Suppressions de postes dans l’Académie de Montpellier

Dans l’Académie de Montpellier, le CTPA du 10 janvier 2011 a entériné la suppression de 117 postes d’enseignants dans le second degré malgré 2272 élèves supplémentaires (41 en collèges, 43 en lycées, 24 en lycées professionnels, 3 décharges académiques et 6 titulaires remplaçants) avec toutes les conséquences prévisibles (stagnation ou baisse des DGH, augmentation du volume d’HSA, augmentation du nombre d’élèves par classe, diminution de l’offre de formation, augmentation des mesures de carte scolaire…).
En pleine nuit et devant une assemblée réduite, JC Carle, sénateur UMP, a fait voter un amendement au budget 2011 de l’Éducation Nationale, mesure assurant le transfert de 4 millions d’euros du budget de l’école publique à l’école privée, rétablissant 250 postes d’enseignants (lire l’article de Médiapart).
Le collectif « L’éducation est notre avenir » a dénoncé les effets catastrophiques qu’aura la mise en œuvre du budget 2011 pour l’Éducation Nationale, s’il est adopté par le Parlement.
D’ores et déjà, compte-tenu du résultat prévisible du vote, les organisations membres du collectif appellent, le 22 janvier 2011, tous les citoyens et futurs citoyens à un premier acte de refus des conséquences de ce budget. http://www.uneecole-votreavenir.org/
En PJ, une synthèse de la situation réalisée par C.CAM du SNUIPP.

Suppressions de postes dans l'Académie de Montpellier dans Collectif éducation pdf Dossier presse FSU



Amendement Carle: encore une atteinte à la laïcité

Article Médiapart

Un amendement au projet de budget 2011, attribuant 4 millions d’euros à l’enseignement privé sous contrat, a été voté cette semaine par le Sénat.

 

Et ce, malgré l’avis défavorable du gouvernement et de la commission des finances.

C’est un vote inacceptable. Alors que l’Education nationale prévoit des coupes budgétaires sans précédent, ce vote va permettre le rétablissement de 250 postes supplémentaires à l’enseignement privé sous contrat.

Cet amendement a été proposé par le sénateur UMP Jean-Claude Carle, qui a jugé « disproportionné » l’effort demandé cette année au privé. De qui se moque-t-on ? Sur les 16 000 postes supprimés en 2011, 1 633 seulement concernent le privé. Or, selon la règle, revendiquée par l’enseignement catholique lui-même et concédée en 1985, 20% des moyens de l’Education nationale lui sont attribués. Si l’on acceptait cette logique, plus de 3 400 postes devraient lui être retirés.

Jean-Claude Carle s’est déjà illustré par une loi créant de nouvelles dépenses supportées par les communes en faveur de l’enseignement privé. Cette loi a introduit pour la première fois la notion de « parité », parité censée être établie entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat. Une notion contraire à différence de nature, de missions et d’obligations entre l’enseignement public et les établissements d’enseignement privés.

Nous n’acceptons pas une nouvelle atteinte à nos principes et demandons à la commission mixte paritaire de ne pas valider le vote du Sénat. Nous ne souhaitons pas ranimer la guerre scolaire mais nous restons profondément attachés à la primauté du service public et à la laïcité de la République. Notre mobilisation générale autour de la journée anniversaire de la loi 1905, le 9 décembre, sera aussi l’occasion de contester la loi comme l’amendement Carle.

 



Le 22 janvier, refusons le budget de pénurie de l’Éducation nationale !

Communiqué de presse

jeudi 6 janvier 2011

Le collectif « L’éducation est notre avenir » dénonce les effets catastrophiques qu’aura la mise en œuvre du budget 2011pour l’Éducation nationale, s’il est adopté par le Parlement. D’ores et déjà, compte-tenu du résultat prévisible du vote, les organisations membres du collectif appellent tous les citoyens et futurs citoyens de ce pays à un premier acte de refus des conséquences de ce budget, le 22 janvier 2011.
Le budget 2011prévoit la suppression de 16 000 emplois et n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pourtant, les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5 % en 1995 à 3,9 % en 2006.
Le collectif appelle lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de l’éducation à participer à la journée nationale de mobilisation du 22 janvier qui prendra des formes variées dans les départements (manifestations, rassemblements, débats). Cette première étape sera, n’en doutons pas, prolongée par d’autres initiatives durant les 2e et 3e trimestres.
Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes… Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les écarts entre élèves vont continuer à se creuser !
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse.




recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES