme du Lycée n’entraîne aucune suppression de poste est clairement réaffirmée. En effet, les 18 000 suppressions de postes prévues au budget 2010 sont exclusivement liées à la masterisation du recrutement des enseignants. Une fois le débat sur les moyens ainsi tranché, nous pourrons obtenir que le débat sur la pédagogie soit au coeur des préoccupations des établissements.

Sur la mise en place des enseignements d’exploration, il faut veiller à ce que l’offre soit la plus diversifiée possible. En particulier, il faut se prémunir contre la transformation des enseignements d’exploration en enseignement de détermination en vue d’une orientation vers telle ou telle filière, notamment à travers une offre trop orientée vers l’une ou l’autre série. (page 2, 5è paragraphe) Le courrier rappelle clairement que le choix de l’orientation ne peut être conditionné au choix de tel ou tel enseignement d’exploration. En l’occurrence il nous a été assuré qu’un texte précisera ceci de façon très claire.

D’un point de vue méthodologique, le ministère appelle les recteurs dans son courrier à « de la souplesse » dans l’organisation des CA et des votes sur les DHG, notamment en « déconnectant » DHG et TRM. (page 1)

De notre point de vue, il est évident que les parents doivent être étroitement associés aux délibérations et au travail de construction de la répartition des DGH.

Les CTPA commencent à se réunir pour travailler à cette question. Aussi, nous vous conseillons, puisque nous n’y participons pas, de prendre attache avec les rectorats pour obtenir les premiers éléments de débat – qu’ils ne sont pas obligés de vous communiquer. Dans le courrier adressé aux recteurs, le ministère laisse entendre que le vote des DHG pourrait être « déconnecté » de la mise en place des TRMD (Tableaux de répartition des moyens par disciplines), voire qu’il n’est pas nécessaire que le CA se prononce sur ce dernier par un « vote formel ».

Si nous ne sommes pas opposés à la déconnexion dans le temps du vote de la DHG et de celui sur les TRM, nous devons continuer à exiger que le TRM soit approuvé par le CA. D’ailleurs, en la matière, une jurisprudence existe depuis un jugement du tribunal administratif de Lille en 2008 qui a annulé un TRM car ce dernier n’avait pas été adopté par le CA. (voir PJ)

Nous avons déjà rappelé au ministère cet état de fait et vous appelons à la vigilance de ce point de vue.

De manière générale, nous appelons à la vigilance des représentants FCPE en CA d’établissement, CDEN et CAEN, sur l’association des parents dans l’élaboration des DHG et des mesures pédagogiques induites par la réforme du Lycée et nous vous rappelons les nouvelles dispositions réglementaires qui entreront en application dès le lendemain de la publication des textes :

1- création et généralisation du conseil pédagogique dans chaque établissement
2- propositions du conseil pédagogique sur la mise en œuvre de la réforme (accompagnement, tutorat, heures à effectifs réduits) et la répartition de la DHG
3- examen des dispositions pédagogiques et de la DHG par la commission permanente
4- vote de la DHG par le CA

Si la DHG n’est pas votée par le CA,

5- une nouvelle proposition de répartition de la DHG est présentée à la commission permanente
6- la nouvelle version de la DHG est soumise au vote du CA.

Pour l’examen de la DHG et les mesures pédagogiques qui découlent de la « réforme » du Lycée, nous vous renvoyons également aux deux documents qui vous ont été transmis le 11 janvier dernier.

Bien cordialement,

Jean-Jacques HAZAN,
Président

Christiane ALLAIN,
Secrétaire Générale
Lettre à télécharger :

Message instructif de la FCPE dans Associations de Parents pdf Lettre Ministre aux Recteurs



 » bataiile des chiffres « ? Quelques précisions utiles sur les taux de grève du 21 janvier.

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Nous avons annoncé 49, 7% de grévistes dans notre académie (52,8% en collège, 45,3% en lycée), en progression de plus de 12% par rapport au 24 novembre.
A noter de gros écarts entre établissements : les taux allant de 9% à 92 %
Bien sûr on n’atteint pas encore les nombres de grévistes et de manifestants des manifestations interprofessionnelles de janvier et mars 2009
Mais ce chiffre montre trés clairement que la mobilisation a été réussie dans notre académie (Montpellier), et qu’elle est en train de se renforcer.

Quelle fiabilité pour les chiffres annoncés par le Snes, et par le ministère ?
Le taux de grève que nous avons annoncé  est calculé à 10 heures. C’est une estimation faite sur 15% des établissements de l’académie (lycées et collèges répartis de façon la plus équilibrée possible) à partir des données transmises par les chefs d’établissement aux IA.
Les chiffres que nous avons reçu ensuite (au total plus de 30% des établissements) montrent des écarts trés faibles (infèrieurs à 2%) par rapport à notre estimation
L’administration de son côté annonce ses chiffres sur la base de quelques établissements « test ».
Mais l’essentiel de la différence ne vient pas de là.
Notre calcul est fait en divisant le nombre de grévistes par le nombre de personnels attendus
Celui de l’administration en divisant le nombre de grévistes par le nombre total de personnels. Autrement dit, elle compte dans son annonce aux media, comme non-grévistes les collègues qui n’ont pas cours au moment de son pointage, ceux qui sont en congé, ….
A titre d’anecdote : le responsable du S1 d’un collège, gréviste, avec 4 autres collègues grévistes, et à qui le principal annonce un taux de grévistes de … 0%
Ce mode de « calcul » de l’administration, qui rend par définition impossible des taux de grève de 100%, entraîne des écarts trés importants.
Chacun peut juger quel est le calcul le plus fiable
Nous nous posons par ailleurs des questions quand on compare les chiffres fournis par les IA, et ceux publiés par le ministère : les additions ne tombent pas juste et, étrangement, ceux du ministère sont infèrieurs de plusieurs points à l’addition de ceux des IA
Bien sûr, les IA, les rectorats et le ministère disposent des chiffres »réels » : ceux des retenues pour grève, mais ils ne sont jamais rendus publics.

Il n’en reste pas moins que les annonces faites dans de nombreux media troublent certains collègues, qui ont des interrogations tout à fait légitimes.
Les media, dans leur majorité, on fait le choix d’une très grande discrétion sur nos chiffres, et de comparer la grève du 21 janvier avec le mouvement du 29 janvier 2009.
A part le mois (janvier) ces comparaisons semblent pourtant discutables  (action interprofessionnelle l’an dernier / grève Fonction Publique suivie essentiellement dans l’Education Nationale cette année)
mais c’est un choix … de rédaction ?

Pourtant, l’opinion publique dans sa grande majorité (sondage), continue à juger notre action « justifiée ». ce qui montre que le travail en direction des  parents faits dans les établissements est efficace, et que l’opinion sait garder quelques distances avec les campagnes médiatiques.
Ce qui est un encouragement à intensifier notre campagne en direction de l’opinion et des parents, et à réussir notre prochain rendez-vous  avec le gouvernement, le 30 janvier.



TRAVAILLER EN COLLEGE… LA COUPE EST PLEINE !!!

Logo SNESSNES – Section académique de Montpellier – Secteur collèges

Enclos des Lys, B – 585 rue de l’Aiguelongue – 34090 MONTPELLIER

Tél. 04.67.54.10.70 – Fax : 04.67.54.09.81 – s3mon@snes.eduhttp://www.montpellier.snes.edu



 

 

TRAVAILLER EN COLLEGE… LA COUPE EST PLEINE !!!

 

            Chèr(e)s collègues

 

            Comme nous tous, enseignants de collège, vous mesurez chaque jour combien le quotidien de notre vie professionnelle est de plus en plus dégradé par l’accroissement incessant de notre charge de travail, l’absence de reconnaissance et la remise en cause du sens même de notre métier.

            Désormais notre « ordinaire » en collège est marqué par :

Ø    La dégradation de nos conditions de travail,

Ø    La dénaturation de nos métiers,

Ø    Le renoncement pour les élèves.

 

ça suffit !

                 

         Nous devons créer partout les rapports de force indispensables pour mettre un terme à cet empilement de tâches nouvelles et imposer l’intégration dans nos services du temps de concertation, le respect des spécificités et des missions des différents personnels, l’ouverture de véritables discussions autour de notre métier et de sa revalorisation.

Dernières « inventions » de l’année :

Histoire des Arts et… Livrets de compétences du socle commun !

 

            A elles seules, ces deux « nouveautés » résument parfaitement les trois points énoncés plus haut.

En effet, dans une totale absence de transparence et de débat, le Ministère cherche à nous imposer par un arrêté d’Août pour l’un, une note de service de juillet pour l’autre (BO du 29 octobre), l’accomplissement de tâches nouvelles d’enseignements et d’évaluations, très lourdes, et non rémunérées, sans aucun cadrage dans leurs objectifs, leurs contenus et leurs modalités.

            Au-delà, et en particulier pour le livret de compétence, il s’agit bien là de mettre en place un enseignement au rabais construit autour de compétences utilitaristes, qui confirme le choix du gouvernement de renoncer à la conception de cette école ambitieuse que nous portons pour tous les élèves. Enfin, la mise en place de ce livret pose la question de l’articulation de la maîtrise du socle commun avec le « reste » des programmes qui vont connaître un effondrement en terme de contenus et donc de savoirs.

            Il s’agit là d’une transformation radicale de nos métiers et de nos conditions d’exercice qui vise à nous faire glisser du statut de « concepteurs » qui est le nôtre, à celui « d’exécutants ».

 

Livret de compétences (non obligatoire cette année) : la section académique du SNES-Montpellier appelle les collègues à se mobiliser et à agir collectivement pour ne pas le renseigner.

Nous vous proposons pour cela :

1)    De signer massivement la pétition nationale en ligne : http://www.snes.edu/petitions/index.php?petition=16

2)    De construire dans votre établissement un rapport de force et une large mobilisation pour organiser collectivement ce refus. Vous pouvez, par exemple, vous aider de la lettre-pétition ci jointe (inspirée de la pétition nationale) à adapter et à remettre à votre Principal.

 

Concernant l’Histoire des Arts ; l’action collective est d’autant plus nécessaire que son enseignement est obligatoire dès cette année, et qu’un refus individuel pourrait entraîner des sanctions. Il faut en tout état de cause :

1)    Exiger que toute votre contribution soit faite sur vos heures de services

2)    Refuser quelque déplacement que ce soit (épreuve extérieure au collège) sans ordre de mission.

 

Ensemble, mobilisons-nous pour imposer une autre politique éducative

Après la Grève nationale du 21 janvier,

 

 

 

Samedi 30 janvier : Manifestons par dizaines de milliers à Paris

 

 

 

Un TGV spécial a été réservé, inscrivez-vous auprès du responsable Snes de votre établissement, ou de votre section départementale ou de la section académique du Snes

 

 

Livrets de compétences du socle commun : lettre-pétition

Monsieur ou Madame le Principal,

L’attestation de la maîtrise du socle commun est prévue sous la forme d’un livret de compétences. C’est dans une absence totale de transparence et de débat que le Ministère nous impose la tenue de ce livret de compétences dès cette année, pourtant l’arrêté relatif aux modalités d’attribution du Diplôme National du Brevet (DNB) ne prévoit sa prise en compte que pour la session 2011.

Cette situation n’est pas acceptable car le ministère n’a apporté aucune réponse satisfaisante aux nombreux problèmes soulevés depuis le départ tant sur le fond que sur la forme.

Ainsi sur le fond :

Ø     le passage à un enseignement construit autour de compétences pose de redoutables problèmes pédagogiques et éducatifs, didactiques et d’évaluation qui n’ont jamais été valablement réfléchis ni débattus avec la profession ;

Ø     l’attestation remise à l’élève et à ses parents en fin de scolarité ne leur permettra pas d’apprécier ce qui est véritablement maîtrisé puisque la validation des items à l’intérieur de chaque domaine est globale ;

Ø     il n’est ni juste ni cohérent d’évaluer la maîtrise du socle avec des enseignants qui n’ont pas été spécifiquement formés à cela.

Sur la conception même du livret :

Ø     bon nombre d’items renvoient à des « compétences » très générales et très vastes. Sur quels objets portent-elles ? Quel est le niveau réellement requis de l’élève ?

Ø     la pertinence d’autres items est contestable parce qu’ils renvoient au jugement de la personne même de l’élève ;

Ø     la plupart des domaines sont constitués d’items très disparates et de difficultés diverses : où placer le curseur pour définir si le domaine est maîtrisé ou non ?

Ø     une évaluation binaire (oui/non) n’est pas à même de rendre compte valablement du niveau d’un élève ;

Ø     quel sens donner au caractère national du DNB quand chaque établissement est invité à établir ses propres règles de validation du livret ?

Par ailleurs, la charge de travail des enseignants, et notamment des professeurs principaux, des CPE et des COPSY serait considérablement alourdie et aucun temps de concertation n’est prévu alors que de nombreux items concernent plusieurs disciplines ou personnels différents.

Nous n’hésitons pas à consacrer du temps, à donner de nous-mêmes pour la réussite de nos élèves mais nous refusons de nous prêter à ce qui ne peut que donner lieu à une mascarade d’évaluation, à l’instar du B2i et du niveau A2 pour lesquels il n’a pas non plus été jugé bon de dresser un bilan.

Nous ne voulons pas d’une évaluation incessante de nos élèves qui se substituerait à la construction patiente de savoirs solides et formateurs et à un travail réellement éducatif. En outre, le socle commun induit un tri des élèves selon qu’ils seraient jugés a priori aptes à poursuivre des études après le collège ou qu’ils devraient se contenter du socle.

Une telle évolution du collège, qui se traduirait par une transformation radicale de nos métiers et de nos conditions d’exercice, n’est pas de nature à répondre aux problèmes que rencontre le collège aujourd’hui. L’expérience des pays qui ont fait le choix d’un enseignement par compétences n’a d’ailleurs pas permis de conclure qu’il apportait des réponses pertinentes à la difficulté scolaire.

Pour toutes ces raisons, nous vous informons, Monsieur le Principal, que nous ne renseignerons pas le livret de compétences ou que nous apportons notre soutien aux collègues directement concernés qui refuseront de le faire.

Nous demandons au Ministère d’initier un débat approfondi au sein de la communauté éducative qui pourrait s’appuyer sur le bilan des expérimentations menées jusqu’ici en France comme à l’étranger et les travaux pour le moins contradictoires de nombreux chercheurs.

 

NOM

PRENOM

QUALITE

SIGNATURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Victoire contre les abus de l’autorité administrative

25 janvier 2010

COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance

Victoire contre les abus de l’autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles

Nous sommes heureux d’apprendre qu’aujourd’hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .

Le premier, suite à une décision du Tribunal Administratif de Marseille jugeant illégale sa sanction de déplacement d’office et le second, suite à un recul de L’Inspection Académique de Limoges.

Dans le premier cas, l’administration a sanctionné abusivement l’enseignant marseillais pour avoir exercé sa liberté pédagogique, dans le second cas, elle l’a relevé de la classe pour de simples déclarations d’intention de ne pas respecter à la lettre le protocole d’évaluation nationale des CM2.

Une conclusion s’impose : l’administration crispée et autoritaire de l’Education nationale n’hésite pas à se mettre hors la loi pour tenter de faire plier ceux qui contestent ses directives alors que les enseignants-désobéisseurs ont été respectueux des lois de la République et des droits des enfants.

Nous dénonçons donc l’utilisation partisane du droit, systématiquement désavouée d’ailleurs par les tribunaux administratifs, qui est faite par l’Etat contre les résistants pédagogiques et nous appelons à poursuivre cette résistance dans l’objectif toujours renouvelé de l’intérêt de nos élèves, en particulier des plus en difficulté.

www.resistancepedagogique.org

Contacts :
Sébastien Rome 06 88 56 77 24   Marie Odile Caleca : 06 89 32 39 55

COMMUNIQUE DE L’APPEL DES 200 MAITRES CONTRE LES EVALUATIONS NATIONALES

COUP D’EPONGE SUR LA BAVURE

Signataire de l’appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales, Gilles Lehmann a reçu l’ordre par son inspecteur de laisser sa classe à une remplaçante le lundi 18 janvier. Cette mesure exceptionnelle, appliquée quand des enfants sont mis en danger, se voulait être la réponse à la volonté de notre collègue de ne pas respecter à la lettre le protocole de passation des évaluations de CM2. Était invoqué comme motif (courrier de l’IA de Haute-Vienne) le fait que les élèves n’étaient pas traités à égalité ce qui faussait les résultats du dispositif d’évaluation au point de « désorganiser le service public ». Bref, du terrorisme pédagogique !

Le caractère abusif et disproportionné de cette sanction au regard des faits reprochés a suscité de nombreuses réactions populaires et médiatiques. Finalement, à l’issue de la réunion disciplinaire à l’Inspection Académique de Limoges le 22 janvier, aucune poursuite n’a été retenue contre Gilles Lehmann qui peut ainsi retrouver ses élèves. Il faut dire que le souci d’égalité invoqué aurait contraint le ministère à sortir de leur classe près du tiers des maîtres de CM2 ayant agi comme G. Lehmann l’an dernier ! Mesure rendue d’autant plus impossible que le manque de remplaçants se fait déjà durement sentir. Par ailleurs, le ministère ne pouvait prétendre vouloir garder la porte ouverte pour d’éventuelles améliorations et tolérer un zèle local peu propice à de telles négociations !

On peut d’ailleurs se demander qui désorganise le plus le service public d’éducation actuellement : disparition programmée des IUFM, suppression massive d’emplois notamment de remplaçants, diminution dramatique du temps de classe et des RASED, nouveaux programmes, fin de la carte scolaire, projet d’EPEP, jardins d’éveil… A ce jeu-là, le ministère est largement gagnant ! Rappelons que loin d’être isolés les enseignants opposés à ces évaluations ont notamment reçu le soutien de la principale fédération de parents d’élèves (FCPE) et de nombreuses personnalités du monde éducatif qui toutes, condamnent le dispositif imposé contre l’avis des professionnels.

Le ministère gagnerait donc à les écouter comme l’invitait à le faire dans une question écrite au gouvernement le député C. Sirugue (13.01.10), mais également l’universitaire Nathalie Mons pour qui « des évaluations ne servent à rien si elles ne débouchent que sur des constats chiffrés » (le Monde 20.01.10) ou encore Claude Thélot qui affirme que « le processus global de l’évaluation (outils, observations sur le terrain, analyse, etc.) doit être d’une qualité telle qu’il soit indiscutable aux yeux des observateurs et des utilisateurs » avec « des moyens quantitatifs et qualitatifs […] sans commune mesure avec ce qu’ils sont aujourd’hui ».

Nous espérons qu’une telle péripétie amènera le ministère a plus de raison en acceptant enfin d’entendre tous ceux qui souhaitent faire évoluer ces évaluations pour en faire un véritable outil au service exclusif de la réussite des élèves.

Sylvain Grandserre – Porte-parole de l’appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales – le 24.01.10 contact : 06 19 69 45 83

Communiqué d’Education-Résistance-Autoritarisme

La mascarade administrative de l’Inspection d’académie se poursuit : Erwan Redon réintègre l’école des Convalescents !

Le 21 décembre dernier, le Tribunal administratif de Marseille a donné raison à Erwan Redon, instituteur désobéisseur, et à ses défenseurs en suspendant la sanction de déplacement d’office prise par l’Inspecteur d’académie des Bouches-du-Rhône quelques mois plus tôt.

En application de la décision du juge des référés, l’IA a annulé la semaine dernière toute la procédure disciplinaire à l’encontre d’Erwan Redon depuis le printemps dernier et lui a demandé de reprendre son ancien poste à l’école élémentaire des Convalescents, à Belsunce (1er arr. de Marseille).

L’annulation de la sanction signifierait également que le conseil de discipline qui l’avait prononcée le 17 septembre 2009 ne s’est en réalité jamais tenu !!!

Dans son ordonnance, le juge des référés avait considéré que la procédure inique qui s’était déroulée devant le conseil de discipline était irrégulière, d’une part au regard de la partialité de son président, l’Inspecteur d’Académie, qui n’avait pas hésité à prendre parti publiquement, d’autre part du fait de l’irrégularité du vote des membres de la commission disciplinaire.

Informé de cette « nouvelle affectation » à la dernière minute – vendredi 23 janvier pour une reprise de poste lundi 25 – alors que le courrier de l’Inspecteur d’Académie datait du 18 janvier, Erwan Redon va donc réintégrer un établissement qu’il avait quitté le 25 septembre 2009.

Ce énième revirement témoigne une fois encore de l’absurdité de la situation. Pour Erwan Redon mais, et c’est sans doute là le plus grave, pour les enfants des deux écoles où il a été en poste cette année qui vont à nouveau devoir subir des changements difficiles, affectivement, perturbant pour leurs apprentissages.

www.education-resistance-autoritarisme.org
Erwan Redon: 06 32 70 91 89



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