FCPE de l’Uzège : Flash Info n°7

n° 07.10.11
du 26/09/10

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Collège JL Trintignant

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Madame la Principale, mercredi 22 septembre. Après les modalités d’organisation des élections au Conseil d’Administration, les points suivants ont été abordés :

Personnels :
·          Le remplacement des 9h00 de Français est partiellement couvert par un professeur titulaire-remplaçant. Le reliquat du mercredi devrait être assuré par un personnel contractuel qu’il reste à recruter ! Les élèves concernés auront donc deux professeurs de Français !
Madame la Principale accepte que les heures perdues soient progressivement rattrapées par ce personnel contractuel (quand il sera recruté !), en fonction des possibilités d’emploi du temps…
·          Le professeur d’Occitan n’a toujours pas pris contact avec l’établissement. Madame la Principale va le convoquer.

Poids du cartable :
Le cartable des élèves de 6ème peut peser jusqu’à 9kg.
Il est demandé aux Professeurs Principaux d’organiser la répartition du matériel entre élèves, aux professeurs de ne plus demander des cahiers trop volumineux… et à l’établissement d’acheter des manuels numériques (pas de crédit).

Projet d’Établissement :
Madame la Principale présente le projet d’établissement actualisé.
Il sera proposé au vote, lors du prochain Conseil d’Administration du 05 octobre 2010.

Lycée Charles Gide

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Proviseur, mercredi 22 septembre. Après les modalités d’organisation des élections au Conseil d’Administration et le départ des représentants des autres associations, la FCPE est restée pour aborder les points suivants :

Personnels :
·          La ∏ 1èreS supplémentaire a enfin été officiellement ouverte le 21 septembre mais il manque l’enseignant de mathématiques (5h00). Devant les carences de sa hiérarchie, Monsieur le Proviseur envisage de faire appel à un jeune retraité !
·          Un contractuel en EPS s’est présenté et prendra ses fonctions le 23 septembre.
·          2 enseignants sur 3 en philosophie sont manquants, un est en arrêt maladie (son absence est prolongée jusqu’au 12/10) et non remplacé, l’autre est en arrêt longue maladie et son remplaçant est lui-même absent. L’Administration se trouve dans une impasse qu’elle a créée et ne dispose plus de personnel pour assurer cet enseignement.
Tous les problèmes que rencontre le lycée ont été annoncés en juillet, dans le rapport d’Inspecteurs Généraux (en PJ) que Luc Chatel voulait garder secret !… Édifiant !…

Cette situation étant inacceptable de la part du Service Public d’Éducation et afin de montrer notre mobilisation, Monsieur le Proviseur et la FCPE s’engagent à écrire un courrier, chacun afin d’informer les autorités compétentes de leur volonté d’inscrire tous les élèves de terminale sans professeur de philosophie au CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) aux frais de l’Etat.
Par ailleurs, la FCPE informera les parents des élèves concernés, des modalités d’un recours au Tribunal Administratif pour carence de l’État et leur assurera son soutien dans leur démarche. Selon la législation française, le dépôt de plainte ne peut être qu’individuel. Le détail de ces procédures fera l’objet d’un prochain Flash Info Spécial.

Transports :
Certaines lignes sont surchargées (Blauzac, Montaren, Ste Anastasie) : les élèves sont assis à 3 par siège, dans l’allée et parfois l’accès au bus leur est refusé. Monsieur le Proviseur en prend note et communiquera ses effectifs par classe et heures de sortie au service de transport.

Restauration :
Nous avions demandé l’an passé à ce que le 3ème trimestre de facturation s’arrête vers le 20 juin et qu’ensuite un système de tickets soit instauré (plus de cours, plus d’enseignants, organisation du bac). La réponse nous a été donnée aujourd’hui; les familles payent un forfait annuel divisé en 3 et il n’est pas possible de faire autrement.

Langues :
·          Les groupes de compétence en 2nde n’ont pas été mis en place cette année (difficulté d’organisation, équipe pédagogique pas prête) malgré les textes.
·          Des groupes ont été constitués quand cela était possible. Par ailleurs, le lycée a pu récupérer 2h00 de langues ; ce qui a permis la création de 3 groupes d’anglais renforcé en 1ère,  63 élèves sur 2 groupes auparavant.
·          Aucune nouvelle pour l’instant de l’assistant d’allemand que nous avions réclamé l’année dernière ; pas davantage pour les autres langues. Nous allons réitérer notre demande.

Informations diverses :
·          Les élèves de terminale pourront récupérer leurs productions de TPE de 1ère à partir du mois de juin 2011.
·          Afin de compenser le vendredi 03/06/11 (pont de l’Ascension), la rentrée des vacances de Toussaint se fera le mercredi 03/11/10, les cours seront ceux d’un vendredi semaine A.

Halle de Sport de Mayac

La Campagne de Signatures à l’adresse du Maire d’Uzès bat son plein.
Plusieurs centaines de signatures ont déjà été recueillies.

Lors du Conseil Municipal du 23 septembre, le Maire confirme les propos qu’il a tenus au Conseil Général pendant les vacances : « le terrain est viabilisé ».
Or, les VRD seraient au mieux à quelques 200m du terrain le plus proche. Et la Mairie d’Uzès n’a toujours pas fourni précisément au Conseil Général, l’assise foncière viabilisée qu’elle octroie pour la construction de cette Halle de Sport, alors que c’est elle qui délivrera le permis de construire !

Dans ce contexte délétère, il est indispensable de poursuivre et intensifier la campagne de signatures pour que cette Halle de Sport, indispensable pour nos enfants, voie enfin le jour.

Aussi, si ce n’est déjà fait, nous vous invitons à la signer et à la faire signer. Nous sommes tous concernés !
Vous pouvez nous retourner les signatures par scan ou dans les boîtes aux lettres FCPE des établissements.

Réseau électronique

Si vous êtes satisfaits du contenu des flashs info, faites les connaître aux parents d’élèves des Collèges et Lycées d’Uzès.
S’ils ne les reçoivent pas encore, invitez-les à nous envoyer un courriel d’inscription à notre liste de diffusion. Notre but est d’informer le plus grand nombre de parents, sans exclusive.

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Répression policière à Alès

Manifs du 23 septembre contre le projet de réforme des retraites


Un succès indéniable mais qui, bien sûr, n’est pas reconnu par un président et son gouvernement qui restent autistes aux interpellations des citoyens.



Non seulement, ce gouvernement traficote les chiffres de la participation aux multiples cortèges de manifestation contre son projet de réforme des retraites mais a aussi recours aux plus grosses ficelles

dont personne n’est vraiment dupe, à l’exception de ceux et celles qui préfèrent détourner le regard, pour tenter de décrédibiliser un mouvement populaire de mécontentement qui s’étend chaque jour un peu plus.


Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance de ce qui s’est passé en fin de manifestation à Alès, ce matin du jeudi 23 septembre.

J’ouvre des parenthèses pour laisser s’exprimer des collègues :


« Aujourd’hui beaucoup de grévistes à JBD même s’il est impossible de savoir combien : pas de secrétariat.
Beaucoup de monde dans les rues d’Alès : entre 7000 et 8000 personnes (3500 le 7, sous le déluge)
Fin de manifestation houleuse : des troubles devant la sous préfecture et arrestation d’un petit jeune, François, 14 ans, première S (2 ans d’avance, excellent élève, presque 2 mètres et…noir !) pour être monté sur une poubelle pour écrire, sous une inscription dont il n’est pas l’auteur, au feutre effaçable les lettres « S-A » (on l’a empêché de finir).
On l’a amené au commissariat, et on a pris ses empreintes génétiques alors qu’il est mineur et que les parents n’étaient pas encore arrivés.
Gros émoi, bien sûr parmi  ses camarades »


Et aussi ce témoignage d’un professeur du lycée présent sur les lieux :


« Un lycéen a été arrêté, emmené au commissariat, on a pris son ADN, le procureur a été appelé et a décidé de poursuivre. L’intervention du préfet pour demander la relaxe sans poursuite n’a pas été suivie. Il est donc poursuivi pour dégradations (on ne sait pas encore si c’est un tag ou une poubelle cassée parce qu’il est monté dessus).

La manif s’est donc rendu devant le commissariat au cri habituel de « libérez nos camarades » puis de « libérez François »,nous avons eu droit à 3 salves de lacrymos, une fois devant la sous préfecture, une fois à l’arrière du commissariat, et une fois devant l’entrée principale au moment où la mère est arrivée pour récupérer son fils, un conseiller municipal a reçu lui aussi des gaz, le dialogue a été très difficile avec les policiers qui restent sans réponse quand on les interpelle sur la participation à tout ça, si ça ne les dérange pas de prélever l’ADN d’un adolescent qui sera ainsi marqué d’un sceau indélébile pendant 35 ans.


François est ressorti libre avec sa mère qui était furieuse, elle a refusé de parler aux journalistes. La LDH doit la rencontrer très prochainement et nous en saurons davantage sur ce qui lui est exactement reproché. Une chose est certaine, il va être poursuivi ».


La LDH lance dès à présent un appel à témoins, si vous avez vu François juste avant ou au moment où il a été embarqué, veuillez prendre contact avec la LDH: 04 66 34 36 06 (merci de faire passer le message).


Au delà, il est plus que jamais temps de se mobiliser pour au moins mettre fin au prises d’empreintes génétiques sur les mineurs, il est de notre devoir de protéger au moins nos enfants contre ce fléau ».


Fin de citation, je ferme les parenthèses.


Nous le constatons maintenant presque tous les jours, ce gouvernement créé un contexte politique et sécuritaire assez nauséabond pour masquer son impéritie à gouverner pour  l’intérêt commun et du bien de la Cité (et non pas pour la bande du Fouquet’s).

Au mouvement de protestation populaire, il répond par un populisme sécuritaire qui occupe le terrain médiatique essayant de détourner l’attention des sujets qui fâchent.


Chacun, chacune d’entre nous est reponsable de ce que nous laissons se transmettre aux générations futures. Et si ce gouvernement et ce président sont atteints de déficience visuelle et auditive,alors

faisons retentir bruyamment sur les pavés de nos rues les cris de notre colère en allant manifester toujours plus nombreux le 2 et le 12 octobre prochain.



Manifestation sur les retraites à UZES : un franc succès

Logo SNESlogo SUD
550 personnes se sont  rassemblées sous les bannières syndicales aujourd’hui à Uzès pour proclamer leur refus du projet de loi sur les retraites. Le lycée Charles Gide était bien représenté avec 45% de grévistes.
Une mobilisation plus forte que celle du 7 septembre et du 24 juin : preuve que la mobilisation ne faiblit pas, au contraire.
Avant la prochaine échéance parlementaire – depuis aujourd’hui, le projet passe en 2ème lecture devant les sénateurs- les organisations syndicales comptent  faire entendre au gouvernement la protestation qui monte contre sa réforme des retraites.

La FSU renouvelle son exigence de retrait du projet de loi sur les retraites. Elle demande l’ouverture de négociations pour définir une réforme juste et solidaire fondée sur le partage des richesses.
D’ores et déjà, elle appelle les personnels à se réunir pour décider des suites à donner à l’action : poursuite de la grève, formes de reconduction, manifestation nationale…

Rien n’est joué !



Val-d’Oise : des gendarmes fliquent les instits en grève

Article Rue89

Une marelle à Toronto (Duchamp/Flickr)

Mardi 7 septembre, des gendarmes de la brigade d’Auvers-sur-Oise se présentent dans quatre écoles élémentaires de la commune d’Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise). C’est jour de grève nationale, et les pandores viennent relever le nombre d’enseignants grévistes.

La même scène se rejoue dans quatre autres communes de ce département. Une pratique, sinon illégale, à tout le moins non prévue par la loi, qui scandalise syndicats et élus de gauche. Et qui vient s’ajouter aux interventions « inédites » des forces de l’ordre dans les enceintes scolaires.

Des enseignants « choqués »

Dalila Moro, directrice de l’école élémentaire Vavasseur d’Auvers-sur-Oise, raconte :

« Les gendarmes sont arrivés vers 8h50 dans la cour de l’école. Nous avons de bonnes relations avec eux, ils viennent souvent pour intervenir sur la sécurité routière. »

Quand ils lui expliquent la raison de leur venue, elle refuse « d’obtempérer » :

« Ils n’ont pas insisté et sont repartis. A aucun moment ils n’ont fait preuve d’agressivité. »

D’autres enseignants, eux, ont lâché les informations et le regrettent.

Laurence Béré, directrice de l’école Les Aunaies à Auvers, raconte :

« Deux jeunes gendarmes sont arrivés dans la matinée. Ils n’avaient pas l’air très à l’aise, ils m’ont demandé le nombre de grévistes. J’ai été prise de court et j’ai répondu “aucun”. Mais j’ai refusé d’indiquer qui faisait grève parmi le personnel municipal. »

Ce n’est que plus tard, en discutant avec ses collègues, que la directrice réalise l’anormalité de la situation : « On était tous choqués. »

Les enseignants informent aussitôt leur supérieur hiérarchique, l’inspecteur de circonscription de Saint-Ouen, Philippe Mauget, qui en réfère à l’inspecteur académique. D’autres enseignants préviennent, eux, les syndicats.

Des communes victimes d’« enquêtes » de gendarmerie

« Il n’y a pas que Auvers-sur-Oise ! » révèle le secrétaire départemental du SNUipp-FSU Val-d’Oise. Kamel Ould-Bouali a été averti de la venue de gendarmes dans les écoles d’au moins quatre communes du Val-d’Oise : Jouy-le-Moutier, Auvers-sur-Oise, justeà côé Méry-sur-Oise, Ecouen et Ezanville. Il se déclare « très étonné par cette démarche qui ne rentre pas dans le cadre légal des missions de gendarmerie ».

A Jouy-le-Moutier, le maire Gilbert Marsac explique que les gendarmes se sont adressés aux services scolaires de la municipalité pour connaître le nombre de grévistes, mais ne se sont pas rendus dans les écoles, « malgré la consigne qu’ils avaient reçue. »

Les directeurs et directrices d’école doivent-ils communiquer des informations, relatives à un mouvement social, aux services de police ou de gendarmerie ? Non, aucune, selon les syndicats.

Depuis 2008 et la loi sur le service minimum d’accueil (SMA) en cas de grève, mise en place par Xavier Darcos, il est demandé aux enseignants du premier degré grévistes de se déclarer à l’inspection d’académie 48 heures à l’avance afin de permettre aux communes d’organiser un service minimum d’accueil si elles ont choisi de le mettre en œuvre et si le taux d’enseignants grévistes est supérieur à 25%.

Kamel Ould-Bouali rappelle fermement :

« Il n’y a aucune disposition concernant les forces de l’ordre dans ce texte. C’est uniquement l’employeur qui doit être informé de l’intention de faire grève, et personne d’autre. »

La brigade de gendarmerie d’Auvers-sur-Oise n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Un maire écrit à Brice Hortefeux

Jean-Pierre Béquet, maire socialiste d’Auvers-sur-Oise, a adressé le jour même un courrier à Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, afin de l’informer « d’un événement tout à fait anormal dans sa commune » et de sa « désapprobation sur ce type de méthodes ». Ce même courrier a été adressé au préfet du Val-d’Oise et à l’inspecteur d’académie.

Le maire explique :

« Nous sommes une petite commune de 7 000 habitants, nous n’avons aucun contentieux avec la gendarmerie, c’est la première fois que cela se produit. J’ai voulu alerter le ministre et avoir des réponses afin que ces pratiques détestables ne se produisent plus. »

Il se demande si tout cela n’est pas lié aux difficultés qu’il a à appliquer le service minimum d’accueil (SMA).

Mais pourquoi le Val-d’Oise, alors que tous les départements de France comptent des communes qui rechignent à appliquer ce SMA ? Mystère… Sébastien Sihr, le secrétaire général du SNUipp, n’a pas reçu de signalements de faits similaires dans d’autres départements en
France.

Bien que l’obligation légale d’assurer un service minimum d’accueil existe depuis la loi de 2008, il s’agit d’une démarche volontaire des maires de mettre en place ou non ce service. Dès la première application de cette loi, les maires des petites communes avaient pointé la difficulté de disposer d’un personnel suffisant et qualifié dans l’encadrement des enfants.

Bien que Nicolas Sarkozy ait promis en novembre 2008 de « trouver une solution » pour les petites communes, certaines se sont retrouvées déférées par les préfets devant les tribunaux administratifs.

Sur les quatre communes touchées par ce phénomène, trois sont gérées par des maires PS plutôt réfractaires au SMA ; la dernière est UMP et applique bien le SMA.

« Initiative sans conséquence […] de quelques gendarmes »

Le SNUipp95 a adressé un courrier à l’inspecteur d’académie du Val-d’Oise lui demandant d’engager une démarche auprès du préfet, « afin qu’une mise au point définitive soit faite quant aux prérogatives des forces de l’ordre en la matière ».

Selon le maire d’Auvers-sur-Oise, le directeur de cabinet du préfet serait mal à l’aise et la brigade de gendarmerie d’Auvers-sur Oise aurait avoué « avoir eu des ordres d’en haut lieu ».

A la préfecture du Val-d’Oise la réaction, tient en deux phrases :

« Il s’agit d’une initiative sans conséquence, prise dans le cadre de leur mission de renseignements, par quelques gendarmes. Le colonel de groupement de gendarmerie a donné des instructions pour que cela ne se renouvelle pas. »

Difficile de croire que quelques gendarmes zélés ou désœuvrés aient décidé, un beau matin, d’effectuer une visite scolaire sans avoir reçu de consigne.

Mis à jour le 16/09 à 12h30 Grâce aux contributions, la liste des villes a pu être actualisée.

Photo : une marelle à Toronto (Duchamp/Flickr)

 

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 



Un enseignant sur deux en grève le 23 septembre

Article Le café pédagogique

Selon le Snuipp, 55% des enseignants du primaire devraient faire grève le 23 septembre à l’occasion de la seconde journée d’action contre la réforme des retraites.

 

Un enseignant sur deux en grève le 23 septembre dans Actualités m070910La mobilisation contre la réforme des retraites peut-elle affronter l’épreuve du temps ? On sent l’inquiétude des syndicats qui ont multiplié les appels ces derniers jours. Ainsi la Fsu rappelle que « non, rien n’est joué », faisant allusion au fait que le projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale (mais pas par le Sénat). Le gouvernement multiplie les promesses. Dans Le parisien, Eric Woerth promet « d’augmenter le nombre de personnes handicapées pouvant bénéficier d’un régime de préretraite ». Il promet aussi « d’aller au bout du débat sur l’égalité hommes-femmes ». Mais en même temps il réaffirme le prinicpe du départ à taux plein à 67 ans et du recul à 62 ans de l’âge légal. Il a aussi rejeté l’idée du maintien de la retraite à taux plein à 65 ans pour les mère sde trois enfants.

 

C’est un des points d’inquiétude pour les syndicats. Le Snuipp rappelle que les professeurs des écoles entrent dans la vie professionnelle à 29 ans et qu’ils devront travailler jusqu’à 65 et peut-être 67 ans pour avoir les 40 à 42 annuités nécessaires à la retraite à taux plein. Le syndicat prévoit plus d’un enseignant sur deux en grève le 23 septembre. C’est un peu moins que le taux annoncé le 6 septembre (62%) mais cela reste une très forte mobilisation. La FSU annonce des manifestations dans 58 départements.

Les manifestations du 23 septembre

 



FCPE : une rentrée sur laquelle il faut être très vigilants

Par Françoise Solliec

 

Après la conférence de presse donnée le 6 juillet pour faire le bilan de la 1ère année Chatel, la FCPE revient pour la presse en cette fin septembre sur les (non) remplacements, la (non) mise en œuvre de la réforme du lycée et la non formation des nouveaux enseignants.

 

 

FCPE : une rentrée sur laquelle il faut être très vigilants  dans Associations de ParentsLes réductions des moyens de l’éducation et le contexte scolaire entraînent cette année une rentrée bien chargée pour la FCPE, explique son président Jean-Jacques Hazan. La réunion des présidents des associations départementales de la semaine dernière reflète une situation assez disparate selon les régions, mais le plus souvent insatisfaisante.

 

Aux questions financières vient s’ajouter la pression de la conférence sur les rythmes scolaires. Après avoir participé au voyages d’études au Danemark, la FCPE va être très prochainement auditionnée par la conférence. Jean-Jacques Hazan déplore que le ministre n’envisage une mise en œuvre des conclusions qu’à la rentrée 2012, alors qu’un certain nombre de points ne prêtent pas à discussion, par exemple, le retour à une semaine de plus de 4 jours. Il s’étonne également que le calendrier 2011 prévoit des vacances d’été rallongées et propose que ces journées supplémentaires soient plutôt utilisées à la Toussaint et au week-end de l’Ascension.

 

La réduction des moyens a des conséquences sur l’accueil des enfants de moins de 3 ans en maternelle. Cet accueil a nettement régressé dans certains départements et c’est un point de difficulté, notamment dans les zones RAR.

Le nombre d’élèves dans la classes semble avoir augmenté dans beaucoup d’endroits et à tous les niveaux, malgré les promesses,faites avec la réforme des lycées. La démographie ne baisse plus, la crise rend l’école privée moins attractive et il a fallu parfois recréer des divisions fermées, en prenant sur les moyens de remplacement.

 

En ce qui concerne la réforme du lycée, les enseignements d’exploration semblent assez limités, on ne sait pas très bien ce qui va se passer dans l’accompagnement et le tutorat n’est pas encore en place dans la majorité des lycées. La FCPE entend bien se mobiliser pour faire appliquer la réforme telle qu’elle l’a votée.

 

Au sujet des remplacements, la situation est très préoccupante. Même si le ministre a affirmé ne plus faire de différence entre remplacements de plus ou de moins de 15 jours, aucune circulaire d’application n’est parue et les interlocuteurs promis dans chaque académie ne se sont pas fait connaître auprès de la FCPE, sauf à Paris. L’an dernier 2 millions d’heures n’ont pas été assurées, cette année la suppression de 3000 postes les doublera, quoique le ministère affirme avoir les moyens d’en payer une bonne partie. Dans le cas où les heures ne sont pas assurées, la FCPE est prête à porter plainte auprès du tribunal administratif.

 

La suppression de la formation en IUFM est une « réforme calamiteuse qui va dégrader l’école en profondeur» affirme Jean-Jacques Hazan. Les néotitulaires sont parfois accompagnés, parfois pas.  De même, selon les académies, ils se retrouvent avec un service à 1 h ou à 18h. Les 2 journées de préaccueil ont été relativement frustrantes pour les formateurs qui n’on pu dispenser qu’un « kit de survie » et personne ne semble savoir comment le reste de la formation pourra se dérouler.

 

Il fallait s’attaquer aux résultats du système scolaire et non à ses moyens : les parents sont très inquiets de ce qui va se passer. Pour faire réussir tous les élèves, les enseignants ont besoin de formation pédagogique. Cette question sera certainement réévoquée avec les résultats de la nouvelle enquête Pisa en novembre.

 

Pour préparer l’avenir, la FCPE a appelé les instances départementales à  une très grande vigilance, de façon à disposer d’une image du terrain par rapport à ce qui a été promis. Elle aimerait mieux se positionner dans son attitude ordinaire de médiateur et de modérateur, mais estime qu’aujourd’hui les enjeux sont trop importants.

Sur le site du Café

 



FCPE de l’Uzège Flash Info n°6

n° 06.10.11
du 18/09/10

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Lettre au Recteur

Conjointement à l’envoi du courrier au Recteur, la FCPE a contacté, par courriel, le Secrétaire Général d’Académie et le Directeur de la Direction de la Prospective des Moyens et des Enseignements.
Le Secrétaire Général a immédiatement répondu indiquant que les problèmes cités étaient en voie de règlement. Cette démarche a semble-t-il partiellement porté ses fruits :
·          Lycée Charles Gide : Lundi matin, les moyens nécessaires à l’ouverture de la ½classe en 1èreS ont été attribués. 1 enseignant en Philosophie et 1 en Histoire-Géographie ont été nommés.
·          Collège JL Trintignant : 1 enseignant en Lettres Modernes a été nommé mais n’a pas pris son poste pour incompatibilité statutaire.
·          Collège Lou Redounet : 1 enseignant en Mathématiques et 1 en Lettres Modernes ont été nommés.

Situation des Établissements en personnel

À ce jour, il manque toujours :
·          Collège JL Trintignant : 1 enseignant en Lettres Modernes.
·          Collège Lou Redounet : 1 enseignant en Arts Plastiques dont le recrutement incombe au Principal.
·          Lycée Charles Gide : 1 enseignant en Philosophie, 1 enseignant en EPS et 1 enseignant en Mathématiques pour assurer les 6h00 de la ½classe en 1èreS créée.

Collège Lou Redounet

La FCPE a été reçue par Monsieur le Principal, mercredi 15 septembre. Entre autre, elle a abordé les questions et remarques que des parents lui avaient communiquées.

·          Bilan de rentrée : le Collège accueille 685 élèves, quelques départs sont survenus en 3ème.
Il manque toujours 6h00 d’Arts Plastiques mais un remplaçant devrait arriver très rapidement. Les autres enseignants sont tous nommés et présents.
·          Emplois du Temps :
- Ils sont très compacts pour éviter les heures de permanence.
- Le créneau libre de 11h00 à 12h00 est délibéré afin de permettre un meilleur roulement du service de restauration. Les élèves demi-pensionnaires sont cette année appelés classe par classe au micro. Il est noté une amélioration et moins de bousculade.
- À nos questions sur les heures de permanence liées, entre autre, au transport, il a été répondu que :
. Les élèves sont accueillis en permanence de 16h30 à 17h30 s’ils le souhaitent et en octobre, l’accompagnement éducatif sera mis en place.
. L’accueil dans la cour des élèves en permanence était du à leur nombre conséquent (grève, professeurs non nommés…). Tout est maintenant rentré dans l’ordre.
. À notre interrogation sur le bien fondé de 2 heures d’Anglais dans la même journée, il a été répondu que cette partie de classe concernée était regroupée avec les bilangues. Cette 4ème heure, en petit groupe sera consacrée à l’oral.
- Concernant les activités physiques différentes des classes d’un même niveau et sur l’évaluation différente générée, il a été répondu que c’était un problème d’emploi du temps avec les professeurs mais que cela n’aura aucune incidence pour les enfants. Ce que nous pouvons mettre en doute quand on sait que la répartition des installations sportives entre tous les établissements d’Uzès a lieu au mois de juin, bien avant l’élaboration des emplois du temps !
·          Transports scolaires :
Devant les bus pleins et le nombre d’élèves laissés à Uzès, nous avons demandé que Monsieur le Principal informe au plus vite le service Edgard, des effectifs par lignes et par horaires de sortie.
·          Informations diverses :
- Suite à nos remarques sur le fait qu’elles aient été bien trop tardives l’année dernière, les réunions parents-professeurs de 5e, 4e et 3e auront lieu en novembre avant les conseils de classe.
- Le standard téléphonique de l’accueil va être changé. Joindre le collège devrait être plus aisé ! Ça doit rassurer les parents qui nous ont interpellés à ce sujet !
- Le stage de 3ème est maintenu du lundi 13/12 au vendredi 17/12 malgré notre demande de le différer dans le temps. Tous les collèges d’Uzès l’organisant la même semaine, il est de plus en plus difficile de trouver une entreprise.
- À notre demande, les conseils de classe débuteront à 17h00 et non à 16h30 afin de permettre une plus grande participation des parents.
- Suite à notre demande exprimée l’année passée, Monsieur le Principal s’est engagé à ce que tous les élèves de 3ème aient une formation à la Prévention et Secours Civiques de niveau 1, nécessaire pour valider le Livret de Compétences obligatoire pour l’obtention du Diplôme National du Brevet. L’accès au B2i sera possible depuis le collège et le domicile.

Halle de Sport de Mayac

Le 13 septembre, la FCPE a contacté le Directeur des Bâtiments du Conseil Général. Malgré un nouvel échange de courriers entre le CG et la Mairie d’Uzès pendant l’été, la situation n’a pas évoluée.
Depuis plus d’un an de rapport avec ce Monsieur, c’est la première fois qu’il évoque son inquiétude sur le report éventuel de l’enveloppe budgétaire bloquée pour cette Halle de Sports, alors que d’autres constructions sont prévues.

Pour la FCPE, cette situation n’a que trop duré ! le Maire d’Uzès doit respecter ses engagements pour que la Halle de Sport de Mayac soit construite au plus vite. Libérant des créneaux d’utilisation sur les autres installations, elle permettra de meilleures conditions d’enseignement pour tous les élèves scolarisés à Uzès.

La FCPE a décidé de lancer une Campagne de Signatures à l’adresse du Maire d’Uzès.

Nous vous invitons à éditer la pétition en PJ, de la signer et de la faire signer. Nous sommes tous concernés !
Vous pouvez nous retourner les signatures par scan ou dans les boîtes aux lettres FCPE des établissements.

CDI du Collège JL Trintignant

Devant le budget peu important du CDI, Valérie Mandoul, parent d’élève, se propose de collecter des livres en bon état (romans jeunesse, classiques, BD, etc…) pour abonder le fond de bibliothèque.
La professeure-documentaliste est favorable à cette initiative.
Valérie Mandoul se propose de centraliser les dons chez elle, à St Quentin la Poterie. Vous pouvez la contacter au 04.66.03.41.95

Réseau électronique

Si vous êtes satisfaits du contenu des flashs info, faites les connaître aux parents d’élèves des Collèges et Lycées d’Uzès.
S’ils ne les reçoivent pas encore, invitez-les à nous envoyer un courriel d’inscription à notre liste de diffusion. Notre but est d’informer le plus grand nombre de parents, sans exclusive.

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Carte scolaire : comment un lycée se vide de ses éleves

Article Rue89

Depuis la réforme de 2007, le lycée francilien George-Sand perd ses élèves au profit du « lycée de centre-ville » Jacques-Amyot.

Le lycée Jacques Amyot de Melun (Jessica Dubois).

Juin 2007, l’assouplissement de la carte scolaire, mesure du programme du candidat Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, est décidé. La rentrée suivante, les parents peuvent (presque) choisir l’établissement scolaire de leur enfant. L’objectif est alors de « favoriser l’égalité des chances et la diversité sociale au sein des établissements scolaires ».

L'enquête du SNPDEN.Trois ans plus tard, le SNPDEN, syndicat des chefs d’établissements, mène une enquête de « ressentis » et constate :

  • un accroissement de la mise en concurrence entre établissements,
  • la radicalisation des profils des élèves dans les collèges et lycées « moyens ». (Télécharger l’enquête)

Aperçu des effets de la réforme pour deux d’entre eux, en banlieue parisienne.

« On ne connaît pas les établissements qui sont fuis »

Un peu avant 8 heures, devant l’entrée du lycée Jacques-Amyot à Melun, un groupe de cinq élèves de seconde discutent. Marie et Louise vivent en dehors du secteur de recrutement. La seconde arrive de Lieusaint, à 50 minutes de bus. La première devait aller au lycée George-Sand, au Mée-sur-Seine, commune limitrophe au nord de la ville. Pourquoi une dérogation ? « C’est mieux ici ! »

Tous les ans, depuis le début de l’assouplissement de la carte scolaire, le ministère de l’Education nationale fait un bilan des demandes de dérogation. Cette année, il y en a eu 40 000 pour les classes de seconde, 65% ont été satisfaites. Mais Valérie Czarny, à la FCPE du lycée George-Sand, apprécierait une analyse plus détaillée :

« On obtient facilement les noms des établissements prisés. Mais on ne connaît pas ceux qui sont fuis. Or, il faudrait savoir lesquels, pour y mettre des moyens. »

Le lycée George-Sand, qui ouvrait encore plus de dix classes de seconde en 2001, n’en a plus que cinq aujourd’hui. A la rentrée 2008, il donnait des cours à 501 lycéens. Cette année, ils sont 394 à passer les grilles de l’établissement.

Le lycée n’est pas dans le « bon » quartier

Sur le district de Melun, ce lycée avait pourtant de quoi concurrencer les autres établissements : possibilité d’apprendre le chinois en troisième langue vivante, théâtre, classe européenne. Et même une convention avec Science-Po Paris, qui permet aux meilleurs élèves de l’établissement d’intégrer la grande école par un concours réservé aux lycéens d’établissements défavorisés.

« Ce sont des choses qui devraient faire venir des élèves ! » s’émeut Valérie Czarny. De plus, l’équipe pédagogique, soudée, ne change pas beaucoup d’une année sur l’autre. Contrairement à d’autres établissements où la valse des professeurs peut fragiliser encore plus leurs résultats.

Mais derrière le lycée, il y a le quartier. Auparavant peuplé de classes assez aisées, Le Mée-sur-Seine accueille de plus en plus une population d’origine immigrée et 43,5% de ses habitations sont du logement social. Les deux collèges qui alimentent le lycée sont classés ZEP (zone d’éducation prioritaire).

Le profil des élèves s’en ressent. Et certains n’hésitent pas a lâcher le mot « ghettoïsation ». Un terme que la Cour des comptes avait déjà utilisé en novembre pour les collèges « ambition réussite », fuis par leurs meilleurs éléments.

Au lycée George-Sand, en 2009, 70% des élèves de terminale, toutes filières confondues, avaient décroché le bac. Ils étaient 86% au niveau national.

Un sentiment de déclassement scolaire chez les élèves

A Melun, le lycée Jacques-Amyot fait office de « lycée de centre-ville ». Il a l’aura du lycée traditionnel et attire les classes moyennes de la ville et des alentours. Et depuis peu, des enfants d’un bon niveau, de classe populaire ou issus de l’immigration. Mais les élèves arrivant de plus en plus loin, les retards se font plus fréquents. « Parfois c’est un peu galère », admettent Louise et Marie.

Car le changement de lycée, même pour des enfants ayant de meilleurs résultats ou issus de familles de classe moyenne, ne favorise pas toujours leur réussite scolaire.

Dans « Ecole : les pièges de la concurrence. Comprendre le déclin de l’école française », les sociologues Sylvain Broccolichi, Choukri Ben Ayed et Danièle Trancart (éd. La Découverte) expliquent qu’en plus de la fatigue et de la perte de temps liées à l’éloignement de leur nouvel établissement, les élèves doivent faire face à un sentiment de déclassement scolaire devant l’élévation des exigences scolaires.

A Melun, les différentes classifications entre les établissements étaient connues. Même avant la réforme, les demandes de dérogation avaient déjà cours. Pour entrer au lycée Jacques-Amyot, il suffisait de demander à apprendre le russe en troisième langue vivante.

Dans la limite des places disponibles

Mais cette année, la pression se fait plus forte, notamment sur les secondes et les terminales. En assouplissant la carte scolaire, les parents pensaient pouvoir placer leurs enfants dans l’établissement de leur choix. Or, les lycées les plus demandés sont pleins, avec jusqu’a 35 élèves par classe en seconde.

Pour accueillir plus d’élèves, il faut ouvrir plus de classes. Leur nombre reste stable au lycée Jacques-Amyot. Les dérogations ne sont acceptées que dans la limite des places disponibles, au grand désarroi de certains parents d’élèves. Un moyen de ne pas défavoriser un peu plus les lycées qui se vident aux alentours.

Photo : le lycée Jacques-Amyot de Melun (Jessica Dubois).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 



Ecole : silence, on privatise…

Le Monde du 4 Septembre 2010

Suppression de 16 000 postes d’enseignants, classes plus chargées, classes maternelles amputées, suppression progressive des réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased), accélération des logiques de ghettos avec la fin de la carte scolaire, suppression des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), loi Carle sur le financement de l’enseignement privé par les municipalités… La liste est longue et bien connue.

Mais sa cohérence a-t-elle été suffisamment analysée ? A qui profite le crime ? Il ne s’agit pas seulement de faire des économies, mais d’un programme idéologique : faciliter l’évasion scolaire en direction du privé.

Il existe aujourd’hui 8 200 établissements catholiques sous contrat (soit 1 961 037 élèves), auxquels il faut ajouter 256 établissements juifs (38 000), huit protestants (2 760), 82 établissements bretons catholiques (4 241), 44 écoles bretonnes Diwan (3 076), 26 écoles basques (2 508), 50 occitanes (1 627) et huit catalanes (6 000). La France est divisée, moins citoyenne, mais ce n’est rien au regard de ce qu’on lui prépare.

L’Etat n’a plus d’argent pour l’école publique, mais en trouve pour financer l’ouverture de classes catholiques en banlieue. Xavier Darcos, ancien ministre de l’éducation nationale, a même promis 10 millions d’euros à l’école privée pour l’aider à payer ses formations (qu’il a supprimées dans le public !). Une facture que Luc Chatel hésite tout de même à régler. Peu importe. Le mécénat continuera par d’autres moyens : les niches fiscales.

Deux fondations consacrées à financer les écoles privées, surtout les plus religieuses, se sont vu reconnaître le statut d’« utilité publique » : la Fondation Saint-Matthieu et la Fondation pour l’école. Cette dernière est issue de « Créer son école », qui s’inspire d’un autre réseau : les Créateurs d’écoles.

Le livre d’Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi, Main basse sur l’école publique (Démopolis), nous éclaire sur la généalogie de ce mouvement : un mélange de hauts fonctionnaires, voire de futurs ministres (comme Xavier Darcos) et de têtes pensantes issues du Club de l’Horloge (Nouvelle Droite) ou de l’intégrisme catholique (« opusiens » et traditionalistes), bien décidés à animer ensemble un lobby en faveur du « pluralisme scolaire ».

Le site « Créer son école » vous apprend à créer une « école indépendante ». Et la Fondation pour l’école se charge du reste, c’est-à-dire des financements… Elle a obtenu le statut d’utilité publique en un temps record. Un an à peine après sa création, François Fillon signait le décret ! Désormais, 60 % à 75 % des dons qu’elle reçoit sont déductibles des impôts et donc investis dans les écoles hors contrats de son choix. Une liste de partenaires qu’Anne Coffinier, sa fondatrice, ne tient pas à rendre publique, mais qui compte de nombreux établissements catholiques intégristes. Comme l’école de la Sainte-Famille à Dijon, tenue par la Fraternité Saint-Pie-X.

L’inspection d’académie y a relevé des pratiques d’endoctrinement et d’humiliation (bonnet d’âne et Scotch sur la bouche) d’un autre âge. Sans que leurs rapports ne soient vraiment suivis d’effets. Ce qui n’est pas sans rappeler le climat d’impunité qui régnait à l’école bordelaise Saint-Projet, jusqu’à ce que les caméras des « Infiltrés », magazine de France 2, dévoilent le goût de ses élèves pour le racisme, et celui de ses profs pour Pétain. La fondatrice de la Fondation pour l’école ne cache pas qu’elle pourrait financer cette école si elle le demandait…

Il existe bien d’autres écoles, particulières ou communautaires, qui attendent de fleurir grâce aux niches fiscales saignant les déficits publics en plus des 7 milliards que l’Etat verse directement aux écoles privées au titre de la loi Debré. En l’occurrence, dix établissements musulmans, un établissement sikh, et 30 établissements protestants évangélistes auxquels s’ajoutent les 600 établissements (25 000 élèves) du mouvement « Créer son école »… C’est dire si les niches fiscales ne font pas que creuser la dette. Elles creusent aussi la tombe de l’esprit républicain.

Caroline Fourest



Débrouille et inégalités, la rentrée scolaire est aussi pire que prévue

Article Rue89

Un crayon à mine (Audrey Cerdan/Rue89).

Soucieux sans doute de ne pas être à la traîne, c’est à la veille de la rentrée scolaire du 2 septembre que les médias publièrent enquêtes et chroniques, annonçant les périls qui pesaient sur celle-ci. Qu’en est-il réellement, plus de dix jours après la date fatidique ?

D’abord, on aurait dû être alerté par cette protestation du syndicat SIEN-UNSA des inspecteurs de l’Education nationale (IEN) dans l’enseignement primaire.

Ceux-là pestaient contre le rôle de chevaliers blancs que le ministère tenait à leur faire jouer à la rentrée : tout devait paraître nickel… alors qu’eux, justement, pointaient « le mécontentement et l’incertitude » qui pesaient sur les écoles.

Rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale.Puis, plus accablant encore, il y eut ce rapport alarmant de l’Inspection générale, révélé sur le tard, et dénonçant les choix budgétaires qui « préparent assez peu l’avenir » :

  • le problème des jeunes enseignants stagiaires sans formation pédagogique préalable,
  • les disparités dans la prise en charge des jeunes profs,
  • les incohérences dans la gestion des personnels…

Avec à la clef, des menaces très graves de tensions à attendre au cours de l’année scolaire 2010/2011. (Télécharger le rapport de l’Inspection générale)

Quand on sait avec quel habituel zèle empressé les corps d’inspection élaborent les programmes -l’Inspection générale- ou se chargent de faire appliquer sur le terrain les instructions venues d’en haut, on peut raisonnablement déduire de leurs « révoltes » que le feu couvait vraiment à la maison. De fait, la réalité du terrain confirme grandement leurs craintes.

La réforme de la seconde dans la tourmente

Le cas le plus spectaculaire de ces départs d’incendie concerne la réforme des classes de seconde. De mauvaises langues murmurent qu’elle fut précipitée et bâclée pour permettre au plus vite un maximum de suppressions de postes et de classes :

  • étude de l’histoire géographie supprimée en terminales,
  • sciences économiques et sociales réduites à la portion congrue d’une simple option même plus prise en compte dans les évaluations…

Ces urgentissimes « réformes » ne furent publiées au Journal officiel que fin avril, et ne laissèrent plus aux éditeurs scolaires que quelques semaines pour bricoler à la hâte les manuels adéquats. Lesquels parvinrent ric-rac dans les lycées, à la veille de la rentrée.

Certains établissements choisirent à la va-vite dans le paquet des spécimens qui engorgeaient les casiers des profs. D’autres se donnèrent un peu de temps pour éviter la sélection précipitée d’un éventuel nanar qui les liait pour quelque cinq années. Et beaucoup à ce jour ne se sont toujours pas décidés.

Certains enfin préférèrent reporter leur choix d’un an, « aidés » par les fédérations de parents d’élèves qui rechignaient au surcroît de dépenses que cette réforme aurait induit. Mais privant ainsi les élèves d’un outil adapté aux sacro-saints nouveaux programmes.

Les finances publiques aux abonnés évaporés

Pire, deux régions au moins, ayant choisi le principe d’une gestion des achats de manuels en lycée par le financement public, n’ont toujours pas débloqué à ce jour les fonds pour le renouvellement des ouvrages de seconde : les régions Bourgogne et Ile-de-France.

Après moult tergiversations, Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France (25% des effectifs nationaux à elle toute seule) a annoncé que les lycéens de sa région ne sauraient être pénalisés, mais que euh, euh, la somme de 20 millions que cet investissement nécessitait, n’avait pas été budgétée.

La réunion fut fixée au 30 septembre pour voir comment on pouvait récupérer ces maudits fifrelins… soit plus d’un mois après la mise en applications des pressants nouveaux programmes ! Une récente information émanant de la région rajoutait à la confusion en indiquant qu’une partie seulement de ces 20 millions pourrait être débloquée courant octobre. Et qu’on étudierait le versement du solde nécessaire… début janvier 2011 !

En attendant, débrouille dans les lycées et grosses inégalités selon les régions ! La réforme des lycées s’annonce d’ores et déjà compromise sur une bonne part du territoire -elle doit en principe se poursuivre l’an prochain dans les classes de premières ! De leur côté, les corps d’inspection peuvent continuer à s’arracher ce qui leur reste de cheveux.

Photo : un crayon à mine (Audrey Cerdan/Rue89).

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