En grève les 6 et 7 septembre !

Logo SNESLE SNES APPELLE A LA GRÈVE LES 6 ET 7 SEPTEMBRE

La gravité des attaques contre le second degré, avec les difficultés déjà perçues par beaucoup de personnels pour la rentrée, et la volonté de continuer à construire un rapport de force contre la politique économique, sociale du gouvernement conduisent le SNES à appeler les personnels du second degré à la grève pour les 6 et 7 septembre.

La grève du lundi 6 septembre, premier jour de fonctionnement normal des établissement et jour de la rentrée de tous les élèves, répond à une situation exceptionnelle de crise où le système éducatif, et notamment le second degré, est attaqué comme jamais (budget, réformes, gestion des personnels…).

Elle s’articule pleinement avec la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre (à l’appel de la CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA, Solidaires) et permet de faire le lien entre le sens global des réformes, le sacrifice de l’intérêt général – notamment dans l’Éducation où la réussite de tous n’est plus un objectif -, la remise en cause des droits et salaires des fonctionnaires et la brutalité et le cynisme dans les choix faits par le gouvernement en matière d’emplois, de salaires, de retraites.

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Sud rejoint la grève du 6 septembre

A l’instar du Snes, Sud appellera à la grève les 6 et 7 septembre, a annoncé ce syndicat.

 



Lycée : colère et lassiture

Logo FSUUS magazine 697 du 12 juin 2010

6 juillet 2010

 

RENTRÉE 2010. Une consultation officielle sur les nouveaux programmes en lycée largement boudée, l’incertitude quant à l’arrivée des manuels correspondants, un livret de compétence toujours discuté : la rentrée s’annonce mal.

Programmes de Première

La consultation sur les projets de programmes de Première s’est terminée en mai (juin pour les SES). Étaient également concernés les programmes d’ECJS et lettres en Seconde ; arts, littérature étrangère en langue étrangère en série L et sciences de l’ingénieur en série S pour le cycle terminal.

Mais il ne suffit pas d’afficher une consultation des collègues pour qu’elle devienne réalité : jamais sans doute une consultation sur des projets de programmes n’aura été globalement aussi boudée par la profession. Fort peu de consultations ont été organisées par les IPR dans les académies et parfois sous la forme de questionnaires souvent minimalistes.

La période était certes peu propice à l’exercice (fin d’année scolaire) mais au-delà, la colère des enseignants confrontés à la mise en place concrète de la réforme dans les établissements a sans doute pesé.

Le SNES, désireux que la profession s’exprime sur ces projets et plus largement sur la réforme a organisé sa propre consultation, et portera la parole de la profession au CSE du 1er juillet.

Manuels de Seconde

Le SNES a rencontré le SNE (Syndicat national des éditeurs).

Au-delà de notre opposition à cette réforme des lycées, nous avons rappelé notre position sur les manuels scolaires, dont le choix engage les équipes sur plusieurs années et doit donc être réfléchi.

Pour le SNES il n’y a pas lieu de se précipiter pour acheter des manuels à la rentrée. Il s’agit aussi de résister aux pressions de l’Institution qui cherche à afficher que « tout se passe bien ». Sans nul doute, un nombre important d’établissements prendra la décision de ne pas renouveler toute ou partie des manuels pour ne pas faire peser le poids de l’investissement sur les familles, vu que les Régions risquent bien d’être dans l’incapacité de financer l’intégralité des manuels de Seconde.

Sandrine Charrier
Valérie Sipahimalani



FCPE : L’éducation nationale au milieu du gué

Par François Jarraud du café pédagogique.

« On dialogue c’est mieux. On a des déclarations positives, c’est mieux aussi. Mais on attend toujours des résultats ». Mardi 6 juillet, au lendemain d’une victoire au Conseil d’Etat sur la question de la formation des enseignants, Jean-Jacques Hazan, président de la Fcpe, et Patrice Portula, nouveau secrétaire général, recevaient la presse pour faire le bilan de l’An I de Luc Chatel à la tête de l’éducation nationale. Plus qu’un point de la situation, la Fcpe s’interroge  sur l’avenir.

FCPE : L'éducation nationale au milieu du gué  dans Actualités hazan01Rentrée : des difficultés à venir. Cette année encore l’affectation des élèves est difficile dans plusieurs académies du sud (Montpellier, Toulouse, Aix Marseille) dans l’enseignement professionnel, affirme JJ Hazan. Plus de deux mille élèves seraient en attente à Toulouse à l’entrée en seconde et première. « L’éducation nationale ne sais pas tirer parti des erreurs passées » souligne JJ Hazan qui rappelle que la situation était identique l’an dernier. En maternelle la dégradation continue. Dans plusieurs académies les enfants ne sont scolarisés qu’à 3 ans révolus. « Comment fera l’Education nationale en 2011 ? » interroge-t-il, « sachant qu’il y aura 50 000 enfants de plus du fait du mini baby boom de l’an 2000 ? »

Une question non résolue : les manuels de seconde. La FCPE a, à de maintes reprises, fait part au ministère de ses inquiétudes sur le coût pour les parents de l’achat des manuels de lycée à la prochaine rentrée, qu’elle évalue à environ 240 euros par élève entrant en seconde (plus de deux fois le coût habituel supporté par les familles). « Ce coût se répétera en plus sur trois années pour une même cohorte d’élèves qui suivra la mise en place progressive de la réforme en première puis en terminale », insiste JJ Hazan. La FCPE demande un remplacement échelonné des manuels scolaires sur plusieurs années, comme cela se met d’ailleurs en place à certains endroits. Actuellement les familles sont prises dans une confrontation entre l’Etat, qui ne veut rien entendre,  et les régions. Or ces dernières ne pourront pas payer le surcoût des manuels. « Rien qu’en Ile-de-France il faudrait que la région paye 125 millions d’euros de frais supplémentaires , ce n’est pas possible ».

Remplacements : Faire respecter le droit à l’éducation. Patrice Portula rappelle le chiffre donné par le ministère : 90% des heures sont remplacées dès la première heure. Un taux qui semble très positif, mais qui montre que 10% des heures ne le sont pas. Au total on atteindrait 2,2 millions d’heures perdues, ce qui fait beaucoup pour un pays qui menace de sanctionner les familles au bout de quelques demi-journées d’absence. Sur son site « Yapacours » , la Fcpe a recueilli 25 000 déclarations d’absences non remplacées. Elle n’hésitera pas à faire condamner l’Etat si c’est nécessaire pour faire respecter le droit à l’éducation. La Fcpe veut « des actes ».

Evaluations : Revenir à des évaluations diagnostics. La Fcpe participe aux discussions avec le ministère sur la redéfinition des évaluations de CE1 et CM2 entreprise par Luc Chatel. Elle « ne cesse de réaffirmer l’intérêt qu’elle porte à des évaluations dont l’objet serait d’estimer où en sont les élèves de primaire à différents moments de leur scolarité dans l’acquisition des objectifs attendus en fin de cycle, dans le cadre du socle commun. Ceci permettrait de lutter contre l’échec scolaire et de mettre en place une pédagogie différenciée pour aider les élèves à effectuer leur scolarité, et en particulier leur passage dans le cycle suivant, dans de bonnes conditions ». Elle souhaite qu’elles soient placées au début du Ce1 ou Ce2, début Cm2 ou début 6ème, début 3ème ou début 2de.  » Des évaluations de rentrée sont les seuls qui serviraient réellement à l’enseignant pour mettre en place des dispositifs pédagogiques afin de remédier aux difficultés des élèves ».

hazan02 dans Associations de ParentsRéformes en cours : passer des paroles aux actes.  JJ Hazan souligne le changement d’ambiance avec Luc Chatel. « On dialogue. Le ministre fait des déclarations globalement positives, par exemple sur le remplacement , où il juge nos demandes « justifiées » ou encore sur le temps scolaire. Mais il faut maintenant que les actes suivent les paroles ». Or la Fcpe fait part de ses inquiétudes. Sur la réforme du lycée que la Fcpe a soutenu parce qu’elle apporte accompagnement et  tutorat. « Où est l’impulsion ? » demande JJ Hazan. Inquiétude aussi sur les rythmes scolaires.  « Les discussions au ministère ont été très intéressantes. La FCPE a  obtenu que, dans la circulaire de rentrée 2010, le ministre de l’Education nationale rappelle, qu’il est possible de répartir les heures sur quatre jours et demi et incite les recteurs et inspecteurs d’académie à favoriser les projets des écoles qui souhaiteraient fonctionner ainsi. Elle regrette néanmoins que les inspecteurs d’académie n’aient pas favorisé les demandes de passages à la semaine de quatre jours et demi, contrairement aux injonctions de la circulaire de rentrée. Ainsi, dans les Deux-Sèvres, l’IA a même bloqué les demandes de dérogation à la semaine de 4 jours ». La Fcpe demande que l’intérêt des enfants prime sur celui des adultes, en clair, le retour partout aux 4 jours et demi par semaine au primaire. Pour tous, l’allongement deux semaines des congés de Toussaint, c’est-à-dire le raccourcissement d’autant des congés d’été.

« Le bilan de cette première année de Luc Chatel est très différent de celui de Xavier Darcos« , estime JJ Hazan. « Des choses ont bougé et avancé comme la mise en place de l’accompagnement personnalisée et du tutorat au lycée. Il faut maintenant réaliser concrètement ces décisions. Or on est inquiet pour les suppressions de postes et les fractures qui se développent dans l’Ecole. L’éducation nationale reste au milieu du gué ».



La base résiste à Base Élèves

par Jérôme Canard, Le Canard enchaîné, 7 juillet 2010

C’est un avis des plus insolents qu’a rendu, le 30 juin, le rapporteur public du Conseil d’Etat. Ce haut fonctionnaire était chargé de formuler des conclusions au sujet d’un recours déposé par deux directeurs d’école sur le fichier Base Elèves. Autrement dit, sur un système d’immatriculation, en France, des élèves de 3 à 10 ans.

Le rapporteur ne propose rien de moins que de remettre à plat tous les textes régissant le fonctionnement de Base Elèves. En supprimant, au passage, certaines données comme celles qui concernent la santé des enfants. Voici, venu d’en haut, un soutien inattendu aux nombreux opposants à ce fichier géant.

La base résiste à Base Élèves dans Actualités ine_tattoo-ff31c

Profilage bien en règle

Ainsi, en avril dernier, les directeurs des écoles de Prunières et Séchilienne, dans l’Isère, ont été démis de leurs fonctions et rétrogradés pour n’avoir pas voulu jouer le jeu. Dans le Vaucluse, un chef d’établissement a reçu un blâme pour « refus persistant d’appliquer les instructions de sa hiérarchie et pour l’envoi d’un courriel infamant à un collègue » : un dessin montrant un bambin, son « numéro identifiant élève » (INE) tatoué sur la cuisse.

A Malakoff, dans les Hauts-de-Seine, Fabienne B. a été virée, en vertu d’une loi de 1921 protégeant les enfants d’un éducateur atteint de « démence mentale » ou de « tuberculose ». Le comité médical n’a évidemment diagnostiqué ni l’une ni l’autre de ces maladies, mais, coïncidence, la directrice avait refusé d’entrer les données des enfants dans ce fichier.

Et la contestation n’a cessé de croître. Menée par le Collectif national de résistance à Base Elèves, elle a abouti au dépôt de plus de 2 000 plaintes en quelques mois.

Déjà, dans un rapport de juin 2009, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU avait conforté la rébellion, en s’affirmant préoccupé par l’utilisation de Base Elèves à d’« autres fins, telles que la détection de la délinquance et des enfants migrants en situation irrégulière ». En février 2010, la rapporteuse spéciale aux droits de l’homme de l’ONU a même qualifié les directeurs d’école réfractaires de « défenseurs des droits de l’homme ».

Le flicage des écoliers inquiétait d’autant plus ses détracteurs qu’il pourrait permettre à l’Education nationale de croiser Base Elèves et Sconet (fichier du secondaire) avec d’autres drainées plus « sensibles ». Exemple : celles qui figurent. dans les « outils » de prévention de la délinquance, dans le tout nouveau fichier des enfants « décrocheurs », ou dans le « livret de compétences », qui accompagnera l’élève malchanceux jusqu’à… Pôle emploi. Un parfait « profilage » des jeunes à problèmes, en quelque sorte.



Education: les syndicats vent debout contre les 16.000 suppressions de postes en 2011

Les principaux responsables du monde éducatif ont dénoncé mercredi « un véritable plan social » dans l’Education et promis une mobilisation massive à la rentrée, après l’annonce officielle mardi que 16.000 postes allaient être à nouveau supprimés dans ce secteur en 2011.

Jean-Philippe Ksiazek :: Manifestation d'enseignants  et d'élèves le 12 mars 2010 à Paris photo : Jean-Philippe Ksiazek, AFP

Cette annonce fait suite à la suppression de 16.000 postes en 2010, 13.500 en 2009, 11.200 en 2008. Soit au total, 56.700 postes en moins entre 2008 et 2011, sans compter plusieurs milliers déjà supprimés entre 2004 et 2007.

Les ministères de l’Education et de l’Enseignement supérieur employaient au 1er janvier 2009 1,1 million de personnes, dont un peu moins de 800.000 enseignants dans le secteur public.

« C’est catastrophique. C’est un appauvrissement des ambitions éducatives de notre pays. C’est la réussite des élèves qui est mise en jeu », a affirmé à l’AFP Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération de l’Education.

Dans un communiqué, l’Unsa-Education, deuxième fédération, a qualifié cette annonce de « nouveau plan social ». « On arrive à l’os », a déploré son secrétaire général Patrick Gonthier.

« Le système scolaire est en danger, il est en train de se replier sur lui-même. Ailleurs, on ne sacrifie pas l’avenir comme le fait le gouvernement en France », a affirmé Thierry Cadart, son homologue du Sgen-CFDT.

Ces nouvelles suppressions vont avoir, selon eux, des effets sur les effectifs d’élèves en classe, qui vont augmenter, sur le nombre des remplaçants, qui va être à nouveau rogné, sur l’accès des jeunes enfants à la maternelle, revu à la baisse, sur l’offre éducative (options, expériences pédagogiques, postes « Rased » spécialistes de la difficulté scolaire), en régression.

Les conditions de travail des enseignants vont être plus difficiles dans la mesure où vont leur être proposées davantage d’heures supplémentaires, a relevé le Sgen-CFDT. Il souligne aussi que le recours aux contractuels, pour les remplacements notamment, va être plus important.

« On dégrade les conditions d’étude des élèves », a réagi Antoine Evennou, président de l’UNL, premier syndicat lycéen. Cela alors qu’ »on est déjà dans des situations limites dans énormément d’établissements », a-t-il dit, craignant « des tensions supplémentaires » et « de la violence scolaire ».

Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, première fédération des parents d’élèves de l’enseignement public, a regretté que l’éducation « ne soit pas une priorité de notre pays », jugeant que « ce n’est pas en réduisant le nombre de postes qu’on va arriver à réduire l’échec scolaire ».

Pour la rentrée, tous appellent à participer à la journée d’action intersyndicale du 7 septembre, lancée notamment pour s’opposer au projet de réforme des retraites.

Et, fait rarissime dans l’histoire de l’Education, le Snes-FSU, principal syndicat enseignant des collèges et lycées, et Sud Education (minoritaire) ont également lancé un mouvement de grève, le lundi 6 septembre, trois jours après la rentrée.

« Une mobilisation n’est jamais évidente à la rentrée, mais l’exaspération est telle que les personnels seront au rendez-vous (le 7), de façon massive », a assuré M. Cadart.

Contacté par l’AFP, le ministère de l’Education nationale n’a pas fait de commentaire. 

 



Réponse du sénateur du Gard : Simon Sutour

Suite à notre « lettre ouverte au Ministre de l’Education Nationale » (ci-dessous), voici la réponse du Sénateur du Gard.

PS : Le député (UMP) Jean-Marc ROUBAUD n’a toujours pas répondu.

Simon Sutour

Uzès, le 21 juin 2010

 

Les représentants :

- des enseignants FSU, SGEN, Sud Éducation, UNSA et sans appartenance syndicale

- des parents d’élèves APDESU, FCPE et PEEP

- des élèves élus au Conseil d’Administration et au CVL

du Lycée Charles GIDE d’UZES (Gard)

 

 

 

à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale

s/c de Monsieur le Recteur de l’Académie de Montpellier

s/c de Monsieur le Proviseur du lycée Charles Gide

 

 

Objet : Conditions de mise en oeuvre de la réforme du lycée dans l’Uzège

 

 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Alertés par les récentes propositions de vos services concernant la « rationalisation de l’offre scolaire » afin de réduire les moyens humains et financiers des Etablissements Publics Locaux d’Enseignement (E.P.L.E.), nous souhaitons attirer votre attention sur le lycée Charles Gide d’Uzès. Seul Lycée d’Enseignement Général et Technologique (L.E.G.T.) de la ville, il draine de nombreuses communes du bassin nord nîmois.

Très soucieux de la réussite des élèves, comme l’attestent les résultats au Baccalauréat depuis plusieurs années, tous les intervenants du système éducatif demandent que les moyens financiers et humains de notre E.P.L.E. soient, pour le moins, maintenus, voire abondés. En effet :

- Cette année la Dotation Horaire Globalisée (D.H.G.) de notre établissement est de 1 092 heures et celle allouée pour la rentrée 2010 est de 1 074 heures : soit une perte de 18h ; alors même que, au vu des prévisions rectorales, les effectifs devraient être en hausse dans notre établissement.

Or, Monsieur le Ministre, vous avez donné injonction aux Recteurs, dans la note de service DGECO A n°2010_0002 : de veiller au « maintien des taux d’encadrement pour le lycée » et vous précisez que « cette enveloppe (la D.H.G.) doit être fixée de telle manière que les établissements retrouvent au minimum, à effectif constant, des moyens équivalents à ceux qui leur étaient antérieurement affectés ».

 

Ce sont donc 18 heures, soit l’équivalent d’un poste d’enseignant, qui manquent dans la D.H.G. de notre établissement pour que vos engagements soient respectés.

 

- Pour satisfaire la demande locale d’offre éducative et en s’appuyant sur l’autonomie supposée des E.P.L.E., l’équipe enseignante du lycée a préparé, (au cours de deux demi-journées banalisées) et présenté de nombreux enseignements d’exploration (13 propositions).

Tout ce travail a été annihilé par l’arbitrage rectoral qui n’a octroyé, à notre L.E.G.T., aucun enseignement d’exploration technologique (hormis SI) alors même que la circulaire n°2010-38 du 13-3-2010 précise « les autorités académiques (…) doivent encourager le développement dans le plus grand nombre possible d’établissements, de l’offre d’enseignements technologiques » (…) qui « peuvent attirer un public nombreux s’ils bénéficient d’une implantation dans un grand nombre d’établissements ».

 

Ce sont donc des arbitrages purement budgétaires qui ont guidé ces décisions et non pas l’intérêt des élèves de l’Uzège. 

 


- Consciente de l’opportunité que représente l’accompagnement personnalisé pour pallier les difficultés de certains élèves ou accroître les compétences d’autres, l’équipe éducative a travaillé sur un projet ambitieux d’ « ateliers d’accompagnement ».  Dans le même temps, les disciplines fondamentales que sont le Français, les Mathématiques et l’Histoire Géographie, ont proposé un développement de l’utilisation des TICE (nouvelles technologies) en groupes à effectif réduit.  Ces deux axes ont été présentés lors du conseil pédagogique du lundi 14 juin 2010.

 

La mise en place de ces dispositifs se heurte, encore une fois, à des contraintes purement budgétaires. En effet si l’on applique la circulaire n°2010-38 du 13-3-2010 qui stipule : « les chefs d’établissement sont les principaux artisans de l’utilisation de l’enveloppe horaire mise à disposition pour les classes de seconde pour s’adapter au mieux aux besoins locaux. (…) Cette enveloppe laisse une grande liberté à l’établissement puisque, désormais, tous les enseignements peuvent bénéficier de la mise en place de groupes à effectif réduit (…). Toutefois, ils veilleront à ce que certains temps d’enseignement bénéficient en priorité de la mise en place de ces groupes : ainsi, l’accompagnement personnalisé doit bénéficier d’au moins deux heures sur l’enveloppe (soit au minimum quatre heures professeurs), pour éviter les dédoublements traditionnels. », dès lors l’enveloppe horaire permettant les dédoublements (qui est seulement de 10h30 par classe) n’est pas suffisante.

 

Il nous faut donc choisir entre un accompagnement vraiment personnalisé, et un enseignement disciplinaire  répondant aux objectifs de notre société.

Nous demandons donc l’application de l’article 5 de la réforme du lycée, précisant que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement ».

 

Ce sont donc 10h de plus, par classe de seconde, qu’il nous faudrait pour assurer une offre éducative répondant à l’esprit de la réforme que le gouvernement propose.

 

 

 

Nous sommes convaincus que l’Education de nos jeunes citoyens reste la seule solution pour sortir de la crise qui bouleverse notre société. Optimisons les moyens certes, mais ne construisons pas une politique éducative qui ne réponde qu’à des critères budgétaires. L’Éducation est notre seul avenir, alors, Monsieur le Ministre, donnez-nous les moyens de notre ambition pour le Pays et pour l’Uzège.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre profond dévouement au Service Public d’Education.

  

 

Les représentants des personnels enseignants, des parents et des élèves

du lycée Charles Gide d’Uzès

 

 

PS : Lettre ouverte adressée, aussi, aux médias et aux élus Départementaux et Régionaux.

 



Les examens du lycée Gide ne sont plus payés par le Rectorat de Montpellier

Les effets d’annonce continuent. Le Ministre prétend que les examens assurés par les profs seront mieux payés, c’est un mensonge. La preuve dans ce courrier adressé au Recteur par le responsable des TPE du lycée Charles Gide d’Uzès (30 700).

TPE Gide



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