Rassemblement devant le lycée Gide à 11h le samedi 19 mars 2011

 

RENDONS AUX ELEVES CE QUI LEUR EST DU !

Les personnels du Lycée Charles GIDE (Uzès), réuni en Assemblée générale, le 15 mars 2011, appellent

à un rassemblement devant le lycée Gide à 11h le samedi 19 mars 2011.

Cette action s’intègre dans le cadre de la journée nationale d’action du samedi 19 mars, organisée par le collectif « l’école est notre avenir »

http://www.uneecole-votreavenir.org

Pour le SNES (FSU) du lycée Charles Gide (Uzès) : Franck Tichadou

Deuxième document : Communiqué du collectif « L’école est notre avenir »
Journée nationale d’action du 19 mars 2011

L’éducation n’est plus une ambition pour ce gouvernement. Il aura supprimé 50 000 postes dans le service public d’éducation en cinq années mettant en difficulté écoles et établissements, dégradant de façon systématique les conditions d’accueil, de formation et de qualification des élèves, détériorant les conditions de travail de l’ensemble des personnels. La Révision générale des politiques publiques (RGPP) aura déstabilisé les personnels et affaibli les capacités de nombreux services comme celui de la Jeunesse et des Sports. Les universités sont confrontées à des difficultés budgétaires et des promesses non tenues.

Le service public d’éducation, cible de la chasse budgétaire, est tiré vers le bas.

À la rentrée 2011, ce seront 16 000 postes supplémentaires qui seront supprimés malgré l’augmentation des effectifs d’élèves. Les conséquences auront des effets immédiats sur la taille des classes dans les écoles, les collèges et les lycées, la scolarisation des enfants de deux et trois ans, les élèves en difficulté, le fonctionnement des services et l’offre d’enseignement… Le gouvernement fait le choix de la régression. Il a fait aussi ce choix en supprimant la formation initiale des enseignants entraînant ainsi démissions et effondrement du recrutement. Dans le même temps, la majorité parlementaire a décidé de favoriser l’enseignement privé au détriment du service public.

Le gouvernement ne prépare pas l’avenir. Ses choix dessinent une Ecole où les inégalités seront renforcées, une École plus dure pour les moins favorisés, une Ecole où la concurrence entre établissements, par l’abandon de la sectorisation, sera la règle. Les enquêtes internationales, comme PISA, confirment que les inégalités se creusent. Le gouvernement ne répond qu’avec des effets d’annonce.

La mobilisation citoyenne doit permettre d’inverser ces choix. Les organisations, rassemblées dans le Collectif « L’École est notre avenir », appellent tous ceux et toutes celles qui soutiennent le service public d’éducation et son engagement permanent pour la réussite des jeunes, sans distinction de fortune et d’origine, à une journée nationale d’action déclinée dans chaque académie le samedi 19 mars.

Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL – Cé – CEMEA – CRAP-Cahiers pédagogiques – EEDF – FAEN – FCPE – FEP-CFDT – FERC-CGT – FGPEP – FIDL – FOEVEN – Les FRANCAS – FSU – GFEN – ICEM-pédagogie Freinet – JPA – La Ligue de l’Enseignement – Fédération Léo Lagrange – OCCE – SGEN-CFDT – SUD Education – UNEF – UNL – UNSA Education

Les organisations qui soutiennent cet appel :
AEAT – AFPEN – AGEEM – AMUF – ANATEEP – APBG – APSES – APKHKSES – ATTAC France – CFDT – CGT – CMR – CNAJEP – CNAL – CSF – FFMJC – FNAME – Bureau national FNAREN – FNDDEN – FNFR – LDH – MRAP – PRISME – Solidaires – UDPPC – UFAL – UNSA

Dans notre région, le report des travaux de carte scolaire après les élections cantonales, doit nous faire craindre une carte scolaire sans précédent!
Déjà, il est annoncé la suppression de 95 postes dans les écoles de la région.
Le collectif « L’Éducation est notre avenir », appellent tous ceux et toutes celles qui soutiennent le service public d’éducation, à une journée nationale d’action. Seule une mobilisation citoyenne et massive peut permettre d’inverser ces choix.
MANIFESTATION RÉGIONALE À MONTPELLIER
SAMEDI 19 MARS, 14h30, place de Thessalie



LYCEE CHARLES GIDE D’UZES EN DANGER : une rentrée 2011 impossible !

Communiqué des personnels du Lycée Charles GIDE, réuni en Assemblée générale, le 15 mars 2011

 

Un lycée fonctionne, sur un plan strictement pédagogique (en accord avec les programmes nationaux), en recevant une enveloppe d’heures du Rectorat (DGH) qui sont réparties selon le nombre de classes, les filières et les options.
Au Lycée Charles GIDE, cette enveloppe est inférieure d’une soixantaine d’heures par rapport à l’année dernière alors que l’on attend l’équivalent de 2 classes en plus.

Le fonctionnement normal du lycée s’avère impossible.
Les solutions préconisées, à ce jour, par le Recteur, sont la suppression d’options (Anglais européen ; Langues anciennes ; LV3 ; ….) et l’augmentation du nombre d’élèves par classe !

Pour sauvegarder ces options, à la rentrée prochaine, l’alternative serait l’absence de groupes à effectifs réduits (Accompagnement Personnalisé ; Langues ; Travaux Dirigés ; …).
Nous refusons de sacrifier des options et des conditions d’enseignement favorables à nos élèves, qui leur ont permis, jusqu’à présent, d’obtenir d’excellents résultats au Baccalauréat.
RENDONS AUX ELEVES CE QUI LEUR EST DU !

 

 

Compte rendu de l’Assemblé générale du personnel
du Lycée C. Gide du 15 mars 2011 de 11H15 à 13H15

On compte entre 32 (mini) et 40 (maxi) présents ; une cinquantaine de personnes sont venues.
F. Tichadou et E. Blois présentent la situation des établissements secondaires de l’Académie :

- en moyenne les LEG ont perdu une cinquantaine d’heures pour un effectif constant et les collèges en moyenne 15h.

- une seule rallonge horaire a été accordée suite aux rencontres avec le Recteur qui considère que les enseignements optionnels dispersent les élèves.

- dans certains établissements les professeurs refusent de siéger aux conseils de classe

Au lycée Charles Gide en plus d’une DGH insuffisante :

Un poste de surveillant sera supprimé à partir du 21 mars

Nous n’avons pas assez d’agents à cause des temps partiels et des contractuel et qu’il n’est pas prévu d’en avoir plus malgré la hausse des effectifs

Il a été décidé après discussions :

•    de ne pas collaborer à la gestion de la pénurie et donc de ne pas participer à la réunion des coordinateurs prévue mardi prochain (37/37)

•    de faire de la journée portes ouvertes une journée d’actions pour informer les parents des futurs élèves de la situation : il s’agit de les accueillir dans la cours A  avec des tracts, des banderoles et de convier la presse et les associations qui nous ont soutenu lors de la dernière journée de grève à un rassemblement à 11H (22/39)

•    de rappeler la situation particulière de notre établissement et d’annoncer au Recteur, vendredi de la semaine prochaine, notre intention d’exercer notre droit de retrait si l’on a plus de 32 élèves par classe (les autres modalités seront à définir demain avec les parents)

•    de boycotter le 2ème bac blanc (38/39)

•    de signer une pétition contre les heures supplémentaires (32/37)



Articles du café pédagogique sur la réforme du lycée

Réforme du lycée : Attention fragile !

Articles du café pédagogique sur la réforme du lycée dans Actualités 16_reforme1« Cette réforme est en marche. C’est une vraie révolution pédagogique ». En présentant le 15 mars 2011, le rapport de l’Inspection générale sur « le suivi de la mise en oeuvre de la réforme des lycées d’enseignement général et technologique », Luc Chatel a plus vanté l’oeuvre accomplie que répondu aux inquiétudes soulevées par l’annonce de fortes réductions de moyens dans les lycées à la prochaine rentrée. A-t-il même vraiment entendu les inspecteurs ? Derrière l’optimisme officiel, le rapport montre que les objectifs fixés à la réforme sont loin d’être atteints et que la réforme reste « très fragile ».

 

 Présenté par Catherine Moisan et Jean-François Cuisinier, le rapport aborde la réforme du lycée sous 4 axes : un bilan des enseignements d’exploration, de l’accompagnement personnalisé, l’autonomie des établissements et le pilotage de la réforme.

Lisez le reportage du Café

Le rapport sur la réforme

 

La FCPE demande des moyens pour la réforme des lycées

Les parents de la FCPE soulignent la faiblesse de l’accompagnement de la réforme et demande que les dispositifs prévus, par exemple les passerelles, soient réellement mis en place.

 

« Le rapport de l’Inspection générale sur la réforme du Lycée corrobore les témoignages des parents d’élèves : accompagnement personnalisé dévoyé en heures de rattrapage de cours, tutorat souvent inexistant et enseignements d’exploration transformés en enseignements de prédétermination… », écrit la FCPE en réaction à la publication du rapport de suivi de l’Inspection générale.

 

Elle « exige que soient donnés aux lycées les moyens de la mise en place des dispositifs pédagogiques prescrits par les textes réglementaires, elle continue à demander l’arrêt des suppressions de postes au lycée comme initialement promis pour mettre en œuvre la réforme ».

Communiqué

 

Lycée : Un avenir plein de frustrations

Où est passé l’optimisme qui avait porté une majorité du Conseil Supérieur de l’Education à soutenir cette réforme ? Six mois après son lancement, on n’observe ni rejet massif, ni difficultés majeures. Juste la certitude que les frustrations sont à venir.

 

C’est en ce moment que les conseils de classe de seconde confrontent les premiers voeux des familles aux exigences des passages en première. Ils doivent le faire alors que des modes d’évaluation nouveaux, en langues, dans les enseignements d’exploration, coexistent avec les traditionnels. La petite minorité de lycées qui a réussi à mettre en place une évaluation par compétences  doit s’y retrouver. Ailleurs les familles et les élèves doivent s’arranger avec des notes qui ont des significations en fait différentes. Traditionnellement  65% des élèves demandent un passage en première générale, seulement 57% l’obtiennent et 18% redoublent (moyenne nationale). Cette année, le thermomètre étant illisible, on peut s’attendre à une poussée des demandes en première générale. Or il n’y aura pas plus de places dans ces classes et même plutôt moins. Il y a de fortes chances qu’après une seconde où souvent le climat scolaire a pâti d’emplois du temps interminables, l’année se termine dans la frustration et l’incompréhension pour une partie plus importante des familles et des jeunes. L’objectif d’améliorer l’orientation grâce aux enseignements d’exploration est-il encore à la portée de la réforme ?

 

Une autre frustration est en train de rattraper les profs. Ils ont mis en place les nouveaux programmes, inventé sur le terrain les enseignements d’exploration et l’accompagnement personnalisé. En récompense, voilà que les académies viennent reprendre une partie des moyens. Rappelons que la réforme s’est faite à moyens constants, une partie de ceux-ci n’étant pas fléchés sous prétexte d’encourager l’autonomie des établissements. La saisie de ces moyens, variable d’une académie à une autre, va décrédibiliser le projet pédagogique qui sous-tend la réforme. Ce qui risque d’en rester c’est qu’elle n’a été qu’un leurre pour diminuer les horaires d’enseignements et rendre le métier plus aliéné et plus difficile. L’Inspection générale a raison de souligner dans son rapport que la réforme risque de s’y fracasser.

 

Question de temps. C’est un classique de dire que le temps d’un ministre de l’éducation n’a rien à voir avec le temps long des réformes. Pour autant ces difficultés auraient pu être anticipées. La rue de Grenelle ne manque pas de cadres parfaitement capables de les prévoir. Mais on ne l’a pas fait. On donne ainsi l’impression que le temps du ministère est désynchronisé de celui de la classe. Ni les élèves, ni les professeurs n’ont mérité de faire « le crash test des réformes ministérielles », comme le dit l’un d’eux dans le rapport de l’Inspection. Au moment où j’écris ces lignes, les enseignants ne connaissent toujours pas l’ampleur des pertes d’heures l’année prochaine. Ils ne savent pas plus à quel bac ils préparent leurs élèves de seconde (rappelons qu’une partie des épreuves a lieu en première). Qui jugera utile d’ajuster les montres ? A quoi sert de lancer une réforme pour l’annuler administrativement au bout de 6 mois ?

 

Pour le SNIA-IPR, une réforme précipitée

leborgne1 dans Réforme du lycée« Cette réforme est intéressante. Mais elle va déboucher sur des difficultés faute d’avoir envisagé la suite », explique Jean-François Le Borgne, président sortant du SNIA-IPR, premier syndicat des inspecteurs IPR. Il répond à nos questions sur le rapport que vient de remettre l’Inspection générale et la réforme du lycée.

 

Le rapport s’appuie sur 36 établissements, souvent prestigieux, de 8 académies. Que pensez-vous de sa méthodologie ?

 

 En regardant la liste des établissements, j’ai l’impression moi aussi qu’on les a sélectionné. La plupart ont l’habitude des expérimentations et on peut s’attendre à ce que les résultats y soient plus favorables. Les résultats transmis dans mon académie (qui n’a pas été  retenue pour le rapport ) montraient de très fortes disparités. Par exemple, pour l’accompagnement personnalisé (AP), des méthodes très différentes. Le plus surprenant c’était le mécontentement des élèves hostiles à l’AP soit parce qu’ils le jugeaient inutile, soit parce qu’ils voulaient du soutien ou qu’ils regrettaient des heures de cours supprimées. On peut aussi regretter que peu de parents aient été concernés par l’enquête. On ne les a pas interrogés.

Lisez la suite de l’entretien avec JF Le Borgne

 

 

 



Alertes de l’Inspection générale sur le lycée : la FCPE attend des incitations fortes en matière de pédagogie – 15 mars 2011 :

La FCPE exige que soient donnés aux lycées les moyens de la mise en place des dispositifs pédagogiques prescrits par les textes réglementaires, elle continue à demander l’arrêt des suppressions de postes au lycée comme initialement promis pour mettre en œuvre la réforme.

Alertes de l’Inspection générale sur le lycée : la FCPE attend des incitations fortes en matière de pédagogie - 15 mars 2011 : dans Associations de Parents shim

Après la sévère alerte de l’Inspection générale sur les aspects pédagogiques de la réforme du Lycée, la FCPE appelle le gouvernement à mettre réellement en place les dispositifs pédagogiques prévus par les textes réglementaires.

Le rapport de l’Inspection générale sur la réforme du Lycée corrobore les témoignages des parents d’élèves : accompagnement personnalisé dévoyé en heures de rattrapage de cours, tutorat souvent inexistant et enseignements d’exploration transformés en enseignements de prédétermination…

La FCPE ne peut que regretter le faible cadrage donné aux académies et aux établissements, notamment en matière d’organisation de l’accompagnement personnalisé, du tutorat, et la faiblesse de la mise en place des groupes à effectifs réduits, notamment dans les groupes en langues étrangères.

La FCPE exige que soient donnés aux lycées les moyens de la mise en place des dispositifs pédagogiques prescrits par les textes réglementaires, elle continue à demander l’arrêt des suppressions de postes au lycée comme initialement promis pour mettre en œuvre la réforme.

La FCPE attend une mise en avant des bonnes pratiques relevées dans ce rapport  et une incitation forte du ministère à destination des établissements.

Elle demande que des dispositifs d’accompagnement soient mis en place pour que le droit à l’erreur en matière d’orientation puisse être pris en compte pour les élèves qui entreront en classe de 1ère à la prochaine rentrée, par le développement de passerelles et de dispositifs souples permettant une réorientation rapide



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