Des inspecteurs d’académie doutent du ministère

Article le café pédagogique

On le savait depuis la diffusion par le Café des documents relatifs aux suppressions de postes envisagés par Luc Chatel. Un communiqué du Syndicat des inspecteurs d’académie confirme la forte tension qui existe chez les cadres de l’éducation nationale, au point que le ministre oublie de les recevoir.

 

« Les réformes engagées dans l’Education Nationale interrogent les responsables du système éducatif et au premier chef les Inspecteurs d’Académie qui sont souvent en difficulté pour défendre devant les enseignants et les parents les décisions ministérielles », écrit le SIA. « Les Inspecteurs d’Académie dont on ne peut douter de la loyauté », poursuit le SIA, « s’interrogent devant les risques de dégradation du service public d’éducation dont les conséquences, à l’heure de la mondialisation, se mesureront à terme sur les performances et la compétitivité de la France ! »

 

Le syndicat énumère ce qui est pour lui les contradictions de la politique ministérielle : supprimer des postes alors qu’il faut lutter contre l’échec scolaire, ne pas scolariser les moins de trois ans alors que les effets en sont bénéfiques pour les enfants des milieux défavorisés, charger les classes alors que la pédagogie différenciée est difficile à mettre en place etc.

 

« Nous avons tous, en tant que cadres responsables, conscience de la nécessité de contribuer à la réduction de la dette publique, mais dans l’Education Nationale plus que partout ailleurs chaque action de réduction budgétaire doit être pensée dans une perspective de long terme et non à l’aune d’échéances économiques immédiates », conclut le SIA. Pour lui il est clair que le court terme prévaut.

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Chatel la fin de l’état de grâce

 

sia

 



Manuels scolaires : Le pied de nez de Luc Chatel

Article le café pedagogique

Qui va payer le prix politique de la rentrée scolaire des lycéens ? Pour Luc Chatel si possible les autres ! Le ministre répond aux demandes des régions et des parents en leur renvoyant la balle. Pire il donne à penser qu’il y a bien une volonté d’obliger les régions à ne plus financer les manuels scolaires.

 

Manuels scolaires : Le pied de nez de Luc Chatel dans Actualités manuelsLa réforme des lycées implique le remplacement des manuels scolaires des lycéens de seconde en 2010, première en 2011 et terminale en 2012. Pour la rentrée 2010, cela pose à la fois une question technique et financière compte tenu des très faibles délais donnés aux éditeurs et du volume des manuels à remplacer. Reçues au cabinet le 16 juin, les associations de parents d’élèves et l’ARF (association des régions) avaient demandé des aménagements, par exemple que le ministre demande aux chefs d’établissement d’étaler les renouvellements sur plusieurs années. On leur avait promis une prompte réponse. Elle est arrivée sous la forme d’un communiqué le 18 juin.

 

« Le renouvellement des programmes est un processus normal », rappelle Luc Chatel qui mentionne aussi avoir contacté les éditeurs en décembre 2009. « A la rentrée de  septembre, les enseignants et les élèves disposeront des versions électroniques de leurs manuels, en attendant que toutes les versions imprimées soient disponibles. Ils disposeront ainsi de l’ensemble des ressources nécessaires à une mise en œuvre satisfaisante des nouveaux programmes d’enseignement », estime le ministre. « Quant aux régions qui ont choisi d’accompagner les familles dans la scolarité de leurs enfants au lycée », poursuit-il, « Luc Chatel ne peut accepter les propos de la commission éducation de l’Association des Régions de France (ARF), selon lesquels « le gouvernement veut les obliger, une nouvelle fois, à mettre la main à la poche », propos pour le moins inexacts, puisque les régions ne sont aucunement tenues par la loi de financer les manuels scolaires ».

 

Le ministre nie la réalité du problème technique. Il est clair que la majorité des classes ne sont pas en état d’utiliser les manuels numériques. Celles qui pourront le faire, à travers un vidéoprojecteur ou un TBI, ce sera uniquement grâce aux efforts financiers des régions qui effectivement sont allées heureusement au-delà de leurs obligations.

 

Il ne veut pas voir le problème financier. Or le renouvellement de tous les manuels représente une charge que les régions ne pourront pas prendre en charge dans la situation actuelle. Elle risque de retomber sur les familles ce qui va poser un problème à certaines et plus globalement aussi aux enseignants. Car dans cette situation comment pénaliser un enfant qui n’aura pas son manuel ?

 

Enfin il confirme la  volonté gouvernementale de remettre en question la clause de compétence générale des régions. C’est parce que les régions ont le droit d’aller au-delà de leurs obligations que les établissements peuvent avoir du matériel informatique, des aides pour monter des projets pédagogiques, du personnel pour entretenir les réseaux etc. La formule ministérielle est particulièrement grave. Elle fait plus que demander aux régions de ne plus aider les familles. Elle souhaite que disparaisse le dernier soutien  dont dispose l’Ecole : les collectivités locales.

 

On a du mal à croire que le ministre en reste à une déclaration aussi provocante sur un sujet qui ne devrait pas être conflictuel. D’autant que le système éducatif aurait tout à gagner d’un réel partage des tâches entre Etat et collectivités locales. Mais il est à craindre que même la question des manuels scolaires soit devenue hautement politique.

Communiqué

Manuels scolaires : Régions et parents contre « le bricolage » gouvernemental

Fcpe – Peep – Arf : Qui va payer ?

Manuels scolaires : Problème en perspective (27 mai 2010)

J Auxiette : Serons nous toujours responsables des lycées ?

 



Nouveaux profs : Nous voilà rassurés !

Nous avions tort de craindre l’arrivée massive de collègues non formés et complètement dépassés en la personne des futurs stagiaires : nous avions oublié que lorsque l’État se désengage, ce n’est jamais que la création d’un nouveau marché pour le secteur privé… Voici donc FORPROF : une école privée qui offre pour 600 euros, un stage de formation au métier de prof, en une semaine.
Elle est pas belle la vie ?

Formation continue des professeurs débutants :
Stage de prise en main et de gestion de votre première classe du 23 au 27 Août 2010
Vous allez réussir le concours de juin 2010 et, dès le 1 septembre 2010, vous allez vous retrouver devant une classe sans avoir été préparé techniquement à faire ce métier. Or, prendre une classe en main sans formation est difficile, voire risqué. Réussir sa première quinzaine de classe est indispensable pour réussir son année.
Le Centre National ForproF va vous aider à réussir cette première prise de fonction. Pour cela nous allons organiser, pour vous, les Lauréats du concours de juin, un stage d’été.
Ce stage aura lieu dans toutes les grandes métropoles régionales avec, comme objectifs :
- Acquérir les savoirs et gestes professionnels du Professeur des Ecoles lors de sa prise de fonction (comment gérer les premiers jours ? comment organiser et conduire la première réunion avec les parents ? Les premières séances d’apprentissage, comment les organiser ? Comment s’imposer ? Quelle attitude avoir devant telle ou telle difficulté ?)
- Construire avec les conseils d’un ForproFesseur  votre programmation du premier trimestre.
- Construire les premières séances d’apprentissage pour les 3 premières semaines de la rentrée.
Le travail sera adapté en fonction de votre future première classe: Cycle 1 ou Cycle 2 ou Cycle 3.
Vous aurez la possibilité d’être logé(e) sur place pour un prix très raisonnable lors de 4 nuits.
Nos ForproFesseurs sont des Conseillers Pédagogiques et Maîtres Formateurs, tous praticiens et formateurs d’enseignants du primaire dans l’Education Nationale.
Ref.:  Stage d’été – ForproF- Premier Poste  (pour plus d’informations nous consulter)
Stage d’accompagnement  et de perfectionnement pédagogique (pendant les vacances de Toussaint, d’hiver et de pâques).
Vous êtes, dans vos trois premières années de classe. La pratique au quotidien vous fait mesurer la difficulté de ce métier. Des stages de 5 jours seront organisés à chaque vacance scolaire pour permettre d’améliorer votre quotidien d’enseignant.
Ref.:  Stages ForproF – Bien vivre sa classe -   Vacances de Toussaint ou d’Hiver ou de Pâques ou d’Eté (nous consulter)
Vous aurez la possibilité d’être logé(e) sur place pour un prix très raisonnable lors de 4 nuits.
Coaching Pédagogique personnalisé:
Vous avez, au quotidien besoin d’être accompagnée et soutenue lors de votre pratique professionnelle. Vous avez besoin d’appeler régulièrement un professionnel qui ne vous juge pas, pour avoir des conseils pratiques et des conseils personnels.
Le Centre National ForproF peut vous attribuer un Coach pédagogique. Ce sera un ForproFesseur qui est un professionnel ayant plus de 15 ans de pratique personnelle dans le primaire. Cette personne sera consultable directement au quotidien selon vos besoins et attentes. Ce sera votre Coach attitré pour un trimestre ou plus si besoin.
Ref.: Coaching pédagogique personnalisé- ForproF: 1er Trimestre ou 2ème Trimestre ou 3ème Trimestre (nous consulter)
Liste de Villes où auront lieu les stages de formation continue des professeurs  avec hébergement si besoin (calendrier 2010-2011):
Aix en Provence – Angers – Avignon – Bayonne – Besançon – Bordeaux – Chambéry – Dijon – Grenoble – Guadeloupe (Pointe à Pitre) – Lille – Lyon – Marseille – Martinique (Fort de France) – Montpellier – Nîmes – Nantes – Nice – Paris Etoile – Paris Montparnasse – Paris Nation – Paris Saint Lazare – Pau – Poitiers – La Réunion (St Gilles) – Strasbourg – Toulon – Toulouse – Tours – Valence.

http://www.forprof.fr/



Comité unitaire de défense des retraites sur l’Uzège-Pont du Gard

Communiqué commun

Comité unitaire de défense des retraites sur l’Uzège-Pont du Gard
ATTAC Uzès – CGT–Union locale – FASE – FSU Uzège – P.C.F. Uzège – PARTI DE GAUCHE-  SOLIDAIRES – UNSA Uzès -UZES CITOYENNE – UZES EN MOUVEMENT – LES VERTS

• la remise en cause de l’âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste.

Avant tout, cette réforme  fera porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les travailleuses et les travailleurs les plus précaires .

De plus, la pénibilité au travail doit être réellement reconnue.

D’autres ressources de financement sont disponibles.

Un travail pour tous de l’école à la retraite est la priorité sans dégradation pour les jeunes et les seniors

Tout est possible, Rien n’est joué ! Il  faut réagir maintenant pour ne pas subir davantage demain. La retraite c’est votre choix de société.

NOUS APPELONS LES UZEGEOISES ET LES UZEGEOIS AU RASSEMBLEMENT QUI SE TIENDRA JEUDI 24 JUIN A 10 H
ESPLANADE A UZES



La loi sur l’absentéisme en discussion

Article le café pédagogique

Les députés débattront à partir du mercredi  16 juin 2010 de la proposition de loi déposée par le député UMP Eric Ciotti sur l’absentéisme.

 

La loi sur l'absentéisme en discussion  dans Actualités ele9La loi Ciotti.  » Dans le cas où, au cours d’une même année scolaire, une nouvelle absence de l’enfant mineur d’au moins quatre demi-journées sur un mois est constatée en dépit de l’avertissement adressé par l’inspecteur d’académie, ce dernier, après avoir mis les personnes responsables de l’enfant en mesure de présenter leurs observations, et en l’absence de motif légitime ou d’excuses valables, saisit le directeur de l’organisme débiteur des prestations familiales qui suspend immédiatement le versement de la part des allocations familiales dues au titre de l’enfant en cause ». La proposition de loi d’Eric Ciotti instaure une suspension quasi automatique des allocations familiales. « Le versement des allocations familiales n’est rétabli que lorsque l’inspecteur d’académie a signalé au directeur de l’organisme débiteur des prestations familiales qu’aucun défaut d’assiduité sans motif légitime ni excuses valables n’a été constaté pour l’enfant en cause pendant une période d’un mois de scolarisation, éventuellement interrompu par des vacances scolaires, depuis le mois au titre duquel le versement des allocations familiales a été suspendu », précise la proposition de loi.

 

Eric Ciotti s’était déjà fait connaître en 2008 par une proposition de résolution demandant la création d’une commission d’enquête relative aux enseignants non affectés. Dans ces deux cas, il ne fait que relayer une campagne lancée par X. Bertrand et l’UMP. En octobre 2009, le parti présidentiel avait mis en ligne une pétition appelant les sympathisants à demander  » une meilleure application de ce volet de la loi du 31 mars 2006″ demandant la suspension des allocations familiales. Pour l’UMP, « si des absences répétées et injustifiées sont constatées chez un enfant, c’est bien la responsabilité de ses parents qui doit être engagée », il est donc légitime de sanctionner les parents. Le président de la République est intervenu lui-même à plusieurs reprises en faveur de cette proposition. Ainsi le 21 avril à Bobigny, il déclarait :Les familles ont aussi une responsabilité… C’est trop facile de déresponsabiliser les gens. Quand une famille n’arrive pas à faire face, alors nous l’aiderons. Inspecteurs d’académie, chefs d’établissement, services sociaux, nous les aiderons. Mais quant on ne se préoccupe pas de savoir si son enfant va à l’école ou pas, il est normal que la société réagisse ».

 

L’opposition a déposé plusieurs amendements visant la suppression des principaux articles de cette proposition de loi. Ainsi Y Durand (PS) rappelle que 1,5 million de familles ne bénéficient pas des allocations familiales et sont donc exonérées d’éventuelles sanctions même si leurs enfants ne fréquentent pas l’école.  Dans la majorité, le Nouveau centre est pour la systématisation du Contrat de responsabilité familiale plutôt que la sanction automatique.

Le dossier législatif

L’Ecole prise au piège de la démagogie

Proposition de résolution Ciotti   sur les enseignants non-affectés

Sarkozy

 

 



Gymnase Mayac: la situation en 2006 à comparer avec la situation actuelle

Article Midi Libre

gymnase 1.jpg

 

Aujourd’hui, Catherine Mille fait le point dans Midi LIbre.

Voici l’article paru le 3 janvier 2006.

Alors que le deuxième collège prenait forme, la communauté de communes de l’Uzège décidait de prendre en charge la construction du gymnase et inscrivait à son budget primitif 2002 un crédit de 30 650 euros pour mener à bien les études nécessaires. La commission Tourisme Culture Sports Loisirs, présidée par Guy Espérandieu se mettait au travail et visitait le gymnase Angelo Parisi de Beaucaire qui lui parut exemplaire et pouvait servir de base à leur projet. Début octobre 2002, une rencontre avait lieu avec le cabinet d’architecte et le bureau d’Etudes. Une évaluation quantitative était demandée. Il était question de déposer le permis de construire en décembre de la même année….

Mais début 2003, le Conseil général faisait savoir qu’il ne pouvait prendre en compte l’investissement concernant cette opération qu’au titre de subventions exceptionnelles.

Cette décision ne manquait pas de faire réagir Jean-Luc Chapon, président de la CCU, encore conseiller général, qui écrit au président du CG le 28 janvier 2003: «Pour ce gymnase nécessaire aux besoins des 15 communes, le Conseil général ne propose que 53 200 euros de subvention préférant ainsi privilégier un gymnase dit « type scolaire » pour lequel le Département sortira la coquette somme d’un million d’euros…. Il m’est difficile d’expliquer une telle position à mes 14 collègues maires

Alors que le collège Mayac était inauguré pour la rentrée 2003, pour respecter la doctrine départementale, le principe d’association avec le Département pour la création d’un gymnase à côté de l’établissement sur un terrain cédé gratuitement par la ville d’Uzès était adopté par le conseil communautaire. La CCU prendrait en charge une participation de 20% sur le coût estimé à 1 760 000 euros ht sous la forme d’une subvention en annuités sur dix ans, et le personnel nécessaire au gardiennage de cette structure.

Le 1er juillet 2003, Patrick Malavieille, vice président du CG, précisait que « le Conseil général a programmé la construction de cet équipement en 2007 et 2008″.

Le 25 octobre 2004, le président de la CCU, ne voyant rien bouger, demandait au CG d’engager l’opération avant 2007 « compte tenu du nombre important d’élèves fréquentant ce collège ».

En réponse, le 26 novembre 2004, Patrick Malavieille rappelait que « la programmation pluriannuelle de l’investissement des collèges précise que la construction de la halle de sport attenante au collège de Mayac sera engagée à compter de l’exercice 2007« .

Guy Espérandieu relançait la demande d’accélération en septembre 2005. La réponse du CG ne manquait pas de surprendre les élus uzégeois: «Lors du budget primitif 2005, un certain nombre d’opérations réparties sur l’ensemble du territoire départemental a été décalé afin d’harmoniser l’action du Conseil général en matière d’investissement. A cet égard, l’opération de construction d’une halle de sports au collège Jean-Louis Trintignant (ex Mayac) est inscrite dans le plan pluriannuel d’investissement avec pour date probable de lancement de la procédure à l’exercice 2009».

Dans ce domaine également, après les ronds points, Denis Bouad, conseiller général du canton, révèle être en contact régulier avec Patrick Malavieille le vice président du CG concerné par ce dossier, et dit qu’il mettra tout en œuvre pour que « la procédure débute effectivement en 2007″.

Mais une chose est sûre si la CCU avait poursuivi son action initiale le gymnase serait déjà construit. Alors que dans le même temps, le Conseil général a décidé de réduire (de 20 000 euros à 5 000) la subvention attribuée pour les déplacements sportifs du collège Trintignant, les jeunes uzégeois pourraient s’adonner à la pratique sportive dans les meilleures conditions.

 

Le maire de Vallabrix s’impatiente aussi

 

Bernard Rieu, maire de Vallabrix, a envoyé le mois dernier un courrier au président du conseil général à propos du gymnase du collège Trintignant. Le maire est concerné par le sujet car « le collège Trintignant scolarise environ 400 élèves originaires des villages du nord et de l’est de l’Uzège, et du canton de Lussan. » Il rappelle donc que « depuis sept ans, les élèves, les enseignants et les parents d’élèves attendent la construction d’une halle de sport promise par vos services lors de la réalisation du collège car, faute de gymnase sur place, les élèves sont transportés par bus, jusqu’au centre ville d’Uzès. Cette situation pénalise depuis trop longtemps toute la communauté éducative de ce collège ». Il demande donc aux services du Département « de prendre
toutes les dispositions pour réaliser enfin cet équipement dans les meilleurs délais ».

 

Mais le maire (PC) n’a pas résisté à glisser au passage une petite phrase mettant en cause le maire d’Uzès « qui, en 2003, en voulant imposer ses vues sur la construction de ce village a compromis sa réalisation ». Une querelle politicienne pour Jean-Luc Chapon (UMP) : « En raison de ses convictions politiques, M. Rieu n’ose pas s’attaquer directement au conseil général qui est le seul responsable de la non réalisation de cette halle, alors il s’en prend à moi… » En attendant, Bernard Rieu, qui a transmis son courrier aux autres maires concernés envisage, si aucune suite n’est donnée à ce dossier, de les réunir pour des actions communes. Car, pour lui aussi, « la viabilisation incombe à la ville d’Uzès… »

 



Profs de SES au bord du boycott

Article Libé.fr

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Cent-soixante-dix notions en cent-soixante-dix heures: c’est ce que les élèves de première vont devoir ingurgiter dans le nouveau programme de SES (Sciences économiques et sociales). Pour ses concepteurs, à raison d’une notion par heure de cours, c’est jouable. Les profs de SES jugent, eux, le programme inacceptable et en préparent un alternatif.

On aura rarement autant parlé des SES. En décembre 2009, l’Apses (Association des professeurs de SES) proteste une première fois en découvrant les nouveaux horaires, réduits, de la discipline dans le cadre de la réforme du lycée. Les SES, devenues une « option d’exploration », passent de 2 heures et demie hebdomadaires pour les élèves (3 heures pour les profs dont 1heure en demi groupe), à 1 heure et demie.

En janvier, les enseignants se mobilisent à nouveau, cette fois contre le nouveau programme de seconde. En pleine crise, il « saute » carrément le chômage, l’emploi, le pouvoir d’achat. L’Apses obtient finalement le retour du chômage et quelques autres gestes. Mais rien sur les horaires.

Aujourd’hui, c’est le nouveau programme de première applicable en 2011-2012 – année de la mise en place de la nouvelle classe de première – qui est en cause. Mis en ligne le 27 mai sur le site du ministère de l’Education, il est soumis à consultation jusqu’au 16 juin. L’Apses réclame son retrait. A défaut, elle appellera au boycott.

 

Le 24 mai, le président de l’Apses, Sylvain David, a claqué la porte de la commission d’élaboration du programme où il siégeait. Motif: le travail est beaucoup trop précipité – un mois et demi et quatre réunions – pour une remise à plat sérieuse. Le résultat est que le nouveau programme « saborde une discipline » qui attire pourtant toujours plus de lycéens – cette année, la série ES (Economique et sociale) compte 32% des candidats au  bac général, contre 51% pour la série S et 17% pour la série L.

Les SES, introduites avec la création de la section B en 1966, sont une discipline transversale qui allie économie, sociologie, anthropologie et science  politique. Cette particularité a toujours agacé certains milieux, estimant que l’on ne parlait pas assez de l’entreprise, et en plus qu’on en parlait mal.

Dans le nouveau programme de première, les enseignants dénoncent justement le fait que l’on compartimente leur discipline, la dénaturant ainsi. On étudie d’abord l’économie qui a la part belle, surtout la microéconomie, puis la sociologie, puis la science politique, avant d’arriver à la fin à des « regards croisés » sur plusieurs thèmes.

De plus, on assomme les élèves, qui n’ont que 16 ans, avec 170 notions – contre une centaine dans le programme actuel, ce qui est déjà beaucoup – contenues dans 38 chapitres. Le programme alternatif de l’Apses se limite, lui, à 70 notions et 20 chapitres.

Un tel encyclopédisme risque de rebuter les élèves, estime l’Apses. D’autant plus que faute de temps, on ne pourra plus renvoyer à des thématiques contemporaines et susciter le débat, ce qui était l’un des attraits des SES. Dans le thème « consommation », « une robinsonnade » est tout de même recommandée pour expliquer les ressorts du choix (entre deux biens).

Manif près du Parthenon, 4 mai 2010  (Reuters)
En fait, l’Apses reproche au programme de ne pas se mettre à la hauteur de lycéens de première, en voulant leur donner d’abord tous les instruments pour comprendre, seulement ensuite, les mécanismes économiques. Une démarche, selon elle, plus adaptée à des étudiants qui veulent se spécialiser qu’à des jeunes, cherchant plutôt à comprendre et interroger le monde.

Sur son site, l’Apses a mis au vote son programme. Et assure que ce sont pas seulement ses membres qui participent. Elle a reçu notamment le soutien de la CGT Educ’action, du Snes., ainsi que ceux de l’Association française d’économie politique et de Philippe Meirieu qui a exprimé son « soutien sans réserve« . .Dans un communiqué , le président du groupe d’experts qui a élaboré le programme, Jacques Le Cacheux, directeur du département d’études de l’OFCE et professeur d’économie à l’Université de Pau, se défend d’avoir voulu « saborder » les SES et dénonce le « mauvais procès » à son encontre: « dois-je rappeler que j’enseigne, depuis plus de 15 ans, l’initiation à l’économie en première année du premier cycle universitaire ? Que j’ai participé avec plaisir à de nombreuses sessions de formation des professeurs de SES ? Que j’ai siégé pendant quatre ans dans le jury du concours externe d’agrégation des professeurs ?… ».

Dans un texte paru dans Libé – « Eco sans socio n’est que ruine de l’âme », le sociologue Stephane Beaud écrivait:

« Est-ce un hasard si la série ES a eu le vent en poupe ces deux dernières décennies ? Elle parlait aux enfants de la démocratisation scolaire, en les ouvrant sur le monde. En réduisant de moitié l’horaire d’enseignement des SES en seconde, en supprimant tous les aspects de la réalité sociale qui peuvent désespérer le lycéen, il s’agit d’imposer une vision réductrice et tronquée du monde réel dans lequel nous vivons, une perception irénique et déréalisée du monde social.

« Surtout, ne plus parler en classe de ce qui fâche ou apparaîtrait comme négatif (chômage, inégalités de revenus ou de destin, ségrégation urbaine, etc.). Surtout, ne plus voir l’entreprise telle qu’elle est : avec des hommes et des femmes, des chefs et des subordonnés, avec une hiérarchie et des relations sociales au travail. Taire le stress au travail, les maladies professionnelles et, pour reprendre le lapsus du PDG de France Télécom, la récente «mode des suicides». »

Crédits photos: manifestation en défense du service public de l’Education à Paris, janvier 2010 (de l’auteure), manifestation contre les mesures d’austérité près du Parthenon à Athènes, 4 mai 2010 (Reuters).

 



Nous ne sommes pas des veaux ! Cessons de ruminer, agissons !

.

Communiqué du Réseau des enseignants du primaire en résistance :

Ce gouvernement a déjà pratiquement réduit à néant l’accueil des 2 ans en école maternelle, il a diminué le nombre d’heures de classe en élémentaire.

Les RASED ont été saignés, les budgets des associations complémentaires à l’Éducation ont été asséchés, la formation des maîtres a été mise à mal pour économiser les traitements des étudiants-stagiaires.

EH BIEN, IL PRÉTEND ALLER PLUS LOIN !

Les recteurs ont reçu des consignes claires pour « respecter la contrainte du non-remplacement d’un départ sur deux pour la période 2011/2013. »

Il leur est demandé :
- d’augmenter les effectifs des classes, (seuil de 32 élèves par classe en maternelle, +0,7 en élémentaire),
- de fermer les petites écoles : les établissements seront plus impersonnels et plus lointains,
- de confier les remplacements à des vacataires qui ne bénéficieront plus d’aucun statut digne de ce nom, ni d’aucune formation,
- de réduire les temps de formation continue proposés aux enseignants, et le nombre des conseillers pédagogiques,
- de finir de détruire les RASED encore existants…



La gestion du personnel comme solution aux manques de moyen

Suite aux Etats Généraux de la Sécurité, le ministre entend substituer aux dispositifs existants une nouvelle cartographie des établissements concentrant le plus de difficultés en matière de climat et de violence. Un nouveau programme, baptisé CLAIR (Collèges et Lycées pour l’Ambition, l’Innovation et la Réussite) sera créé et expérimenté dans une centaine d’établissements à la rentrée prochaine, avant d’être étendu à la rentrée 2011.
Le principe est simple : « dans une centaine d’établissements particulièrement exposés à la violence le chef d’établissement aura le droit de procéder lui-même au recrutement des professeurs sélectionnés sur profil, sur la base du volontariat ».
Dans l’Académie de Lyon une liste provisoire de 8 établissements a été décidée par le Recteur.
Il s’agit de :
Collège Elsa Triolet à Vénissieux
Collège Lamartine à Villeurbanne
Collège Alain à Saint-Fons
Collège Les Noirettes à Vaulx en Velin
Collège Ampère à Oyonnax
Collège Jules Vallès à la Ricamarie
Collège Jean Rostand à Saint-Chamond
LP Marc Seguin à Vénissieux.

Nous sommes tout d’abord surpris de voir que la majorité de ces établissements ont entamé des actions allant parfois jusqu’à la grève lors de l’ attribution des DHG en février/mars.
Deuxième surprise, aucun Conseil d’Administration n’a été consulté et les chefs d’établissement n’étaient même pas au courant.
Le Recteur de Lyon souhaite donc combattre la violence scolaire et améliorer la réussite des élèves en recrutant des enseignants solides selectionnés sur profil.
C’est sur qu’il faut être solide pour être enseignant avec les réformes qui dégradent chaque année les conditions de travail et de réussite des élèves.
Par exemple, au LP Marc Seguin, terminé les classes limitées à 24 élèves avec le classement en ZEP.
A la rentrée 2010, ce sera 30 élèves en classe entière.
En février/mars, ces établissements étaient en lutte pour des vrais moyens. L’objectif était d’obtenir des effectifs allégés permettant le maintien de projets éducatifs, de péreniser des postes au lieu de surcharger en heures supplémentaire les collègues.
La réponse du Rectorat arrive donc maintenant comme une punition :
Cela se résume à dire « si vous ne supportez pas les conditions de vie de l’établissement et bien nous allons recruter des profs qui les acceptent. »
En réservant des postes au mouvement pour ces établissements, le Rectorat bloque un peu plus les mutations.
Voilà le projet de réussite éducative et de lutte contre la violence scolaire du Ministère ! Ne surtout pas améliorer le système et ne surtout pas mieux former les personnels.
Mieux recruter à l’heure où les réformes suppriment des postes, suppriment une vraie formation des maîtres, c’est France Télecomien !!!



Vive les stagiaires dans le secondaire!

Témoignage d’une enseignante en collège, reçu sur la messagerie de la
SAES (société des anglicistes de l’enseignement supérieur)

——–
Voici la situation incroyable dans laquelle je me trouve, et dans laquelle vous risquez de vous retrouver vous aussi.

Moi qui n’ai pas pour habitude de me plaindre, j’ai décidé d’en informer le plus decollègues possibles, quelle que soit l’académie où ils travaillent.
Merci de faire passer le message à qui vous voudrez.

J’enseigne depuis 22 ans l’anglais dans un petit collège rural de l’académie de Clermont-Ferrand où je suis officiellement nommée « àtitre définitif » (en tout cas c’est ce qui est noté sur i-prof) depuis septembre 1988. Ce collège étant de petite taille, il n’y a quedeux postes d’anglais: le mien (à temps complet) et un autre, qui est partagé avec un autre collège de la région. Mon collègue venant d’obtenir le concours de chef d’établissement, son poste est donc vacant pour la rentrée prochaine, sans toutefois être passé au mouvement . Et voilà que vendredi dernier, j’ai été informée par mon chef d’établissement, qui me soutient activement dans mes démarches,  de la décision de la Direction des Ressources Humaines de nommer un stagiaire à temps complet (c’est-à-dire, pour lui, 16 heures) sur notre collège pour la rentrée prochaine, et de par ce fait de me donner un service partagé sur deux établissements. De plus, il paraît que je serais alors la tutrice du stagiaire nommé. Quel comble!

Je tiens à préciser, pour info, que c’est uniquement grâce à ma principale que je suis au courant de ce qui se trame, et que personnellement le Rectorat n’a pas eu la courtoisie de me contacter à ce sujet. C’est à peine croyable, j’ai vraiment l’impression d’être devenue un pion sur un échiquier.

Apparemment, je ne suis pas la seule dans ce cas. Dans mon académie, un autre cas se présente, où là il s’agit d’un enseignant en SVT avec 25 ans d’ancienneté à qui l’on va demander « gentiment » d’aller se balader l’an prochain.

Plusieurs syndicats ont été contactés, sans réaction pour l’instant.

Si ceci vous révolte autant que moi, merci de transmettre cecourrier à tous ceux que vous connaissez en sachant que nous sommes tous concernés. Le changement de statut des stagiaires, sous prétexte de les mettre davantage en contact avec leur futur métier, va  peut-être faire faire des économies sur le budget, mais déstabiliser bien des établissements, et remettre en cause notre statut.

Nous ne pouvons pas laisser faire les rectorats en douce et créer ainsi des précédents qui pourraient être utilisés à d’autres escients…

Merci de votre soutien.
J. Rebelo



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