En pièce jointe, le courrier d’un proviseur honoraire qui a décidé de renvoyer à l’ex DRH de l’Oréal ses diplômes de Chevalier et d’Officier des Palmes Académiques.



Pour la première fois, les recteurs d’académie auront une prime au mérite

LEMONDE.FR avec AFP | 20.12.10 | 18h34  •  Mis à jour le 20.12.10 | 20h10

Pour la première fois cette année, les recteurs d’académie vont recevoir une prime au mérite, en fonction de « la réalisation des « objectifs qui leur seront assignés, selon des textes publiés au Journal officiel. Jusqu’ici, la prime annuelle des trente recteurs, qui sont aussi chanceliers des universités, était de 19 000 euros, un montant fixe.

A la faveur d’un décret et d’un arrêté publiés en novembre, leur prime comporte, à partir de cette année scolaire, deux volets : une part fixe de 15 200 euros, et une « part variable » dont le montant pourra aller jusqu’à 45 % de la part fixe, soit de 0 à 6 840 euros. Au total, un recteur pourra avoir jusqu’à 22 000 euros de prime. Le ministère de l’éducation nationale s’est refusé à tout commentaire.

En mai dernier, le ministère avait diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013, dans le cadre de la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, parmi lesquelles notamment l’augmentation du nombre d’élèves par classe.

ÉVOLUTION DU RÉGIME INDEMNITAIRE DE LA FONCTION PUBLIQUE

De son côté, le ministère de l’enseignement supérieur a affirmé qu’il était « totalement normal et naturel que les recteurs, qui sont responsables de la politique de l’éducation dans les académies, soient associés aux objectifs assignés par le gouvernement », ajoutant : « Cette politique est cohérente avec celle de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui a institué des primes au mérite pour les chercheurs et enseignants-chercheurs. »

Selon le ministère, cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’évolution du régime indemnitaire de l’ensemble de la fonction publique. Les préfets, par exemple, bénéficient aussi de primes de résultats, qui peuvent s’échelonner annuellement de 8 250 euros pour un sous-préfet à 28 164 euros pour un préfet, voire, pour quelques très hauts gradés, à 60 000 euros.

 

Les syndicats dans la rue pour protester contre les suppressions de postes dans l’éducation

LEMONDE.FR avec AFP | 22.01.11 | 10h23

Manifestation à Marseille pour dénoncer les réformes du ministre de l'éducation Luc Chatel.

 

Hausse des effectifs d’élèves, disparition de certains enseignements, fermetures de classes : la préparation de la rentrée 2011 avec ses 16 000 suppressions de postes crée des remous dans l’éducation, qui se cristalliseront samedi lors d’une journée d’actions dans toute la France.

Au moins 50 rassemblements, manifestations ou débats sont prévus samedi, à l’appel d’un collectif de 25 organisations, dont les principales fédérations de l’Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT), les parents d’élèves de la FCPE. Leur objectif est de protester contre « la suppression de 16 000 emplois » prévus au budget 2011.

Après 50 000 postes d’enseignants supprimés entre 2007 et 2010, le budget 2011 en prévoit 16.000 autres (sur un peu plus de 850.000 enseignants) concentrées dans les écoles et les collèges. Selon le ministère, 8 967 postes d’enseignants seront supprimés dans les écoles primaires publiques (dont 5 600 actuellement en « surnombre », affectés sur des missions particulières), 4 800 dans les collèges et lycées publics et quelque 1 400 dans l’enseignement privé. Or à la rentrée, selon les services statistiques du ministère, les effectifs d’élèves vont augmenter, en particulier en collèges (35 300 élèves supplémentaires attendus), en lycées professionnels (+14 000 élèves attendus) mais aussi dans les écoles (+1 500).

Face aux syndicats qui estiment qu’on s’attaque désormais « à l’os » du système, le ministère de l’éducation répond que par rapport à 1990, il y avait l’an dernier 45 267 enseignants de plus pour 604 300 élèves de moins.

En juillet, le ministre Luc Chatel assurait que les 16 000 postes seraient trouvés « sans problème ». Il a d’ailleurs choisi cette année de demander aux recteurs d’académie de s’en charger pour être « au plus près du terrain ». C’est justement là que commencent à poindre les inquiétudes, puisque la répartition des suppressions, connue en décembre au niveau de l’académie, l’est actuellement au niveau départemental, avant de l’être d’ici quelques semaines établissement par établissement.

Les syndicats affirment ici et là que cela se traduira par des hausses d’effectifs d’élèves par classes, la disparition de certaines formations ou options, ou encore des réductions de moyens de remplacement, voire selon le Snes-FSU (principal syndicat du second degré) de Versailles, par la sortie de certains établissements classés en zone prioritaire (qui reçoivent plus de moyens) de ce dispositif, ce que dément le ministère.

En valeur absolue, l’académie de Lille (troisième plus grosse en termes d’effectifs) est l’une des plus touchées, avec 470 postes « à rendre » dans le secondaire (sur 25 000), alors que les effectifs vont augmenter. Dans le primaire, « des classes vont fermer ou ne vont pas être ouvertes, des postes de « Rased » [enseignants spécialisés dans la grande difficulté] vont être supprimés et la scolarisation des moins de 3 ans va encore baisser », affirme le SNUipp-FSU (principal syndicat du primaire), pour qui c’est « une première dans le primaire ».

Le sujet est tellement sensible que les écoles ne connaîtront, individuellement, leur sort qu’après les cantonales de mars, « une manœuvre politique » selon les syndicats, le ministère parlant de « respect d’une période de réserve ».

Après samedi, la FSU, qui avec l’Unsa-Education et le Sgen-CFDT ont boycotté mercredi les vœux de Nicolas Sarkozy, propose une journée de grève en février avant les congés scolaires et une « manifestation nationale en mars ».

 

 

 

 



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