JANVIER DANS L’ACTION POUR L’ÉDUCATION ET LES SERVICES PUBLICS ! S’OPPOSER AUX RÉFORMES RÉGRESSIVES POUR L’ÉCOLE

Logo FSUParents, enseignants, lycéens, étudiants,
ensemble, exigeons une autre politique
pour l’école et pour les services publics !

L’Éducation nationale, déjà mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs, l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sont frappés de plein fouet par des réformes plus régressives les unes que les autres. Legouvernement prétend s’occuper de la jeunesse, lutter contre le décrochage, mieux orienter les jeunes ?

Sur leterrain, il ne fait que mettre en place un système qui exclut de plus en plus de jeunes de l’école.

PLUS DE 60000 POSTES DE PROFS SUPPRIMÉS DEPUIS 2003 !

Sourd aux demandes répétées des parents des élèves et des personnels, le gouvernement s’apprête à supprimer 16000 postes à la rentrée 2010. Ces 16000 suppressions vont venir s’ajouter aux 45000 déjà subies depuis 2003. Ce sont les élèves qui en font les frais.

Combien d’élèves sans affectation à chaque rentrée ?

Combien affectés dans une filière qu’ils n’ont pas choisie ?

Combien d’élèves sans prof pour faire cours parce qu’on supprime massivement les postes deremplaçants ?

Combien de cours non dédoublés par mesure d’économie ?

Comment travailler à plus de 35 élèves en seconde ? à 28 ou 30 en collège ?

Comment approfondir l’apprentissage des langues par exemple comme l’annonce le ministre dans de telles conditions ?
À l’heure où le discours gouvernemental assure être attaché à une éducation pour tous fondée sur l’égalité des chances, à une plus grande place faite aux besoins des élèves en matière de soutien ou d’orientation, le ministrefait exactement le contraire. Il dégrade les conditions de travail des élèves et des enseignants et rejette hors du temps de la classe (accompagnement, stages, cours privés pour ceux qui le peuvent) ce que l’école ne peut plus faire par manque d’heures et de moyens.Supprimer des postes, fermer des classes, autant d’ « économies » qui coûtent cher aux élèves et qu’ilssubissent au quotidien. Pourtant les besoins existent et le recours massif aux professeurs contractuels pour cacher la pénurie en est la preuve. Faire de la réussite de tous partout sur le territoire doit être un objectif prioritaire du gouvernement. C’est avant tout un choix de société qu’il est urgent de faire valoir.

LYCÉE CHATEL : LE RENONCEMENT AU LYCÉE POUR TOUS

La mise en place précipitée et anticipée de la réforme du lycée fait l’objet d’un plan de communication huilé : diaporama de propagande, etc. Mais sous l’emballage « bon sens près de chez vous », habituel, le cadeau est empoisonné, en particulier pour les élèves.

Le futur lycée serait organisé pour les seuls futurs diplômés du supérieur, renonçant à la réussite de tous. La nouvelle classe de Seconde ne permettrait pas aux élèves de découvrir les nouvelles disciplines.

Le «rééquilibrage » des séries se fait en dépit du bon sens : série L sans mathématiques, série S avec moins de sciences, série ES lésée par une forte diminution des enseignements économiques et sociaux !

Aucune réflexion sur la difficulté scolaire et les solutions pour la résoudre. Le projet Chatel aggrave les difficultés liées aux effectifs lourds : tronc commun en classe entière en Première, diminution des cours eneffectifs réduits.

L’accompagnement « personnalisé » (en classe entière !) est instauré au détriment des heures disciplinaires dont les élèves les plus en difficulté ont bien besoin.

Les nouvelles procédures d’orientationlaissent aux élèves et aux familles la responsabilité de leurs choix.

Pour la réussite de tous les jeunes, pour l’amélioration des conditions d’apprentissage, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour imposer une réforme ambitieuse progressiste et démocratique.

COLLÈGE : REDONNER DU SENS

Face à des jeunes pour qui l’École ne fait pas toujours sens, bon nombre de collègues constatent qu’ils ne peuvent plus exercer leur métier convenablement. Alors que le quotidien de la classe se détériore avec des effectifs de plus en plus lourds, un travail en classe entière et des horaires insuffisants, l’aide aux élèves est systématiquement renvoyée en dehors de la classe :accompagnement éducatif ou stages de remise à niveau, à assurer en heures supplémentaires !
L’autonomie des établissements prônée par le gouvernement, alliée à la mise en concurrence des établissements, au dynamitage de l’éducation prioritaire, ne peut qu’aboutir à un collège à plusieurs vitesses :un socle commun étriqué et une éviction précoce pour les uns, l’ensemble des programmes et une poursuited’études pour les autres.
Exigeons la construction d’un collège plus juste qui vise à faire de tous les élèves des futurs citoyens libres et éclairés, grâce à l’appropriation d’une culture commune ambitieuse, et à les mener tous vers une réelle

qualification via des poursuites d’études après la Troisième.

 

POUR UNE AUTRE POLITIQUE ÉDUCATIVE
QUI ASSURE LA RÉUSSITE DE TOUS LES JEUNES

Améliorer la réussite de tous les élèves, c’est possible !

Des élèves ont des difficultés, ils ne parviennent pas à les surmonter ?

Pourtant, quand ils ont de bonnes conditions de travail, quand les profs ont les moyens de bien faire leur métier, l’échec diminue.

Pourquoi ne pas donner systématiquement cette chance aux jeunes ?

Démocratiser l’accès à l’école, au collège, au lycée, c’est nécessaire ! Aujourd’hui, ce sont les élèves des milieux défavorisés qui sont obligés d’arrêter leurs études trop tôt, qui n’accèdent pas au bac (35%), et sont condamnés à la précarité, aux maigres salaires… Et le gouvernement aggrave la situation ! La démocratisation des années 80/90 a permis aux jeunes d’être plus qualifiés, de mieux s’insérer, de trouver de meilleurs emplois. Toutes les études sérieuses montrent que plus on est diplômé, plus on est protégé du chômage.

Investir pour l’école, c’est un choix de société !L’éducation des jeunes, c’est avant tout un investissement pour l’avenir !

 

DÉFENDRE LES SERVICES PUBLICS
Le Gouvernement continue à s’attaquer frontalement à la Fonction publique et aux services publics. Disponibles pour le sauvetage des banques, les crédits manquent pour l’action publique. Cette politique a des conséquencesdésastreuses sur la qualité du service public rendu à la population, dans les écoles, à l’hôpital, à la Poste, dans lesservices des collectivités territoriales…
Face à ces attaques destructrice du Gouvernement, les mobilisations se succèdent (agents territoriaux, hôpitaux publics, la Poste, l’éducation, la culture, l’ONF, la DGCCRF, les finances publiques, l’équipement…). Alors que, pour répondre aux exigences de la situation sociale, le rôle de la fonction publique et des services publicsn’a jamais été aussi important, il est urgent de créer les emplois nécessaires pour donner les moyens aux services publics de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire.

Le SNES, avec la FSU, se bat pour donner à l’école les moyens pour accueillir tous les élèves et les faire réussir. En janvier 2010, les enseignants se
mobilisent pour le service public d’éducation et les services publics.

PARENTS, ENSEIGNANTS, LYCÉENS, ÉTUDIANTS,
CONSTRUISONS ENSEMBLE UNE ÉCOLE DÉMOCRATIQUE



APPEL CGT, FSU, SOLIDAIRES

Ensemble dans l’action en janvier !

Le Gouvernement continue à s’attaquer frontalement à la Fonction publique et aux services publics.
Le Président de la République revendique clairement cette politique qui a amené à supprimer plus de 100 000 emplois dans la fonction publique d’Etat depuis 2007.
Cette politique est aggravée par les attaques contre le statut, l’individualisation des rémunérations et la mise en concurrence des agents, les effets de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la Réorganisation administrative territoriale de l’Etat (RéATE) qui ont des conséquences néfastes sur les conditions de travail des personnels et sur la qualité du service public rendu à la population.

L’Education nationale, déjà mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs, l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sont frappés de plein fouet par des réformes plus régressives les unes que les autres.

L’hôpital public, asphyxié par une pénurie gravissime d’emplois et une recherche de rentabilité à tous crins, est en danger.

Le Gouvernement fait pression sur les collectivités territoriales pour qu’elles appliquent scrupuleusement le même dynamitage de la fonction publique. De plus, le projet de loi sur les collectivités territoriales constitue un recul démocratique important.

Face à la politique destructrice du Gouvernement, les personnels organisent la résistance. Depuis des mois, les mobilisations se succèdent (agents territoriaux, hôpitaux publics, la Poste 18 mois de lutte, l’éducation, la culture, l’ONF, la DGCCRF, les finances publiques, l’équipement…) que nous soutenons totalement.

Alors que, pour répondre aux exigences de la situation sociale, le rôle de la fonction publique et des services publics n’a jamais été aussi important, il est urgent notamment :
de créer les emplois nécessaires et de donner les moyens aux services publics de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire ;
de revenir sur les suppressions au budget 2010 et pourvoir aux remplacements des départs en retraite ;
d’assurer le maintien et la progression du pouvoir d’achat de tous les personnels par l’augmentation du point d’indice et une reconstruction de la grille ;
de revenir sur toutes les réformes régressives ;
d’abroger la loi dite de « mobilité » ;
de prendre des mesures pour combattre la précarité.

Sur ces revendications, nous appelons à débattre et à agir dès la semaine du 11 janvier pour permettre de faire converger les mobilisations et de construire un temps fort, de

grèves et de manifestations, le 21 janvier 2010.

Nos organisations conçoivent cette période d’action comme s’inscrivant dans le processus nécessaire et inscrit dans la durée permettant la convergence des luttes les plus larges et les plus unitaires, avec l’ensemble de la population et des acteurs attachés aux services publics et à la Fonction publique, et l’aboutissement de nos revendications.

Paris le 23 décembre 2009



IUFM : pourquoi nous ne voulons toujours pas de la réforme

Article Rue89

Par Marie-Albane de Suremain Didie… | professeurs à l’IUFM de Créteil

| 29/12/2009 | 12H07
Il peut sembler surprenant que tous les enseignants rejettent une réforme des IUFM dont le ministre de l’Education affirme qu’elle vise à « améliorer la qualification des personnels en vue de renforcer la réussite des élèves… » Alors, en quoi consiste cette réforme, et pourquoi les enseignants et les étudiants des centres IUFM de Melun et de Torcy la refusent-ils massivement ?

Si la réforme est appliquée, les étudiants devront étudier cinq années après le bac et obtenir un diplôme de master pour pouvoir réussir un concours leur permettant de devenir enseignants. A la rentrée suivante, ils seront dans une classe, face à des élèves, sans avoir reçu de réelle formation professionnelle.

En effet, ces jeunes professeurs n’auront jamais appris à transmettre leur savoir. Le plus souvent, ils n’auront pas appris le contenu des programmes qu’ils auront à enseigner et ne sauront pas comment un élève apprend. Ils n’auront pas appris à s’adapter à la très grande diversité de leurs élèves (âge, niveau, milieu social et culturel, etc). De plus ils n’auront jamais appris à exercer leur autorité dans une classe et n’auront pas le sens du service public.

Et pourtant, s’ils enseignent par exemple à l’école maternelle ou élémentaire, ils devront enseigner dix matières différentes. Ils pourront avoir une classe de cours préparatoire et apprendre à lire, écrire, compter à de jeunes élèves. Ils pourront avoir à préparer des élèves de CM2 à entrer au collège ou bien devront donner envie d’apprendre aux enfants de la maternelle.

S’ils enseignent en collège ou en lycée, ils devront être capables, sans l’avoir appris, de s’imposer à des classes d’adolescents nombreux et parfois réticents.

Le risque de démissions précoces, faute de préparation suffisante

Sans l’avoir appris, ils devront aussi préparer leurs élèves à devenir des citoyens responsables. Très souvent, ils auront du mal à trouver les mots justes permettant de faire comprendre ce qu’ils ont appris à l’université. Devant ces difficultés, certains seront même tentés de démissionner précocement !

En bref ce que craignent les enseignants qui refusent cette réforme, c’est que l’amélioration prévue par le ministre ne soit qu’un effet d’annonce pour mieux faire mieux passer la poursuite des suppressions de postes d’enseignants (encore 16 000 en 2010) et qu’elle n’aboutisse, en réalité, qu’à une forte dégradation de la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves.

En conséquence les enseignants de l’IUFM manifesteront leur opposition à cette réforme le mardi 15 décembre 2009 à l’appel de la quasi-totalité des syndicats d’enseignants.

(Ce texte a été rédigé par trois enseignants au nom de l’assemblée générale des formateurs d’Iufm de Seine-et-Marne.)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 



DHUODA DÉFILE CONTRE LA RÉFORME DES LYCÉES

Article Midi Libre

DHUODA DÉFILE CONTRE LA RÉFORME DES LYCÉESPhoto Fabrice ANDRÈS
Comme l’avaient annoncé mercredi dernier les 61 % d’enseignants grévistes du lycée Dhuoda, ils ont défilé hier matin dans les rues de Nîmes. Partis à quatre-vingt-dix (la moitié de professeurs, la moitié d’élèves), les manifestants ont fait la tournée des lycées nîmois commençant par Hemingway, Albert-Camus et terminant la boucle à Daudet. Ils s’opposent à la réforme des lycées qui doit débuter dès septembre 2010 dans les classes de seconde. « Nous avions prédit ce que Chatel ( ministre de l’Education, NDLR ) est en train de mettre en place et nous craignons pour l’avenir de nos lycées technologiques, déclare Bertrand Humeau, président du syndicat enseignant et professeur à Dhuoda. Nous nous battons pour garder les mêmes conditions de travail qui jusqu’à présent en technologique sont plutôt

DHUODA DÉFILE CONTRE LA RÉFORME DES LYCÉES dans Actualités

cachePubVide(‘pubCarreEdit’); bonnes. » La réforme envisage l’apparition d’un enseignement généralisé à toutes les secondes (le tronc commun), l’apparition d’une option obligatoire l’économie, de l’enseignement de biologie, et la fin de l’enseignement technologique en seconde. « Nous perdons notre spécificité » , s’inquiètent deux opposants. « C’est l’esprit même des lycées que veut changer le gouvernement », alerte Florence Denjen-Daga , professeur de mathématiques, qui craint l’apparition d’une concurrence entre les établissements. A. B.  



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