Conférence FCPE mardi 30 mars

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Forum enfant citoyen

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Appel de l’AG des grévistes d’Ile de France

(adopté par l’AG du 12 mars)

L’assemblée générale des grévistes d’île de France du vendredi 12 mars (143 établissements représentés), se félicite de la mobilisation, dans l’unité parents, lycéens, personnels de l’EN, du premier et du second degré, des IUFM et du supérieur.
Le succès de la grève (50 % en moyenne) et de la manifestation parisienne (10 000 personnes, soit plus du double du 18 février), montre que la mobilisation reprend en IdF, au delà de son niveau d’avant les congés.
Cette reprise de la lutte, ainsi que l’absence de réponses du ministère, hormis ses provocations sur les remplacements, conduisent l’AG des grévistes IDF à proposer :

→ A NOS COLLEGUES des Ecoles, collèges, lycées, LP, en Ile de France et dans tout le pays,

1) de réunir des AG, de reconduire la grève à partir de mardi 16 mars, de coordonner le mouvement dans des AG ou coordinations démocratiques au niveau des bassins, des départementales ou des régions, dans lesquelles les syndicats doivent prendre toutes leur place.

2) de faire, dans toutes les académies, du Jeudi 18 mars une grande journée de grève et de manifestation de la maternelle à l’université. Manif IdF départ à 14 h Luxembourg, suivie d’une AG des grévistes d’Ile de France à la Bourse du Travail de République à 17 h 30

→ AUX ORGANISATIONS SYNDICALES d’appelez, dans l’unité la plus large, à la grève et à manifester le 18 mars, pour construire au niveau national, dans l’éducation, la grève reconductible et un rapport de force qui permet de gagner et d’en finir avec la liquidation du service public et des statuts des personnels.

Afin de renforcer et étendre le mouvement l’AG propose
- de s’organiser pour amplifier la grève marchante, y compris dans les départements et académies limitrophes, de réunir des AG de ville
- d’informer et de mobiliser les parents, lycéens, étudiants, l’opinion et les médias, sur les conséquences des suppressions de postes, de la précarité et des contre réformes du service public
- de contacter les travailleurs des autres services publics et des entreprises du privé, afin de préparer le 23 mars et ses suites dans un cadre interprofessionnel



Les profs ont défilé pour exprimer leur «exaspération»

Article 20 minute.fr

Manifestation de l'Education le 24 novembre 2009 à Paris.

Manifestation de l’Education le 24 novembre 2009 à Paris./SIPA

 

SOCIAL – Manifestations et rassemblements ont eu lieu dans toutes les académies…

C’était une journée de mobilisation pour l’éducation ce vendredi. Huit syndicats sont à l’origine de l’appel à la grève: le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, le Snalc-Csen, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, et SNCL-FAEN.

Manifestations dans toute la France

Entre 1.100 manifestants selon la police et 10.000 selon les organisateurs ont défilé vendredi à Paris, entre Luxembourg et le ministère de l’Education nationale, pour exprimer leur «exaspération» et demander des postes et des personnels formés. D’autres manifestations ont eu lieu dans plus de 60 villes pour exprimer leur «exaspération» et demander des postes et des personnels formés.

A Paris, les manifestants, essentiellement des professeurs, sont partis peu après 14h15 du métro Luxembourg (5e), en direction des abords du ministère de l’Education nationale (7e) derrière une très large banderole sur laquelle on pouvait lire: «Abrogation des réformes Sarkozy-Chatel, de l’ambition pour tous les jeunes! Des postes et des personnels formés!».

Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes manifestaient déjà à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. A Sarreguemines (Moselle), ils étaient 800 lycéens à manifester. A Toulouse, les manifestants étaient entre 450 à 500, à Nice entre 350 et 500-1.000. On comptait aussi 200 personnes à Reims (Marne) et une centaine à Metz, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

50% d’enseignants en grève selon les syndicats

A la mi-journée, le ministère de l’Education nationale indique que les taux de participation à la grève sont de 15,14% pour les enseignants des collèges, 8,03% pour les enseignants des lycées professionnels et de 11,70% pour les enseignants des lycées d’enseignement général et technologique. Soit une moyenne pondérée de 12,90% pour les enseignants du second degré.

Des chiffres très différents de ceux fournis par les syndicats. Environ 50% des enseignants étaient en grève, selon la co-secrétaire générale du syndicat Snes-FSU, Frédérique Rolet.

Dégradation des conditions de travail

Les organisations syndicales s’insurgent notamment contre les 16.000 suppressions de postes prévues à la rentrée, dans le cadre d’une «politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d’étude et réduit l’offre de formation».

Elles contestent aussi la réforme du lycée, la jugeant conçue pour supprimer des postes et portant en germe une désorganisation des établissements en «imposant une autonomie de gestion de la pénurie».

Turbulences et insécurité

Les syndicats s’inquiètent enfin des conditions d’entrée dans le métier des enseignants tout juste recrutés, qui pourront se voir imposer un temps plein dès la rentrée de septembre, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’à présent.

De plus, cette journée de mobilisation intervient après les turbulences du début d’année: tensions autour des remplacements d’enseignants, d’une rentrée 2010 difficile avec des suppressions de moyens et du thème de l’insécurité après trois agressions d’élèves dans des établissements du Val-de-Marne cette année.

C.C. avec agence

Article 20Minutes.fr

Les profs mobilisés contre les réformes

Les profs ont défilé pour exprimer leur «exaspération» dans Réforme du lycée article_1203-FRA09-EDUCATIONMANIFESTATION

« Ras-le-bol généralisé », « crise à son paroxysme ». Le ton monte chez les enseignants. Et à l’avant-veille du premier tour des régionales, ils ont bien l’intention de le faire savoir. La moitié des professeurs pourrait être en grève aujourd’hui, selon le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées.

Près de 26 manifestations seront organisées dans toute la France, avec une mobilisation particulièrement forte dans les académies d’Ile-de-France, de Lille, d’Aix-Marseille et de Lyon. La crise, profonde, trouve ses racines dans de multiples facteurs, parmi lesquels « des conditions de travail dégradées », « les effets successifs des réformes prévues ou en cours » ou la « dureté » de la ligne du ministre de l’Education, accusé par le Snes-FSU de faire « comme si tout allait bien ». Luc Chatel, mercredi encore, confirmait d’ailleurs le remplacement d’enseignants absents par des retraités de l’Education nationale dès la rentrée 2010. Une annonce révélatrice du « mépris pour le professionnalisme des enseignants », selon le SNUipp.

La fracture entre le ministre de l’Education et les enseignants semble bel et bien consommée, et intervient dans un contexte généralisé d’accroissement de la violence en milieu scolaire. Hier, quatre agresseurs ont pénétré dans un amphithéâtre de l’université Paris-XIII-Villetaneuse pour y racketter une trentaine d’étudiants. Une agression qui tombe mal pour le gouvernement, alors que Brice Hortefeux se félicitait dans le même temps « d’une baisse très sensible du racket » lors d’une réunion à l’Elysée sur le thème de la violence en milieu scolaire – réunion censée préparer les futurs états généraux de la sécurité à l’école, qui se tiendront les 7 et 8 avril à la Sorbonne.

A l’appel de la Fidl et de l’Unef, les lycéens eux aussi manifesteront aujourd’hui. Dès lundi, ils observeront « une grève des trousses et des cahiers » pour dénoncer les politiques éducatives du gouvernement. W

Ingrid Gallou

 

 

Article Libé.fr

«C’est comme si on voulait sacrifier cette jeunesse»

Par MARGAUX COLLET

Les enseignants étaient entre 1100 et 10 000 à  manifester ce vendredi

Les enseignants étaient entre 1100 et 10 000 à manifester ce vendredi

«Si on est là aujourd’hui, c’est pour nos élèves». Christine est enseignante au lycée professionnel Auguste Perret d’Evry. Elle manifeste ce vendredi pour «dénoncer les suppressions de postes que nous sommes les premiers à subir». C’est d’ailleurs un mot d’ordre récurrent dans les différents cortèges réunis à l’appel des huit syndicats d’enseignants des lycées et collèges. Difficile d’estimer l’importance de la mobilisation puisque le ministère avance 13% de grévistes, les syndicats 50%.

Principaux mots d’ordre de la manifestation: s’opposer aux 16 000 suppressions de postes annoncées pour 2010 dans l’Education nationale, la réforme de la formation des maitres et celle des lycées, mise en place à partir de septembre prochain. La proposition faite lundi, par le ministre Luc Chatel, de remplacer les enseignants absents par des étudiants qualifiés ou de jeunes retraités suscite également un vent de fronde.

«Postes supprimés, lycées sacrifiés»

Derrière une banderole «Pas contents» les professeurs du lycée Le Corbusier d’Aubervilliers sont venus protester, eux, contre la réforme du lycée. «La fin des demi-groupe et la suppression d’heures de spécialisation laissent présager beaucoup de théorie et moins de temps pour au final enseigner plus de choses». Aurélie Chassaigne, documentaliste dans ce lycée, ajoute qu’il existe une certaine confusion. Selon elle, «les chefs d’établissements sont débordés par l’application de la réforme car les informations leur arrivent au dernier moment».

En Seine-Saint-Denis, les professeurs du collège Jean-Baptiste Clément de Dugny appellent à un «plan de sauvetage de l’éducation pour le 93». Amina El Abid enseigne le français dans cet établissement dont «le résultat de 56% au brevet est pointé du doigt mais où on ne fait que réduire les moyens». Le jeudi 11 mars, à l’initiative de la FCPE, les parents ont lancé une opération «école déserte» en soutien aux enseignants et aucun élève n’était en classe, en signe de protestation. Damien Faraco, professeur de physique dans ce même collège, déplore que «dans un établissement en difficulté, il n’est pas possible de supprimer d’avantage de postes et d’augmenter les effectifs». Sa collègue Amina, ajoute, dépitée, «c’est comme si on voulait sacrifier cette jeunesse».

Les étudiants aussi présents

«Enseigner, c’est un métier. Il faut des enseignants formés !» Un étudiant IUFM lance ce slogan dans son mégaphone sur fond de percussions. Audrey Moreau est stagiaire en 1ère année à l’IUFM d’Ivry, elle fait donc partie de «la dernière promo avant l’application de la mastérisation». Elle se mobilise tout de même car le passage de la formation en cinq ans et la suppression des stages signifie pour elle que «l’on va envoyer face à des élèves des enseignants non formés avec le risque d’une gestion de classe catastrophique».

A l’appel de l’Unef, des étudiants, certes peu nombreux, étaient également présents. Le président du syndicat étudiant, Jean-Baptiste Prévost, explique que «les étudiants sont évidemment concernés par ce qui est en train de se passer». «Que ce soit du fait des milliers d’étudiants qui se destinent à enseigner ou de par la proposition du ministre de constituer un vivier de jeunes précaires pour remplacer les enseignants».

Azzedine Darmouli, professeur de SES au lycée Paul Eluard de Saint-Denis estime que «c’est dévaloriser son métier puisqu’il pourra être remplacé par un étudiant». Il déplore que «les logiques comptables priment à présent dans l’éducation, notamment par l’instauration d’un tronc commun à toutes les filières et la suppression des programmes spécifiques en histoire ou en langues». Une pancarte à la main, il constate «que la priorité de cette réforme a été son optique budgétaire. Il n’y a pas eu de réflexion de fond ».

 

Article Le Figaro.fr

Journée de grève dans les collèges et les lycées

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Crédits photo : AFP

A mi-parcours d’une journée de manifestations contre les réformes gouvernementales, les grévistes sont 13% selon le ministère et 50% selon le premier syndicat du secondaire. Une bagarre des chiffres qui rend difficilement compte de l’ampleur du mouvement.

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Crédits photo : AFP

Difficile de dire si le mouvement de grève des enseignants était bien suivi, vendredi. A la mi-journée, le Snes-FSU – premier syndicat du secondaire – annonçait 50 % de grévistes dans les collèges et les lycées, contre 13 % selon le ministère de l’Education nationale. Dans le détail, le ministère estime que les professeurs étaient 15 % à avoir cessé le travail dans les collèges, 8 % dans les lycées professionnels et 11,7 % dans les lycées d’enseignement général et technologique.

Traditionnellement, et encore plus en collèges et lycées que dans les écoles primaires, les chiffres du ministère et des syndicats sont très différents. Le Snes-FSU reproche notamment au ministère de rapporter le nombre des grévistes à l’ensemble des personnels et non à ceux en exercice le jour de la grève.

 

Une soixantaine de manifestations

Même écart entre les chiffres des manifestations. Ils étaient 1.100 selon la police, 10.000 selon les organisateurs, à défiler vendredi dans la capitale. La réforme du lycée comptait parmi les motifs de critique des huit syndicats – SNES-FSU, FO, CGT, Sud-Education, FAEN et SNALC – ayant appelé à cette journée nationale de grève et manifestations. Pourtant, les manifestants parisiens, enseignants et lycéens, ont essentiellement dénoncé les 16.000 suppressions de postes prévues pour 2010 et la réforme de la formation.

En tout, une soixantaine de manifestations étaient organisées vendredi dans toute la France. Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes ont manifesté à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. On comptait aussi des centaines de manifestants à Toulouse, Nice, Reims ou encore Metz. Les organisations syndicales sont convenues de se retrouver à 18 heures pour décider des suites du mouvement.

LIRE AUSSI :

» La réforme du lycée décryptée matière par matière

» Lycée : Chatel maintient le cap

 

 

 

 

 

 



30% de grévistes au lycée Charles Gide d’Uzès : l’arbre qui cache la forêt de mécontents.

Encore une journée de grève des enseignants des lycées et des collèges de l’Uzège,

mais pourquoi ?

 

-       Parce que les conditions de travail dans les établissements scolaires ne font que se dégrader.

Face à des jeunes pour qui l’École ne fait pas toujours sens, bon nombre de collègues constatent qu’ils ne peuvent plus exercer leur métier convenablement. Alors que le quotidien de la classe se détériore avec des effectifs de plus en plus lourds, un travail en classe entière et des horaires insuffisants, l’aide aux élèves est systématiquement renvoyée en dehors de la classe : accompagnement éducatif ou stages de remise à niveau, à assurer en heures supplémentaires ! L’autonomie des établissements prônée par le gouvernement, alliée à la mise en concurrence des établissements, ne peut qu’aboutir à un enseignement à plusieurs vitesses puisque chaque collège et lycée ne peut gérer que la pénurie de moyens octroyés à minima par le Ministère.

 

-       Parce que la réforme du lycée s’avère être une superbe supercherie.

La mise en place précipitée et anticipée de la réforme du lycée fait l’objet d’un plan de communication huilé, diaporama de « propagande » et assurance d’un meilleur suivi sont présentés aux parents. Mais sous l’emballage attrayant, le cadeau est empoisonné, en particulier pour les élèves qui entreront au lycée l’année prochaine.

En effet :

La nouvelle classe de Seconde ne permettra pas aux élèves de l’Uzège de découvrir de nouvelles disciplines, car, nous le savons depuis hier (le 11 mars 2010), malgré les nombreuses propositions d’enseignements d’exploration faites par les enseignants du lycée Gide et présentées aux parents d’élèves lors de la journée « portes ouvertes » de samedi dernier (6 mars 2010), très peu ont été retenues par le Rectorat (voir document ci-joint à la ligne Lycée Charles Gide).

30% de grévistes au lycée Charles Gide d’Uzès : l’arbre qui cache la forêt de mécontents. dans Infos lycée Charles Gide pdf Exploration Gide

Le «rééquilibrage » des séries se fait en dépit du bon sens : série L sans mathématiques obligatoires, série S moins scientifique, série ES lésée par une forte diminution des enseignements économiques et sociaux !

L’accompagnement « personnalisé », en classe entière le plus souvent, est instauré au détriment des heures disciplinaires dont les élèves les plus en difficulté ont bien besoin. Aucune solution pour résoudre les difficultés scolaires en groupe de 10 élèves maximum, ne pourra être mis en place dans notre lycée sans moyens supplémentaires.

Le projet Chatel aggrave les difficultés liées aux effectifs lourds : tronc commun en classe entière en Première, diminution des cours en effectifs réduits en Seconde.

Les nouvelles procédures d’orientation laissent aux élèves et aux familles la responsabilité de leurs choix. 

 

-       Parce que l’exaspération monte dans les salles des profs.

À l’heure où le discours gouvernemental assure être attaché à une éducation pour tous fondée sur l’égalité des chances, à une plus grande place faite aux besoins des élèves en matière de soutien ou d’orientation, le ministre fait exactement le contraire. Il dégrade les conditions de travail des élèves et des enseignants et rejette hors du temps de la classe (accompagnement, stages, cours privés pour ceux qui le peuvent) ce que l’école ne peut plus faire par manque d’heures et de moyens. Supprimer des postes, fermer des classes, autant d’économies qui coûtent cher aux élèves et qu’ils subissent au quotidien. Pourtant les besoins existent et le recours massif aux professeurs contractuels, pour cacher la misère et effectuer les remplacements, en est la preuve.

 

C’est avant tout un choix de société qu’il est urgent de faire valoir.

 

Pour la FSU de l’Uzège : Franck Tichadou


 



Urgent – Ecole recrute retraités, étudiants, pour remplacements

Article Libe.fr

 

Manif paris janv 2010
Trop c’est trop: cinquante parents d’élèves de Pantin, en Seine-Saint-Denis, ont envoyé ce matin à Luc Chatel des recours en indemnisation.  Ils réclament un euro symbolique de « réparation » par jour de cours perdu par leurs enfants parce que leurs enseignants, absents, n’ont pas été remplacés. Pour ces parents exaspérés, le service public a failli. Et le ministre doit répondre. Pas sûr que sa proposition de recourir à des retraités et à des étudiants pour des remplacements suffise à désamorcer la colère.

La démarche de ces familles est inédite. Les absences non remplacées sont traditionnellement un sujet de mécontentement pour les parents. En primaire, les enfants sont répartis en « surnombre » dans d’autres classes et souvent perdent leur temps. Mais ponctuellement, les familles comprennent que le remplacement ne puisse se faire le jour même. De plus jusqu’ici, les plaintes concernaient surtout le secondaire, avec des profs non remplacés parfois pendant deux semaines. Dans le primaire, grâce aux « brigades » de remplacement, le problème semblait moins aigu.

Malgré tout la situation est difficile dans certaines académies comme Créteil. A l’école  Joliot Curie de Pantin, Daniel Garault , représentant des parents d’élèves à l’origine de la révolte, affirme que sa fille Adèle, en CE1, a vu défiler 18 enseignants depuis le CP – une prof partie en congé maternité, ses deux remplaçantes à temps partiel, les collègues qui se sont répartis les élèves, etc.

« En collectant les recours, explique-t-il, je me suis aperçu que mon école n’était pas une exception. Dans les quatre autres où des parents sont mobilisés, il y a au moins une classe où les élèves ont eu au minimum quinze jours de cours non assurés depuis la rentrée ». Le maire de Pantin, le socialiste Bertrand Kern, dont la fille est scolarisée dans l’une de ces écoles, compte parmi les plaignants.

Pour Daniel Garault comme pour les autres parents, il y a en plus une injustice. La Seine-Saint-Denis est particulièrement touchée par la pénurie de remplaçants – sur la seule ville de Pantin, il en manquerait une douzaine. Or la population y est socialement  fragile et les journées perdues pèsent plus lourdement pour ces enfants que pour d’autres. A Joliot Curie, un tiers des familles sont non francophones, une majorité d’origine étrangère. .

Chatel mars 2009 ministre Ind et Consommation (Reuters) L’annonce par Luc Chatel d’une « mobilisation générale » en faveur du remplacement n’a guère impressionné à Pantin. Le ministre a notamment demandé aux Rectorats de « constituer un vivier supplémentaire de contractuels associés: des personnes qui auront déjà été vues par les inspecteurs, et dont on sait qu’on  pourra les appeler au pied levé, pour un ou trois jours, des jeunes retraités de l’Education nationale, des étudiants qualifiés ou adultes diplômés ».

L’annonce a surtout déclenché un tollé parmi les syndicats enseignants – comme le SE-Unsa, Sud Education , le Snalc – , étudiants – l’Unef -, lycéens – la Fidl et l’UNL – ainsi que les chefs d’établissement du SNPDEN.  « Remplacer au pied levé un enseignant dans une classe de maternelle ou de CM2 ne s’improvise pas: cela demande connaissance des niveaux, de la gestion d’une classe et professionnalisme », écrit le SNUipp, principal syndicat du primaire. « Le ministre feint d’oublier qu’à la rentrée, il a supprimé 3000 postes de remplacement », rappelle le SNES, principal syndicat du secondaire, qualifiant Chatel de « pompier pyromane ».

« Ce que nous voulons pour nos écoles de Pantin, ce sont des gens compétents, diplômés, qualifiés, même chevronnés. Car nos enfants ont accumulé des retards. Si le ministre voulait nous être agréable, pour compenser, il pourrait même nous affecter deux enseignants par classe jusqu’à la fin de l’année. Ce ne serait pas de trop pour combler les lacunes des enfants », rêve Daniel Garault.

Ce mercredi, la FCPE (première fédération de parents d’élèves) du 93 organise une réunion d’informations pour les parents intéressés par ce type d’action à 19 heures à la Bourse du Travail de Bobigny. Un avocat expliquera la démarche et les papiers à réunir. Un rendez-vous est ensuite prévu dans trois semaines, pour envoyer les recours au ministre.

Crédits photos: manif à Paris en janvier 2010 (de l’auteure), Chatel encore ministre de l’Industrie et de la Consommation en mars 2009 (Reuters)

 

Article Le Monde.fr

« J’en suis à mon 26e CDD dans l’éducation nationale »

Vacataires, contractuels, TZR (pour titulaire sur zone de remplacement)... Les appellations désignant les professeurs remplaçants renvoient à des statuts différents, mais à une réalité partagée : le sentiment d’être un enseignant « de seconde zone », toujours en « intérim ». Alors que le ministre de l’éducation, Luc Chatel, souhaite s’attaquer au problème du non-remplacement dans l’éducation nationale, des professeurs remplaçants témoignent de leur quotidien.

  • TZR : les fonctionnaires bouche-trous, par Mohamed D.

Je suis professeur titulaire de sciences physiques depuis deux ans en étant titulaire sur zone de remplacement (TZR). Ce statut me paraît corrompu puisqu’il est né de la nécessité de remplacer les professeurs absents (congé de maternité, maladie ou autre). Or ce n’est pas son application, du moins dans mon cas. Je n’ai jamais remplacé personne mais je sers en fait de variable d’ajustement dans la dotation horaire des établissements : en somme, lorsqu’un chef d’établissement a besoin de six heures en physique par exemple, il le signale au rectorat, qui lui donnera un TZR pour six heures. Les TZR ne connaissent donc aucune stabilité dans les établissements (ce qui ne facilite jamais l’assise de l’autorité puisqu’on est perpétuellement « testé » par nos nouveaux élèves).

  • Qui râle le plus fort obtient un remplacement, par G. S.

Je suis enseignant du premier degré affecté au remplacement d’enseignants partis en stage de formation continue (chaque enseignant du premier degré a droit à 36 semaines de formation au cours de sa carrière) en Seine-et-Marne. Mais dans les faits, la formation continue n’existe quasiment plus faute de crédits et j’effectue des remplacements de collègues malades. Le taux de remplacement est de plus en plus faible et nous sommes déplacés en fonction des réactions de mécontentement des parents : qui râle le plus fort obtient un enseignant au détriment d’autres secteurs moins mobilisés.

L’année dernière j’ai été affecté en urgence, fin février, hors de ma zone géographique, dans une classe qui n’avait pas d’enseignant depuis les congés de la Toussaint. Le nombre de remplaçants disponibles est tel qu’en Seine-et-Marne, la continuité de l’enseignement n’est plus garantie. Dans ma circonscription de référence, on compte chaque jour une moyenne de dix absences non remplacées chaque jour, avec un pic à dix-sept en février.

  • Une situation écœurante, par Carine R.

Je suis TZR en lettres modernes depuis dix ans. Au début, la pénibilité du métier (essayez de prendre une classe de collégiens en ZEP en cours d’année…) était compensée par quelques « avantages » : des points pour les mutations, des indemnités correctes, parfois quelques jours de « vacances » entre deux remplacements épuisants. On a supprimé une bonne partie de ces avantages. En dix ans, j’ai eu en tout trois mois sans élèves, et la réalité, c’est qu’à peine un remplacement est fini, on nous appelle pour un autre. Avec des situations aberrantes : être appelée le lendemain de la rentrée de septembre pour un congé maternité prévu depuis avril ; être appelée un lundi (le remplacement précédent s’étant achevé le vendredi soir) pour remplacer une collègue absente depuis deux semaines. La situation actuelle est écœurante. Le rectorat supprime des postes de TZR à la pelle, et après, on se plaint que les profs ne sont pas remplacés. On fait appel à des vacataires sans expérience qui abandonnent devant la difficulté de la tâche : j’ai ainsi été le septième professeur de français d’une classe de quatrième difficile.

  • Une aberration, par Thomas A.

Je suis professeur de lettres remplaçant TZR. Je suis rattaché à un collège dans lequel j’ai quelques classes, mais pas suffisamment pour couvrir mon service. On m’emploie donc à des tâches pour lesquelles je ne suis pas qualifié (tenir le CDI et former des élèves ne parlant pas français). En parallèle, depuis qu’une enseignante en lettres est partie en congé maternité dans ce collège, on a recruté une vacataire qui n’a jamais enseigné pour effectuer le service complet de la collègue arrêtée – alors même que j’ai des heures inemployées qui auraient pu servir à le pallier.

  • La réalité d’un TZR lambda, par Vincent S.

Je suis professeur d’histoire-géographie et j’ai toujours été TZR. Cela fait plusieurs années que j’exerce dans deux établissements en même temps et ces affectations varient d’une année sur l’autre : en cinq ans, j’ai travaillé dans deux lycées généraux, quatre lycées professionnels et quatre collèges. Pratique pour le suivi des élèves ! Bien que titulaire d’un Capes d’histoire-géographie, je travaille régulièrement en lycée professionnel (normalement ces postes sont réservés à des enseignants spécialisés titulaires du concours CAPLP) : donc, la polyvalence est bien de rigueur.

Comment s’investir véritablement dans la vie d’un établissement et améliorer ses pratiques ? Comment construire sa vie quand on sait que les TZR peuvent être envoyés dans des zones limitrophes de la leur (donc, dans un rayon de près de 100 kilomètres, dépassant souvent les contours départementaux) d’une année sur l’autre ?  Quant à la fameuse « sécurité de l’emploi », quid des contreparties ? Nous ne choisissons pas nos lieux de travail, sommes sous-payés au regard de notre niveau d’études, déconsidérés par les parents et notre métier est rendu de plus en plus difficile par les exigences qu’on nous impose et le public que l’on accueille. Mais je reste zen : j’aime (encore) mon métier.

 

Article le Monde

Luc Chatel s’attaque au non-remplacement des enseignants
LEMONDE.FR | 09.03.10 | 07h21  •

Dans un entretien au Parisien mardi 9 mars, le ministre de l’éducation, Luc Chatel, expose son plan contre les absences non remplacées des enseignants et décrète « la mobilisation générale ». « Il faut se mobiliser pour toutes les disciplines, parvenir au remplacement des enseignants, dans le primaire comme dans le secondaire, dans les délais les plus brefs », explique le ministre, pointant « un taux de remplacement », pour les absences de courte durée, qui « n’est que de 19 % dans le second degré ».

M. Chatel estime que cinquante mille des huit cent cinquante-sept mille professeurs sont des remplaçants titulaires et que 10 % d’entre eux dans le primaire et 20 % dans le secondaire ne sont pas assez utilisés. Il préconise donc un système « plus souple », souhaitant « faire bouger les frontières académiques ». « En cas de besoin, le futur responsable [des remplacements] de rectorat devra pouvoir appeler son homologue de l’académie voisine. » Enfin, pour mieux pallier les absences de courte durée, le ministre prône de faire appel à « de jeunes retraités de l’éducation nationale, des étudiants qualifiés ou adultes diplômés ».

Le père d’une élève scolarisée à Pantin, en Seine-Saint-Denis, avait annoncé le 15 février avoir déposé plainte contre le ministre de l’éducation nationale « pour faute grave d’organisation du service public de l’éducation », déplorant « des problèmes de remplacement intenables ». « Il manque de façon régulière sur la commune douze à treize enseignants, l’équivalent d’une grosse école », avait affirmé Daniel Garault, délégué FCPE élu des parents d’élèves, père d’une élève en CE1 à l’école Joliot-Curie, dénonçant « des problèmes de remplacement intenables à Pantin, et plus largement dans l’académie de Créteil ». M. Garault avait appelé à « un dépôt de plainte collectif » des parents d’élèves, le 9 mars, au tribunal administratif de Montreuil.

Le Monde.fr avec AFP

 

Article Le Figaro.fr

Le plan Chatel contre l’absentéisme des profs

Par Charlotte Menegaux
09/03/2010 | Mise à jour : 12:13
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Selon la FCPE, le non-remplacement des professeurs absents ferait perdre en moyenne une année de cours sur l'ensemble de la scolarité d'un enfant.
Selon la FCPE, le non-remplacement des professeurs absents ferait perdre en moyenne une année de cours sur l’ensemble de la scolarité d’un enfant. Crédits photo : AFP

Le ministre de l’Education nationale entend demander aux recteurs de se mobiliser pour améliorer les remplacements. Quitte à faire appel à des étudiants ou des retraités.

Urgent - Ecole recrute retraités, étudiants, pour remplacements dans Revue de presse coeur-La FCPE (première fédération de parents d’élèves) ne cesse de le rappeler, un élève perdrait en moyenne, sur l’ensemble de sa scolarité, un an en temps de cours non remplacé. «Avis de mobilisation générale à tous les échelons de l’Education nationale» lance le ministre, mardi. Avant de réunir les recteurs dans la matinée, Luc Chatel dévoile son plan pour mieux remplacer les professeurs absents dans Le Parisien. Il confirme en fait les pistes déjà évoquées par Le Figaro en janvier dernier. Le point sur ses propositions :

«Enclencher la recherche de solutions dès le premier jour». Luc Chatel estime que, dans le primaire comme dans le secondaire, l’absence d’un enseignant doit être réglée au plus vite. Actuellement, un délai de carence fait qu’une absence est signalée au rectorat au bout de quatorze jours ouvrables. En deçà, elle est gérée en interne par l’établissement.

«Concentrer les moyens» sur les absences de courte durée. Comme le rappelle le ministre de l’Education nationale, le taux de remplacement des absences de moins d’une semaine les plus imprévisibles-, n’est que de 19%. A l’inverse, il est respectivement de 91,3 et 92% dans le primaire et le secondaire, en ce qui concerne les absences de plus de quinze jours. Or, un tiers des absences imprévisibles (maladie, accident…) ne durent qu’une journée, et les trois quart sont inférieures à six jours.

«Instaurer un pilote chargé du remplacement». Chaque chef d’établissement devra désormais désigner un responsable en la matière. Aucun collègue ne peut remplacer, au pied levé, un professeur absent ? Dès le premier jour, le «pilote» devra faire appel au rectorat, où un «interlocuteur dédié à ce seul problème» tentera de lui apporter la meilleure réponse. Le ministre ne dit pas qui occupera ces fonctions dans les structures existantes.

«Faire bouger les frontières académiques». Les futurs responsables de rectorat devront pouvoir contacter l’académie voisine, en cas de manque de remplaçants dans leur propre académie. Le ministre de l’Education nationale ne précise pas dans quelles limites ce dispositif pourra être utilisé. Mais il cherche visiblement à assouplir les règles qui distribuent actuellement les remplaçants par académie.

«Faire appel à des retraités de l’Education nationale, des étudiants ou adultes diplômés». Peu avare en chiffres, Luc Chatel rappelle que 10% (en primaire) et 20% (en secondaire) des 50.000 remplaçants titulaires ne sont pas «pleinement utilisés». Il cherche donc à «améliorer le vivier de remplaçants» de chaque rectorat. Comparant les étudiants qualifiés aux internes de médecine, Luc Chatel estime que «c’est devant les élèves qu’on apprend le mieux à enseigner». Il n’envisage l’utilisation de ce «vivier supplémentaire de contractuels associés» que pour des remplacements courts, de un à trois jours. S’il ne précise pas ce qu’il entend par «adulte diplômé», il indique que ces nouveaux contractuels «auront déjà été vu par les inspecteurs».

 

 


Les principales Fédérations de parents d’élèves sont globalement satisfaites que le gouvernement se saisisse du problème. Les réactions de leurs présidents : 

Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (première fédération de parents d’élèves, classée à gauche) : «Aujourd’hui, les recteurs ne peuvent pas quantifier les heures d’absence de profs car il n’y a aucun outil spécifique. On va désormais acquérir plus de transparence sur le sujet. Enfin, le gouvernement reconnaît la légitimité de nos revendications. Cela fait des années que l’on met l’accent sur la nécessité de remplacer les profs absents, et ce dès le premier jour d’absence. Il faut désormais voir ce que cela va donner sur le terrain. Je ne crois pas beaucoup à l’idée d’élargir les frontières académiques. Où va-t-on fixer les limites ? Où va-t-on placer le bureau des remplacements -qui doit effectivement absolument être créé ? Ce qui nous dérange surtout, c’est que ce ne soit pas un enseignant qui remplace un enseignant. Les professeurs retraités, pourquoi pas, mais il ne s’agit pas vraiment d’une solution pérenne pour les élèves. Pour les étudiants, c’est compliqué. Ils doivent être accompagnés pendant leur formation, on ne peut pas les abandonner comme ça devant une classe inconnue pour quelques jours… Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités jusqu’au bout et qu’il crée des postes d’enseignants remplaçants. Des milliers d’entre eux ont été supprimés par l’ancien ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, il va falloir corriger le tir si on veut aller au bout des choses».

Philippe Vrand, président de la PEEP (deuxième fédération de parents d’élèves du public, classée à droite) : «L’absentéisme des profs dure depuis trop longtemps, les parents en ont ras-le bol ! Les deux pistes de réflexions que nous défendons depuis longtemps ont été prises en compte : la gestion des ressources humaines doit être géographiquement plus souple, et le délai de carence de quatorze jours avant de déclarer un prof absent auprès du rectorat doit être supprimé. Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, se saisit du problème et nous en sommes satisfaits. Il faut maintenant que ces propositions soient appliquées. Pour ce faire, regardons en interne : pourquoi ne pas envisager un vivier de remplaçants titulaires à disposition des établissements scolaires ? Les enseignants ne pourraient-ils pas rester 2 ou 3 heures de plus par semaine (payées en heures supplémentaires) pour être disponibles au pied levé en cas d’absences d’autres profs ? Je sais qu’ils ont beaucoup de travail en amont et en aval de leurs cours, mais peut-être qu’ils peuvent participer à l’effort collectif ? Nous pensons également qu’il faut travailler sur la polyvalence des enseignants (certains d’entre eux sont tout à fait capables, par exemple, d’assurer un remplacement en géographie alors qu’ils sont profs de français). Quant à l’idée de faire appel à des retraités de l’Education nationale volontaires : je dis pourquoi pas. Je pense également que des gens en formation qui se prédestinent à être enseignants peuvent tout à fait faire l’affaire. Donnons-nous les moyens d’assurer tous les cours pour la réussite de nos enfants.»

 

Article 20 Minutes.fr

Luc Chatel dévoile son plan pour pallier les absences non remplacées des enseignants

EDUCATION – Il veut notamment faire appel à des étudiants ou des retraités de l’Education nationale…

Luc Chatel décrète la «mobilisation générale». Réunissant les recteurs ce mardi, le ministre de l’Education nationale entend remédier rapidement au casse-tête des enseignants non remplacés en cas d’absence. Le vrai problème concerne particulièrement les absences courtes, pour lesquelles «le taux de remplacement n’est que de 19% dans le secondaire», estime Luc Chatel, interrogé dans Le Parisien de ce mardi.

Les solutions envisagées? D’une part, faire appel à des «contractuels associés», soit «des étudiants qualifiés, des adultes diplômés ou des jeunes retraités de l’Education nationale». Et, d’autre part, mettre fin aux frontières académiques, qui empêchent les remplaçants titulaires de pouvoir donner cours dans d’autres académies que la leur. Luc Chatel estime en effet que 50.000 des 857.000 professeurs sont des remplaçants titulaires et que 10% d’entre eux dans le primaire et 20% dans le secondaire «ne sont pas pleinement utilisés».

Un «monsieur remplacement»

L’objectif pour les recteurs sera alors, dans un premier temps, de nommer un «monsieur remplacement», soit un interlocuteur que les établissements pourront appeler à la première heure pour leur trouver un remplaçant. Ensuite, d’ici à la rentrée prochaine, le ministre demande aux recteurs de se constituer un vivier de «contractuels associés», ces remplaçants d’un nouveau genre qui seront supervisés par des professeurs expérimentés.

Cette annonce intervient alors qu’une journée nationale de grèves et de manifestations se profile vendredi à l’appel des syndicats de l’enseignement pour protester contre les réformes dans l’éducation. De même, des fédérations de parents d’élèves de Seine-Saint-Denis continuent depuis plusieurs semaines de déposer des recours devant les tribunaux administratifs pour des problèmes de remplacement.

 

 

 

 



TOUS EN GRÈVE LE VENDREDI 12 MARS !

Logo FSUAG des grévistes à 11h à la FSU
Pour discuter des suites rapides à donner à l’action,
débattre d’une nouvelle grève en mars,
et donner à l’éducation toute sa place
dans la journée de mobilisation interprofessionnelle du 23 mars.

MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE
14H30 NÎMES, MAISON CARRÉE

Pour la section départementale
Bertrand Humeau



« Remplacements : les bricolages de Luc Chatel »

Mardi 9 Mars 2010

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Dans une interview parue dans Le Parisien, Luc Chatel annonce un « plan de mobilisation générale » pour le remplacement des absences de courte durée des enseignants. Pour l’Union Nationale Lycéenne, le Ministre a raté une occasion de se taire.

 

 

De l’hypocrisie à peine voilée

 

Même si c’est un problème, le quotidien des élèves n’est pas accablé par l’absence un mardi de la prof de français entre 10h et midi ! Les classes surchargées, la sélection sociale par le tri scolaire au moment des choix d’orientation, les absences de longue durée non remplacées par manque d’enseignants, ou la quasi-impossibilité de raccrocher aux cours que l’on aurait mal compris : voilà l’indigestion dont nous souffrons le plus.

 

Mais nous pensons que Luc  Chatel n’a pas complètement tort lorsqu’il affirme qu’il «n’y a pas de problèmes partout» : les suppressions de postes et le démantèlement de la carte scolaire pèsent avant tout sur les établissements déjà affaiblis. S’il devient évident aux yeux de tous que Luc Chatel ne peut plus se cacher derrière son volontarisme aussi verbal que politique, il y a longtemps qu’il ne fait plus illusion auprès de la communauté éducative. Le Ministre renforce aujourd’hui la charpente d’un système scolaire à deux vitesses qui laisse de côté la majorité des jeunes.

 

Oser appeler en renfort des retraités, alors que se profile un débat absurde pour l’Education Nationale sur l’âge de départ à la retraite, ou des étudiants non formés à l’enseignement, c’est vraiment être à court d’arguments pour défendre la réduction des moyens !

 

Enseigner est un métier qui s’apprend !

 

Croire que le « compagnonnage » comblera l’absence totale de formation d’enseignants dans un système dont les méthodes pédagogiques montrent déjà leurs limites c’est institutionnaliser le bizutage comme mode de formation professionnelle.

 

Il y a un mois, dans une tribune commune avec Philippe Watrelot, Président du CRAP-Cahiers Pédagogiques et Jean-Jacques Hazan, Président de la FCPE, l’Union Nationale posait déjà la question « Comment peut-on croire qu’être excellent en géométrie algébrique ou en littérature médiévale suffit pour apprendre l’addition et la lecture à des CP, la rédaction à des collégiens, la maitrise des outils de communication numérique à des lycéens ? »

 

L’Union Nationale Lycéenne réitère donc au Ministre qu’il faut d’urgence :

 

-       Mettre fin aux suppressions de postes dans l’Education Nationale

-       Recruter du personnel d’encadrement qualifié dans les lycées

-       Remettre à plat la réforme de la formation des enseignants.

 

Comment ce gouvernement peut-il vanter sans honte les mérites du « nouveau lycée » dans des spots publicitaires à la radio quand il répond en même temps à des problèmes qu’il a lui-même créés ?

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Manifestation vendredi 12 mars 2010 des enfants, parents, étudiants et enseignants

 NOUS, PARENTS D’ELEVES,

 

Sommes solidaires des enseignants qui refusent la dégradation sans précédent des conditions d’exercice de leur métier.

 

Nous sommes conscients « qu’en bout de chaîne », ce sont les enfants qui font les frais :

-       De l’insuffisance croissante de la formation des enseignants

-       Des effectifs croissants dans les classes de primaire et de secondaire

-       Des modifications structurelles des dotations globales horaires, et de leur réduction en volume

-       Des dysfonctionnements du système de remplacement des enseignants absents

-       De l’accroissement des tâches administratives et/ou informatisées, qui empiètent sur le temps de préparation et soulèvent des problèmes éthiques fondamentaux sur le fichage des élèves.

 

C’est pourquoi, nous proposons de prolonger le mouvement de grève des personnels de l’Education Nationale par une descente aux flambeaux, et les invitons  à y participer.

 

Manifestation vendredi 12 mars 2010 des enfants, parents, étudiants et enseignants

 

18h è au départ du Métro Jolimont, descente aux flambeaux

 

Nous, parents d’élèves, soutenons tous les enseignants qui, d’une manière ou d’une autre, en résistant ouvertement, ou passivement, tentent d’entraver le mouvement de démantèlement de l’école publique. Nous nous opposons aux réformes qui organisent sciemment et institutionnalisent l’inégalité scolaire.

 

Organisateurs : le collectif 31 des parents et salariés de l’Education  nationale de défense de l’école publique – parents31@abri31.org

 


 



Lettre ouverte aux candidat(e)s aux élections Régionales 2010

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Paris, le 25 Février 2010

Lettre ouverte aux candidat(e)s aux élections Régionales 2010

Madame, Monsieur,

Candidat(e) aux élections régionales,

A l’heure où une crise économique et sociale sans précédent frappe notre pays, les jeunes sont manifestement les premières victimes. La forte hausse du chômage et de la précarité chez les 15-24 ans sont autant de freins à leur émancipation intellectuelle et matérielle.

Dans un tel contexte, aggravé par les politiques gouvernementales de casse des Services Publics dans tous les secteurs : école, culture, transports, santé, poste… Il nous apparait essentiel de trouver les moyens suffisants afin d’apporter des réponses concrètes aux attentes et besoins des lycéens d’une part, et de l’ensemble de la jeunesse d’autre part.

Nous réaffirmons que le lycéen a des besoins (matériels, entre autres) spécifiques à sa condition et à son âge : trousseau professionnel, fournitures scolaires (manuels, clé USB, ordi, stylos, cahiers, etc.), transports, accès aux lieux et objets de culture, mobilité didactique, alimentation, santé…

Au vue de la décentralisation des pouvoirs, les régions se sont vues attribué de nouvelles compétences. C’est ainsi, qu’il nous apparait pertinent de permettre, grâce à ces dernières, l’épanouissement de chacun, notamment en obtenant des tarifs préférentiels sur certains besoins, voire leur gratuité.

Nous portons une conception de Services Publics gratuits, efficaces, solidaires, laïques ; d’une jeunesse autonome tant sur le plan intellectuel que financier, d’une école plus juste, plus ouverte, plus vivante et plus démocratique. De cette conception, nous considérons qu’il faut donner tous les outils aux jeunes pour favoriser leur émancipation.

Sur le plan éducatif, en réformant profondément l’ensemble du système d’éducation, mais aussi sur le plan social en permettant à tous les jeunes d’accéder aux soins vitaux, aux transports scolaires de manières gratuite, et plus facilement aux ressources culturelles.

Cette émancipation passe nécessairement aussi par une amélioration de leur condition d’étude et de vie en leur permettant d’accéder plus facilement aux MJC et aux MDL, de vivre correctement dans les internats, de manger correctement dans les cantines scolaires, en leur offrant les fournitures scolaires qui peuvent être un frein à leur réussite scolaire etc. Il est, de fait, aussi nécessaire de favoriser les voyages internationaux des jeunes pour les ouvrir sur le monde et donner le droit à tous les jeunes de pouvoir partir en vacances.

C’est pour permettre l’émancipation de tous les jeunes que l’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen de France, vous propose d’inclure dans votre programme électoral les propositions suivantes :

Supprimer les barrières géographiques : Des transports de qualité !

Les jeunes sont des utilisateurs réguliers des transports en commun pour accéder à leurs établissements ou lieux de loisirs et de culture. C’est pourquoi l’UNL demande la gratuité des transports en commun pour tous les lycéens, ainsi que des tarifs préférentiels et de nouveaux services pour favoriser la mobilité des jeunes.

 

Un accès à la Santé facilité

Pour permettre à tout les lycéens d’accéder facilement à la Santé et privilégier ainsi leur bien être, l’UNL propose la présence d’une infirmière formée ainsi que d’un psychologue, à plein temps, dans tous les établissements. Leur rôle étant d’être à l’écoute de tous les jeunes et de répondre aux difficultés auxquelles ils doivent faire face. En parallèle il est nécessaire de lancer, dans chaque région, des campagnes de prévention sur les risques liés à la jeunesse (conduites à risque, alcool, tabac, drogue, sida…).

Enfin, les coûts de certains frais médicaux étant lourds, nous proposons que ceux ci (visites chez le médecin, chez le gynécologue, chez le psychologue, moyens de contraception…) soient pris en charge par la région à travers des chèques Santé.

 

Permettre l’émancipation de tous  par un accès facilité à la culture, au sport et aux loisirs

Pour assurer l’émancipation intellectuelle de tous, l’UNL demande un accès facilité à la culture par la gratuité des musées, expositions et bibliothèques pour tous les jeunes. De plus, car les lycéens sont souvent dépendant financièrement et ont des conditions différentes, nous demandons la mise en place d’une Carte Lycéenne de réduction pour les livres, CD, DVD, théâtre, opéra, cinéma. Aussi, les moyens des Centre de Documentation et d’Information (CDI) doivent augmenter pour permettre à chaque lycéens de mieux y travailler et s’informer notamment en garantissant à tous un accès gratuit à la presse quotidienne. Enfin, car les licences sportives sont souvent chères, nous demandons des aides aux associations sportives pour qu’elles appliquent des tarifs réduits pour les jeunes, qui pourront ainsi découvrir et s’épanouir dans le sport de leur choix.

 

Développer les internats et les lieux de rencontres entre jeunes

Le lycée est un espace dans lequel les lycéens passent une grande partie de leur temps, si ce n’est la majorité. Il doit donc être un cadre de vie agréable qui nécessite aujourd’hui par exemple : un ré aménagement des foyers, des internats, une restauration des bâtiments… Une ambiance qui doit être présente dans l’ensemble de la zone : espaces verts, cadre de « détente »… Bien entendu, les élèves (via la CVL) doivent être intégrés à ce processus.

De plus, pour favoriser les rencontres et l’émancipation de tous, nous demandons à ce que les régions encouragent financièrement la création d’espaces de rencontre, d’échange, d’activités communes : les Maisons Des Lycéens dans les lycées ou même les MJC dans les villes.

Enfin, pour que tous les lycéens habitant loin de leur établissement puissent bénéficier d’une place en Internat, nous demandons une limite de prix maximum correcte et des tarifs dégressifs en fonction des revenus des parents.

 

Garantir un repas de bonne qualité pour tous les élèves

Le système de restauration scolaire fait partie intégrante de l’école. Il nous apparaît légitime, pour la santé, le bien être de tous mais surtout pour garantir l’accès égal à l’éducation, que les régions assurent le financement dans tous les établissements, d’un service de restauration équilibré, dont le prix serait harmonisé : prix maximum raisonnable et des tarifs dégressif selon les revenus des parents.

 

Les fournitures scolaires : supprimer les barrières d’accès à une éducation de qualité

Les fournitures scolaires sont des outils nécessaires à tous les lycéens mais qui supposent un coût important pour les familles à chaque rentrée scolaire voir même au cours de l’année. Nous rappelons tout d’abord l’importance d’offrir à tous les lycéens des manuels scolaires gratuits, et nous demandons de surcroit, la prise en charge des trousseaux professionnels.

 

L’essentiel informatique pour tous les lycéens

L’informatique et l’outil Internet, sont devenus des outils souvent incontournables pour les lycéens dans leurs recherches documentaires ou autres. Ils constituent également un support de découverte et d’échange avec le monde extrêmement large, diversifié, et qui sont source de formation. C’est pourquoi nous demandons que chaque  lycéen puisse bénéficier d’un ordinateur de qualité et performant pour leur permettre de se former à l’utilisation des outils technologiques qu’ils devront utiliser tout au long de leur vie. Ces ordinateurs devront être notamment équipés de logiciels particulièrement pour les lycéens en voie professionnelle et technologique (SI).

 

Un voyage à l’étranger (a minima) pour tous les lycéens au cours de leur scolarité

Nous avons la volonté de voir le lycée s’ouvrir au monde extérieur. C’est pourquoi les voyages ou échanges scolaires avec d’autres pays nous apparaissent comme des expériences enrichissantes pour les lycéens qui découvrent de nouvelles cultures, perfectionnent leur apprentissage de la langue… C’est pourquoi nous désirons que les régions financent les voyages et échanges avec l’étranger pour tous les lycéens (sans exception), notamment avec la création de partenariats efficaces avec différents partenaires dans le monde (universités, instituts de recherche, ONG, association d’éducation populaire internationale…) afin que chacun ait l’occasion au moins une fois de découvrir un autre pays.

 

Un droit aux vacances scolaires pour tous !

« Dans une société où le départ en vacances constitue le modèle social pour une majorité d’enfants et d’adolescents, ne pas partir en vacances représente une inégalité et une injustice sociale majeure. » 

 

Le droit aux vacances n’est malheureusement pas effectif pour tous les lycéens à cause du manque de moyens des familles. Pourtant les vacances sont nécessaires au bien être et la l’émancipation de chacun. Aussi, pour que tous les lycéens puissent bénéficier de cette ouverture, nous demandons le développement des échanges entre les régions et des organisations d’activités culturelles, sportives, d’éducation populaire… afin d’organiser ces départs en vacances.

 

Les lycéens attendent de véritables engagements pour répondre à leurs attentes et à leurs besoins. Faire le choix d’investir dans la jeunesse et dans l’École, c’est faire un véritable choix de société. En espérant que vous porterez dans votre projet un choix de société important afin de mettre tous les moyens dans l’avenir de notre pays.


 



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