Communiqué de presse INTERSYNDICALE DE L’UZEGE CGT‐CFDT‐FO‐FSU‐SOLIDAIRES‐UNSA

Les manifestations qui se sont déroulées à Uzès, à Nîmes et dans tout le pays, ne cessent d’enregistrer des taux de participation de plus en plus grands.
La dernière en date, le 12 octobre, à battu tous les records jamais enregistrés dans notre ville d’Uzès.
La participation répétée des salariés, retraités à été complétée, mardi 12, par l’entrée dans la lutte des lycéens de Gide et Guynemer (+ de 200 élèves).
Cette détermination de l’ensemble de la population est la preuve incontestable que le projet du Président de la République et de son gouvernement est rejeté massivement.

Une nouvelle journée d’action a été décidée pour le samedi 16 octobre.

Nous appelons l’ensemble des Uzègeois à se rassembler sur l’esplanade à Uzès à partir de 10h30, pour réaffirmer notre détermination à faire reculer le pouvoir sur sa réforme des retraites.

Uzès le 13 octobre 2010



Charles Gide – Uzès – Situation le 13/10

Les élèves ont prévu de bloquer l’entrée du lycée jeudi matin.Dès mercredi midi, un barrage a été monté devant la grille par des élèves du LEP Guynemer.Des effectifs dans les classes très inégaux toute la journée : de 4-5 élèves, voire aucun parfois,  à la quasi totalité de l’effectif. Le lycée fonctionne au ralenti.

Les enseignants se réuniront jeudi matin à 7h45 en AG pour faire le point et décider de leur participation à la grève.



Vidéo de la manifestation contre la réforme des retraites à Uzès le 12 octobre 2010



Communiqué de l’intersyndicale de l’Uzège

Communiqué de presse

Plus de 750 manifestants ont défilé ce matin à Uzès (Gard); c’est donc une mobilisation, encore plus forte et déterminée, des salariés du public et du privé, des sans emploi, des retraités , et des jeunes qui a permis ce franc succès.
Fait nouveau, près de 200 lycéens ont rejoint la contestation et ont rappelé leur attachement aux acquis sociaux conquis par les générations précédentes.
Tous ensemble, les manifestants ont proclamé leur attachement à la retraite à 60 ans et leur refus de cette réforme injuste  qui n’assure pas le financement des retraites pour les générations futures.
Rappel :
Nouvel appel à manifester ce samedi 16 octobre à 10h30 à la Maison Carrée à Nîmes
Pour Uzès la décision sera prise par l’intersyndicale mercredi 13 octobre en fin d’après midi.



État des lieux, très partiel, de la mobilisation dans les lycées du Gard, le 11 octobre

- Lycée Albert Camus (Nîmes)

Les personnels enseignants et agents du lycée Albert Camus /Montaury, réunis en AG le lundi 11 octobre ont décidé par 23 voix pour, 0 contre et 1 abstention :

·        De se mettre en grève reconductible dès Mercredi 13 octobre,

·        De multiplier les actions :

- Distribution de tracts à 7 h 30 mardi 12 octobre devant le lycée en direction des automobilistes et des passants, lycéens et personnels,

 

- Lycée Albert Einstein (Bagnols-sur-Cèze)

Motion des personnels du lycée A. Einstein de Bagnols sur Cèze.

« Nous, personnels du lycée A. Einstein, réunis ce lundi 11 Octobre avec nos organisations syndicales SNES-FSU, SGEN-CFDT, SN-FO-LC, CGT Educ’action, avons débattu du projet de réforme des retraites et des modalités d’actions pour faire barrage à cette réforme.  Nous serons en grève le Mardi 12 Octobre  pour réclamer le retrait du projet de loi sur les retraites. » 

35 pour, 3 abstentions, 0 contre.

 

« Considérant que les grèves et manifestations ponctuelles ont montré leurs limites et que seule une grève jusqu’à satisfaction pourra faire fléchir le gouvernement, nous adoptons le principe d’une grève reconductible dans l’établissement et enjoignons les fédérations de l’Education et de la Fonction Publique à appeler dès demain soir tous les personnels à une grève reconductible jusqu’au retrait de la réforme. Nous  tiendrons une assemblée générale dans le lycée Mercredi matin à 7h30 pour décider de la reconduite du mouvement. »

25 pour, 10 abstentions, 3 contre.

 

- Collège de St Géniès de Malgoires – lundi 11 octobre

Échange avec l’ensemble des personnels du collège :

1) Chez les agents dépendant du Conseil Général; TOUS en grève demain (soit 6 personnes)…

2) Chez les agents administratifs; TOUS en grève demain (infirmerie, intendance et secrétariat compris…) (soit 4 personnes)

3) Chez la Vie scolaire, ils seront 5 sur 6 en grève… (3 surveillants et 2 CPE)

4) Chez les collègues, ATTENDUS: 33 GRÉVISTES: 21 (63% de grévistes prévus)

 

- Lycée Jacques Prévert (St Christol les Alès)

« … depuis lundi 4 octobre, les enseignants du lycée jacques prévert de saint-christol-lès-alès sont en grève tournante, la reconduite de la grève étant votée tous les matins. Toute la semaine, une vingtaine de collègues de collègues environ se sont relayés pour se mettre en grève et organiser la suite du mouvement (faire du 12 une journée marquante, et pour ce, nous avons largement communiqué avec tous les personnels. Nous savons déjà que la demi-pension sera fermée mardi.

 

Nous voterons la reconduite de la grève mercredi 13 au matin, nous en avons dès à présent adopté le principe jusqu’au vendredi 15. »

 

- Lycée Ph.Lamour (Nîmes)

Les personnels du lycée P. Lamour à Nîmes se sont réunis en A.G. vendredi midi. (8 oct.)

Nous étions une quinzaine à décider de nous mettre en grève reconductible à l’issue de la journée d’action du 12. Nous serons présents en salle des profs des 7H30 mercredi 13 pour essayer d’élargir la mobilisation en faisant voter l’ensemble des collègues.

 

- Collège Condorcet (Nîmes)

Réunis en heure syndicale, les enseignants se déclarent favorables à une grève reconductible à partir du 12 oct.

17 POUR sur 28 présents.

AG à 7h30 mardi 12 octobre, jour de la grève interprofessionnelle.

 

- Lycée Ch. Gide (Uzès)

Réunis en heure syndicale, les collègues appellent à se battre contre la suppression de 2 CUI dans leur établissement, contre l’insuffisance de postes administratifs, contre la suppression de postes d’enseignants et contre la réforme des retraites.

La question d’une action forte le mardi 12 octobre, suivie par une grève reconductible les jours suivants est mise au vote (31 présents au moment du vote soit près de la moitié des enseignants du lycée) :

-       16 personnes sont « pour »

-       4 personnes ne prennent pas part au vote

-       11 personnes sont « contre »

La grève reconductible sera donc mise en place les jours suivants le 12 octobre sur une base du volontariat.

 

- Lycée Dhuoda (Nîmes)

Réunis en AG, lundi 11 oct., 17 collègues sur 35 présents à l’AG votent la grève reconductible à partir du 12 oct.



Les jeunes et le 12 octobre

Par le café pédagogique

Poussés ou volontaires ? La participation des lycéens à la manifestation du 12 octobre occupe les médias. Et ils n’ont pas tort.

 

« Nous assistons à certains appels locaux de la part de personnes sur Internet et autres ou de tracts anonymes qui appellent les lycéens à manifester », a déclaré Luc Chatel. « Moi, je veux rappeler que manifester sur la voie publique c’est dangereux ». Même son de cloche à la PEEP qui dénonce « l’instrumentalisation des jeunes ».

 

De là à imaginer un complot syndical consistant à pousser les jeunes en avant dans les manifestations, il n’y a qu’un pas. Or il se trouve que certains syndicats ont fait part de leur inquiétude. C’est le cas du Snpden Unsa, premier syndicat de personnels de direction et de la CFDT. Et que le pouvoir d’action des enseignants sur les élèves est peut-être un peu surestimé…

 

Et les intéressés qu’en pensent-ils ? « Cette réforme des retraites va aggraver les inégalités et la précarité », écrit l’UNL. « Reculer l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans c’est empêcher les jeunes de pouvoir s’insérer sur le marché de l’emploi dès la sortie de leurs études ».

 

Quelque soit la valeur de l’argument, voilà ramenée leur participation à quelque chose de plus compréhensible. La participation des lycéens s’explique bien davantage par rapport à leurs préoccupations. Ajoutons qu’elle touche davantage certains lycéens que d’autres et on aura ainsi un éclairage réel sur une carte des lycées qui parait parfois inégale. Car l’événement manifeste aussi les inégalités entre lycéens. Davantage que les lycées de centre ville, les LP de banlieue risquent de soutenir la manifestation.

 

Alors que le mouvement se radicalise, la participation des lycéens est un motif d’inquiétude qui mériterait des réponses précises. Mais dans ce conflit le gouvernement apporte des réponses mais ne semble pas entendre les questions.

Luc Chatel

 

Retraites : Une grève massive

Les jeunes et le 12 octobre dans Actualités m070910La journée de grève interprofessionnelle du 12 octobre devrait mobiliser près d’un enseignant sur deux, annonce le Snuipp. Il prévoit 48% de grévistes, un taux légèrement inférieur à celui de la précédente journée du 23 septembre (55%) mais qui reste très élevé pour une troisième journée de grève en 6 semaines et une 6ème de lutte. Les enseignants participeront à des manifestations prévues dans pas moins de 72 départements.

 

« Le gouvernement veut accélérer les procédures, amplifions la riposte ! » proclame la FSU qui dénonce ainsi l’adoption par le Sénat du report de la retraite à 67 ans. La FSU souligne le fait que la loi n’est pas adoptée puisque le second vote à l’Assemblée n’a pas eu lieu et « appelle à faire du 12 octobre une journée exceptionnelle de grève et de manifestations ».

 

L’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA réagit en accentuant la pression. Elle invite ses organisations « à prendre ensemble des initiatives dans les territoires, les entreprises et les administrations. La tenue d’assemblées générales et l’organisation de consultations unitaires des salariés sur leur lieu de travail pourront permettre de définir démocratiquement le rythme, les formes et les suites de l’action » et annonce déjà une nouvelle journée de manifestations le 16 octobre.

Liste des manifestations

Communiqué FSU

Communiqué Sbuipp

Communiqué intersyndicale

 

Les remplacements entre injonctions et réalités

Comment maintenir le service d’éducation avec ce budget ? La FCPE publie des éléments d’une future note de service que le ministère lui a soumise, sur les remplacements.

 

Elle souligne que « conformément aux exigences de la FCPE, celle-ci « suggère » aux académies de supprimer le délai de carence de quinze jours pour assurer les remplacements. Elle reconnaît donc la légitimité de la FCPE à réclamer le principe de continuité du service public d’éducation pour tous les élèves : « la continuité du service public imposant que tout enseignant absent soit remplacé » ».

 

La FCPE, qui a mis en place avec Ouyapacours un système de déclaration des enseignements non couverts, est bien placée pour avoir une idée du volume de cours restés non couverts, demande également que les remplacements soient effectués par des personnels qualifiés. Comment faire cela quand on supprime les postes de remplaçants ?

Communiqué

Ouyapacours

 

Primaire : Directeur d’école, un métier ou une mission ?

Suite au rapport Reiss, le GDID et le Snuipp demandent une mise au clair du « métier » de directeur.

 

« Ce rapport reconnaît pour la première fois au plus haut niveau de l’état le fondement de notre association », estime le GDID, ‘ Groupement de Défense des Idées des directeurs »,  une association qui regroupe des directeurs d’école qui souhaitent voir ce titre devenir un véritable métier. Dans un communiqué, le GDID  » apprécie de voir bon nombre de ses propositions reprises dans ce rapport » et « s’inscrit dans la logique générale du document de Mr Reiss: le statu quo ne peut plus durer ».

 

Le Snuipp estime lui aussi que  » le statu quo n’est donc plus possible » et dénonce les difficultés des directeurs qui perdent leurs aides administratifs. Mais le syndicat s’oppose à la « création d’un  statut hiérarchique du directeur d’école » tout comme à « un statut des écoles qui mettrait ces dernières sous tutelle  des collectivités locales ».

 

En juin dernier, quatre syndicats (Se-unsa, Sgen, Cftc, Cgc) et le Gdid, avaient demandé à Luc Chatel de lancer une concertation sur la direction d’école. Selon un sondage réalisé par le Snuipp, 69% des directeurs rejettent l’idée d’EPEP, c’est-à-dire de transformer les écoles en véritables établissements scolaires et trois instits sur quatre veulent renforcer le caractère d’équipe de la direction. Ils répondent ainsi à l’Institut Montaigne qui dans un rapport publié au printemps a demandé la création de véritables chefs d’établissements et d’EPEP. Publié fin septembre, le rapport Reiss veut de véritable directeur chef d’établissement qui soit « un leader pédagogique ». Il disposerait de pouvoirs pour l’affectation des enseignants et l’embauche d’AVS et aurait une influence pédagogique. Les directeurs seraient des enseignants détachés dans le corps de personnels de direction.

Sur la direction d’école

Rapport Institut MOntaigne

Rapport Reiss

 

Bobigny : « Nous avons besoin d’aide »

« Rien n’est réglé », nous écrit la directrice de l’école Marie Curie de Bobigny. La diffusion sur France Culture d’un reportage particulièrement poignant sur cette école où les enseignantes tentent d’apporter une aide humanitaire à leurs élèves  a fait connaître leur combat. Mais « aucun des soucis n’est réglé », signale la directrice.

 

« Tous les Roms roumains de l’école ont été expulsés depuis 10 jours des différents camps qu’ils occupaient. A chaque expulsion tous leurs maigres biens sont détruits , même le lait ou les biberons des bébés. Actuellement ils dorment à la rue… On pourrait retrouver un bébé mort de froid ou mangé par les rats ».  « Nous avons besoin d’aide » conclut-elle.

L’Expresso du 6 octibre

 

Créteil : Le CRDP « asphyxié » ?

Selon l’intersyndicale du CRDP de Créteil, la suppression de 5 emplois (sur 39) risque « d’asphyxier » le CRDP. L’intersyndicale  demande que «  que des chantiers essentiels soient investis comme la formation initiale et continue des enseignants, le rapprochement avec les parents d’élèves, l’amélioration de l’articulation entre monde scolaire et monde du travail ». Un conseil d’administration est prévu le 22 octobre.

Communiqué

 

 



Grève illimitée des personnels enseignants au lycée Jacques Prévert de St Christol lès Alès

Depuis lundi 4 octobre, les enseignants du lycée jacques prévert de saint-christol-lès-alès sont en grève, la reconduite de la grève étant votée tous les matins.

Toute la semaine, une vingtaine de collègues de collègues environ se sont relayés pour se mettre en grève et organiser la suite du mouvement (faire du 12 une journée marquante, et pour ce, nous avons largement communiqué avec tous les personnels. Nous savons déjà que la demi-pension sera fermée mardi. Très peu d’enseignants prendront leurs élèves. A priori, une seule personne travaillera au secrétariat, pas d’estimation pour la vie scolaire).

Nous invitons ce soir les parents d’élèves à un débat à la mairie de Saint-Christol. Nous avons copieusement fait la pub de notre mobilisation dans les médias (premier message du répondeur « là-bas si j’y suis » mardi 5 octobre, journaux et radios locales). Nous voterons la reconduite de la grève mercredi 13 au matin, nous en avons dès à présent adopté le principe jusqu’au vendredi 15.

On les aura…



Retraites Les jeunes ont bloqué le lycée Guynemer d’Uzès

Midi Libre Uzès Édition du samedi 9 octobre 2010

 

Alors que l’intersyndicale et le comité de défense des retraites, forts du succès de samedi dernier, appellent à manifester à nouveau contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement mardi 12 octobre, à 10 heures, les jeunes élèves du lycée des métiers d’art Georges-Guynemer ont engagé un blocus de leur établissement, jeudi et vendredi derniers.
Le matin, les professeurs qui voulaient entrer dans le lycée ont dû emprunter un accès annexe dans la rue du Collège. Place de Verdun, un barrage avait été établi, où jeunes garçons et jeunes filles brandissaient des pancartes invitant les automobilistes à klaxonner pour marquer leur soutien.
« On chauffe la manifestation pour mardi, disait Julian, leur porte-parole. Nous avons bien conscience que nous devons
travailler, mais nous ne voulons pas travailler jusqu’à la fin de nos jours. »



Retraites: un Français sur trois pour la grève reconductible

par Libé.fr

 

 

Manifestation à Marseille le 23 septembre 2010.

Manifestation à Marseille le 23 septembre 2010. (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

 

Quelque 31% des Français souhaitent que le mouvement de grève reconductible à partir de mardi, journée d’action pour les retraites, dure au-delà de quelques jours, et 44% pensent que cela va être le cas, selon un sondage Ipsos pour Europe 1 communiqué dimanche.

Une quasi-majorité (49%) des personnes interrogées espèrent cependant que le mouvement va s’arrêter très vite. 17% sont favorables à ce qu’il dure seulement quelques jours. 3% ne se prononcent pas.

Interrogés sur la durée probable du mouvement, notamment dans les transports, 15% des sondés répondent qu’il va s’arrêter très vite, 36% qu’il va se poursuivre quelques jours après le 12 octobre et 44% qu’il va durer plus longtemps. 5% ne donnent pas de réponse.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 8 et 9 octobre auprès d’un échantillon national représentatif de 961 personnes (méthode des quotas).

(Source AFP)

 

par Le Monde.fr

Réforme des retraites : une semaine d’action décisive pour les syndicats se prépare

 

 

Manifestation du 2 octobre à Paris contre la réforme des retraites.

AFP/MIGUEL MEDINA

Manifestation du 2 octobre à Paris contre la réforme des retraites.

La semaine s’annonce décisive pour le projet de réforme des retraites dont l’examen se poursuit au Sénat. En plus des deux nouvelles journées d’action prévues mardi et samedi, plusieurs syndicats des transports et de l’énergie ont brandi la menace d’une grève reconductible pour faire plier le gouvernement.

  • Où en est le projet de loi ?

Pour tenter de désamorcer la contestation, l’exécutif a lâché un peu de lest sur la retraite de certaines mères de trois enfants et de parents de handicapés, des mesures aussitôt jugées insuffisantes par les syndicats. Mais « l’architecture du projet sur les mesures d’âge et sur l’équilibre financier » ne changera pas, assuré le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie.

L’exécutif mise sur l’accélération du calendrier parlementaire pour décourager les manifestants. Après l’Assemblée nationale, le Sénat a voté vendredi la mesure la plus contestée, le recul progressif de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ, et prévoit d’achever l’examen du texte à la fin de la semaine. La réforme devrait ainsi être définitivement adoptée par le Parlement avant la fin du mois.

  • Les perturbations attendues

Ce scénario a poussé certains syndicats à durcir leur opposition. Le trafic ferroviaire devrait être affecté dès mardi de façon importante, l’ensemble des syndicats de cheminots appelant à la grève. A la RATP, les perturbations devraient être moindres, l’UNSA, deuxième syndicat, n’appelant pas les conducteurs à la grève. Dans 85 autres réseaux de transports urbains, des préavis ont été déposés.

Dans un autre secteur stratégique, les raffineries, l’éventuelle poursuite de la mobilisation fait planer la menace d’une pénurie de carburants. D’autant que quatre raffineries du sud-est pourraient devoir s’arrêter cette semaine du fait de l’absence d’approvisionnement des terminaux pétroliers de la zone de Fos (Bouches-du-Rhône), bloqués depuis une quinzaine de jours contre la réforme portuaire.

  • Des grèves reconductibles

Les centrales syndicales n’appellent pas directement à des grèves reconductibles, laissant l’initiative à leurs fédérations, qui se prononceront à partir de mercredi matin. Des préavis reconductibles au-delà de mardi ont été déposés dans certains secteurs (transports, énergie, chimie…) ou entreprises (La Poste, France Télécom…).

Il est difficile d’évaluer si les appels à la reconduction, qui font débat parmi les syndicats, seront suivis. Pour Jean-Louis Malys (CFDT), soit « le mouvement risque de se durcir, de se crisper » avec des grèves illimitées, soit « on garde notre atout principal », « la popularité du mouvement », en ne bloquant pas le pays. L’enjeu est important. L’accélération de la mobilisation a déjà suscité quelques réserves au sein du camp syndical. La CFE-CGC, syndicat de cadres, a ainsi décidé d’être présente dans les manifestations de mardi mais a réservé sa réponse sur la suite du mouvement.

  • 7 Français sur 10 soutiennent le mouvement

Selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche, 71 % des Français estiment en effet justifiée la journée de mardi. Par contre, il ne sont que 31 % des Français à souhaiter un mouvement de grève reconductible à partir de mardi, d’après  un sondage Ipsos pour Europe 1 communiqué dimanche.

 

 

Manifestation de lycéens contre la réforme des retraites, jeudi 7 octobre à Toulouse.

AFP/ERIC CABANIS

Manifestation de lycéens contre la réforme des retraites, jeudi 7 octobre à Toulouse.

  • Les lycéens mobilisés

La contestation s’est accrue dans les lycées la semaine dernière. Le ministre de l’éducation, Luc Chatel, a dénoncé des « tentatives de récupérations ou d’irresponsabilité de personnes qui veulent mettre les lycéens en danger ». « Manifester sur la voie publique c’est dangereux », a-t-il souligné sur France Info. « Les lycéens n’ont rien à faire dans la rue », a renchéri dimanche le chef des députés UMP Jean-François Copé sur Radio J.

 

 

 



Compte-rendu de l’heure d’information syndicale du jeudi 7 octobre 2010 du lycée Charles Gide d’Uzès

Voici un rapide CR de cette réunion. Nous étions entre 30 et 35 soit près de la moitié des enseignants de l’établissement.

 

Ordre du jour :

-       Suppression de 2 postes CUI dans notre lycée.

Il a été décidé, à l’unanimité, de présenter au prochain CA une motion pour dénoncer et refuser cette suppression de postes indispensables pour le CDI, le secrétariat ou la vie scolaire.

Raphael Hernandez doit rédiger des courriers à l’ IA et au Recteur pour les informer que si cette décision était maintenue, il y aurait une vive réaction de l’ensemble des personnels de l’établissement.

 

-       Insuffisance de postes administratifs.

Il a été décidé, à l’unanimité, de présenter au prochain CA une motion pour demander que le poste occupé par Mme Patricia X, qui est actuellement à 40% sur Gide et à 40% sur Guynemer, soit entièrement « reversé » sur notre établissement. En effet le secrétariat est en charge de plus en plus de missions (transférées du rectorat aux EPLE) et de plus d’élèves cette année mais avec moins de moyens !

-       Suppressions de postes dans l’Education Nationale.

L’information suivante a été donnée :

Mercredi 29 septembre, le ministère a communiqué la répartition des 16 000 postes supprimés en 2011. L’école primaire est violemment touchée. Le conseil des ministres du mercredi 29 septembre a adopté des prévisions d’emploi pour 2011. Ce sont près de 32 000 postes qui seront supprimés dans la Fonction publique, la moitié relevant de l’éducation nationale. Le ministère de l’éducation nationale a communiqué la répartition sectorielle. 8 967 postes disparaîtront au primaire, 4 800 dans le secondaire, 600 dans l’administration et 1633 dans le privé sous contrat. Le ministère ne nous a pas donné les raisons qui motivent cette répartition.

Ces disparitions de postes sont à comparer à l’évolution du nombre d’élèves. Selon les prévisions de l’éducation nationale (lesquelles prennent en compte des décisions de gestion comme la part des enfants scolarisés avant 3 ans), il devrait y avoir 63 400 élèves supplémentaires à la rentrée 2011,

soit 1 500 de plus au primaire et 61 900 au secondaire.

Plus d’élèves, moins de professeurs, la rentrée 2011 promet des difficultés.

 

-       Réforme des retraites : journée de grève du 12 octobre.

Des collègues de St Christol les Alès sont venus nous expliquer pourquoi ils étaient en grève reconductible ‘tournante’ depuis lundi 4 octobre.

La position de notre établissement a été mise au vote :

31 présents au moment du vote.

La question soumise au vote était :

« Qui est pour une action forte le mardi 12 octobre, suivie par une grève reconductible tournante les jours suivants »

-       16 personnes sont « pour »

Rq :  15 lors du vote + une indécise (Corinne) qui s’est déclarée à la fin de la réunion

-       4 personnes ne prennent pas part au vote

-       11 personnes sont « contre »

La grève reconductible sera donc mise en place les jours suivants le 12 octobre sur une base du volontariat. A charge des grévistes  de mettre en place une « AG » chaque matin pour recenser les volontaires.

 

Pour le SNES (FSU) : Franck Tichadou



12345

recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES