Retraites : Les syndicats donnent rendez-vous le 7 septembre

Article le café pedagogique

Sept confédérations, CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, ont annoncé le 29 juin une journée nationale de grèves et de manifestations, le 7 septembre, contre le projet ide réforme des retraites.

 

Retraites : Les syndicats donnent rendez-vous le 7 septembre dans Actualités manif0610« Cette réforme, une des plus dures d’Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors », notent les syndicats. « Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l’Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise. Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l’été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires ».

 

Mais c’est au moment de l’ouverture de la discussion du projet de loi au Parlement que les syndicats entendent faire presssion. « Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s’ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d’ampleur ».

Communiqué

 



POUR UN MOUVEMENT SOCIAL FORT À LA RENTRÉE !

AG des Collectifs École en Danger du Rhône mercredi 23 juin à 18h30 à la Maison de l’Éducation Lyon Croix-Rousse (21, rue des Tables Claudiennes 69001 Lyon)

Grève du jeudi 24 juin : départ de la manifestation à 10h30 à l’Ancienne Manufacture des Tabacs.


La réforme des retraites mise en œuvre par le gouvernement est un non-sens total.
Actuellement, moins de 30 % des salariés travaillent encore au moment de prendre leur retraite. Le pot de départ à la retraite du film « Mammuth » est de moins en moins la norme. Décaler l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans signifie donc diminuer encore les pensions de retraite et priver encore davantage les jeunes des emplois dont ils ont besoin.
En quelques décennies, la part des salaires dans le PIB a chuté de 10 points, au profit des seuls actionnaires, car l’investissement, la recherche et les services publics ont eux aussi régressé. Le chômage réel, la précarité ou l’exclusion concernent beaucoup plus de monde que le taux « officiel » du chômage. Près de 20 % de la population souffre d’une insuffisance criante de revenus.
Ces hold-up légalisés fragilisent énormément l’équilibre des régimes de retraite.
Les arguments démographiques mis en avant par le gouvernement sont infondés. Le taux de fécondité français est le plus fort d’Europe. Les prévisions de démographes alarmistes d’il y a une vingtaine d’années se sont révélées inexactes. Prolonger le travail théorique à 62 ans, en attendant pire, c’est la plus mauvaise solution, inefficace économiquement, scandaleuse sur le plan éthique. Car elle va à contre-courant des progrès de civilisation. Tout comme les heures supplémentaires et le « travailler plus » de Nicolas Sarkozy vont à contre-sens de l’inévitable réduction du temps de travail, qui ne se concrétise pas par choix politique. Sinon comment expliquer que la formidable explosion des gains de productivité des quarante dernières années en France n’ait pas permis une réduction des heures réellement travaillées par semaine ?
Il faut en finir avec les privilèges des actionnaires, des banques, des spéculateurs.
Il faut en finir avec le mythe de la croissance, car la croissance ne crée plus d’emplois depuis 30 ans.
Il faut par contre anticiper les inévitables crises environnementales (fin du pétrole, bouleversements climatiques, atteintes à la biodiversité …) et sociales (précarisation, exclusions, tensions Nord-Sud …) en transformant l’économie, au service de l’homme, de l’environnement, des générations futures, par des investissements massifs, socialement et environnementalement utiles, créateurs d’emplois. Il faut développer les services publics et non les sacrifier.
Il faut négocier un partage du travail avec souplesse, sans précarité, sans dégradation des conditions de travail.
Il faut faire de la fin de carrière un moment privilégié pour transmettre l’expérience professionnelle aux jeunes tout en diminuant progressivement son temps de travail, sans perte trop sensible de revenus. La retraite ne devrait plus être brutale et anonyme.
Si la politique du gouvernement est inacceptable, la riposte des syndicats nationaux est insuffisante. Les grèves d’un jour à répétition permettent de mettre un peu la pression et de compter les faibles troupes dans les manifestations mais le gouvernement s’en moque.
En outre, les fédérations syndicales manquent d’ambition et d’imagination, tant sur le fond (les arguments et propositions ci-dessus sont peu portés par elles) que dans la méthode de mobilisation. La pratique d’assemblées générales des grévistes et de groupes de travail de la base, par professions et sur le plan interprofessionnel, pour établir démocratiquement des propositions, fait cruellement défaut.
Dans l’Education nationale, les mesures dignes d’une comptabilité d’épicier des ministres successifs (faire du chiffre) sont très cohérentes. Elles préparent la casse du service public, elles instaurent une gestion autoritaire des personnels inspirée de France Télécom, elles méprisent les élèves. La formation est sacrifiée, la pédagogie est remplacée par une instruction rétrograde, les enseignants deviennent des transmetteurs de données pour ficher, trier et exclure la jeunesse.
Profitons de la journée de grève du jeudi 24 juin pour lancer la réflexion, professionnellement ou inter-professionnellement, sur un mouvement social fort à la rentrée.
Comme pistes d’action :
- réfléchir à l’opportunité de faire grève symboliquement le jour de la rentrée, pour informer les parents, les citoyens, les élus et les médias des graves attaques contre le service public de l’Education Nationale, pour préparer un mouvement social fort.
- réfléchir aux modes d’action pour la suite : redynamiser les collectifs locaux parents enseignants de défense de l’école publique, de résistance à la politique libérale et de propositions dans le sens de l’intérêt général.

 

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Rengagez-vous ! : le rectorat de Lyon rappelle les retraités ! ! !

Travailler plus longtemps pour gagner plus… La devise est aussi appliquée par le rectorat de Lyon, en charge de la gestion des postes enseignants dans l’académie (Ain, Rhône, Loire). Ainsi, les enseignants qui doivent partir à la retraite à la prochaine rentrée ont récemment reçu un courrier. Leur administration les informe qu’ils peuvent « poursuivre leur activité enseignante au sein des collèges et lycées de l’académie ». Le courrier précise que l’activité est rémunérée « sous forme d’heures de vacations (34,30 euros bruts de l’heure) et cumulable avec votre pension ». Il ne manque pas, en conclusion, d’inviter les intéressés à faire acte de candidature en leur précisant qu’ils peuvent y indiquer le type d’établissement qu’ils préfèrent, leurs disponibilités et leurs préférences géographiques. Rengagez-vous ! : le rectorat de Lyon rappelle les retraités ! ! ! dans Actualités retraite

Selon le Snes-FSU, c’est la première fois qu’une telle proposition est adressée aux enseignants de l’académie. « Peu après avoir annoncé que les professeurs les plus jeunes seraient affectés à temps plein sans décharge de service pour se former, c’est désormais chez les personnels qui partent en retraite que le recteur cherche des expédients pour boucler sa rentrée », réagit le syndicat, majoritaire dans les collèges et les lycées. Le Snes-FSU juge la mesure irréaliste et injuste au regard du nombre de chômeurs et d’un recrutement qu’il juge très insuffisant. Une délégation syndicale doit être reçue vendredi au rectorat pour évoquer cette question.

(source : Le Progrès, 23 juin 2010)



La gratuité des lycées français à l’étranger choque même l’UMP

Article Libé

L’idée est de Nicolas Sarkozy: rendre gratuite la scolarité des élèves français à l’étranger au nom de l’égalité républicaine. Dès 2007, lorsque la réforme commence à s’appliquer à la classe de terminale, ça grince dans les rangs. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, souligne que cela va coûter cher.

D’autres voix rappellent que, le plus souvent, les entreprises payaient la scolarité des enfants de leurs expatriés. Aujourd’hui, en ces temps de restrictions, ça grogne ouvertement au sein de la majorité. Trois députés, les UMP Jean-François Mancel, André Schneider et le socialiste Hervé Féron, ont signé un rapport demandant l’abandon de la réforme en raison de «son iniquité et son coût pour l’Etat», qui a été adopté hier par la commission des finances de l’Assemblée. Quand tous les niveaux du lycée seront gratuits en 2013, la mesure coûtera 177 millions d’euros.

Autre effet pervers que soulève le rapport, l’inéquité du système. «La gratuité ne profitant qu’aux seuls Français, les demandes de familles françaises explosent, entraînant de facto une éviction des élèves étrangers, faute de place», pointe le document. «Il est évident qu’un tel effet d’éviction, s’il s’avérait massif, serait triplement dommageable.»

Selon les trois députés, la suspension du dispositif doit se faire au bénéfice d’un mécanisme de bourses d’études.  «L’argent utilisé permettrait d’augmenter le nombre de bourses, de rénover des bâtiments souvent très dégradés, et aussi de renflouer le réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger», assure Hervé Féron.

 



Suppression des allocations familiales : les lycéens refusent la double peine !

L’assemblée Nationale a adopté hier à une courte majorité le texte de loi présenté par l’UMP prévoyant la suppression des allocations familiales aux parents d’élèves absentéistes. L’UNL dénonce une loi idiote, contreproductive et dogmatique.

 

Le gouvernement fait fausse route pour lutter contre l’absentéisme

 

Alors que les États Généraux de la sécurité à l’école avaient montré que les mesures répressives étaient inutiles voir qu’elles accentuaient les problèmes, le gouvernement a fait une nouvelle fois fausse route en appuyant ce projet de loi.  De plus, l’absentéisme scolaire révèle un problème plus profond: le fait que des élèves se sentent en marge du système scolaire, des élèves pour qui notre système n’a rien à proposer pour se remettre à travailler, pour reprendre goût à aller en cours.

 

Pour répondre à cela, c’est un véritable suivi individualisé des élèves qu’il faut mettre en place, et non des mesures telles que la suppression des allocations familiales pour des élèves déjà majoritairement en difficultés sociales : l’UNL refuse la mise en place d’une double peine, la mise ne place de l’alliance sanction scolaire/sanction sociale.

 

Alors que ces familles auraient besoins de moyens supplémentaires et d’un suivi régulier de la part des pouvoirs publics pour assurer la scolarité de leurs enfants ainsi qu’améliorer leurs conditions de vie, le gouvernement fait le choix délibéré de les mettre encore plus en difficultés.

 

L’UNL demande au gouvernement de se poser les bonnes questions pour lutter contre l’absentéisme car en continuant ainsi il va lui-même renforcer les phénomènes qu’il ne cesse de dénoncer bien souvent à des fins électoralistes.

 

D’autres réponses sont attendues

 

La politique dogmatique et irresponsable menée par le gouvernement est loin de répondre aux situations auxquelles nous sommes confrontées. Ainsi, l’UNL demande à Luc Chatel de prendre ses responsabilités :

 

-       il est nécessaire de lancer un plan pluriannuel de recrutement de surveillants et de CPE pour permettre au lycée d’être un lieu d’apprentissage de la vie en société, en ayant un encadrement suffisant.

 

-       Pour éviter le décrochage, qui crée chez les jeunes une absence de perspective d’avenir, nous demandons la mise en place d’un véritable Système d’Aide Scolaire, et des enseignants formés à la prise en charge de l’échec scolaire.

 

-       Enfin, la conférence sur les rythmes scolaires devra prendre réellement en compte l’avis des lycéens, et celle-ci ne devra pas être un alibi supplémentaire justifiant de nouvelles suppressions de postes.

 

 

L’UNL préviens d’ors et déjà le gouvernement : les lycéens se mobiliseront massivement l’année prochaine pour la défense de leur Service Public d’Éducation si aucun effort n’est enfin donné et ce sur l’ensemble des sujets.

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne



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