Suppression des allocations familiales : les lycéens refusent la double peine !

L’assemblée Nationale a adopté hier à une courte majorité le texte de loi présenté par l’UMP prévoyant la suppression des allocations familiales aux parents d’élèves absentéistes. L’UNL dénonce une loi idiote, contreproductive et dogmatique.

 

Le gouvernement fait fausse route pour lutter contre l’absentéisme

 

Alors que les États Généraux de la sécurité à l’école avaient montré que les mesures répressives étaient inutiles voir qu’elles accentuaient les problèmes, le gouvernement a fait une nouvelle fois fausse route en appuyant ce projet de loi.  De plus, l’absentéisme scolaire révèle un problème plus profond: le fait que des élèves se sentent en marge du système scolaire, des élèves pour qui notre système n’a rien à proposer pour se remettre à travailler, pour reprendre goût à aller en cours.

 

Pour répondre à cela, c’est un véritable suivi individualisé des élèves qu’il faut mettre en place, et non des mesures telles que la suppression des allocations familiales pour des élèves déjà majoritairement en difficultés sociales : l’UNL refuse la mise en place d’une double peine, la mise ne place de l’alliance sanction scolaire/sanction sociale.

 

Alors que ces familles auraient besoins de moyens supplémentaires et d’un suivi régulier de la part des pouvoirs publics pour assurer la scolarité de leurs enfants ainsi qu’améliorer leurs conditions de vie, le gouvernement fait le choix délibéré de les mettre encore plus en difficultés.

 

L’UNL demande au gouvernement de se poser les bonnes questions pour lutter contre l’absentéisme car en continuant ainsi il va lui-même renforcer les phénomènes qu’il ne cesse de dénoncer bien souvent à des fins électoralistes.

 

D’autres réponses sont attendues

 

La politique dogmatique et irresponsable menée par le gouvernement est loin de répondre aux situations auxquelles nous sommes confrontées. Ainsi, l’UNL demande à Luc Chatel de prendre ses responsabilités :

 

-       il est nécessaire de lancer un plan pluriannuel de recrutement de surveillants et de CPE pour permettre au lycée d’être un lieu d’apprentissage de la vie en société, en ayant un encadrement suffisant.

 

-       Pour éviter le décrochage, qui crée chez les jeunes une absence de perspective d’avenir, nous demandons la mise en place d’un véritable Système d’Aide Scolaire, et des enseignants formés à la prise en charge de l’échec scolaire.

 

-       Enfin, la conférence sur les rythmes scolaires devra prendre réellement en compte l’avis des lycéens, et celle-ci ne devra pas être un alibi supplémentaire justifiant de nouvelles suppressions de postes.

 

 

L’UNL préviens d’ors et déjà le gouvernement : les lycéens se mobiliseront massivement l’année prochaine pour la défense de leur Service Public d’Éducation si aucun effort n’est enfin donné et ce sur l’ensemble des sujets.

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne



Laisser un commentaire

recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES