Mobilisations dans l’académie de Créteil: l’UNL demande au gouvernement de prendre ses responsabilités !

Logo UNLDepuis 2007, le gouvernement s’attaque chaque année un peu plus aux moyens alloués à l’éducation nationale; professeurs, CPE, personnels d’encadrements, les conditions d’études des lycéens sont sacrifiées sur l’autel d’une orthodoxie budgétaire des plus dépassées. L’agression qui a couté la vie à un élève du lycée Adolphe-Chérioux à Vitry, comme l’ensemble des actes violents qui ont soulevé l’agitation indignée des ministres de l’éducation nationale et de l’intérieur au cours des mois précédents, sont autant de révélateurs d’une situation dont la politique du gouvernement porte la responsabilité.                                                                                                                     La baisse du nombre de CPE et de surveillants dans les établissements entraine l’impossibilité de prendre en charge et d’accompagner les jeunes en difficulté.

Plus que des brigades d’interventions postées devant les lycées, des déclarations stigmatisantes et des mesures consciemment inefficaces, Nicolas Sarkozy devrait comprendre qu’on ne peut prétendre à une « tolérance zéro » en laissant pourrir une situation déjà critique pour les jeunes.

La reproduction des inégalités et de la ségrégation sociale dans les lycées, mise en œuvre par la suppression de la carte scolaire, qui crée des lycées d’élite et des lycées ghettos, ne fait qu’amplifier le malaise social des lycéens les plus en difficulté.                                                                                                     L’UNL demande à Luc Chatel l’ouverture d’urgence de discussions sur la mise en place d’une nouvelle carte scolaire, qui assure la mixité sociale des établissements.

L’UNL constate le décalage entre la crise sociale qui bouche les perspectives des jeunes, et les politiques à vocation uniquement électoraliste mises en place par le gouvernement, ainsi que l’absence de prise en charge de l’échec scolaire massif des jeunes déjà en difficultés sociale. En conséquence, l’UNL appelle les lycéens du 93 à continuer à se mobiliser aux côtés de leurs enseignants.

Si le gouvernement peut faire dire ce qu’il veut aux statistiques et aux taux d’encadrements, il ne peut désormais plus masquer le cataclysme social issu de sa politique.

L’UNL demande au gouvernement de prendre ses responsabilités :

-       Luc Chatel doit ouvrir un chantier de discussion pour la mise en place d’une nouvelle carte scolaire

-       Les suppressions de postes dans l’éducation nationale doivent cesser pour permettre au service public d’assurer ses missions : l’école ne peut pas tout si on ne lui donne rien !

-       Le gouvernement doit mettre en place d’urgence un plan pluriannuel de recrutement de personnels d’encadrement

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Formation des enseignants : casse à tous les étages

Formation des enseignants

Exemple de lettre de refus collectif :

Les enseignants tuteurs et conseillers pédagogiques de Jacques Brel (La Courneuve) lancent une lettre de refus collectif d’accueillir l’an prochain les stagiaires à 18h dans les établissements.

Formation des enseignants : casse à tous les étages dans Formation des enseignants pdf Refus collectif



Grève dans les collèges et lycées de Seine-Saint-Denis

Suivez l’info sur le site Sauvons l’université

Plusieurs collèges et lycées se sont mis en grève pour protester contre les réformes actuelles dans le secondaire et les nouvelles modalités de stages prévues par la réforme de la formation des enseignants.

8 février, Appel à un refus collectif d’accueillir les stagiaires à 18h

Un appel aux enseignants tuteurs et conseillers pédagogiques pour un refus collectif d’accueillir l’an prochain les stagiaires à 18h dans les établissements a été élaboré à La Courneuve. Il est ci-dessus (article précédent).

Et

Bilan informel de l’AG tenu dans la mairie de Saint Denis avec 250 manifestants réellement comptés :

- Etat du mouvement : 600 manifestants aujourd’hui (pour 200 jeudi dernier)

53 établissements en grève aujourd’hui (pour 12 jeudi dernier) : 6 écoles primaires, 23 collèges, 14 lycées, 10 lycées pro.

Manifestants accompagnés également d’étudiants de l’IUFM de Créteil qui manifesteront mardi matin au rectorat puis rejoindront les enseignants l’après midi, d’étudiants de Paris 8 qui mettent à disposition leurs amphis et se rallient aux revendications du secondaire et appellent à la grève de leur côté, et des étudiants de l’ENA.

- Initiatives à venir :

Tous les syndicats (SNES, CGT, FO…) appellent à la grève ce jeudi, grève qui a été voté par l’AG. Ce jeudi à 14h rdv dans Paris métro Odéon pour défiler jusqu’au ministère. Puis AG à la bourse du travail. Cette grève est vraiment très attendue pour montrer la motivation des enseignants mobilisés.

Le mouvement rentre dans une logique d’action où les grèves ne s’arrêteront pas avant que les personnels mobilisés aient eu gain de cause. Pour preuve a été voté un appel à la grève mardi et jeudi prochain (bien à l’avance pour pallier le problème des 48h de préavis pour les écoles primaires et maternelles)

ET

-  Anecdote réjouissante : lundi après-midi, au lycée Voltaire (Paris 11e), après-midi banalisée par la chef d’établissement pour une discussion sur la réforme du lycée en présence d’inspecteurs.

Ça n’a pas duré une heure : après quelques propos introductifs, près de 150 enseignants convoqués et présents se sont levés et ont quitté la salle. Quatre sont restés.

7 février, état des lieux

(Recensement fait à partir de la semaine de mobilisation écoulée et de l’AG de jeudi à la Bourse du Travail d’Aubervilliers appelée par les grévistes de la cité scolaire H. Wallon – merci à Vincent Ferré).

Aubervilliers

- Lycée et collège H. Wallon. En grève illimitée depuis lundi.

- Lycée Le Corbusier. En grève depuis mercredi.

- Collège Diderot. En grève depuis jeudi.

- Collège Gabriel Péri. En grève depuis jeudi.

- École primaire J. Vallès. 7/16 profs ont déposé un préavis de grève pour le mardi 09/02.

- École maternelle L. Michel. 4/11 profs en grève le mardi 09/02.

- LP J.P. Timbaud. En arrêt de travail depuis le 29 janvier (problèmes locaux).

Pantin

- Collège Jean Jaurès. En grève depuis jeudi.

- LP Simone Weil. En grève le mardi 09/02.

- Collège Jean Lolive.

- Collège J. Moulin.

- Lycée M. Berthelot (Grève très minoritaire jeudi, 3 grévistes).

Saint-Denis

- Lycée Paul Éluard (une trentaine de grévistes).

- Collège Fabien. Problèmes locaux.

Épinay. Suite à une AG de ville, jeudi soir :

- Collège Robespierre. En grève le mardi 09/02.

- Collège J. Vigo. En grève le mardi 09/02.

Stains

- Lycée M. Utrillo. En grève à partir du lundi 08/02.

La Courneuve

- Lycée J. Brel. En grève le mardi 09/02.

Bobigny

- Lycée Costes.

- École primaire M. Cachin. 9/13 profs en grève le mardi 09/02.

- École primaire M. Curie. 7-8/12 profs en grève le mardi 09/02.

Créteil

- Lycée Gutenberg. En grève à partir du lundi 08/02.

***

5 février

10 établissements étaient aujourd’hui en grève dans le 93 : Les lycées Henri Wallon (en grève depuis lundi), Le Corbusier (en grève depuis Mercredi),les collèges Gabriel Péri, Diderot et Jean Moulin, le LP Thimbaut à Auberviliers, les collèges Jean Lolive et Jean-Jaurès, le lycée Marcelin Barthelot (très minoritaire) à Pantin, le lycée Paul Eluard à Saint-Denis.

Nous étions plus de 150 à manifester devant la mairie d’Aubervilliers et nous nous sommes retrouvés à 130 en AG où nous avons voté la grève pour mardi et décidé d’un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis à14H suivi d’une Ag départementale à la bourse du Travail de Saint-Denis à 16H.

Nos revendications portent sur le refus des suppressions de postes (et pourquoi pas un rattrapage), la casse de notre statut, la titularisation de tous les précaires et l’abrogation des différentes réformes (Chatel,EPLE, évalations en primaire, masterisation, socle commun….) qui mènent à une dégradation de nos conditions de travail, à une institutionnalisation d’une école à deux vitesses et à la casse du service public éducation.

Les sections départementales du SNES, de SUD et de la CGT appellent désormais à suivre le mouvement.

Chaque établissement déterminera demain en AG s’il reconduit la grève dès lundi ou non.

Le lycée Utrillo de Stains à déjà annoncé a annoncé une reconductible à partir de lundi et Jaques Brel à La Courneuve à partir de lundi.

 

Article Libé :

Profs en Seine-Saint-Denis: «On est en colère»

REPORTAGE

500 manifestants de 35 établissements scolaires de Seine-Saint-Denis ont manifesté cet après-midi contre les suppressions de poste de l’Education nationale dans ce département qui cumule les difficultés.

LUCILLE PESTRE

500 professeurs ont manifesté à Saint Denis, cet après-midi, contre les suppressions de postes de

500 professeurs ont manifesté à Saint Denis, cet après-midi, contre les suppressions de postes de l’éducation nationale.

« C’est très décourageant de voir qu’on supprime des moyens et des postes dans l’éducation nationale. On est en colère, on a envie de taper un grand coup de poing sur la table, ça attaque sur tous les fronts: on a envie de réagir« , s’exclame Camille Jouve, professeur d’histoire en grève au lycée Henry Wallon, d’Aubervilliers qui a manifesté à Saint-Denis, ce mardi après midi.

Au milieu des sifflets, les 500 manifestants venus de 35 établissements scolaires du département de Seine-Saint-Denis sont unanimes: « On veut des moyens, on n’est pas des moins que rien« , réclament-ils au détour d’un slogan.

« On subit les réformes du gouvernement »

« On va supprimer 16 000 postes à la rentrée prochaine alors qu’il y aura 45 000 nouveaux élèves, poursuit Camille Jouve. On subit les réformes du gouvernement d’autant plus dans le département qu’on a des conditions de travail difficiles et des élèves en difficulté. »

Maud Laurin, de l’école élémentaire d’Eugène Varlin d’Aubervilliers, est venue soutenir ses collègues des collèges et lycées: « Certains ont commencé à se mettre en grève la semaine dernière. Leurs revendications concernent aussi l’école élémentaire. Il y a des suppresions de postes, des enseignants non remplacés. Nous avons de moins en moins d’enseignants spécialisés qui travaillent avec nous dans les classes pour réduire les difficultés de certains élèves« , regrette-t-elle.

Sur un mur, place de la mairie, une feuille est placardée pour recenser les établissements scolaires présents à la manifestation. « Le mouvement progresse, indique Georges Vartaniantz, professeur du lycée Henry Wallon. La semaine dernière, il y avait des grévistes dans 12 établissements du département. Aujourd’hui nous sommes plus de 500 à manifester. »

 



Convocation au ministère de la vice présidente du jury du CAPES de Lettres classiques

Chers camarades,

Sabine Luciani et Eric Foulon, vice-présidents du jury du Capes de
Lettres Classiques ont fait savoir que, dans le prolongement de la
motion votée par ce jury en faveur de la défense du Capes de Lettres
Classiques, ils refusaient de communiquer au ministère de l’Education
Nationale les sujets « zéro » de l’épreuve écrite de Langues anciennes.
Fermement opposés à la réforme du Capes, ils n’ont pas jugé souhaitable
de contribuer à la mise en œuvre des nouveaux programmes. Il s’agissait
là d’une action concrète de nature à entraver la mise en place du
nouveau concours. La réaction n’a pas tardé. Sabine Luciani vient de
nous informer qu’elle était convoquée au ministère. Manifestement, on
convoque individuellement ceux que l’on considère comme des fauteurs de
troubles. Des camarades du SNESup ont déjà été alertés. J’espère une
prise de position ferme de la part de la direction pour soutenir cette
collègue ainsi que les autres membres du jury qui risquent d’être à leur
tour soumis aux pressions du ministère.
Cordialement,
Fabrice Galtier, Montpellier III



Impossible absence

L’absence actuelle de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société est un symptôme historique extrêmement inquiétant.

Elle annonce, pour la première fois depuis la Libération, le risque d’abandon d’une part fondamentale de l’histoire de notre pays.

Une part de notre histoire dont est issue la valeur accordée aux choses de l’esprit, à travers notre littérature, notre théâtre, les arts et leur circulation, dans la vision du monde que nous partageons et la place que nous avons su leur donner dans notre vie réelle. Cette absence fait planer la menace d’une défaite devant l’invasion délétère de l’esprit marchand imposée par ce que l’on nomme « globalisation ».

Les politiques qui refusent l’ordre néolibéral doivent le comprendre : non seulement la culture – au sens le plus large du mot -, est un enjeu fondamental de civilisation, mais c’est aussi pour eux un atout politique majeur.

Comme le dit le grand dramaturge Edward Bond, « que nous resterait-il aujourd’hui des Grecs s’ils ne nous avaient laissé une philosophie, un théâtre, une mythologie, des temples, des statues ? » Autrement dit un immense arrière-plan artistique et culturel créé à partir d’outils symboliques : une langue, des codes, des signes qui nous relient à une mémoire commune, à une volonté d’être ensemble et de rencontrer l’autre, de se frotter à l’inconnu, qui nous constituent en tant qu’êtres pensant, rêvant, imaginant, désirant, créant, construisant l’improbable avenir.

Ce sont ces outils qui nous permettent de nous penser, de nous ressentir, autrement qu’en tant que consommateurs ou marchands…

Notre histoire récente fut traversée de soubresauts où cette aspiration – ce désir collectif, parfois confus, souvent éclatant et vibrant – s’est manifestée. Des outils ont été construits avec le Conseil National de la Résistance. C’est ce que l’on appelle « le service public de la culture ». Il ne s’agit, en réalité, de rien d’autre que la manifestation concrète, politique, d’une volonté de donner à l’esprit sa vraie valeur dans la collectivité.
Ce service public, qui en France fut incarné par un ministère de la Culture, est en passe d’être démantelé.

Deux événements peu commentés, font figure de symptôme.
Au moment précis où plusieurs études alertent sur la désaffection de la lecture parmi les jeunes Français, la direction du Livre du Ministère a été supprimée l’automne dernier ; celles du théâtre, de la musique, de la danse et des arts plastiques ont depuis subi le même sort.
Dans le cadre d’une révision générale des politiques publiques qui veut tout soumettre, y compris l’inquantifiable, à la « rationalité économique », l’ensemble des directions artistiques sont réduites à une Direction générale de la création artistique, coincée entre une Direction des patrimoines et celle des médias et des industries culturelles.
On peut craindre que l’art ne soit plus la priorité de ce ministère…

La même rationalité économique a présidé aux débats du Forum d’Avignon : « économie et culture », présenté comme un « Davos de la culture ». Le symbole est fort. Au moment où la « crise » prouve l’inanité des dogmes néolibéraux qui dominent l’Europe, la culture devient l’ultime nappe phréatique où puiser, au service d’intérêts qui lui sont totalement étrangers.

Quel crédit porter à une « économie créative » initiée par des dirigeants d’entreprises comme Nicolas Seydoux, Didier Lombard et Axel Ganz ? Que peut véhiculer une telle « culture », réduite et instrumentalisée par les impératifs d’une « économie de la connaissance ? »

Dans l’Europe néolibérale, un faisceau de signes innombrables converge vers la destruction de ce que nous appelons l’humain. Brutalité d’une main, propagande de l’autre, encouragement général à cesser de penser et échanger. Cet encerclement qui concerne tous les aspects de nos vies tend à faire de chacun un individu dénué de sens collectif. On peut s’inquiéter de ce qu’il adviendrait d’une civilisation déjà très altérée par un individualisme stérile, une fois amputée ce qu’il lui reste de capacité à utiliser le symbole comme moyen d’échange et de construction d’une richesse culturelle commune.

À leur échelle, de nombreuses collectivités territoriales, avec des politiques qui prennent en compte différents niveaux de l’action artistique et culturelle et pallient les désengagements de l’État, tentent de résister à ce rouleau-compresseur. Comment pourront-elles agir demain, face à un gouvernement qui risque de les priver de toute marge de manœuvre en leur déniant la compétence culturelle ?

Il est temps de l’affirmer : nous avons ici des valeurs essentielles à défendre et à promouvoir.
Ces valeurs, ne doivent pas, sous peine d’effacement, se soumettre à la tyrannie du chiffre. Voici un débat public qui mérite vraiment d’être ouvert !

Pour signer cet appel, c’est ici

Les premiers signataires :

Danielle Mitterrand (Présidente de la fondation France-Libertés)

Stéphane Hessel (diplomate, ancien déporté et grand résistant ayant contribué à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme)

Roland Gori (psychanalyste, professeur des universités, initiateur de l’Appel des Appels)

Bernard Lubat (musicien multi-instrumentiste, chanteur, fondateur du festival d’Uzeste et de la Cie Lubat)

Marcel Gauchet (historien, philosophe, directeur d’études à l’EHESS, rédacteur en chef de la revue Débat)

Nicolas Frize (compositeur, membre de la LDH)

Bernard Stiegler (philosophe, directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou)

Valérie de Saint-Do (co-directrice de Cassandre/Horschamp)

Nicolas Roméas (directeur et fondateur de Cassandre/Horschamp)

Barbara Cassin (philosophe, philologue, directrice de recherche au CNRS)

Philippe Meirieu (professeur en sciences de l’éducation, responsable pédagogique de la chaîne Cap TV, directeur de collection chez ESF Editeurs)

Bernard Bloch (metteur en scène, comédien, directeur artistique du Réseau (théâtre), membre fondateur de la coopérative artistique de production CAP Etoile)

Robin Renucci (comédien, réalisateur, fondateur de L’ARIA Association des Rencontres Internationales Artistiques)

Julien Blaine (poète et performeur, fondateur de la revue Doc(k)s, des Rencontres internationales de poésie de Tarascon et du Centre international de poésie de Marseille)

Jean-Gabriel Carasso (auteur, réalisateur, responsable de l’Oizeau rare, association de recherches culturelles)

Philippe Avron (auteur interprète)

Robert Abirached (écrivain, historien, critique théâtral, ancien directeur du théâtre et des spectacles au ministère de la culture)

Françoise Fanfelle (Moissac – Infirmière retraitée)

Samuel Wahl (journaliste)

Pépito Mateo (conteur, acteur et écrivain)

Olivier Perrot (Plasticien photographe – Vitry sur Seine)

Édith Rappoport (ancienne conseillère à la DRAC Île-de-France)

Bruno Boussagol (Metteur en scène)

_______

L’appel est en ligne ici

www.horschamp.org



Une action forte en SES

Epreuve annulée

Epreuve annulée



Communiqué des enseignants du lycée Charles Gide aux collégiens et à leurs parents de tous le bassin de l’Uzège

tract parents collège

Tract à télécharger :

Communiqué des enseignants du lycée Charles Gide aux collégiens et à leurs parents de tous le bassin de l'Uzège dans Infos lycée Charles Gide pdf tract parents collège



Amorce de mobilisation « contre les réformes Chatel » en Seine-Saint-Denis

Article Le Monde

 
             
 

Le lycée Jean-Jaurès à Montreuil (Seine-Saint-Denis) fait partie des « établissements en lutte contre les réformes Chatel ». C’est ainsi que le site du SNES-FSU, le plus puissant syndicat d’enseignants du secondaire, présente ce lycée en grève quatre jours fin janvier. Et le secrétaire du SNES pour l’académie de Créteil, Pierre Claustre, qui y enseigne l’histoire-géographie, se félicite qu’« il y ait encore des gens prêts à prendre ce risque ! »

Le mouvement pourrait reprendre à partir du lundi 8 février et la journée de mardi être un pic dans cette amorce de mobilisation essentiellement circonscrite à la Seine-Saint-Denis et – outre le SNES – aux syndicats FO, CGT, et à la CNT (anarcho-syndicaliste). Depuis la fin janvier, d’autres établissements sont « en lutte ».

Le lycée professionnel Jean-Pierre-Timbaud à Aubervilliers n’a pas accueilli d’élèves depuis le 29 janvier. Les enseignants y invoquent leur « droit de retrait » en raison d’une « suite d’événements graves ». Le lundi 1er février, ce sont des professeurs du collège-lycée Henri-Wallon, à Aubervilliers, qui se sont mis en grève, rejoints mercredi par des collègues du lycée Le Corbusier, puis jeudi par ceux de deux collèges.

SUPPRESSIONS DE POSTES

Au total une centaine d’enseignants accompagnés de quelques lycéens, se sont réunis jeudi après-midi devant la mairie d’Aubervilliers, puis à la Bourse du travail, où ils ont voté la poursuite de leur mouvement. Selon l’inspection d’académie, ces actions ne toucheraient que cinq ou six établissements sur les 184 que compte la Seine-Saint-Denis, ce que contestent les grévistes.

Cette petite vague de protestations que connaît un des départements les plus défavorisés de l’Hexagone résulte de la cristallisation de mécontentements et problèmes locaux se greffant sur une opposition plus large, visant les suppressions de postes – 16 000 sont prévues à la rentrée 2010 – et la réforme en cours des lycées, contre laquelle le SNES entend livrer bataille. Quitte d’ailleurs à s’allier pour cela à certains lycéens, comme l’indique la publication dans Le Monde du 2 février d’une tribune cosignée par le syndicat et la Fédération indépendante et démocratique des lycéens.

 

L. Cé

 

 



Communiqué des représentants enseignants du lycée Charles Gide d’Uzès

Message à destination :

-        des enseignants du lycée Charles Gide

-        des représentants de parents d’élèves au CA du lycée

-        des représentants élèves au CA du lycée

 

Bonjour à tous

 

À l’issue de l’assemblée, du mardi 02 février 2010, réunissant les enseignants,

les représentants du personnel du lycée Charles Gide d’Uzès, ont décidé de présenter une motion dénonçant l’insuffisance de la Dotation Globale Horaire (DGH) et de voter contre le Tableau de Répartition des Moyens par Discipline (TRMD) qui sera proposé par l’équipe de direction lors du prochain CA du 11 février 2010.

 

Pourquoi voter contre :

 

-        La DGH allouée à notre établissement est de :

·       973 heures poste

·       106 heures sup. année

soit une perte de 10h (ou un équivalent de 11h poste) par rapport à cette année alors que les effectifs devraient être en hausse, ce qui n’est pas normal puisque le Ministre de l’EN a envoyé un courrier aux Recteurs pour leur stipuler que :

« le taux d’encadrement des lycées doit demeurer le même. Autrement dit, la mise en application de cette réforme ne doit pas entraîner de suppression de poste…. La consigne donnée aux recteurs est claire : chaque établissement doit se voir garantir, a minima, la même dotation que par le passé »

 

-        Le nombre d’élèves dans notre établissement devrait être supérieur en première par rapport à celui de cette année puisque nous avons 10 classes de secondes cette année alors que nous n’en avions que 9 l’année dernière. Il devrait donc y avoir plus d’élèves en première en 2010/2011, ce que le Rectorat ne prend pas en compte puisqu’il nous donne les mêmes moyens pour l’année prochaine.

-        De plus, le nombre d’élèves attendus par les services rectoraux, en seconde pour l’année prochaine, est supérieur à celui de cette année.

C’est donc (selon nos estimations) une DGH supérieure d’au moins 10h, par rapport à celle de cette année, qui devrait être proposée pour la rentrée prochaine.

 

-        Pour faire fonctionner la réforme du lycée, en 2010 en seconde, avec la DGH allouée par le rectorat,

M Cabanis (proviseur du lycée) nous a confirmé qu’il devait globaliser les 400h de seconde avec le bloc 1er /Terminale puisque la somme des enseignements et de l’accompagnement de 2nde, présentée dans le TRMD, fait au moins 410h. Cela veut donc dire qu’il manque au moins 10h en seconde

 

-        Actuellement, 24h pour l’accompagnement (avec 20h prévues dans la dotation et seulement 4h de dédoublement pour toutes les classes de seconde) sont prévues dans le TRMD. Ceci signifie donc que l’accompagnement se fera globalement en classe entière ce qui est inacceptable. Au contraire, au vu de l’article 5 de la réforme (qui dit que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement »), nous demandons que soit pris en compte la spécificité de notre établissement rural isolé.

Nous demandons donc que la DHG de notre établissement soit abondée de 20h pour pouvoir assurer un accompagnement vraiment personnalisé et des enseignements d’exploration diversifiés et de qualité.

 

 

Au total c’est 50h qui manquent dans la DGH de notre établissement.

 

Nous appelons donc les représentants des parents d’élèves et les élèves

à voter contre le TRM qui correspond à une DGH nettement insuffisante.

 

 

Calendrier des prochaines réunions pour la mise en place de la réforme

  • Commission permanente : lundi 8 février à 17 h 30 (lycée Gide)
  • Conseil d’Administration : jeudi 11 février à 18 h (lycée Gide)



MANIF DE TOUS LES LYCÉES DU GARD À NÎMES MARDI 9 FÉVRIER, 13H, de Dhuoda aux arènes

Dernières infos des lycées du Gard :

-          Le lycée de Bagnols mobilisé depuis la grève nationale du jeudi 21 janvier (grève tournante des profs, manifestations des lycéens et enseignants) ; lire Les enseignants du technique en grève illimitée et  GARD – Bagnols : 600 lycéens dans la rue contre la réforme de Luc Chatel et GARD – Bagnols : les élèves restent mobilisés contre la réforme du lycée
-          Le lycée Dhuoda, après avoir investi la 1/2 journée banalisée, après 3 jours de grève (14, 19, 21 janvier), poursuit la mobilisation : manif du 30 à Paris (une dizaine du lycée) ; refus collectif de rentrer dans le chantage de distribution des dédoublements entre disciplines ; distribution de tracts aux parents ; « siège » du conseil pédagogique pour exprimer le refus de cette réforme
-          Lycée Camus, Nîmes : 75h de dotation en moins, vote contre en CA.
-          Lycée Gide, Uzès : suite à une réunion publique et une interview des représentants syndicaux du lycée le lycée a eu la une du journal local et une pleine page.

Les lycées Dhuoda et Albert Einstein (Bagnols) se sont rencontrés le mardi 2 au lycée Dhuoda. Les collègues en lutte ne se résignent pas à voir l’aide individualisée sacrifiée au « profit  » d’un accompagnement personnalisé fourre-tout, les horaires disciplinaires diminués, la répartition des dédoublements transformée en match entre les disciplines, la concurrence entre établissements institutionnalisée, les séries technologiques abandonnées.
C’est pourquoi il a été décidé de montrer la détermination des collègues en organisant une manifestation de tous les lycées du Gard le mardi 9 février à 13h à Nîmes (du lycée Dhuoda aux arènes).

Le Snes appelle tous les collègues à participer à cette manifestation.
Tous les lycées du Gard sont appelés à cette manif.

Pour le Snes Gard
Bertrand Humeau



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