Etats généraux de la violence scolaire: Une foi de plus, Luc Chatel répond à côté des attentes et des besoins des lycéens !

Paris, 17 février 2010

 

Etats généraux de la violence scolaire: Une foi de plus, Luc Chatel répond à côté des attentes et des besoins des lycéens !

 

         Après des agressions violentes sur des élèves, les professeurs des lycées de l’académie de Créteil, ont choisi d’appliquer leur droit de retrait jugeant que leurs conditions de travail n’étaient plus acceptables. L’UNL a apporté son soutien aux professeurs et appelé les lycéens à se mobiliser à leur tour, comme pour la manifestation d’hier à Paris. Suite à ces protestations, Luc Chatel a annoncé le lancement d’états-généraux sur les violences scolaires pour début avril.

 

L’UNL affirme que ces violences sont dues aux restrictions budgétaires mises en place par le gouvernement, et au défaut d’encadrement dans les lycées et que la violence scolaire est une création des politiques libérales dogmatiques appliquées par le ministre. En effet le manque de moyens pour encadrer efficacement les élèves conduit de fait à des violences scolaires.

 

L’UNL ne voit malheureusement dans cette annonce qu’un coup médiatique et une logique démagogique. Cependant, si le gouvernement est réellement prêt à réfléchir à des solutions pour améliorer les conditions d’études des lycéens l’UNL est prête à participer aux discutions pour sortir des situations extrêmes qui ne permettent pas la réussite et l’émancipation de tous.

 

Pour ces états-généraux, l’UNL pose trois conditions afin qu’ils soient efficaces et répondent concrètement aux attentes des lycéens et de toutes la communauté éducative.

 

Premièrement, le gouvernement doit stopper l’hémorragie et arrêter ses suppressions massives de postes de profs et de personnels éducatifs pour un encadrement décent dans tous les lycées.

 

Ensuite, l’UNL demande l’arrêt de la politique sécuritaire avec ses caméras ou autre portiques pour arrêter de stigmatiser la jeunesse et ne pas se cacher derrière ces fausses mesures qui ne règlent en rien le problème à sa source.

 

Enfin, le ministre doit s’engager sur une restructuration de la carte scolaire qui garantisse la mixité sociale et l’égalité entre les lycéens.

 

Parce que les besoins sont grands, il faut donner les moyens à l’éducation nationale de fonctionner, et ne pas jouer la carte du pourrissement afin continuer à détruire le service public.

 

L’UNL rappelle qu’elle a lancé avec d’autres organisations lycéennes depuis lundi une votation lycéenne (www.votationlyceenne.fr) autour de trois questions sur l’orientation, la carte scolaire et les suppressions de postes, et qu’elle continuera à défendre le fait que la situation actuelle du lycée est un produit de la politique du gouvernement.

 

 

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



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