Des nouvelles des lycées en lutte contre la réforme Chatel

Réforme des trois voies du lycée, de la gouvernance des établissements et de l’orientation, carte scolaire abandonnée…et leurs conséquences : suppressions de postes, mise en concurrence des élèves, des disciplines, des personnels et des établissements, glissements de missions, dénaturation de nos métiers, absence de toute revalorisation… Ça suffit !

Tous ensemble, nous pouvons contraindre le gouvernement à reculer sur la réforme du lycée, c’est pourquoi le SNES appelle à montrer partout l’opposition des personnels par des modes d’action diversifiés préparant la journée nationale d’action du 12 mars.

Grèves, refus des heures supplémentaires, refus des tâches et réunions non obligatoires, rétention des notes des copies corrigées, neutralisation du conseil pédagogique, absence d’organisation des bacs blancs, interventions dans les CA pour porter nos revendications et notre projet pour le second degré et nos métiers…

Cette page est la vôtre. Accédez à l’état de la mobilisation, prenez la parole pour décrire et diffuser les actions lancées dans votre établissement !
Envoyez à lycees@snes.edu vos contributions, qui seront publiées ici, ou bien entrez directement votre actualité dans la page expression des établissements.



L’UNL 45 dénonce l’expulsion scandaleuse de Najlae Lhimer

Paris, 26 février
2010

 

L’UNL 45 dénonce l’expulsion
scandaleuse de Najlae Lhimer

 

Le 20 février, la préfecture du Loiret a expulsée Najlae,
lycéenne marocaine de 19 ans vivant en France depuis 5 ans. Victime de
violences de la part de son frère elle venait au commissariat pour porter
plainte.

 

La politique de la honte !

 

Alors que la lycéenne de 19 ans avait quitté le Maroc pour
fuir un mariage forcé, la voila de nouveau au Maroc sans protection. Najlae été
allait porter plainte contre son frère, avec des enseignants du lycée Dolto
d’Oliver, pour les violences qu’il avait commises contre elle, mais au lieu
d’être protégé par la police comme cela devrait être le cas, elle s’est
retrouvé en garde à vue et expulsée en moins de trois jours.

 

A une semaine de la journée mondiale des droits de la
femme
, le
gouvernement fait le choix d’expulser cette jeune marocaine au lieu de lui
donner refuge et de la protéger face à un mariage forcé et aux violences
quotidiennes de son frère. Chaque femme et homme a le droit à la protection
dans une démocratie
,
mais le gouvernement ne semble pas en tenir compte !

 

Un cas particulier, une politique générale.

 

Le gouvernement, depuis son arrivée au pouvoir en 2007,
continue de mener une politique infâme
. Les quotas imposés par le Ministère de
l’immigration et de l’identité nationale, permettent l’expulsion des
milliers de lycéens et d’étudiants chaque année alors qu’ils étudient en France
depuis des années pour beaucoup
d’entre eux.

 

Faut-il encore rappeler à M. Sarkozy et M. Besson que l’éducation
reste un droit qu’ils le veuillent ou non
 ? Chaque lycéen doit avoir la possibilité
d’étudier sans avoir la peur au ventre chaque matin en allant dans leur
établissement. Ils doivent avoir la possibilité de réussir leurs études et de
vivre décemment

en France.

 

L’UNL45 appelle ainsi le gouvernement à prendre acte de
ses erreurs et permettre à Najlae de revenir finir ses études en France.

Enfin, l’UNL appelle le gouvernement et
particulièrement Éric Besson à respecter la République et le droit à
l’éducation pour tous en régularisant tous les lycéens sans papiers !

 

Naïm Sakhi

Responsable fédéral de l’UNL45

 

et

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

 

 

Contact presse : Naïm
Sakhi : 06 85 98 65 29
/ Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Appel à la votation lycéenne



Dans l’académie d’Aix Marseille : une vingtaine d’établissements sont déjà dans l’action

Collège Jules Ferry – Marseille : En grève.

Lycée professionnel de l’Estaque – Marseille : 100 % de grévistes Le
Jeudi 25 février 2010, 100% du personnel enseignant, administratif et
vie scolaire du lycée professionnel et technologique de l’Estaque est
en grève. Depuis lundi dernier, les personnels s’organisent pour
protester contre la pauvreté des moyens attribués par les services du
rectorat. Après une occupation de l’administration et un rendez-vous
non concluant au rectorat, les personnels ont décidé de stopper le
travail ce jeudi.

Collège Jules Ferry – Marseille : En grève vendredi 26 février.

Lycée Pagnol – Marseille : poursuite de la grève

Collège des Caillols – Marseille : Bloqué par les parents le jeudi 25 février

Lycée Fourcade – Gardanne : Rassemblement vendredi 26 devant le
rectorat, entre 13 h et 15 h. Proposition d’une « journée d’animation »
devant le rectorat avec les autres établissements du pays d’Aix pour
la journée d’action du jeudi 4 mars.

Collège Coutarel – Istres : Boycott du brevet blanc

Grève au Lycée Pagnol de Marseille sur les DGH et les réformes Chatel,
à 68%, avec lettre au recteur et blocage du lycée le matin par les
lycéens. Reconduction mardi, mercredi et jeudi

Grève au Collège Le Ruissatel – Marseille, sur les DGH

Grève au LP Blériot de Marignane sur les DGH et la préparation de la
rentrée 2010

Lycée Jean Monnet – Vitrolles : Liste des décisions prises :

- brassard ou auto collant avec mot d’ordre agrafé sur les vêtements
porté à partir de lundi

- banderole sur le parvis et affiches en salle des profs

- jeudi 4 entre midi et 2 : tous en noir, distribution de tracts aux
élèves (voir PJ), « happening » à définir avec information à la presse
locale/ à voir : distribution en fin de journée sur un rond point de
Vitrolles

- pas mal de collègues favorables au boycott du bac blanc : on en
rediscute et on prend décision mardi.

Dans l’académie de Lille :
Collège Jean Jaurès de Vieux Condé En grève le vendredi 26 février

LP Ferrer Lille grève le 25 février

Lycée Branly de Boulogne sur Mer : distribution de tracts, grève le 4
mars et possibilité boycott du bac blanc

Collège de Cassel : grève prévue pour le mardi 2 mars

Lycée Fénelon de Lille : grève jeudi 25 février (100% de grévistes),
préavis de grève reconductible à partir du lundi 8 mars

Collège Jean Rostand de Loon-Plage journée collège mort le 22 février

Dans l’académie d’Amiens :

Deux collèges de l’académie sont déjà dans l’action dès la rentrée. Le
26, un appel à la grève 1er/2nd degré est lancé dans la Somme.
Collège de Ponthieu, à Abbeville, n’a pas fait la rentrée le 22
février, avec une grève suivie à 100 %, reconduite pour le 23

Dans l’académie de Besançon :

Des établissement se mobilisent contre les conditions de la rentrée
2010 dont le lycée Viette de Montbéliard qui entame une grève
reconductible :

Dans l’académie de Limoges :

Mouvement de grève massif au collège Albert Thomas (Egletons) : 26
grévistes sur 28 enseignants.



Appel de l’AG des grévistes d’Ile de France :

Nous sommes de plus en plus nombreux en grève pour défendre le service public d’éducation et les statuts des personnels. Après le succès de la grève et de la manifestation de ce mardi 16 février, nous serons encore Jeudi 18 en grève et dans la rue, tous ensembles personnels des écoles des collèges, lycées et CIO, des universités et des IUFM…
Pour l’instant, le gouvernement, les rectorats, les IA, traitent nos revendications avec mépris, comptant sur les vacances de notre zone, samedi 19 février pour « éteindre l’incendie ».
Nous lançons donc un double appel
-         A nos collègues du primaire, du secondaire et du supérieur « prenez  le relais dès le retour de vos congés (le 22 février pour les académies de la zone B et le 1er mars celles de la zone A) pour arriver à converger tous ensemble dans la semaine du 8 au 13 mars ».
-          A toutes les organisations syndicales « Appelez, dans l’unité la plus large, à la grève et à manifester dans la semaine du 8 au 13 mars, quand toutes les académies seront rentrées et avant les élections régionales, pour construire au niveau national la grève reconductible et en finir avec à la liquidation du service public ».

Nos revendications

Oui à l’embauche massive de personnels enseignants, enseignants chercheurs et agents dans l’Education Nationale.Non à la suppression de 16000 postes à la rentrée prochaine, aux classes surchargées et au non remplacement des personnels.
Abrogation de la loi de mobilité des fonctionnaires qui autorise les licenciements dans la fonction publique.
Non à la précarité dans le 1er et 2nd degré et le supérieur. Titularisation et formation de tous les personnels précaires.
Oui à un véritable service public de l’Education Nationale de l’école à l’université.
Retrait de toutes les réformes qui visent à le démanteler : réforme Chatel des lycées, des LP, Darcos du premier degré , mastérisation, LRU,… Non à la RGPP et aux restructurations. Non à la destruction programmée des COP et des CIO.



Appel à la grève le vendredi 12 mars

Le SNES, avec le SNEP, le SNFOLC, la CGT educ’action, SUD éducation, le SNALC-CSEN et le SNCL-FAEN, appelle les enseignants, les personnels d’éducation et d’orientation à faire grève le vendredi 12 mars
Le second degré et ses personnels sont particulièrement maltraités par notre ministre qui, jusqu’à présent, reste sourd à leurs manifestations de colère qui touchent de nombreux établissements, et plusieurs académies.
Par la grève spécifique au second degré du 12 mars, le SNES, avec les autres syndicats appelant à cette action, entend exiger du ministre une révision profonde de sa politique sur plusieurs dossiers essentiels.
La réforme des lycées : globalisation des dédoublements dont la gestion est laissée en bout de course au chef d’établissement, remise en cause des horaires disciplinaires voire de la place et du contenu de certaines disciplines, affaiblissement de la voie technologique,…
( http://www.snes.edu/-Reforme-du-lycee-.html )
« Gouvernance » des établissements avec le conseil pédagogique sous la coupe du chef d’établissement qui désigne ses membres, mise à l’écart du conseil d’administration dans de très nombreux établissements pour la préparation de la rentrée, renforcement du rôle du chef d’établissement, …
Formation des enseignants qui débouche sur une année de stage après concours inacceptable pour les nouveaux enseignants, pour les enseignants chargés de les aider avec des conséquences graves pour les élèves

Conditions de travail dans les collèges de plus en plus difficiles et qui font l’objet d’une totale indifférence du ministre
Une préparation de la rentrée 2010 qui se caractérise par de très nombreuses suppressions d’emplois et de nouvelles pressions pour augmenter le nombre d’heures supplémentaires, le développement des postes partagés, des tensions sur le remplacement.
Nous vous appelons à développer collectivement dans les établissements les initiatives d’action : refus des examens blancs, rétention des notes, heures d’information syndicale, refus collectif des HS pour la prochaine rentrée, rejet en CA des propositions d’utilisation de la dotation de l’établissement (DHG), grèves locales…



Etats généraux de la violence scolaire: Une foi de plus, Luc Chatel répond à côté des attentes et des besoins des lycéens !

Paris, 17 février 2010

 

Etats généraux de la violence scolaire: Une foi de plus, Luc Chatel répond à côté des attentes et des besoins des lycéens !

 

         Après des agressions violentes sur des élèves, les professeurs des lycées de l’académie de Créteil, ont choisi d’appliquer leur droit de retrait jugeant que leurs conditions de travail n’étaient plus acceptables. L’UNL a apporté son soutien aux professeurs et appelé les lycéens à se mobiliser à leur tour, comme pour la manifestation d’hier à Paris. Suite à ces protestations, Luc Chatel a annoncé le lancement d’états-généraux sur les violences scolaires pour début avril.

 

L’UNL affirme que ces violences sont dues aux restrictions budgétaires mises en place par le gouvernement, et au défaut d’encadrement dans les lycées et que la violence scolaire est une création des politiques libérales dogmatiques appliquées par le ministre. En effet le manque de moyens pour encadrer efficacement les élèves conduit de fait à des violences scolaires.

 

L’UNL ne voit malheureusement dans cette annonce qu’un coup médiatique et une logique démagogique. Cependant, si le gouvernement est réellement prêt à réfléchir à des solutions pour améliorer les conditions d’études des lycéens l’UNL est prête à participer aux discutions pour sortir des situations extrêmes qui ne permettent pas la réussite et l’émancipation de tous.

 

Pour ces états-généraux, l’UNL pose trois conditions afin qu’ils soient efficaces et répondent concrètement aux attentes des lycéens et de toutes la communauté éducative.

 

Premièrement, le gouvernement doit stopper l’hémorragie et arrêter ses suppressions massives de postes de profs et de personnels éducatifs pour un encadrement décent dans tous les lycées.

 

Ensuite, l’UNL demande l’arrêt de la politique sécuritaire avec ses caméras ou autre portiques pour arrêter de stigmatiser la jeunesse et ne pas se cacher derrière ces fausses mesures qui ne règlent en rien le problème à sa source.

 

Enfin, le ministre doit s’engager sur une restructuration de la carte scolaire qui garantisse la mixité sociale et l’égalité entre les lycéens.

 

Parce que les besoins sont grands, il faut donner les moyens à l’éducation nationale de fonctionner, et ne pas jouer la carte du pourrissement afin continuer à détruire le service public.

 

L’UNL rappelle qu’elle a lancé avec d’autres organisations lycéennes depuis lundi une votation lycéenne (www.votationlyceenne.fr) autour de trois questions sur l’orientation, la carte scolaire et les suppressions de postes, et qu’elle continuera à défendre le fait que la situation actuelle du lycée est un produit de la politique du gouvernement.

 

 

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Les lycéens consultés via une votation citoyenne

Article Nouvel Obs

Ils seront notamment consultés sur la carte scolaire et les suppressions de postes, à l’appel des syndicats lycéens.

Photo d'archives (Sipa)

Photo d’archives (Sipa)

Sept organisations de jeunesse, dont l’UNL, premier syndicat lycéen, organisent à partir de lundi 15 février et jusque fin mars une « votation citoyenne » auprès de 3 millions de lycéens pour qu’ils se prononcent sur leur vision de l’éducation, a indiqué l’une des organisations.
La votation pourra s’effectuer par voie papier ou par voie électronique. Des bureaux de vote seront installés au cours de la campagne dans différents lycées généraux, technologiques et professionnels.
Les lycéens seront interrogés sur « la question de l’orientation scolaire », « la question de la carte scolaire », « la question des suppressions de postes » et « la question de la formation des enseignants ».
« Il s’agit de montrer au ministre de l’Education nationale que la majorité des lycéens refuse sa politique » et qu’il est nécessaire de « changer de cap« , a expliqué Antoine Evennou, président de l’UNL.
Les organisations sont l’Union nationale lycéenne (UNL), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), les Jeunes Verts, les Jeunes communistes (JC), les Jeunes radicaux de gauche (JRG), le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Elles entendent mobiliser 50.000 jeunes pour organiser la votation partout en France.

(Nouvelobs.com)

 



CA du lycée Charles Gide (UZES Gard) du 11 février 2010

Voici un bref bilan des votes du CA de ce soir :

1) Vote pour ou contre la proposition de TRM et de la DGH (suite à la motion 1 ci-dessous)

Votes pour le TRM et la DGH : 2
Abstentions : 5
Refus de vote : 1
Votes contre le TRM et la DGH : 13

DGH rejetée (nouvelles propositions à la rentrée)

2) Vote pour ou contre la motion « formation des enseignants » (motion 2)

Votes contre la motion : 2
Abstentions : 1
Votes pour la motion : 18

Rejet du principe de nomination des stagiaires sur un poste de 18h.

3 ) Vote poste Assistant Education au CDI

Motion de dernière minute :
« Le CA réitère la demande d’une création d’un 1/2 poste d’assistant d’éducation pour assurer l’ouverture du CDI »
Vote pour à l’unanimité.

Pour le SNES : Franck TICHADOU

 Logo FCPELogo FSUlogo SUD

Motion 1

Motion dénonçant l’insuffisance des moyens alloués à notre EPLE

 

Motion présentée par :

-        les enseignants syndiqués FSU (SNES et SNEP) et Sud Education ainsi que les non syndiqués

-        les représentants de parents d’élèves FCPE et ADESU

-        les représentants élèves

 

Le CA du lycée Charles Gide d’UZES réuni le 11 février 2010 dénonce la dégradation des conditions d’études et d’enseignement découlant de la politique gouvernementale, et plus particulièrement de la mise en œuvre de la réforme du lycée à la rentrée, qui asphyxie le Service Public d’Éducation.

Les représentants du CA du lycée Charles Gide d’Uzès, ont donc décidé de présenter une motion démontrant que l’Etat n’assume pas ses engagements et impose une  Dotation Globale Horaire (DGH) insuffisante :

 

- La DGH allouée à notre établissement est de 973 Heures Poste et 106 Heures Sup. Année

soit une perte de 10h par rapport à celle de cette année alors que les effectifs devraient être en hausse,

or le Ministre de l’Education Nationale a donner injonction aux Recteurs, dans la note de service DGECO A n°2010_0002 : de veiller au « maintien des taux d’encadrement pour le lycée » et il précise que « cette enveloppe (la DGH) doit être fixée de telle manière que les établissements retrouvent au minimum, à effectif constant, des moyens équivalents à ceux qui leur étaient antérieurement affectés »

La consigne donnée aux recteurs est claire : chaque établissement doit se voir garantir, a minima, la même dotation que par le passé.

C’est donc 10 h qui manquent dans notre DGH pour respecter les engagements du Ministre.

 

- Le nombre d’élèves dans notre établissement devrait être supérieur en première par rapport à celui de cette année puisque nous avons 10 classes de secondes cette année alors que nous n’en avions que 9 l’année dernière. Il devrait donc y avoir plus d’élèves en première en 2010/2011, ce que le Rectorat ne prend pas en compte puisqu’il nous donne les mêmes moyens pour l’année prochaine.

De plus, le nombre d’élèves attendus par les services rectoraux, en seconde pour l’année prochaine, est supérieur à celui de cette année.

C’est donc une DGH supérieure, d’au moins 10h, qui devrait être proposée pour la rentrée prochaine.

 

- Actuellement, 21h d’accompagnement (pour 20h prévues dans la dotation pour les classes de secondes) sont prévues dans le TRM. Ceci signifie donc que l’accompagnement se fera globalement en classe entière ce qui est inacceptable puisque la note du Ministre (citée ci-dessus), stipule qu’il faut veiller « à ce que l’accompagnement personnalisé soit bien prévu conformément aux objectifs et contenus énoncés dans les textes réglementaires » et à l’esprit de la réforme.

C’est donc 20h supplémentaires de « dédoublement » qui manquent pour pouvoir assurer un vrai accompagnement individualisé en groupe de 10 élèves maximum.

 

- L’article 5 de la réforme, dit que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement ».

Ce qui fait la spécificité de notre EPLE est d’être un établissement rural isolé. Il se doit donc d’offrir aux élèves de l’Uzège, une grande diversité d’enseignements d’exploration pour assurer sa mission de service public comme le suggère encore la note du Ministre « Pour traduire fidèlement la nouvelle logique d’organisation de la classe de seconde, l’offre d’enseignements d’exploration doit être aussi diversifiée que possible ».

C’est donc 10h de plus qu’il faudrait pour assurer une offre éducative répondant à l’esprit de la réforme annoncée par le Ministère.

 

Nous demandons donc que notre DHG soit abondée de 50h pour pouvoir assurer notre mission de service public d’éducation dans des conditions décentes.

 

Nous sommes donc dans l’obligation de voter contre le TRM qui correspond à une DGH nettement insuffisante.

 

Motion 2

 

Ne laissons pas brader la formation des enseignants

et sacrifier les élèves.

 

Motion présentée par :

-        les enseignants syndiqués FSU (SNES et SNEP) et Sud Education ainsi que les non syndiqués

-        les représentants de parents d’élèves

-        les représentants élèves

 

Le CA du Lycée Charles Gide d’Uzès réuni le 11 février 2010

dénonce le dispositif prévu à la rentrée 2010 pour les professeurs stagiaires.

 

Les professeurs stagiaires se verraient, en effet, contraints de prendre dès la rentrée un service complet d’enseignement (18h).

 

Le dispositif annoncé au CTPA de janvier prévoyait, pour une période de 6 semaines (de la rentrée à la Toussaint) une « gestion accompagnée » de leurs classes, assumée par leur tuteur, qui aurait dû, pour cela laisser ses propres classes à un remplaçant. Depuis, devant la vague de protestations suscitée par ce dispositif, le rectorat semble revenir sur cette idée. Mais alors, une nouvelle question se pose : qui remplacerait le stagiaire lors des « formations » prévues pendant ces 6 semaines ?

Ensuite les stagiaires devraient assumer seuls leurs 18h hebdomadaires de cours et, de plus, assister un jour par semaine à des formations à l’IUFM.

Le dispositif du rectorat prévoyait que ces jeunes collègues partiraient en février pour 6 semaines en formation et seraient alors remplacés par des étudiants en Master 2 (stages 108h). Depuis, le rectorat semble avoir apporté quelques modifications, cette période serait réduite à 4 ou 5 semaines, et les stagiaires commenceraient leur formation 1 ou 2 semaines avant la rentrée….

à leur retour, les professeurs stagiaires reprendraient seuls leurs classes jusqu’à la fin de l’année.

 

Ce dispositif mis en place pour récupérer plus de 3000 postes de professeurs du 2nd degré sur les 16000 emplois supprimés au budget 2010, dans le cadre des suppressions massives de postes que subit l’Éducation Nationale, est une véritable aberration pédagogique qui lèse gravement aussi bien les enseignants que les élèves.

Les professeurs stagiaires seraient placés dans des conditions inadmissibles d’apprentissage du métier - une charge de travail maximale pour une formation pédagogique réduite au minimum – ce qui aura immanquablement de très lourdes conséquences.

Par ailleurs, ce dispositif conduit au blocage de plus de 250 postes dans notre académie, ce qui lèserait aussi l’ensemble des enseignants demandeurs de mutation, et en premier lieu les stagiaires titularisés cette année.

Enfin, plus de 35000 élèves de notre académie seraient victimes de ce dispositif : ils verraient se succéder tout au long de l’année au moins trois enseignants différents : un étudiant et un stagiaire, sans expérience pédagogique, et un remplaçant.

 

Enseigner est un métier qui s’apprend.

Les professeurs stagiaires ne doivent pas être utilisés pour supprimer des postes.

Ils doivent bénéficier d’une véritable formation.

 

C’est pourquoi nous demandons que les postes de notre établissement libérés par des départs à la retraite ou d’autres départs (comme celui de M Vicini en Histoire Géographie) ne soient pas bloqués comme support pour un stagiaire, mais qu’il soient pourvus au mouvement intra-académique par un ou des professeurs titulaires.

 

 


 

 



Ce lycée d’Aubervilliers qui propage sa grève partout en ville

En Seine-Saint-Denis, le ras-le-bol des profs prend de l’ampleur. Une semaine après avoir voté la grève illimitée, les enseignants de la cité scolaire Henri Wallon d’Aubervilliers sont les fers de lance de l’opposition aux suppressions de postes dans l’Education nationale. Partie du lycée, la contestation se propage dans les écoles primaires et les collèges.

Armée de quelques tracts et d’une solide conviction, la délégation d’Henri Wallon pénètre à douze heures précises dans la salle des professeurs du lycée Auguste Blanqui, à Saint-Ouen. Une trentaine d’enseignants de ce complexe scolaire s’est mise en « grève illimitée » lundi dernier.

Tous comptent bien en profiter pour aller à la rencontre d’un maximum de collègues des autres établissements du département. Le but : bâtir une opposition unie contre les réformes entreprises par le ministère de l’Education nationale.

« Chaque jour, nous décidons dans quel établissement nous allons nous rendre. »

Lise Tchao, professeur de français au lycée Henri Wallon, explique :

« Il faut agir ensemble : chaque année, les établissements organisent de manière isolée des journées de grève qui n’ont aucun impact sur les décisions du gouvernement. Cette semaine, nous avons réalisé que les autres établissements rencontrent les mêmes difficultés. Beaucoup ont décidé de nous rejoindre. » (Voir vidéo)

Pendant que ces professeurs exposent leurs revendications à leurs collègues d’Auguste Blanqui, une deuxième délégation visite une autre école :

« Chaque jour, nous décidons dans quel établissement nous allons nous rendre. Pour l’instant, nous en avons visité une quinzaine, tous niveaux confondus. Certains d’entre eux nous ont eux-même contactés, puis ils se déplacent à leur tour ailleurs. »

La stratégie s’annonce pour le moment payante. Après une semaine de grève et de débrayages, ils étaient environ 200 personnes, enseignants et parents d’élèves confondus, à manifester jeudi devant la mairie d’Aubervilliers.

Les enseignants du collège Diderot ont eux conçu un blog. Il centralise les actions entreprises par les divers établissements de la ville. Les syndicats ont également relayé leur appel à venir manifester devant la mairie de Saint-Denis, ce mardi à 14 h.

« Depuis cinq ans, plus de 50 000 emplois ont été détruits »

D’après Ronan Le Berre, l’opposition est une nécessité. Ce professeur d’anglais en poste à Aubervilliers insiste sur le nombre de postes supprimés :

« Depuis cinq ans, plus de 50 000 emplois ont été détruits au sein de l’Education nationale. On ne peut pas rester les bras croisés. On doit tout faire pour stopper cette tendance, car les conséquences sont désastreuses. »

Dans la salle des professeurs d’Auguste Blanqui, l’auditoire est très réceptif. Deux sentiments dominent : la colère et l’inquiétude. Selon eux, l’école est attaquée de toute part, tant au détriment des élèves que des professeurs.

Hélène Becherini, professeur de Lettres et d’Histoire à Saint-Ouen, dénonce :

« Désormais, d’un lycée à l’autre, les élèves ne bénéficient pas du même nombre d’heures de cours, ce qui est injuste. L’Etat a en effet instauré des heures planchers : je n’ai que trois heures et demi pour enseigner le Français et l’Histoire à mes élèves. Puis, le proviseur peut ensuite décider de me débloquer des heures de cours supplémentaires. Mais c’est à sa seule discrétion. »

La lettre du ministère

Sa collègue Viviane Moguellet, professeur d’anglais en filière générale, brandit la lettre envoyée par le ministère aux professeurs des filières liées au tertiaire administratif :

« Alors qu’ils enseignent la comptabilité ou le secrétariat, on leur annonce qu’ils devront peut-être donner des cours de Sciences physiques ! Si jamais ils refusent, ils peuvent être licenciés. On dénigre ces personnes qui ont pris la peine de passer un concours et on ne pense pas aux conséquences que ces décisions auront sur les élèves. »

(Voir la lettre)

Pour Lise Tchao, ce n’est pas un hasard si le mouvement est né en Seine-Saint-Denis :

« Nous sommes confrontés à des situations sociales extrêmement dures. Quand le gouvernement prend une décision qui lui paraît minime, comme la suppression d’un poste ou la réduction du nombre de surveillants, les conséquences sont énormes pour nous qui sommes sur le terrain. »

Postes supprimés, effectifs augmentés

Viviane Moguellet confirme les complications engendrées par les suppressions de poste :

« L’État supprime des postes et augmente les effectifs des classes. Cette année, les élèves se retrouvent à plus de trente dans les classes de langue. Notre lycée est situé en ZEP, nos élèves ont plus de difficultés à se concentrer. Ils font plus de bruit, se fatiguent plus vite. Les profs s’énervent aussi plus rapidement. »

La garantie de la sécurité pose aussi problème. Selon Hélène Becherini, professeur d’Histoire et de Lettres, le nombre de surveillants était deux fois plus important il y a quelques années. Pour l’équipe de Wallon, le manque de surveillants dénoncé par le lycée de Vitry-sur-Seine confirme leurs revendications : les établissements manquent cruellement d’adultes pour encadrer les enfants.

Les parents essentiels au mouvement

Ronan Berre avoue honnêtement ne pas savoir si le mouvement prendra ou s’il sera dur de mobiliser. Cependant, la délégation de Wallon est plutôt optimiste : de nombreux parents les auraient soutenus jeudi, lors de leur première manifestation. Aux yeux des grévistes, leur participation est indispensable.

Georges Vartaniantz, un enseignant, tient à tirer les leçons du passé :

« Il est important de mobiliser les parents. En 1998, on a réussi à gagner car ils nous soutenaient. On ne peut pas espérer de victoire si les parents ne sont pas avec nous. »

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89



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