POUR UN MOUVEMENT SOCIAL FORT À LA RENTRÉE !

AG des Collectifs École en Danger du Rhône mercredi 23 juin à 18h30 à la Maison de l’Éducation Lyon Croix-Rousse (21, rue des Tables Claudiennes 69001 Lyon)

Grève du jeudi 24 juin : départ de la manifestation à 10h30 à l’Ancienne Manufacture des Tabacs.


La réforme des retraites mise en œuvre par le gouvernement est un non-sens total.
Actuellement, moins de 30 % des salariés travaillent encore au moment de prendre leur retraite. Le pot de départ à la retraite du film « Mammuth » est de moins en moins la norme. Décaler l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans signifie donc diminuer encore les pensions de retraite et priver encore davantage les jeunes des emplois dont ils ont besoin.
En quelques décennies, la part des salaires dans le PIB a chuté de 10 points, au profit des seuls actionnaires, car l’investissement, la recherche et les services publics ont eux aussi régressé. Le chômage réel, la précarité ou l’exclusion concernent beaucoup plus de monde que le taux « officiel » du chômage. Près de 20 % de la population souffre d’une insuffisance criante de revenus.
Ces hold-up légalisés fragilisent énormément l’équilibre des régimes de retraite.
Les arguments démographiques mis en avant par le gouvernement sont infondés. Le taux de fécondité français est le plus fort d’Europe. Les prévisions de démographes alarmistes d’il y a une vingtaine d’années se sont révélées inexactes. Prolonger le travail théorique à 62 ans, en attendant pire, c’est la plus mauvaise solution, inefficace économiquement, scandaleuse sur le plan éthique. Car elle va à contre-courant des progrès de civilisation. Tout comme les heures supplémentaires et le « travailler plus » de Nicolas Sarkozy vont à contre-sens de l’inévitable réduction du temps de travail, qui ne se concrétise pas par choix politique. Sinon comment expliquer que la formidable explosion des gains de productivité des quarante dernières années en France n’ait pas permis une réduction des heures réellement travaillées par semaine ?
Il faut en finir avec les privilèges des actionnaires, des banques, des spéculateurs.
Il faut en finir avec le mythe de la croissance, car la croissance ne crée plus d’emplois depuis 30 ans.
Il faut par contre anticiper les inévitables crises environnementales (fin du pétrole, bouleversements climatiques, atteintes à la biodiversité …) et sociales (précarisation, exclusions, tensions Nord-Sud …) en transformant l’économie, au service de l’homme, de l’environnement, des générations futures, par des investissements massifs, socialement et environnementalement utiles, créateurs d’emplois. Il faut développer les services publics et non les sacrifier.
Il faut négocier un partage du travail avec souplesse, sans précarité, sans dégradation des conditions de travail.
Il faut faire de la fin de carrière un moment privilégié pour transmettre l’expérience professionnelle aux jeunes tout en diminuant progressivement son temps de travail, sans perte trop sensible de revenus. La retraite ne devrait plus être brutale et anonyme.
Si la politique du gouvernement est inacceptable, la riposte des syndicats nationaux est insuffisante. Les grèves d’un jour à répétition permettent de mettre un peu la pression et de compter les faibles troupes dans les manifestations mais le gouvernement s’en moque.
En outre, les fédérations syndicales manquent d’ambition et d’imagination, tant sur le fond (les arguments et propositions ci-dessus sont peu portés par elles) que dans la méthode de mobilisation. La pratique d’assemblées générales des grévistes et de groupes de travail de la base, par professions et sur le plan interprofessionnel, pour établir démocratiquement des propositions, fait cruellement défaut.
Dans l’Education nationale, les mesures dignes d’une comptabilité d’épicier des ministres successifs (faire du chiffre) sont très cohérentes. Elles préparent la casse du service public, elles instaurent une gestion autoritaire des personnels inspirée de France Télécom, elles méprisent les élèves. La formation est sacrifiée, la pédagogie est remplacée par une instruction rétrograde, les enseignants deviennent des transmetteurs de données pour ficher, trier et exclure la jeunesse.
Profitons de la journée de grève du jeudi 24 juin pour lancer la réflexion, professionnellement ou inter-professionnellement, sur un mouvement social fort à la rentrée.
Comme pistes d’action :
- réfléchir à l’opportunité de faire grève symboliquement le jour de la rentrée, pour informer les parents, les citoyens, les élus et les médias des graves attaques contre le service public de l’Education Nationale, pour préparer un mouvement social fort.
- réfléchir aux modes d’action pour la suite : redynamiser les collectifs locaux parents enseignants de défense de l’école publique, de résistance à la politique libérale et de propositions dans le sens de l’intérêt général.

 

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