Un local syndical pour l’Uzège

locaux syndicaux



Synthèse des réflexions des professeurs réunis en assemblée générale à propos des enseignements d’exploration institués dans le cadre de la réforme du lycée. Lycée Philippe Lamour – 27 mars 2010

Ce document a été produit  par les professeurs qui ont marqué leur opposition en refusant de participer aux groupes de travail pilotés par les IPR de différentes disciplines et visant à mettre en œuvre les enseignements d’exploration à la rentrée 2010.

 

1°) Les raisons pour lesquelles nous nous opposons aux enseignements d’exploration :

 

Raisons pédagogiques :

-       Les enseignements d’exploration se font au détriment des enseignements disciplinaires et des dispositifs  qui nous permettaient  un meilleur suivi des élèves (les heures dédoublées, modules, aide individualisée …).

-       Ces enseignements d’exploration vont dans le sens de l’affaiblissement des contenus disciplinaires, de la superficialité des réflexions qui  interdisent la construction de tout savoir commun en renforçant les représentations personnelles des élèves. 

-       La systématisation de la démarche d’enseignement d’exploration revient à imposer à tous une méthodologie pédagogique unique et à faire des enseignants de simples exécutants sans tenir compte de leur liberté pédagogique. Systématiser la démarche de projet à toutes les classes, c’est ignorer qu’un projet est une démarche particulière à un groupe d’élèves et à une équipe pédagogique volontaire.

-       La multiplication des enseignants devant les élèves empêche de créer des liens de confiance  entre professeurs et élèves qui donnent une dimension humaine à l’enseignement.

-       Cette réforme induit une réduction de notre liberté pédagogique. La perte de confiance envers les enseignants  met en cause leurs compétences pour délivrer un savoir et des méthodes.

-       Le professeur devrait devenir polyvalent de manière excessive, sans formation  (gérer les barrettes, la structure des emplois du temps, les rencontres d’orientation, etc .)

-       On ne peut systématiser la démarche pluridisciplinaire en ignorant le temps de concertation nécessaire.

-       Comment assurer  le suivi   de projets multiples et toujours plus individualisés ?

-       Imposer un enseignement dont les objectifs ne sont pas clairs  peut les rendre illisibles pour les élèves, d’autant plus qu’il n’est pas évalué. Seuls les élèves les plus autonomes pourront s’approprier les finalités de ces enseignements. Cette réforme aggravera donc les inégalités qu’elle prétend combattre.

-       Est-il moral d’ appliquer aussi hâtivement et massivement et sans expérimentation préalable  une réforme sur une génération d’élèves ?

 

Pour des raisons pratiques de mise en œuvre :

 

-       L’effectif élevé des classes de seconde est en contradiction avec les objectifs des enseignements d’exploration.

-       La solution proposée d’envoyer les élèves au CDI ou en totale autonomie lorsqu’ils ne seront pas pris en charge par l’enseignant dans le cadre de l’enseignement d’exploration n’est pas raisonnable.

-       Quel financement et quels crédits pour la mise en place de sorties et des activités à l’extérieur de l’établissement imposées par les enseignements d’exploration ?

 

Raisons politiques et administratives :

-       Gestion des « ressources humaines » : on demande aux enseignants beaucoup d’efforts supplémentaires tout en supprimant des postes et sans revaloriser leur salaire.

-       La polyvalence des enseignants ne saurait pallier les suppressions de postes (notamment celles de COP).

-       Systématiser les enseignements d’exploration c’est alourdir la charge de travail sans prévoir des heures de concertation systématiques, rémunérées ou incluses dans le service.

-       Cette réforme a été mise en place contre l’avis des personnels concernés. C’est une négation du dialogue social.

-       Renforcement du poids de la hiérarchie dans le cadre de la souplesse grandissante introduite par les enseignements d’exploration.

-       Les concurrences entre collègues, disciplines et établissements  risquent de se développer.

-       Cette réforme tend à développer l’annualisation du temps de travail des enseignants.

 

 

2°)  Ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour répondre aux objectifs affichés pour les enseignements d’exploration:

 

Comment réaliser une nouvelle réforme sans avoir évalué les précédentes et en avoir tiré les enseignements nécessaires ?

 

a-    Ce qu’il faudrait vraiment pour faire des projets pluridisciplinaires

 

-       Laisser l’initiative aux équipes et leur donner les moyens de les mettre en œuvre en temps de concertation rémunéré, en matériel et en formation préalable.

 

 

b-   Ce qu’il faudrait vraiment pour améliorer l’orientation des élèves.

 

-       Développer le service  public d’orientation  en recrutant un personnel formé et compétent de COP au  lieu d’en réduire l’effectif et de se décharger de cette fonction sur les professeurs.

-       Donner une véritable culture générale en valorisant les fondamentaux sur des bases disciplinaires pour que les élèves soient à même de faire des choix raisonnés d’orientation.

 

c-    Ce qu’il faudrait pour diversifier nos dispositifs  pédagogiques.

 

-       Qu’on nous offre des possibilités de formation dans des conditions acceptables pour diversifier nos pratiques pédagogiques.

-       Nécessité de classes à effectifs réduits. Tous les  enseignements d’exploration ne peuvent se faire que dans des salles avec des équipements spécialisés et avec des effectifs réduits (salle multimédia, labos de langues, salles de TP, salle de danse et de musculation…).

-       Organiser des sorties et des travaux avec des partenaires extérieurs ne peut également se faire qu’avec de petits groupes.

 

 

 

Les enseignants opposés à cette réforme du lycée. 

Nîmes, le 27 mars 2010

 



Les jeunes profs seront mieux payés

Article LeMonde

Attendue depuis deux ans, la « revalo » arrive. Luc Chatel en a annoncé les grandes lignes dans l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro, où il était invité dimanche 28 mars. Elle se matérialisera par 157 euros net supplémentaires en bas de la feuille de paye des professeurs des écoles et des certifiés qui entrent dans le métier le 1er septembre prochain. Pour les agrégés, le gain sera de 259 euros.

La revalorisation proposée par Luc Chatel veut lisser la courbe des carrières en augmentant le traitement perçu les sept premières années. Elle répond aussi au besoin d’attirer des jeunes diplômés, alors que les départs annuels en retraite sont nombreux et que dans certaines disciplines, le taux de quatre candidats pour un poste mis au concours – estimé garantir la qualité du recrutement – est tout juste assuré.

L’augmentation des débuts de carrière a été un des arguments pour « vendre » l’allongement de la formation des enseignants à cinq années, (dite réforme de la mastérisation) qui entre en vigueur en septembre. A titre de comparaison, le CEREQ a évalué fin 2009 que le salaire net médian des jeunes diplômés, quelle que soit l’entreprise où ils travaillent, était de 1900 euros net, trois ans après avoir obtenu un master en sciences dures et de 1500 avec un même niveau d’études en sciences humaines.

Selon l’entourage du ministre «  le traitement mensuel net d’un professeur des écoles stagiaire s’inscrira désormais dans une fourchette allant de 1 577 euros à 1 628, selon le lieu de résidence, tandis que celui d’un professeur certifié stagiaire pourra s’élever à 1 811 s’il est affecté en zone d’éducation prioritaire. Un professeur agrégé stagiaire percevra, lui, en moyenne un traitement mensuel net de 2 027 euros  ».

Les syndicats souhaitaient, eux, que l’ensemble des enseignants bénéficient de cette augmentation qui touche un enseignant sur quatre.

La revalorisation est l’élément essentiel du « pack de carrière », de Luc Chatel. Y figurent aussi un droit individuel à la formation, doublé de deux entretiens de carrière, à 2 ans et à 15 ans. Le ministre a aussi annoncé la mise en place des premiers rudiments d’une médecine du travail avec le recrutement de 80 médecins et l’obligation pour tout enseignant de passer une visite à 50 ans.

 

Maryline Baumard

 

Article Le Figaro

Chatel promet d’augmenter les salaires des jeunes profs

«Nous avons des étudiants qui font l'effort d'une année d'études  supplémentaire, eh bien la contrepartie, c'est qu'ils sont mieux payés»,  a commenté le ministre
«Nous avons des étudiants qui font l’effort d’une année d’études supplémentaire, eh bien la contrepartie, c’est qu’ils sont mieux payés», a commenté le ministre Crédits photo : Abaca

Le ministre de l’Education a annoncé dimanche une revalorisation salariale pour environ un quart des professeurs, ainsi que des mesures de gestion de carrière.

Les jeunes profs seront mieux payés  dans Revue de presse coeur-Une bonne nouvelle pour une partie des professeurs. Un peu moins du quart d’entre eux (20.000 débutants et 170.000 enseignants déjà en fonction) vont bénéficier de mesures de revalorisation salariale à partir du 1er septembre 2010, a annoncé dimanche le ministre de l’Education Luc Chatel.

«On va proposer en début de carrière une augmentation de 157 euros nets par mois pour les professeurs des écoles et les professeurs certifiés (…) et pour les professeurs agrégés 259 euros [nets mensuels]d’augmentation», a-t-il précisé. Cette revalorisation avait été promise par le président de la République Nicolas Sarkozy. Elle est liée à la réforme de la formation des enseignants, qui prévoit que les futurs enseignants soient recrutés au niveau «master 2» (bac + 5). «Nous avons des étudiants qui font l’effort d’une année d’études supplémentaire, eh bien la contrepartie, c’est qu’ils sont mieux payés», a commenté le ministre.

Au total, les revalorisations prévues représentent un coût de «196 millions d’euros, soit exactement la moitié des économies réalisées par le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite», a précisé le ministre de l’Education lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.

 

Un droit invidivudel à la formation

Le ministre de l’Education a par ailleurs annoncé la mise en place en septembre 2010 d’un Droit individuel à la formation (DIF), suivi par les enseignants «sur la base du volontariat». Cette formation, de 20 heures par an, sera «complémentaire aux formations de l’Education nationale», a-t-il expliqué. Elle sera effectuée pendant les vacances scolaires et sera rémunérée «50% du salaire horaire». Il a également annoncé la création d’«un entretien systématique» consacré à la mobilité professionnelle pour «tous les professeurs après deux ans et ensuite après 15 ans de carrière» et la mise en place sur internet d’»un portail unique» recensant «les postes à pourvoir hors Education nationale».

Sur le plan de la santé sera lancée une campagne de recrutement de «80 médecins de prévention» à partir de juin 2009. Un bilan de santé sera proposé à «tous les personnels de l’Education l’année de leur 50 ans» à partir de la rentrée 2010, a ajouté le ministre. Le comité d’hygiène et de sécurité va par ailleurs être transformé en comité d’hygiène, de sécurité et de sécurité des conditions de travail. «On va traiter enfin de la prévention des risques», s’est réjoui Luc Chatel.

 

Lutter contre l’absentéisme

Le ministre de l’Education a également fait des propositions pour lutter contre l’absentéisme à l’école. Il propose de confier aux préfets la responsabilité de suspendre les allocations familiales aux parents d’enfants qui pratiquent l’absentéisme scolaire. Le ministre a dit constater que «le contrat de responsabilité parentale (institué par la loi du 31 mars 2006 et signé entre des parents et le département, ndlr) ne fonctionne pas». Il permettait, en cas de manquement, au président du conseil général de demander à la Caisse d’allocations familiales (CAF) de suspendre les versements.

«Depuis 2006, quelques dizaines de cas ont été mis en oeuvre. Nous allons changer cela», a annoncé le ministre. «Je ne suis pas opposé à ce qu’il y ait une responsabilité des préfets», a-t-il avancé. Une telle disposition n’est «pas simple à organiser», elle nécessite de «trouver un véhicule législatif». Ce sera fait «dans les prochaines semaines», a assuré Luc Chatel, car le gouvernement veut aller «très vite».

 

 

 

 

 



Forum « Enfant aujourd’hui, Citoyen demain »

forum enfants
Le forum « Enfant aujourd’hui, Citoyen demain », organisé par le Réseau des enseignants du primaire en résistance, a réuni plus de 300 personnes au cours des 5 débats de la journée du samedi 27 mars 2010, à Montpellier et plus de 150 personnes pour la soirée d’ouverture, en soutien aux enseignants sanctionnés.

Les 20 intervenants, venus de toute la France et même de Belgique, ont eu des discussions alliant clarté et densité, qui ont permis d’aborder différents aspects des problématiques complexes liées à l’éducation en général, et aux transformations actuelles du système éducatif français en particulier.
Les riches échanges à la salle, qui ont suivi ces discussions, ont témoigné du vif intérêt des participants mais aussi de leurs grandes inquiétudes quant à l’avenir de l’école.
Les enregistrements audio de ces débats seront prochainement mis en ligne sur le site www.resistancepedagogique.org.

Les organisateurs de ce forum citoyen pour une école publique, laïque et populaire remercient vivement les nombreux partenaires de cet événement unique en son genre, pour leur aide précieuse et indispensable : les syndicats Sud éducation 34 et SNUipp 34, la Ville de Montpellier, le Conseil Général de l’Hérault, la Région Languedoc-Roussillon ainsi que l’ICEM-Pédagogie Freinet, la librairie Sauramps et le journal Mediapart.

Ils souhaitent maintenant que puisse se construire une véritable force collective de résistance à la déconstruction programmée de l’enseignement public, de la Maternelle à l’Université, et que puissent émerger des propositions concrètes pour une école de qualité au service de tous les enfants, afin qu’advienne une société plus juste et équitable.
Dans l’attente, l’édition spéciale de Mediapart consacrée à cette manifestation continuera d’apporter des éléments de réflexion en ce sens.

Pour les organisateurs,
Bastien Cazals
06.591.593.16



Des étudiants à la place des profs ? Non monsieur Chatel…

Des crayons de couleur (PharCyder/Flickr)

Mardi 9 mars, Luc Chatel, ministre de l’Education, a annoncé que les établissements scolaires pourraient puiser dans un contingent de retraités et d’étudiants pour palier les absences de profs. Une idée déjà avancée par son précédesseur, Xavier Darcos. Nouveau tollé chez les enseignants et les candidats au professorat. Un internaute recalé à seize places près a écrit une lettre ouverte à Luc Chatel dans la foulée de cette annonce.

Monsieur le Ministre,

Je rentre de l’école (à défaut d’être instit, je suis auxiliaire de vie scolaire, tu dois connaître) et quelle n’est pas ma joie de vous entendre à la télévision ! Dans votre joli costume, avec votre jolie cravate rayée, vous me susurrez ces quelques mots, en gros : « On fera désormais appel à des étudiants ainsi qu’à des retraités pour remplacer les profs absents ». Parce que les profs, on le sait, sont assez fainéants et souvent absents.

Ça tombe bien, je connais un type, les enfants, il aime ça. Il a même déjà vu quatorze fois « Les Goonies », « Jumanji » et connaît les Walt Disney sur le bout des doigts. Il s’occupe toujours bien de ses p’tits neveux quand ils viennent le voir dans sa p’tite maison. Son rêve, c’est de faire de longues études et de gagner plein de sous. En attendant, aller faire un tour dans une classe et se faire appeler « maître », ça peut le faire kiffer. Il sera intéressé, François. En plus, il a lu tout Piaget. Et puis il se retrousse souvent les manches le matin devant sa glace, comme Bégaudeau dans « Entre les Murs ».

François, Berthe ou Martine, au choix

Y’a aussi cette dame que j’entendais l’autre jour chez le coiffeur. Une petite centaine d’année, plus beaucoup de cheveux, sinon blancs, et la larme à l’œil lorsqu’elle se plaint au coiffeur efféminé de sa retraite exagérément petite. Elle, les classes, ça la connaît. Elle s’est toujours inspirée du maître de « La Guerre des boutons », foutant sans scrupule des coups de règle à ses ouailles.

Evidemment, lorsqu’elle va venir remplacer l’instituteur de CM2 de la ZEP chaude de Créteil, elle risque d’avoir recours à un dictionnaire de la banlieue, au début. « Kiffer », ça lui parle pas. Mais les coups de règle, c’est intemporel. Et puis, c’est pas parce qu’on est vieux qu’on tape moins fort. Non, Berthe, elle s’en sortira, c’est sûr. Bien vu ! D’ailleurs, la FCPE te suit.

Ah, sinon, t’as aussi Martine. Elle, c’est plus dangereux, déjà. Tu vois, les enfants, elle aime ça, mais de façon légèrement plus malsaine si tu vois c’que je veux dire. T’as vu « Little Children », avec Kate Winslet ? Ouais ? Ben elle serait un peu du genre du type de la piscine, là. Elle, c’est « Lolita », son roman culte. Enfin, niveau étude, ça le fait. Elle est maline, Martine, en plus ça rime. Elle a des licences, des masters et plein de trucs dans la psychologie. Elle a le profil. Oh, et puis de premier abord, elle est gentille, quoi. Juste, si elle te propose un bonbon et une place dans sa voiture, tu cours. Sinon… Bon, elle aura quand même des gamins dans sa classe. Tu me diras, c’est sympa pour elle !

Il existe pourtant une liste complémentaire…

Enfin, sinon, j’étais disponible, hein ? Tu sais, Luc, j’ai une licence en Staps et l’an passé j’ai passé le concours de professeur des écoles. Fichtre de moi, je l’ai loupé. De… seize places. Tu sais, je l’ai passé l’année dernière, l’année où tes collègues nous avaient supprimé pas mal de postes. On était tombé à 206 places dans mon académie, pour 2 500 inscrits. C’est pas mal comme stats, pour le minable salaire qu’on a ensuite, n’est ce pas ?

Enfin, j’ai terminé 222e sur 2 500, je mérite sûrement moins que Martine, Berthe et François d’être un instit. Parce que ce que tu ne précises pas, c’est que c’est la première année où l’on est confronté à ces problèmes de remplacements. D’habitude, tu fais appel à la liste complémentaire des concours. Oui oui, ne fais pas ton petit cachotier, tu sais très bien que tu as accès à nous tous, étudiants de cette liste qui a été ouverte, par vous, tout en sachant très bien que vous ne vous en serviriez pas. De l’indécence ? Où ça ?

Pense à notre situation à nous, étudiants, bloqués sur cette liste, ayant acheté notre cartable, pleins d’espoirs au courant du mois d’août. On se dit : « Ils ont fait une liste complémentaire, c’est pour s’en servir. » Et d’attendre, collés au téléphone, septembre, puis octobre, novembre, décembre. Ne pas baisser les bras, toujours y croire. Voir les premiers problèmes de remplacements dans les écoles, les drames dans les collèges et lycées dus au manque d’effectif. On se dit à nouveau que ça va sonner. Et puis non.

Cher Luc Chatel, c’était pour savoir : essaies-tu de rivaliser avec le PDG de France Telecom dans les vagues de suicide, en bon employeur que tu es, avec ce genre d’allocutions aussi provocatrices qu’honteuses ?

Cher Luc Chatel, je souhaite vraiment à tes enfants de ne pas tomber dans la classe de François, ni celle de Berthe, ni même celle de Martine. Vraiment. Mais j’attends, égoïstement, qu’il se passe quelque chose de grave, afin que vous vous rendiez compte de votre connerie.

En tous cas, tu m’as remotivé pour aller voter dimanche. Salutations quand même !

Photo : des crayons de couleur (PharCyder/Flickr)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89



Une école sous le choc après l’interpellation d’un père sans papiers

Libération

26-03-2010

SOCIETE – Vers 8h30 hier matin, la police a attendu que Guilherme Hauka Azanka, Angolais en situation irrégulière, revienne de déposer ses trois enfants à l’école Gilbert Dru de la Guillotière (Lyon 7e), pour forcer la porte de son domicile, l’embarquer et tenter de l’expulser, pour la troisième fois en un mois. Sous les yeux de sa compagne, de leur bébé d’un an et une petite fille de dix ans. Une quinzaine de parents d’élèves, mobilisés depuis plusieurs semaines en faveur de Guilherme Hauka, ont essayé de s’interposer, dénonçant « la brutalité policière » et « l’acharnement à détruire une famille ».  A la sortie de l’école, hier, de nombreux parents étaient encore en état de choc, craignant une nouvelle expulsion de leur voisin…

« Papa en instance d’expulsion. Ecole en colère ». La banderole placée à l’entrée de l’école maternelle Gilbert-Dru a jauni en trois mois que des parents de l’école, épaulés par le Réseau Education Sans Frontière, se mobilisent pour que Guilherme Hauka Azanka ne soit pas arraché à sa compagne et leurs quatre enfants.  Jeudi après-midi, à 16h30, ils étaient une vingtaine massés devant l’école à se repasser le film de la matinée, partagés entre l’inquiétude et la colère.

A 8h30, alors que le père venait de déposer ses trois enfants à l’école, une dizaine de policiers se sont présentés à son domicile et ont défoncé la porte qu’il refusait d’ouvrir. Alertés, une quinzaine de parents se sont précipités à son secours. « On a fait le plus de barouf possible. Les policiers ont essayé de nous intimider, et l’un d’eux m’a retourné le pouce car je voulais filmer la scène » raconte Sandrine Barat, le bras en écharpe pour une huitaine de jours. « C’est tellement injuste, poursuit la jeune femme. Guilherme a toujours demandé à s’insérer dans cette société ; ses enfants sont intégrés parmi nous, ils sont intelligents, travaillent bien à l’école. Pourquoi s’acharner à vouloir détruire cette famille ? » D’autres parents ont assisté, de plus loin, à la scène. « On l’a vu descendre comme ça, menotté, une seule claquette aux pieds, avec un vide terrible dans les yeux. Ça m’a choquée de le voir partir comme ça, laissant sa famille derrière lui » témoigne une maman.

A la sortie de l’école, la petite fille de 10 ans qui a assisté le matin même à toute la scène, et vu un policier pointer une arme sur le père de sa meilleure amie, était manifestement en état de choc. Incapable de parler, de confier sa peur. Elle a simplement échangé quelques mots à la récréation avec son amie Exaucée, l’aînée de la famille Hauka-Mawete, puis semble s’être repliée dans le mutisme. Florence Mawete, la compagne de Guilherme Hauka, est elle aussi abasourdie. « Mon mari n’est pas un criminel, il est timide, il ne vole pas, il ne vend pas de la drogue. Sauf qu’il n’a pas ses papiers et ne veut pas quitter sa famille ».

Pourtant, « aux yeux de la loi, soupire Catherine Tournier, responsable de RESF dans le Rhône, Guilherme est un délinquant multirécidiviste et violent : il a refusé par deux fois de monter dans l’avion, il s’est débattu pour rester avec sa famille ». Guilherme Hauka, qui vit depuis huit ans en France et y a refondé une famille, s’est vu refuser la demande d’asile à son arrivée. La Préfecture ne lui a pas a pas non plus accordé de titre de séjour « vie privée et familiale », au motif qu’il avait déjà une famille en Angola. Mais, d’après RESF, ses enfants sont dispersés et son épouse décédée. Guilherme Hauka a reçu à la place du titre de séjour une obligation à quitter le territoire français, confirmée en octobre par le tribunal administratif.

En janvier, il est interpellé une première fois et placé en centre de rétention en vue de son expulsion. Refusant d’embarquer, il est traduit en justice et incarcéré pendant deux mois. Le 18 mars, il est conduit directement de la prison à l’aéroport où il refuse de nouveau de monter dans l’avion. « Il a préféré s’enduire de matières fécales plutôt que d’embarquer. Les policiers lui ont demandé de se nettoyer, il a refusé, et il a alors été recouvert d’une couverture avant d’être mis dans l’avion » expliquait hier son avocat, Me Sabatier, à l’AFP. Lors de l’escale à Francfort, le pilote refuse de décoller avec un voyageur sous contrainte. Guilherme Hauka est alors rapatrié en France et présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD) qui ordonne sa libération, samedi dernier, et lui accorde sept jours pour quitter le territoire.

« Depuis qu’il a été libéré, on était plein d’espoir, raconte Sophie Buisson, la directrice de l’école maternelle. Lundi et mardi, on a vu ses enfants revivre : ils avaient le sourire ; après deux mois de séparation, ils étaient accrochés à leur père en arrivant à l’école. Alors ce matin, on est tombés de haut. J’ai trouvé que c’était violent, brutal. Guilherme Hauka a le souci de ses enfants ; il est impliqué dans la vie de l’école, assure tous les accompagnements, participe aux réunions. Pour nous, voir un père arraché à ses enfants, c’est inacceptable. En plus, on ne comprend rien à toutes ces procédures » poursuit la directrice.

Ce que ne savaient pas Guilherme Hauka, sa famille et ses soutiens, c’est que la Préfecture a fait appel de la décision du JLD dès le lundi, ouvrant la voie à la possibilité d’une nouvelle interpellation. Conduit en centre de rétention, Guilherme Hauka ne devrait pas être expulsable avant cinq jours. « Ça nous laisse peut-être le temps d’obtenir enfin sa régularisation si on arrive à alerter les gens, les élus, voire le président de la République ? » se demandent avec inquiétude des parents. Ils ont photocopié une affichette qu’ils veulent placarder dans l’ensemble du quartier et au-delà : « Libérez et régularisez Guilherme Hauka Azanga ! Assez d’acharnement contre un père de famille ».

Ils se sont donné rendez-vous samedi à 13h45 place des Terreaux, pour la manifestation organisée par le Réseau éducation sans frontière appelant à « la régularisation de tous les jeunes et familles sans papier ». « Ce n’est pas parce que c’est la loi qu’il est juste de séparer des familles. Nous voulons au contraire que ce qui nous semble juste rentre dans la loi » explique Catherine Tourier de RESF. Clamant leur soutien à Guilherme Hauka Azanka et sa famille, les parents de l’école Gilbert-Dru ouvriront demain le cortège.

Anne-Caroline JAMBAUD



Masterisation : le recteur de Versailles présente son plan de formation des stagiaires

« Nous avons travaillé depuis plusieurs mois avec les différents partenaires, les cinq universités de l’académie et l’IUFM, afin de construire l’offre de formation la plus adaptée aux professeurs stagiaires », indique à AEF Alain Boissinot, jeudi 25 mars 2010 (AEF n°129358). Le recteur de Versailles a présenté jeudi son plan d’organisation de l’année de formation de fonctionnaire stagiaire en CTPA. Il s’appliquera dès la rentrée 2010 à quelque 1 600 stagiaires du premier degré et du second degré. « L’année 2010-2011, qui verra l’arrivée d’enseignants qui n’auront pas suivi l’année de formation en IUFM (PE2, PLC2) sera particulièrement stratégique », prévient le recteur.

Bâti « dans l’esprit de la note de cadrage du 25 février », ce dispositif assure aux stagiaires une formation équivalente à un tiers du temps de service obligatoire (27h hebdomadaires pour les PE ; 18h pour les certifiés et 16h pour les agrégés), soit « environ l’équivalent d’une journée de formation par semaine », précise le recteur. Cette formation comprend pour tous les personnels stagiaires, un accueil début septembre, un accompagnement renforcé jusqu’à la Toussaint, puis des périodes de formation « filée » ou « groupée » tout au long de l’année.

« L’objectif était d’offrir aux stagiaires le temps de formation le plus efficace possible, tout en assurant le bon fonctionnement des établissements », énumère le recteur, qui reconnaît volontiers des « complexités d’ordre technique » dans la construction du dispositif.

PREMIER DEGRÉ. Dans le premier degré, les stagiaires seront affectés – selon leurs vœux et leur place au classement – en brigade de remplacement et « stabilisés » jusqu’aux vacances de la Toussaint dans une école auprès d’un maître expérimenté. Ils seront ensuite placés sur des remplacements longs et alterneront enseignement devant élèves et périodes de formation.

Les professeurs tuteurs, choisis en priorité parmi les EMF, pourront encadrer un ou plusieurs stagiaires. Ils bénéficieront d’une formation et d’un suivi par regroupements ou à distance. Interrogé par AEF, Alain Boissinot estime avoir « les moyens de payer les intervenants et les professeurs expérimentés ».

SECOND DEGRÉ. Leurs collègues du second degré seront affectés sur des supports laissés vacants et/ou des blocs de moyens provisoires. Le rectorat a repéré pour eux des supports adaptés, en concertation avec les corps d’inspection et les chefs d’établissement.

Selon Alain Boissinot, le blocage de « quelques centaines » de postes pour les stagiaires ne devrait pas nuire au bon déroulement du mouvement des 40 000 enseignants du second degré de l’académie, premier et second degrés confondus. Dans la mesure du possible, le rectorat a réuni des « petits blocs de moyens épars » afin de constituer des « supports complets ». « Cette année, non seulement nous n’allons pas supprimer de postes, mais nous allons en créer plusieurs dizaines », se félicite le recteur.

Après une période d’accueil et d’information de trois jours en amont de la rentrée, les stagiaires bénéficieront les deux premiers mois de l’année d’un « accompagnement renforcé » par un collègue chevronné sous forme « d’échanges » : « Le stagiaire viendra deux heures par semaine dans la classe du tuteur et inversement », résume le recteur. Suivra tout au long de l’année une « formation filée » à raison d’environ une demi-journée par semaine, laissée libre dans l’emploi du temps. Le rectorat précise que « dans toute la mesure du possible, le service du stagiaire sera organisé avec un abattement de deux heures ».

Les heures correspondantes « feront l’objet d’une délégation correspondante à l’établissement d’affectation […]. Elles pourront, de préférence, être assurées par un autre professeur de l’établissement ou, éventuellement, donner lieu à une rémunération du professeur stagiaire enseignant sans que le service de celui-ci ne puisse dépasser l’obligation réglementaire de service de son corps », précise le rectorat dans une note technique.

Enfin, au printemps, les stagiaires seront regroupés pour dix jours de formation à l’université. « À ce moment-là, il faudra leur trouver des remplaçants », reconnaît Alain Boissinot, mais pas des stagiaires de M2. « Le ministère a renoncé à remplacer des stagiaires par des étudiants de M2 afin d’éviter aux élèves d’avoir deux débutants », explique Alain Boissinot.

Enfin, à l’instar des stagiaires du premier degré, ces jeunes professeurs auront accès à une banque de données ou des conseils en ligne, via l’ENT de l’académie de Versailles. Un volet de la formation auquel Alain Boissinot se dit « particulièrement attaché ».

PÔLE DE FORMATION. Afin d’assurer ces nouvelles missions de formation des stagiaires, jusqu’ici assumées par l’IUFM, le rectorat de Versailles réorganise ses services. « Nous voulons assumer notre mission d’académie de formation en constituant un véritable pôle de formation initiale et continue qui concernerait tous les personnels », détaille le recteur. Pour l’instant, ce pôle placé sous la direction d’un IA-IPR, Philippe Ballé, et constitué de deux ou trois personnes (inspecteurs, chefs d’établissement) a vocation à s’étoffer. En lien avec l’université et l’IUFM, il coordonnera toute les actions de formation.

UNE RÉPARTITION ÉQUITABLE. En parallèle, le rectorat travaille avec les cinq universités de l’académie à une répartition « équitable » des formations à travers l’académie. « Les formations mobilisant une forte demande comme celle de PE seront sans doute présentes dans toutes les universités, mais ce ne sera peut-être pas le cas pour toutes », précise Alain Boissinot. L’université de Cergy-Pontoise ayant intégré l’IUFM est « le fer de lance » de ce dispositif : « L’IUFM devrait jouer un peu le rôle d’agence de stages », conclut Alain Boissinot.

Contact : Rectorat de Versailles, Dominique Patard, Service communication, 01 30 83 40 50



LE COR A-T-IL PERDU L’ESPRIT (de ses travaux) ?

Au cours de la séance du mercredi 24 mars, le Conseil d’Orientation des Retraites a examiné différents scénarios concernant l’évolution des paramètres des régimes de retraites.

Les hypothèses réglementaires envisagées s’inscrivent dans des évolutions que la FSU récuse totalement : allongement de la durée de cotisation pouvant aller à 45 annuités, report de l’âge d’ouverture des droits de 60 à 63 ans, voire 65 ans, passage de 65 à 70 ans pour le taux plein…

La ficelle est un peu grosse, avec de telles hypothèses les propositions gouvernementales apparaîtront comme des concessions.

Ces hypothèses à sens unique ne peuvent conduire qu’à une baisse drastique du niveau des pensions et à un renforcement des inégalités, pénalisant les carrières courtes ou interrompues, en particulier celles des femmes. Elles fragilisent de plus l’adhésion des jeunes générations au principe d’une retraite par répartition car ces perspectives deviennent irréalistes pour celles et ceux qui entre allongement des études, chômage et précarité, accèdent de plus en plus tard à un emploi.

Le report au-delà de 60 ans, et l’allongement de la durée de cotisation produiront des dégâts collatéraux à la fois sur l’insertion des jeunes et sur l’emploi des seniors, tout en menaçant gravement le niveau de pension servi, alors qu’il y a déjà 10% de retraités « très pauvres » dans le pays !

Pour la FSU, les besoins de financement et les exercices de projection doivent intégrer les coûts sociaux que les mesures les plus extrémistes sont susceptibles d’engendrer; sinon, l’exercice de projection sera totalement faussé.

Pour la FSU, le COR ne doit faire l’objet d’aucune pression partisane émanant de quelques-uns de ces membres. Il doit donc prendre en compte des scénarios plus favorables, restant ainsi fidèle à l’esprit qui a présidé à sa création. Pourquoi par exemple faire l’impasse sur une augmentation progressive du taux de cotisation qui, dans le cadre d’une politique favorable à l’emploi et aux salaires, pourrait conduire à l’équilibre des régimes ? Ce type d’hypothèse réglementaire ne devrait pas être écarté a priori si le COR veut garantir la neutralité de ses travaux.

La FSU s’opposera fermement à ce que des scénarios déconnectés des réalités professionnelles servent de base à des projections passant sous silence la baisse du niveau de pension qu’elles occasionnent.

Les Lilas, jeudi 25 mars 2010



Encore un effort Monsieur Chatel !

L’APSES prend acte des modifications non négligeables que le ministère a consenties à propos du projet de programme de SES pour la classe de seconde. Cette nouvelle version du programme est davantage lisible et attractive pour les élèves sortant de troisième, la sociologie y retrouve une place conséquente et le pluralisme théorique de l’économie fait son retour. Pour autant, l’APSES constate que ce projet comporte toujours un certain nombre de carences. L’approche sociologique de l’entreprise disparaît. L’entreprise n’y est plus, en effet, abordée que sous l’angle exclusif de la combinaison de facteurs de production, elle demeure une entité abstraite sans relations sociales de travail. De même l’APSES déplore l’absence de l’étude anthropologique de la famille qui permet d’appréhender la diversité des formes de parenté et d’alliance et donne aux élèves un regard distancié sur leur vécu. L’année de la mort de Claude Lévi-Strauss, le choix de Luc Chatel est particulièrement étonnant. Ces deux suppressions représentent un manque indéniable face aux questions que des élèves de seconde se posent et pour lesquelles la pluralité de sciences sociales mobilisées en SES est un atout pour fournir une compréhension rationnelle des enjeux aux élèves.

Au-delà de ces modifications, les conditions d’enseignement des SES en classe de seconde à la prochaine rentrée demeurent inacceptables. Parce qu’il concourt à la formation générale des lycéens et à l’élaboration d’une orientation éclairée, cet enseignement ne peut pas être traité de la même manière que les enseignements exploratoires dérivés de matières de tronc commun (« Lettre et société » ou « Méthodes et pratiques scientifiques » par exemple).

Le ministère veut améliorer la culture économique et sociale des lycéens dont la majorité ne fera de l’économie au lycée que pendant son année de seconde. Le programme de SES marque ainsi clairement une différence dans ses finalités et son contenu par rapport à d’autres enseignements exploratoires, ce qui justifie une place et un horaire à part permettant de réellement les mettre en œuvre, ce qui n’est pas le cas avec un horaire de 90 minutes en classe entière. En conséquence, l’APSES demande que l’horaire octroyé aux SES en classe de seconde soit augmenté et qu’il inclut des dédoublements définis dans un cadrage national. Cette demande est incontournable si l’on souhaite impliquer réellement nos futurs élèves dans ces nouveaux champs de savoir afin qu’ils développent l’intérêt pour les sciences sociales et qu’ils acquièrent une posture intellectuelle leur permettant d’appréhender de façon rigoureuse le monde économique et social.

Au-delà de l’effet de communication, si l’économie pour tous les lycéens est une véritable priorité pour Luc Chatel, il faut que cela se traduise dans les structures et la position institutionnelle des SES.

Par ailleurs, en série ES, la disparition pure et simple des spécialités langues, mathématiques ou science politique de première fait craindre une déperdition d’élèves de la série ES vers les séries L et S. Le rééquilibrage voulu par le ministère risque de tourner court et de se résumer à une profonde déstabilisation de la série ES dont l’utilité et la réussite ne sont plus à démontrer. Cette suppression s’accompagne de surcroît d’une réduction incompréhensible des horaires de SES en terminale (-1h30).

Enfin, le ministère refuse de nous donner de quelconques garanties sur la composition, l’autonomie et le calendrier du prochain groupe d’experts chargé de proposer de nouveaux programmes de SES en cycle terminal. Là encore nous craignons que la précipitation ne conduise aux mêmes écueils que ceux constatés lors du précédent programme de seconde : oubli de l’intérêt des élèves, intrusion permanente du cabinet dans le travail du groupe, appauvrissement des finalités de formation des SES. En tout état de cause l’APSES demande que les programmes de cycle terminal soient élaborés dans des délais permettant une réflexion approfondie et une réelle concertation afin de retrouver un climat de confiance.

Pour maintenir l’attractivité de la série ES et obtenir des conditions d’enseignement en cohérence avec les enjeux du lycée du XXIè siècle, l’APSES appelle les professeurs de SES et les citoyens attachés à cet enseignement à un rassemblement à Paris le mercredi 31 mars, square Boucicaut à 13h, près du Ministère de l’Education nationale où se tiendra alors le Conseil Supérieur de l’Education pour rejoindre ensuite l’Assemblée nationale.



Non à la base élèves

Base élèves



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