Les lycéens d’Uzès mobilisés contre la réforme des retraites.

Les lycéens Uzèssiens (Gard) des établissements Guynemer et Gide ont rejoint aujourd’hui de mouvement de contestation contre la réformes des retraites en bloquant leurs lycées.

A voir la vidéo sur ce lien :

http://www.citizenside.com/fr/videos/manifestations/2010-10-07/29848/manifestation-des-lyceens-d-uzes-klaxonnez-contre-la-reforme-des-retraites.html

En AG, les lycéens de Gide, ont décidé de suspendre le blocus du lycée, afin de structurer leur comité lycéen et de reprendre l’action mardi 12 octobre.

 

 



Les lycéens mobilisés contre la réforme des retraites : l’UNL exige le retrait du projet du gouvernement !

Aujourd’hui, près de 15 000 lycéens ont battu le pavé dans plusieurs villes en France. Ils montrent ainsi leur détermination à faire reculer le gouvernement sur son projet de réforme.

 

Donner un droit à l’avenir à la jeunesse !

 

Cette réforme des retraites va aggraver les inégalités et la précarité. Reculer l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans c’est empêcher les jeunes de pouvoir s’insérer sur le marché de l’emploi dès la sortie de leurs études. Le gouvernement fait  le choix de ne pas donner de perspectives d’avenir à la jeunesse, d’autant plus pour les 150 000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans diplôme. Ces derniers ont de fortes difficultés dans leur insertion socioprofessionnelle et ils devront de plus travailler 50 – 51 ans pour toucher une retraite.

 

De plus, cette réforme va particulièrement toucher les lycéens en filière professionnelle et en CAP qui devront travailler 46 – 47 ans pour pouvoir toucher une retraite. En plus de casser le service public d’éducation, et donc la formation des jeunes, le gouvernement casse leur possibilité d’emploi ainsi que leur retraite.

L’UNL prévient le gouvernement : les jeunes ne se laisseront pas voler leur avenir, sur l’autel d’une réforme désastreuse pour la cohésion de notre modèle de société !

 

Considérant qu’il est nécessaire pour notre société d’avoir le droit à une vie après le travail, et donc une retraite à 60 ans à taux plein, l’UNL demande :

 

-       La prise en compte des années d’études, des périodes d’inactivités forcées et de chômage dans le calcul des annuités.

 

-       La mise en place d’une politique de l’emploi, et notamment de l’emploi publique afin de donner à tous un emploi et ne pas laisser près d’un million de jeunes sur le carreau.

 

Le gouvernement doit répondre aux attentes de la société

 

Des lycées étaient bloqués (environ 50) et mobilisés (environ 100) aujourd’hui comme à Auch (1000 lycéens), à Rodez (1500 lycéens), à Toulouse (500 lycéens) à Caen et Lisieux (1000 lycéens), à Verdun (600 lycéens, à Pamiers (800 Lycéens), ou encore à Périgueux et Ribérac où les lycéens étaient près de 800 pour lutter contre le projet du gouvernement.

 

Le gouvernement  doit arrêter de faire la sourde oreille. Il doit désormais prendre en compte la mobilisation des jeunes, des salariés et des retraités. Les lycéens étaient près de 15 000 dans les rues de toute la France à se mobiliser, le gouvernement ne peut faire l’impasse sur ce tournant de la mobilisation.

 

Ainsi, l’UNL demande au gouvernement de répondre aux exigences citoyennes, et notamment celles des lycéens. Il ne peut continuer à mépriser le mouvement social au profit des agences de notations mondiales. La retraite à 60 ans à taux plein est possible, les réponses avancées par le gouvernement ne sont ni les bonnes ni les seules possibles !

L’UNL appelle dès maintenant tous les lycéens à préparer les mobilisations en assemblées générales dans tous les lycées de France et à se mobiliser massivement les 12 octobre contre le projet de loi sur les retraites.

 

Victor Colombani

Président de l’Union Nationale Lycéenne



La mobilisation des lycées et des étudiants contre la réforme des retraites semble prendre de l’ampleur et pourrait bien constituer un tournant du mouvement social.

Dans son édition du 6 octobre, le Canard Enchaîné rapportait l’inquiétude de Nicolas Sarkozy de voir s’étendre le mouvement de contestation, liée à la réforme des retraites,à la jeunesse. « Mon problème c’est de faire passer la réforme des retraites sans qu’il y ait trop de bordel, sans grèves dures, sans que les jeunes se joignent à la contestation, tant que les jeunes ne s’en mêlent pas, je maîtrise », aurait-il dit.

Un vœu qui ne semble pas s’exaucer, bien au contraire… Des centaines de lycéens ont manifesté jeudi 7 octobre en Basse-Normandie, en particulier à Caen et Cherbourg, où ils étaient 500 selon la police, et Lisieux (300 à 400 selon la police).
A Cherbourg, des dégradations ont été constatées au lycée Millet, où des extincteurs ont été vidés et une porte abîmée, a indiqué le proviseur à un correspondant de l’AFP.
A Lisieux, 300 à 400 lycéens ont organisé des barrages filtrants à la sortie d’un établissement, selon la police.
Selon la police et les gendarmes, des manifestations de moindre ampleur (avec parfois des rassemblements d’une trentaine de jeunes selon les gendarmes) ont également eu lieu à Dives-sur-Mer, Vire ou Falaise.
A Ruelle, dans l’agglomération d’Angoulême (Charente), des incidents ont émaillé une manifestation de lycéens, qui étaient entre 70 et 80, selon la police. Les forces de l’ordre ont été la cible de « jets de projectiles », a-t-on indiqué de source policière, une information démentie par les lycéens.

« Pourquoi pas à 69 tant qu’à se faire baiser »

pourquoi pas 69
A Rodez , quelque 1.500 lycéens, selon la police, ont parcouru jeudi matin le centre-ville, et 250 autres ont bloqué une avenue devant leur établissement à Toulouse.
A Rodez, les manifestants voulaient exprimer « leur désaccord avec la réforme des retraites et leur ras-le-bol du gouvernement », ont-ils dit en défilant dans la bonne humeur. Aucune banderole n’était visible. Ils ont annoncé qu’ils participeraient aux manifestations prévues le 12 octobre par les syndicats.
A Toulouse, plus de 200 élèves du lycée d’enseignement professionnel Galliéni ont pour leur part bloqué une partie de la matinée l’avenue menant à leur établissement, avec des palettes et des poubelles.
Ils ont établi un barrage filtrant à l’entrée du lycée, sous l’oeil de policiers et de CRS et ont accroché sur les grilles de l’établissement une banderole indiquant : « La retraite à 67 ans. Pourquoi pas à 69 tant qu’à se faire baiser ».

« La mobilisation est ascendante »
La mobilisation des lycéens contre la réforme des retraites « ne fera que grossir » dans les semaines qui viennent, avait prévenu vendredi 1er octobre l’Union nationale lycéenne (UNL), première organisation de lycéens, lors de sa conférence de presse de rentrée.
« La mobilisation est ascendante. Elle commence et ne fera que grossir dans les jours et semaines qui viennent », avait déclaré son président, Antoine Evennou, affirmant que des lycées avaient déjà été bloqués cette semaine à Alès (Gard), Chauny (Aisne), La Seyne-sur-Mer (Var) ou Nantes.
« Il y a eu des assemblées générales cette semaine, il y en aura la semaine prochaine. Si le gouvernement tente de casser la mobilisation des jeunes par du tout répressif, il se trompe », avait-il ajouté.

« Les premières victimes »
« On estime que les jeunes vont être les premières victimes de cette réforme. Ce choix libéral, les jeunes le refusent », a poursuivi Victor Colombani, qui devrait succéder à Antoine Evennou à la présidence de l’UNL ce week-end, à l’occasion du conseil national de l’organisation.
Sur les retraites, le tract de l’UNL prévu pour les manifestations dit: « 1er vrai taf à 30 ans + retraite à 67 ans. Pour moi c’est non! ».
Cette année, l’organisation européenne des syndicats lycéens, l’Obessu, était invitée à la conférence. Son secrétaire général, Jonathan Favereau, a dénoncé l’austérité budgétaire des pays européens en matière d’éducation.
« Croire en l’avenir, c’est investir dans l’éducation et ne pas créer des classes à 35 élèves. Quand on compare les coupes budgétaires dans l’éducation avec l’argent qu’on a miraculeusement trouvé pendant la crise financière, c’est inacceptable », a-t-il déclaré.
La mobilisation des lycées et étudiants, si elle continuait à prendre de l’ampleur pourrait marquer un tournant dans le rapport de forces.



Des milliers de lycéens manifestent contre la réforme des retraites



Retraites: des lycéens se mobilisent un peu partout en France

Le combat contre la réforme des retraites commence à prendre dans les lycées, de façon sporadique. Plusieurs actions de blocages et manifestations ont eu lieu, ce jeudi. Une cinquantaine selon l’Union nationale lycéenne (UNL). Tour d’horizon dans la presse en ligne régionale.

Dans le midi, environ 1500 lycéens ont défilé dans le centre-ville de Rodez, tandis qu’à Toulouse, plus de 200 élèves ont bloqué leur établissement et déployé une banderole proclamant: «La retraite à 67 ans. Pourquoi pas à 69 tant qu’à se faire baiser». A lire sur LibéToulouse.

En PACA, blocages et manifestations se sont déroulées dans quatre villes au moins, notamment Carpentras.

Ça commence à chauffer aussi en Basse-Normandie. Ils étaient 500 à Cherbourg, entre 300 et 400 à Lisieux, où un barrage filtrant a été mis en place devant le lycée. A Caen, deux lycées ont été bloqués, selon Ouest-France, et des élèves sont descendus dans la rue. De petites manifs sont également en cours à Dives-sur-Mer, Vire ou Falaise.

Petite manif également à Sarre-Union, en Alsace, où 200 lycéens défilent dans les rues sur le slogan «On est jeunes et cons, mais on a nos opinions», rapportent les Dernières nouvelles d’Alsace. Leur lycée est bloqué. Des jeunes de Guebwiller et Moslheim, 20.000 habitants à elles deux, sont également mobilisés.

Les CRS à Saint-Quentin

Quelques mouvements de colère également dans la Somme, relate le Courrier Picard. Dans le département voisin de l’Aisne, on a même envoyé les CRS pour déloger les 200 à 300 jeunes qui bloquaient leur lycée, à Saint-Quentin. Plusieurs interpellations ont eu lieu, selon le quotidien régional.

A Montluçon, ils étaient quelque 150, selon La Montagne; une centaine à Angoulême.

A Périgueux, autour de 500 élèves, venus de plusieurs établissements, se sont rassemblés. Non pas à l’appel d’organisations lycéennes, mais à la suite «d’inquiétudes personnelles», comme ils l’ont déclaré à un correspondant de l’AFP, inquiétudes relayéees avec l’appui de Facebook, notamment.

Toujours en Dordogne, à Ribérac -à peine 5000 âmes-, une centaine de jeunes ont refusé d’entrer dans leur lycée, sans en bloquer l’accès.

On peut encore citer les 1000 lycéens d’Auch (Gers). «Ce vaste rassemblement est né de la motivation d’une poignée de lycéens du Garros. Ce matin, à 6h45, après avoir envoyé plusieurs messages à des élèves des autres lycées de la cité, ils ont organisé le blocus de leur établissement, installant poubelles et voitures devant l’entrée et appelant leurs camarades à sortir dans la rue», raconte Sud Ouest.

«L’objectif: être là le 12, et après si besoin»

Quentin Delourme, l’un des secrétaires nationaux de l’UNL, indique que certains de ces mouvements sont à l’initiative de son organisation. «Pour d’autres, c’est plus spontané», dit-il.

Le jeune militant ne se dit pas surpris pour autant: «Depuis le 7 septembre, nous essayons d’amplifier la mobilisation, en appelant à tracter, à organiser des assemblées générales. Il semble qu’ont ait gagné la bataille de la mobilisation», analyse-t-il. Il rappelle également que, la semaine dernière, quelques manifestations avaient déjà eu lieu.

La journée d’aujourd’hui reste la plus forte. «C’est la première fois que les lycéens sortent, sur la revendication des retraites, sans qu’il y ait d’appel au niveau des salariés», souligne Quentin Delourme, qui espère que la journée «permettra aux lycéens de prendre conscience qu’il se passe quelque chose, pour venir grossir les cortèges le 12 octobre».

D’ici là, le syndicat lycéen annonce des tractages lundi dans les lycées et appelle à des assemblées générales mardi, qui pourraient déboucher localement sur des blocages des lycées. «L’objectif, affirme Quentin Delourme, c’est d’être là le 12, et après si besoin».

Reste que, malgré les appels du collectif «La retraite: une affaire de jeunes» -UNEF, jeunes socialistes, jeunes communistes, etc.-, la mobilisation des jeunes n’a jusqu’ici pas été massive. Samedi 2 octobre encore, ils n’étaient pas plus de quelques centaines dans le cortège parisien.



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