Suppressions de poste : Les parents protestent

Article Le café pédagogique

Après la publication par le Café pédagogique, le 31 mai, de documents ministériels proposant des pistes pour les suppressions de postes, le 1er juin a été marqué par de nouvelles déclarations des syndicats et  des parents. 

 

Suppressions de poste : Les parents protestent  dans Actualités hazan2« L’Education nationale va encore devoir payer un lourd tribut au dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite imposé par Nicolas Sarkozy », estime la Fcpe.  « L’heure est au raclage de fonds de tiroirs et au grignotage !… La règle idéologique des suppressions de postes va notamment obliger le ministre de l’Education nationale à avouer ce que son prédécesseur n’avait jamais reconnu : les suppressions de postes ne peuvent se faire sans dégradation notable des conditions d’accueil des élèves ».

 

La Peep, seconde association de parents, cherche une position médiane mais critique les suppressions de postes.  » S’il est évidemment compréhensible que le ministère réfléchisse au fonctionnement rationnel de notre système éducatif car c’est bien son rôle, il ne faut pas que la logique purement mathématique prévale », note la Peep. Critiques aussi sont les lycéens de la SGL.  » en indiquant comme levier l’augmentation du nombre d »élèves par classe, le ministère veut conduire ouvertement à une surcharge de ces dernières, qui aboutira logiquement à la fin d’une éducation personnalisée pendant les cours par les professeurs, se trouvant en situation d’un trop plein d’élèves à suivre. Ainsi, les cours s’assimileront plus à un « gavage  intellectuel » stérile (du fait du trop grand nombre d’élèves) qu’à des moments de transmissions de savoirs et d’épanouissement personnel, c’est un véritable retour en arrière ! »

 

Déçus, les enseignants du privé de la Fep Cfdt soulignent la mise en danger des réformes. « Loin de toute considération éducative, le ministère abat ses cartes et sans vergogne démontre que la seule finalité à toutes les réformes engagées est d’ordre économique. » C4est avec ironie que les inspecteurs du Si.en Unsa réagissent au plan CHatel, proposant au ministre d’autres pistes pour ses économies avant de qualifier ses mesures  de « criminelles pou r l’école’.


Communiqué Fcpe

Suppressions de postes : bas les masques ! – 31 mai 2010 :

A la rentrée 2011, ce sont à nouveau 16 000 postes qui devront être supprimés dans l’Education nationale. Pour résoudre l’équation, le ministre a choisi sa ligne de conduite : « il n’y a pas de petites économies ». L’heure est au raclage de fonds de tiroirs et au grignotage !

shim dans Associations de Parents

 

L’Education nationale va encore devoir payer un lourd tribut au dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite imposé par Nicolas Sarkozy depuis son élection. A la rentrée 2011, ce sont à nouveau 16 000 postes qui devront être supprimés dans l’Education nationale. Pour résoudre l’équation, le ministre a choisi sa ligne de conduite : « il n’y a pas de petites économies ». L’heure est au raclage de fonds de tiroirs et au grignotage !

Le ministère prévoit ainsi explicitement d’augmenter le nombre d’élèves par classe. La règle idéologique des suppressions de postes va notamment obliger le ministre de l’Education nationale à avouer ce que son prédécesseur n’avait jamais reconnu : les suppressions de postes ne peuvent se faire sans dégradation notable des conditions d’accueil des élèves.

Dans le premier degré, contrairement aux engagements pris jusqu’à présent par le ministre, la suppression pure et simple des RASED est de nouveau à l’étude. Et pour gagner encore des postes, la scolarisation des moins de trois ans servira, une fois encore, de variable d’ajustement.

A partir de septembre 2011, chaque année 50 000 élèves supplémentaires frapperont à la porte des collèges, du fait du « baby-boom » des années 2000. Pourtant, les propositions ministérielles sont de surcharger encore davantage les effectifs des classes et de supprimer les itinéraires de découverte, seul dispositif interdisciplinaire permettant aux élèves de trouver du sens à l’empilement de disciplines sans lien apparent entre elles.

S’agissant des problèmes de remplacement – dont le ministre a reconnu qu’ils mettent à mal la continuité du service public – au lieu de rétablir les 3 000 postes d’enseignants remplaçants supprimés par Xavier Darcos, le ministère envisage plutôt le recours à des étudiants et des non titulaires sans formation sur les remplacements courts.

Face à la crise actuelle, le seul investissement possible, c’est l’éducation !

La FCPE appelle à une riposte commune du collectif « l’Education est notre avenir » contre ces mesures.

 

Communiqué Peep

L’éducation doit être une grande cause nationale !

La PEEP s’étonne d’apprendre, par voie de presse, les nouvelles mesures relatives à la gestion des moyens de l’Education nationale.

Pour notre Fédération, la question des moyens ne doit pas être la question centrale. La seule et unique préoccupation des parents PEEP est et restera la qualité de l’enseignement due à nos élèves, quel que soit leur niveau scolaire.

En conséquence, s’il est évidemment compréhensible que le ministère réfléchisse au fonctionnement rationnel de notre système éducatif car c’est bien son rôle, il ne faut pas que la logique purement mathématique prévale. Les simulations théoriques, faciles à concevoir, se heurtent ensuite à la réalité du terrain, aux conditions de vie des élèves et des professeurs ainsi qu’aux nombreuses situations particulières.

Certes, il est clair que l’augmentation des moyens n’est pas la solution pour améliorer notre système éducatif, sinon nous aurions le meilleur du monde. Pour autant, il y a des seuils à ne pas franchir et le non-remplacement des professeurs absents est à cet égard particulièrement révélateur.

Pour la PEEP, l’éducation doit être une grande cause nationale ; elle est le socle qui permet de former nos enfants à devenir les adultes de demain. C’est pourquoi, au-delà des polémiques et des batailles de chiffres, il nous revient de veiller aux conditions dans lesquelles les élèves vivent leur scolarité. Dans un temps où chacun sait quand même que c’est l’ensemble de notre société qui devra faire quelques efforts dans un esprit de solidarité nationale, il convient de préserver la qualité de notre Ecole.

Dans cette perspective, la PEEP sollicite une audience auprès du ministre de l’Education pour faire le point sur les mesures envisagées et lui faire part de l’inquiétude légitime des parents.

Le 1er juin 2010

 

 

Les documents ministériels



La mastérisation attaquée au Conseil d’Etat

Manif mastérisation

Article Libé.fr
La réforme de la formation et du recrutement, dite mastérisation, des enseignants continue de secouer le monde éducatif. Les contestataires n’ont pas baissé les bras et persistent dans leur opposition. Lire par exemple ces notes de février et mars dernier sur ce blog.  Elle prend aujourd’hui une nouvelle forme avec la mise en cause d’une circulaire et des arrêtés ministériels pris début mai.

Voici le communiqué commun des trois organisations – la FCPE, SUD-Education et SLU qui attaquent la réforme du recrutement et de la formation des enseignants devant le Conseil d’État :

«La réforme du recrutement et de la formation des enseignants a été unanimement rejetée par l’ensemble de la communauté éducative (parents, enseignants, universitaires, formateurs, inspecteurs, chefs d’établissement, étudiants, syndicats, sociétés savantes et associations) : depuis deux ans, il n’a jamais été tenu compte des analyses, des protestations, de la mobilisation et des manifestations ; depuis deux ans, les organismes paritaires ont exprimé un rejet toujours plus large des principes et des objectifs de la réforme comme de la méthode utilisée pour imposer une réforme nocive. Tous ont été méprisés, leurs rôles et fonctions bafoués.

En conservant l’objectif de placer en responsabilité quasiment à temps plein devant les élèves des fonctionnaires-stagiaires non formés à la pédagogie, le gouvernement fragilise tous les acteurs du système d’éducation nationale, à commencer par les enfants et les enseignants. À ce jour, cette réforme se révèle plus ubuesque, plus dangereuse, plus destructrice du service public d’éducation nationale qu’elle ne l’a jamais été. La FCPE, SUD-Education et SLU considèrent que plusieurs dispositions des textes publiés en rafale dans la semaine précédant l’ouverture des inscriptions aux concours soulèvent des interrogations majeures quant à leur légalité. Le 2 juin 2010, les trois organisations ont donc déposé conjointement 6 requêtes assorties de demandes de référé-suspension auprès du Conseil d’Etat contre certains textes de la réforme de recrutement des enseignants, et notamment :

1/ la circulaire du 25 février 2010 relative au dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation des enseignants stagiaires des premier et second degrés et des personnels d’éducation stagiaires ;

2/ Les arrêtés du 5 mai 2010 autorisant l’ouverture de différents concours de recrutement (PE, CAPES, CAPLP, CAPEPS, CPE).»

Des informations plus complètes sur ce sujet sont disponible ici sur le site de Sauvons l’Université.



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