Les profs ont défilé pour exprimer leur «exaspération»

Article 20 minute.fr

Manifestation de l'Education le 24 novembre 2009 à Paris.

Manifestation de l’Education le 24 novembre 2009 à Paris./SIPA

 

SOCIAL – Manifestations et rassemblements ont eu lieu dans toutes les académies…

C’était une journée de mobilisation pour l’éducation ce vendredi. Huit syndicats sont à l’origine de l’appel à la grève: le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, le Snalc-Csen, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, et SNCL-FAEN.

Manifestations dans toute la France

Entre 1.100 manifestants selon la police et 10.000 selon les organisateurs ont défilé vendredi à Paris, entre Luxembourg et le ministère de l’Education nationale, pour exprimer leur «exaspération» et demander des postes et des personnels formés. D’autres manifestations ont eu lieu dans plus de 60 villes pour exprimer leur «exaspération» et demander des postes et des personnels formés.

A Paris, les manifestants, essentiellement des professeurs, sont partis peu après 14h15 du métro Luxembourg (5e), en direction des abords du ministère de l’Education nationale (7e) derrière une très large banderole sur laquelle on pouvait lire: «Abrogation des réformes Sarkozy-Chatel, de l’ambition pour tous les jeunes! Des postes et des personnels formés!».

Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes manifestaient déjà à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. A Sarreguemines (Moselle), ils étaient 800 lycéens à manifester. A Toulouse, les manifestants étaient entre 450 à 500, à Nice entre 350 et 500-1.000. On comptait aussi 200 personnes à Reims (Marne) et une centaine à Metz, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

50% d’enseignants en grève selon les syndicats

A la mi-journée, le ministère de l’Education nationale indique que les taux de participation à la grève sont de 15,14% pour les enseignants des collèges, 8,03% pour les enseignants des lycées professionnels et de 11,70% pour les enseignants des lycées d’enseignement général et technologique. Soit une moyenne pondérée de 12,90% pour les enseignants du second degré.

Des chiffres très différents de ceux fournis par les syndicats. Environ 50% des enseignants étaient en grève, selon la co-secrétaire générale du syndicat Snes-FSU, Frédérique Rolet.

Dégradation des conditions de travail

Les organisations syndicales s’insurgent notamment contre les 16.000 suppressions de postes prévues à la rentrée, dans le cadre d’une «politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d’étude et réduit l’offre de formation».

Elles contestent aussi la réforme du lycée, la jugeant conçue pour supprimer des postes et portant en germe une désorganisation des établissements en «imposant une autonomie de gestion de la pénurie».

Turbulences et insécurité

Les syndicats s’inquiètent enfin des conditions d’entrée dans le métier des enseignants tout juste recrutés, qui pourront se voir imposer un temps plein dès la rentrée de septembre, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’à présent.

De plus, cette journée de mobilisation intervient après les turbulences du début d’année: tensions autour des remplacements d’enseignants, d’une rentrée 2010 difficile avec des suppressions de moyens et du thème de l’insécurité après trois agressions d’élèves dans des établissements du Val-de-Marne cette année.

C.C. avec agence

Article 20Minutes.fr

Les profs mobilisés contre les réformes

Les profs ont défilé pour exprimer leur «exaspération» dans Réforme du lycée article_1203-FRA09-EDUCATIONMANIFESTATION

« Ras-le-bol généralisé », « crise à son paroxysme ». Le ton monte chez les enseignants. Et à l’avant-veille du premier tour des régionales, ils ont bien l’intention de le faire savoir. La moitié des professeurs pourrait être en grève aujourd’hui, selon le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées.

Près de 26 manifestations seront organisées dans toute la France, avec une mobilisation particulièrement forte dans les académies d’Ile-de-France, de Lille, d’Aix-Marseille et de Lyon. La crise, profonde, trouve ses racines dans de multiples facteurs, parmi lesquels « des conditions de travail dégradées », « les effets successifs des réformes prévues ou en cours » ou la « dureté » de la ligne du ministre de l’Education, accusé par le Snes-FSU de faire « comme si tout allait bien ». Luc Chatel, mercredi encore, confirmait d’ailleurs le remplacement d’enseignants absents par des retraités de l’Education nationale dès la rentrée 2010. Une annonce révélatrice du « mépris pour le professionnalisme des enseignants », selon le SNUipp.

La fracture entre le ministre de l’Education et les enseignants semble bel et bien consommée, et intervient dans un contexte généralisé d’accroissement de la violence en milieu scolaire. Hier, quatre agresseurs ont pénétré dans un amphithéâtre de l’université Paris-XIII-Villetaneuse pour y racketter une trentaine d’étudiants. Une agression qui tombe mal pour le gouvernement, alors que Brice Hortefeux se félicitait dans le même temps « d’une baisse très sensible du racket » lors d’une réunion à l’Elysée sur le thème de la violence en milieu scolaire – réunion censée préparer les futurs états généraux de la sécurité à l’école, qui se tiendront les 7 et 8 avril à la Sorbonne.

A l’appel de la Fidl et de l’Unef, les lycéens eux aussi manifesteront aujourd’hui. Dès lundi, ils observeront « une grève des trousses et des cahiers » pour dénoncer les politiques éducatives du gouvernement. W

Ingrid Gallou

 

 

Article Libé.fr

«C’est comme si on voulait sacrifier cette jeunesse»

Par MARGAUX COLLET

Les enseignants étaient entre 1100 et 10 000 à  manifester ce vendredi

Les enseignants étaient entre 1100 et 10 000 à manifester ce vendredi

«Si on est là aujourd’hui, c’est pour nos élèves». Christine est enseignante au lycée professionnel Auguste Perret d’Evry. Elle manifeste ce vendredi pour «dénoncer les suppressions de postes que nous sommes les premiers à subir». C’est d’ailleurs un mot d’ordre récurrent dans les différents cortèges réunis à l’appel des huit syndicats d’enseignants des lycées et collèges. Difficile d’estimer l’importance de la mobilisation puisque le ministère avance 13% de grévistes, les syndicats 50%.

Principaux mots d’ordre de la manifestation: s’opposer aux 16 000 suppressions de postes annoncées pour 2010 dans l’Education nationale, la réforme de la formation des maitres et celle des lycées, mise en place à partir de septembre prochain. La proposition faite lundi, par le ministre Luc Chatel, de remplacer les enseignants absents par des étudiants qualifiés ou de jeunes retraités suscite également un vent de fronde.

«Postes supprimés, lycées sacrifiés»

Derrière une banderole «Pas contents» les professeurs du lycée Le Corbusier d’Aubervilliers sont venus protester, eux, contre la réforme du lycée. «La fin des demi-groupe et la suppression d’heures de spécialisation laissent présager beaucoup de théorie et moins de temps pour au final enseigner plus de choses». Aurélie Chassaigne, documentaliste dans ce lycée, ajoute qu’il existe une certaine confusion. Selon elle, «les chefs d’établissements sont débordés par l’application de la réforme car les informations leur arrivent au dernier moment».

En Seine-Saint-Denis, les professeurs du collège Jean-Baptiste Clément de Dugny appellent à un «plan de sauvetage de l’éducation pour le 93». Amina El Abid enseigne le français dans cet établissement dont «le résultat de 56% au brevet est pointé du doigt mais où on ne fait que réduire les moyens». Le jeudi 11 mars, à l’initiative de la FCPE, les parents ont lancé une opération «école déserte» en soutien aux enseignants et aucun élève n’était en classe, en signe de protestation. Damien Faraco, professeur de physique dans ce même collège, déplore que «dans un établissement en difficulté, il n’est pas possible de supprimer d’avantage de postes et d’augmenter les effectifs». Sa collègue Amina, ajoute, dépitée, «c’est comme si on voulait sacrifier cette jeunesse».

Les étudiants aussi présents

«Enseigner, c’est un métier. Il faut des enseignants formés !» Un étudiant IUFM lance ce slogan dans son mégaphone sur fond de percussions. Audrey Moreau est stagiaire en 1ère année à l’IUFM d’Ivry, elle fait donc partie de «la dernière promo avant l’application de la mastérisation». Elle se mobilise tout de même car le passage de la formation en cinq ans et la suppression des stages signifie pour elle que «l’on va envoyer face à des élèves des enseignants non formés avec le risque d’une gestion de classe catastrophique».

A l’appel de l’Unef, des étudiants, certes peu nombreux, étaient également présents. Le président du syndicat étudiant, Jean-Baptiste Prévost, explique que «les étudiants sont évidemment concernés par ce qui est en train de se passer». «Que ce soit du fait des milliers d’étudiants qui se destinent à enseigner ou de par la proposition du ministre de constituer un vivier de jeunes précaires pour remplacer les enseignants».

Azzedine Darmouli, professeur de SES au lycée Paul Eluard de Saint-Denis estime que «c’est dévaloriser son métier puisqu’il pourra être remplacé par un étudiant». Il déplore que «les logiques comptables priment à présent dans l’éducation, notamment par l’instauration d’un tronc commun à toutes les filières et la suppression des programmes spécifiques en histoire ou en langues». Une pancarte à la main, il constate «que la priorité de cette réforme a été son optique budgétaire. Il n’y a pas eu de réflexion de fond ».

 

Article Le Figaro.fr

Journée de grève dans les collèges et les lycées

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Crédits photo : AFP

A mi-parcours d’une journée de manifestations contre les réformes gouvernementales, les grévistes sont 13% selon le ministère et 50% selon le premier syndicat du secondaire. Une bagarre des chiffres qui rend difficilement compte de l’ampleur du mouvement.

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Crédits photo : AFP

Difficile de dire si le mouvement de grève des enseignants était bien suivi, vendredi. A la mi-journée, le Snes-FSU – premier syndicat du secondaire – annonçait 50 % de grévistes dans les collèges et les lycées, contre 13 % selon le ministère de l’Education nationale. Dans le détail, le ministère estime que les professeurs étaient 15 % à avoir cessé le travail dans les collèges, 8 % dans les lycées professionnels et 11,7 % dans les lycées d’enseignement général et technologique.

Traditionnellement, et encore plus en collèges et lycées que dans les écoles primaires, les chiffres du ministère et des syndicats sont très différents. Le Snes-FSU reproche notamment au ministère de rapporter le nombre des grévistes à l’ensemble des personnels et non à ceux en exercice le jour de la grève.

 

Une soixantaine de manifestations

Même écart entre les chiffres des manifestations. Ils étaient 1.100 selon la police, 10.000 selon les organisateurs, à défiler vendredi dans la capitale. La réforme du lycée comptait parmi les motifs de critique des huit syndicats – SNES-FSU, FO, CGT, Sud-Education, FAEN et SNALC – ayant appelé à cette journée nationale de grève et manifestations. Pourtant, les manifestants parisiens, enseignants et lycéens, ont essentiellement dénoncé les 16.000 suppressions de postes prévues pour 2010 et la réforme de la formation.

En tout, une soixantaine de manifestations étaient organisées vendredi dans toute la France. Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes ont manifesté à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. On comptait aussi des centaines de manifestants à Toulouse, Nice, Reims ou encore Metz. Les organisations syndicales sont convenues de se retrouver à 18 heures pour décider des suites du mouvement.

LIRE AUSSI :

» La réforme du lycée décryptée matière par matière

» Lycée : Chatel maintient le cap

 

 

 

 

 

 



30% de grévistes au lycée Charles Gide d’Uzès : l’arbre qui cache la forêt de mécontents.

Encore une journée de grève des enseignants des lycées et des collèges de l’Uzège,

mais pourquoi ?

 

-       Parce que les conditions de travail dans les établissements scolaires ne font que se dégrader.

Face à des jeunes pour qui l’École ne fait pas toujours sens, bon nombre de collègues constatent qu’ils ne peuvent plus exercer leur métier convenablement. Alors que le quotidien de la classe se détériore avec des effectifs de plus en plus lourds, un travail en classe entière et des horaires insuffisants, l’aide aux élèves est systématiquement renvoyée en dehors de la classe : accompagnement éducatif ou stages de remise à niveau, à assurer en heures supplémentaires ! L’autonomie des établissements prônée par le gouvernement, alliée à la mise en concurrence des établissements, ne peut qu’aboutir à un enseignement à plusieurs vitesses puisque chaque collège et lycée ne peut gérer que la pénurie de moyens octroyés à minima par le Ministère.

 

-       Parce que la réforme du lycée s’avère être une superbe supercherie.

La mise en place précipitée et anticipée de la réforme du lycée fait l’objet d’un plan de communication huilé, diaporama de « propagande » et assurance d’un meilleur suivi sont présentés aux parents. Mais sous l’emballage attrayant, le cadeau est empoisonné, en particulier pour les élèves qui entreront au lycée l’année prochaine.

En effet :

La nouvelle classe de Seconde ne permettra pas aux élèves de l’Uzège de découvrir de nouvelles disciplines, car, nous le savons depuis hier (le 11 mars 2010), malgré les nombreuses propositions d’enseignements d’exploration faites par les enseignants du lycée Gide et présentées aux parents d’élèves lors de la journée « portes ouvertes » de samedi dernier (6 mars 2010), très peu ont été retenues par le Rectorat (voir document ci-joint à la ligne Lycée Charles Gide).

30% de grévistes au lycée Charles Gide d’Uzès : l’arbre qui cache la forêt de mécontents. dans Infos lycée Charles Gide pdf Exploration Gide

Le «rééquilibrage » des séries se fait en dépit du bon sens : série L sans mathématiques obligatoires, série S moins scientifique, série ES lésée par une forte diminution des enseignements économiques et sociaux !

L’accompagnement « personnalisé », en classe entière le plus souvent, est instauré au détriment des heures disciplinaires dont les élèves les plus en difficulté ont bien besoin. Aucune solution pour résoudre les difficultés scolaires en groupe de 10 élèves maximum, ne pourra être mis en place dans notre lycée sans moyens supplémentaires.

Le projet Chatel aggrave les difficultés liées aux effectifs lourds : tronc commun en classe entière en Première, diminution des cours en effectifs réduits en Seconde.

Les nouvelles procédures d’orientation laissent aux élèves et aux familles la responsabilité de leurs choix. 

 

-       Parce que l’exaspération monte dans les salles des profs.

À l’heure où le discours gouvernemental assure être attaché à une éducation pour tous fondée sur l’égalité des chances, à une plus grande place faite aux besoins des élèves en matière de soutien ou d’orientation, le ministre fait exactement le contraire. Il dégrade les conditions de travail des élèves et des enseignants et rejette hors du temps de la classe (accompagnement, stages, cours privés pour ceux qui le peuvent) ce que l’école ne peut plus faire par manque d’heures et de moyens. Supprimer des postes, fermer des classes, autant d’économies qui coûtent cher aux élèves et qu’ils subissent au quotidien. Pourtant les besoins existent et le recours massif aux professeurs contractuels, pour cacher la misère et effectuer les remplacements, en est la preuve.

 

C’est avant tout un choix de société qu’il est urgent de faire valoir.

 

Pour la FSU de l’Uzège : Franck Tichadou


 



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