Mobilisations dans l’académie de Créteil: l’UNL demande au gouvernement de prendre ses responsabilités !

Logo UNLDepuis 2007, le gouvernement s’attaque chaque année un peu plus aux moyens alloués à l’éducation nationale; professeurs, CPE, personnels d’encadrements, les conditions d’études des lycéens sont sacrifiées sur l’autel d’une orthodoxie budgétaire des plus dépassées. L’agression qui a couté la vie à un élève du lycée Adolphe-Chérioux à Vitry, comme l’ensemble des actes violents qui ont soulevé l’agitation indignée des ministres de l’éducation nationale et de l’intérieur au cours des mois précédents, sont autant de révélateurs d’une situation dont la politique du gouvernement porte la responsabilité.                                                                                                                     La baisse du nombre de CPE et de surveillants dans les établissements entraine l’impossibilité de prendre en charge et d’accompagner les jeunes en difficulté.

Plus que des brigades d’interventions postées devant les lycées, des déclarations stigmatisantes et des mesures consciemment inefficaces, Nicolas Sarkozy devrait comprendre qu’on ne peut prétendre à une « tolérance zéro » en laissant pourrir une situation déjà critique pour les jeunes.

La reproduction des inégalités et de la ségrégation sociale dans les lycées, mise en œuvre par la suppression de la carte scolaire, qui crée des lycées d’élite et des lycées ghettos, ne fait qu’amplifier le malaise social des lycéens les plus en difficulté.                                                                                                     L’UNL demande à Luc Chatel l’ouverture d’urgence de discussions sur la mise en place d’une nouvelle carte scolaire, qui assure la mixité sociale des établissements.

L’UNL constate le décalage entre la crise sociale qui bouche les perspectives des jeunes, et les politiques à vocation uniquement électoraliste mises en place par le gouvernement, ainsi que l’absence de prise en charge de l’échec scolaire massif des jeunes déjà en difficultés sociale. En conséquence, l’UNL appelle les lycéens du 93 à continuer à se mobiliser aux côtés de leurs enseignants.

Si le gouvernement peut faire dire ce qu’il veut aux statistiques et aux taux d’encadrements, il ne peut désormais plus masquer le cataclysme social issu de sa politique.

L’UNL demande au gouvernement de prendre ses responsabilités :

-       Luc Chatel doit ouvrir un chantier de discussion pour la mise en place d’une nouvelle carte scolaire

-       Les suppressions de postes dans l’éducation nationale doivent cesser pour permettre au service public d’assurer ses missions : l’école ne peut pas tout si on ne lui donne rien !

-       Le gouvernement doit mettre en place d’urgence un plan pluriannuel de recrutement de personnels d’encadrement

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Formation des enseignants : casse à tous les étages

Formation des enseignants

Exemple de lettre de refus collectif :

Les enseignants tuteurs et conseillers pédagogiques de Jacques Brel (La Courneuve) lancent une lettre de refus collectif d’accueillir l’an prochain les stagiaires à 18h dans les établissements.

Formation des enseignants : casse à tous les étages dans Formation des enseignants pdf Refus collectif



Grève dans les collèges et lycées de Seine-Saint-Denis

Suivez l’info sur le site Sauvons l’université

Plusieurs collèges et lycées se sont mis en grève pour protester contre les réformes actuelles dans le secondaire et les nouvelles modalités de stages prévues par la réforme de la formation des enseignants.

8 février, Appel à un refus collectif d’accueillir les stagiaires à 18h

Un appel aux enseignants tuteurs et conseillers pédagogiques pour un refus collectif d’accueillir l’an prochain les stagiaires à 18h dans les établissements a été élaboré à La Courneuve. Il est ci-dessus (article précédent).

Et

Bilan informel de l’AG tenu dans la mairie de Saint Denis avec 250 manifestants réellement comptés :

- Etat du mouvement : 600 manifestants aujourd’hui (pour 200 jeudi dernier)

53 établissements en grève aujourd’hui (pour 12 jeudi dernier) : 6 écoles primaires, 23 collèges, 14 lycées, 10 lycées pro.

Manifestants accompagnés également d’étudiants de l’IUFM de Créteil qui manifesteront mardi matin au rectorat puis rejoindront les enseignants l’après midi, d’étudiants de Paris 8 qui mettent à disposition leurs amphis et se rallient aux revendications du secondaire et appellent à la grève de leur côté, et des étudiants de l’ENA.

- Initiatives à venir :

Tous les syndicats (SNES, CGT, FO…) appellent à la grève ce jeudi, grève qui a été voté par l’AG. Ce jeudi à 14h rdv dans Paris métro Odéon pour défiler jusqu’au ministère. Puis AG à la bourse du travail. Cette grève est vraiment très attendue pour montrer la motivation des enseignants mobilisés.

Le mouvement rentre dans une logique d’action où les grèves ne s’arrêteront pas avant que les personnels mobilisés aient eu gain de cause. Pour preuve a été voté un appel à la grève mardi et jeudi prochain (bien à l’avance pour pallier le problème des 48h de préavis pour les écoles primaires et maternelles)

ET

-  Anecdote réjouissante : lundi après-midi, au lycée Voltaire (Paris 11e), après-midi banalisée par la chef d’établissement pour une discussion sur la réforme du lycée en présence d’inspecteurs.

Ça n’a pas duré une heure : après quelques propos introductifs, près de 150 enseignants convoqués et présents se sont levés et ont quitté la salle. Quatre sont restés.

7 février, état des lieux

(Recensement fait à partir de la semaine de mobilisation écoulée et de l’AG de jeudi à la Bourse du Travail d’Aubervilliers appelée par les grévistes de la cité scolaire H. Wallon – merci à Vincent Ferré).

Aubervilliers

- Lycée et collège H. Wallon. En grève illimitée depuis lundi.

- Lycée Le Corbusier. En grève depuis mercredi.

- Collège Diderot. En grève depuis jeudi.

- Collège Gabriel Péri. En grève depuis jeudi.

- École primaire J. Vallès. 7/16 profs ont déposé un préavis de grève pour le mardi 09/02.

- École maternelle L. Michel. 4/11 profs en grève le mardi 09/02.

- LP J.P. Timbaud. En arrêt de travail depuis le 29 janvier (problèmes locaux).

Pantin

- Collège Jean Jaurès. En grève depuis jeudi.

- LP Simone Weil. En grève le mardi 09/02.

- Collège Jean Lolive.

- Collège J. Moulin.

- Lycée M. Berthelot (Grève très minoritaire jeudi, 3 grévistes).

Saint-Denis

- Lycée Paul Éluard (une trentaine de grévistes).

- Collège Fabien. Problèmes locaux.

Épinay. Suite à une AG de ville, jeudi soir :

- Collège Robespierre. En grève le mardi 09/02.

- Collège J. Vigo. En grève le mardi 09/02.

Stains

- Lycée M. Utrillo. En grève à partir du lundi 08/02.

La Courneuve

- Lycée J. Brel. En grève le mardi 09/02.

Bobigny

- Lycée Costes.

- École primaire M. Cachin. 9/13 profs en grève le mardi 09/02.

- École primaire M. Curie. 7-8/12 profs en grève le mardi 09/02.

Créteil

- Lycée Gutenberg. En grève à partir du lundi 08/02.

***

5 février

10 établissements étaient aujourd’hui en grève dans le 93 : Les lycées Henri Wallon (en grève depuis lundi), Le Corbusier (en grève depuis Mercredi),les collèges Gabriel Péri, Diderot et Jean Moulin, le LP Thimbaut à Auberviliers, les collèges Jean Lolive et Jean-Jaurès, le lycée Marcelin Barthelot (très minoritaire) à Pantin, le lycée Paul Eluard à Saint-Denis.

Nous étions plus de 150 à manifester devant la mairie d’Aubervilliers et nous nous sommes retrouvés à 130 en AG où nous avons voté la grève pour mardi et décidé d’un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis à14H suivi d’une Ag départementale à la bourse du Travail de Saint-Denis à 16H.

Nos revendications portent sur le refus des suppressions de postes (et pourquoi pas un rattrapage), la casse de notre statut, la titularisation de tous les précaires et l’abrogation des différentes réformes (Chatel,EPLE, évalations en primaire, masterisation, socle commun….) qui mènent à une dégradation de nos conditions de travail, à une institutionnalisation d’une école à deux vitesses et à la casse du service public éducation.

Les sections départementales du SNES, de SUD et de la CGT appellent désormais à suivre le mouvement.

Chaque établissement déterminera demain en AG s’il reconduit la grève dès lundi ou non.

Le lycée Utrillo de Stains à déjà annoncé a annoncé une reconductible à partir de lundi et Jaques Brel à La Courneuve à partir de lundi.

 

Article Libé :

Profs en Seine-Saint-Denis: «On est en colère»

REPORTAGE

500 manifestants de 35 établissements scolaires de Seine-Saint-Denis ont manifesté cet après-midi contre les suppressions de poste de l’Education nationale dans ce département qui cumule les difficultés.

LUCILLE PESTRE

500 professeurs ont manifesté à Saint Denis, cet après-midi, contre les suppressions de postes de

500 professeurs ont manifesté à Saint Denis, cet après-midi, contre les suppressions de postes de l’éducation nationale.

« C’est très décourageant de voir qu’on supprime des moyens et des postes dans l’éducation nationale. On est en colère, on a envie de taper un grand coup de poing sur la table, ça attaque sur tous les fronts: on a envie de réagir« , s’exclame Camille Jouve, professeur d’histoire en grève au lycée Henry Wallon, d’Aubervilliers qui a manifesté à Saint-Denis, ce mardi après midi.

Au milieu des sifflets, les 500 manifestants venus de 35 établissements scolaires du département de Seine-Saint-Denis sont unanimes: « On veut des moyens, on n’est pas des moins que rien« , réclament-ils au détour d’un slogan.

« On subit les réformes du gouvernement »

« On va supprimer 16 000 postes à la rentrée prochaine alors qu’il y aura 45 000 nouveaux élèves, poursuit Camille Jouve. On subit les réformes du gouvernement d’autant plus dans le département qu’on a des conditions de travail difficiles et des élèves en difficulté. »

Maud Laurin, de l’école élémentaire d’Eugène Varlin d’Aubervilliers, est venue soutenir ses collègues des collèges et lycées: « Certains ont commencé à se mettre en grève la semaine dernière. Leurs revendications concernent aussi l’école élémentaire. Il y a des suppresions de postes, des enseignants non remplacés. Nous avons de moins en moins d’enseignants spécialisés qui travaillent avec nous dans les classes pour réduire les difficultés de certains élèves« , regrette-t-elle.

Sur un mur, place de la mairie, une feuille est placardée pour recenser les établissements scolaires présents à la manifestation. « Le mouvement progresse, indique Georges Vartaniantz, professeur du lycée Henry Wallon. La semaine dernière, il y avait des grévistes dans 12 établissements du département. Aujourd’hui nous sommes plus de 500 à manifester. »

 



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