La gratuité des lycées français à l’étranger choque même l’UMP

Article Libé

L’idée est de Nicolas Sarkozy: rendre gratuite la scolarité des élèves français à l’étranger au nom de l’égalité républicaine. Dès 2007, lorsque la réforme commence à s’appliquer à la classe de terminale, ça grince dans les rangs. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, souligne que cela va coûter cher.

D’autres voix rappellent que, le plus souvent, les entreprises payaient la scolarité des enfants de leurs expatriés. Aujourd’hui, en ces temps de restrictions, ça grogne ouvertement au sein de la majorité. Trois députés, les UMP Jean-François Mancel, André Schneider et le socialiste Hervé Féron, ont signé un rapport demandant l’abandon de la réforme en raison de «son iniquité et son coût pour l’Etat», qui a été adopté hier par la commission des finances de l’Assemblée. Quand tous les niveaux du lycée seront gratuits en 2013, la mesure coûtera 177 millions d’euros.

Autre effet pervers que soulève le rapport, l’inéquité du système. «La gratuité ne profitant qu’aux seuls Français, les demandes de familles françaises explosent, entraînant de facto une éviction des élèves étrangers, faute de place», pointe le document. «Il est évident qu’un tel effet d’éviction, s’il s’avérait massif, serait triplement dommageable.»

Selon les trois députés, la suspension du dispositif doit se faire au bénéfice d’un mécanisme de bourses d’études.  «L’argent utilisé permettrait d’augmenter le nombre de bourses, de rénover des bâtiments souvent très dégradés, et aussi de renflouer le réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger», assure Hervé Féron.

 



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