Lettre ouverte des enseignants du lycée Charles Gide à Uzès (30), associés aux parents d’élèves et aux élèves :

- aux candidats à l’élection cantonale d’Uzès,- aux sénateurs et aux députés de circonscription.

Madame, Monsieur,

Le Conseil d’Administration du lycée Charles Gide d’Uzès a rejeté, le 17 février 2011, le Tableau de  la Répartition des Moyens par Discipline pour s’opposer à la Dotation Horaire Globale insuffisante proposée par les services du Rectorat de Montpellier :

·        Selon les estimations officielles, le nombre d’élèves attendus dans le lycée augmentera, de près de 60 élèves l’année prochaine. Or, les moyens alloués à l’établissement sont en baisse de 45 heures (soit une perte de 4%) alors que les effectifs augmentent de 6,5%.

·        Les estimations minimales, au regard de la nouvelle réforme du lycée, font apparaître un écart d’au moins 62,5 heures entre la DHG attribuée et celle qui serait nécessaire pour que les élèves aient les conditions d’études conformes aux textes réglementaires.

Nous souhaitons vous rappeler la spécificité de notre établissement dont la plupart des salles ne peuvent accueillir plus de 32 élèves maximum; une réalité qu’a pu constater M. Giust, Inspecteur de l’information et de l’orientation, attaché à l’Inspection Académique du Gard, lors de sa visite au lycée Gide à la fin de l’année scolaire précédente.

Malgré la demi-division supplémentaire proposée par Monsieur le Proviseur en 1er S, les redoublements en terminale, l’augmentation des effectifs en seconde et la montée des élèves en 1ère,  forceraient à la constitution de nombreuses classes à plus de 35 élèves à la rentrée 2011.

Si ceci n’est pas souhaitable d’un point de vue pédagogique, c’est inacceptable eu égard à la sécurité des élèves et du personnel.

De plus, depuis plusieurs années, les services Rectoraux abondent les DGH de l’établissement en juillet-août, voire en septembre, pour pallier le sureffectif des classes. Dès à présent, il nous paraît nécessaire et indispensable de prendre en compte l’évolution du nombre d’élèves dans la DHG initiale.

Le secrétaire du Recteur doit recevoir une délégation d’enseignants, de parents et d’élèves le vendredi 25 mars 2011.

Dans le cadre de la journée nationale d’action du samedi 19 mars, organisée par le collectif « l’école est notre avenir », nous vous invitons à venir vous exprimer face à la presse et à la population de l’Uzège, à 11h devant le lycée Charles Gide (Uzès).

Comptant sur votre présence et votre soutien, nous sommes dans l’attente d’une réponse de votre part.

Veuillez croire, Madame, Monsieur à l’expression de notre plus profond respect

Les réponses :

Lettre ouverte des enseignants du lycée Charles Gide à Uzès (30),  associés aux parents d'élèves et aux élèves : dans Infos lycée Charles Gide pdf Réponse sénateur Simon Sautour



Rassemblement devant le lycée Gide à 11h le samedi 19 mars 2011

 

RENDONS AUX ELEVES CE QUI LEUR EST DU !

Les personnels du Lycée Charles GIDE (Uzès), réuni en Assemblée générale, le 15 mars 2011, appellent

à un rassemblement devant le lycée Gide à 11h le samedi 19 mars 2011.

Cette action s’intègre dans le cadre de la journée nationale d’action du samedi 19 mars, organisée par le collectif « l’école est notre avenir »

http://www.uneecole-votreavenir.org

Pour le SNES (FSU) du lycée Charles Gide (Uzès) : Franck Tichadou

Deuxième document : Communiqué du collectif « L’école est notre avenir »
Journée nationale d’action du 19 mars 2011

L’éducation n’est plus une ambition pour ce gouvernement. Il aura supprimé 50 000 postes dans le service public d’éducation en cinq années mettant en difficulté écoles et établissements, dégradant de façon systématique les conditions d’accueil, de formation et de qualification des élèves, détériorant les conditions de travail de l’ensemble des personnels. La Révision générale des politiques publiques (RGPP) aura déstabilisé les personnels et affaibli les capacités de nombreux services comme celui de la Jeunesse et des Sports. Les universités sont confrontées à des difficultés budgétaires et des promesses non tenues.

Le service public d’éducation, cible de la chasse budgétaire, est tiré vers le bas.

À la rentrée 2011, ce seront 16 000 postes supplémentaires qui seront supprimés malgré l’augmentation des effectifs d’élèves. Les conséquences auront des effets immédiats sur la taille des classes dans les écoles, les collèges et les lycées, la scolarisation des enfants de deux et trois ans, les élèves en difficulté, le fonctionnement des services et l’offre d’enseignement… Le gouvernement fait le choix de la régression. Il a fait aussi ce choix en supprimant la formation initiale des enseignants entraînant ainsi démissions et effondrement du recrutement. Dans le même temps, la majorité parlementaire a décidé de favoriser l’enseignement privé au détriment du service public.

Le gouvernement ne prépare pas l’avenir. Ses choix dessinent une Ecole où les inégalités seront renforcées, une École plus dure pour les moins favorisés, une Ecole où la concurrence entre établissements, par l’abandon de la sectorisation, sera la règle. Les enquêtes internationales, comme PISA, confirment que les inégalités se creusent. Le gouvernement ne répond qu’avec des effets d’annonce.

La mobilisation citoyenne doit permettre d’inverser ces choix. Les organisations, rassemblées dans le Collectif « L’École est notre avenir », appellent tous ceux et toutes celles qui soutiennent le service public d’éducation et son engagement permanent pour la réussite des jeunes, sans distinction de fortune et d’origine, à une journée nationale d’action déclinée dans chaque académie le samedi 19 mars.

Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL – Cé – CEMEA – CRAP-Cahiers pédagogiques – EEDF – FAEN – FCPE – FEP-CFDT – FERC-CGT – FGPEP – FIDL – FOEVEN – Les FRANCAS – FSU – GFEN – ICEM-pédagogie Freinet – JPA – La Ligue de l’Enseignement – Fédération Léo Lagrange – OCCE – SGEN-CFDT – SUD Education – UNEF – UNL – UNSA Education

Les organisations qui soutiennent cet appel :
AEAT – AFPEN – AGEEM – AMUF – ANATEEP – APBG – APSES – APKHKSES – ATTAC France – CFDT – CGT – CMR – CNAJEP – CNAL – CSF – FFMJC – FNAME – Bureau national FNAREN – FNDDEN – FNFR – LDH – MRAP – PRISME – Solidaires – UDPPC – UFAL – UNSA

Dans notre région, le report des travaux de carte scolaire après les élections cantonales, doit nous faire craindre une carte scolaire sans précédent!
Déjà, il est annoncé la suppression de 95 postes dans les écoles de la région.
Le collectif « L’Éducation est notre avenir », appellent tous ceux et toutes celles qui soutiennent le service public d’éducation, à une journée nationale d’action. Seule une mobilisation citoyenne et massive peut permettre d’inverser ces choix.
MANIFESTATION RÉGIONALE À MONTPELLIER
SAMEDI 19 MARS, 14h30, place de Thessalie



LYCEE CHARLES GIDE D’UZES EN DANGER : une rentrée 2011 impossible !

Communiqué des personnels du Lycée Charles GIDE, réuni en Assemblée générale, le 15 mars 2011

 

Un lycée fonctionne, sur un plan strictement pédagogique (en accord avec les programmes nationaux), en recevant une enveloppe d’heures du Rectorat (DGH) qui sont réparties selon le nombre de classes, les filières et les options.
Au Lycée Charles GIDE, cette enveloppe est inférieure d’une soixantaine d’heures par rapport à l’année dernière alors que l’on attend l’équivalent de 2 classes en plus.

Le fonctionnement normal du lycée s’avère impossible.
Les solutions préconisées, à ce jour, par le Recteur, sont la suppression d’options (Anglais européen ; Langues anciennes ; LV3 ; ….) et l’augmentation du nombre d’élèves par classe !

Pour sauvegarder ces options, à la rentrée prochaine, l’alternative serait l’absence de groupes à effectifs réduits (Accompagnement Personnalisé ; Langues ; Travaux Dirigés ; …).
Nous refusons de sacrifier des options et des conditions d’enseignement favorables à nos élèves, qui leur ont permis, jusqu’à présent, d’obtenir d’excellents résultats au Baccalauréat.
RENDONS AUX ELEVES CE QUI LEUR EST DU !

 

 

Compte rendu de l’Assemblé générale du personnel
du Lycée C. Gide du 15 mars 2011 de 11H15 à 13H15

On compte entre 32 (mini) et 40 (maxi) présents ; une cinquantaine de personnes sont venues.
F. Tichadou et E. Blois présentent la situation des établissements secondaires de l’Académie :

- en moyenne les LEG ont perdu une cinquantaine d’heures pour un effectif constant et les collèges en moyenne 15h.

- une seule rallonge horaire a été accordée suite aux rencontres avec le Recteur qui considère que les enseignements optionnels dispersent les élèves.

- dans certains établissements les professeurs refusent de siéger aux conseils de classe

Au lycée Charles Gide en plus d’une DGH insuffisante :

Un poste de surveillant sera supprimé à partir du 21 mars

Nous n’avons pas assez d’agents à cause des temps partiels et des contractuel et qu’il n’est pas prévu d’en avoir plus malgré la hausse des effectifs

Il a été décidé après discussions :

•    de ne pas collaborer à la gestion de la pénurie et donc de ne pas participer à la réunion des coordinateurs prévue mardi prochain (37/37)

•    de faire de la journée portes ouvertes une journée d’actions pour informer les parents des futurs élèves de la situation : il s’agit de les accueillir dans la cours A  avec des tracts, des banderoles et de convier la presse et les associations qui nous ont soutenu lors de la dernière journée de grève à un rassemblement à 11H (22/39)

•    de rappeler la situation particulière de notre établissement et d’annoncer au Recteur, vendredi de la semaine prochaine, notre intention d’exercer notre droit de retrait si l’on a plus de 32 élèves par classe (les autres modalités seront à définir demain avec les parents)

•    de boycotter le 2ème bac blanc (38/39)

•    de signer une pétition contre les heures supplémentaires (32/37)



Articles du café pédagogique sur la réforme du lycée

Réforme du lycée : Attention fragile !

Articles du café pédagogique sur la réforme du lycée dans Actualités 16_reforme1« Cette réforme est en marche. C’est une vraie révolution pédagogique ». En présentant le 15 mars 2011, le rapport de l’Inspection générale sur « le suivi de la mise en oeuvre de la réforme des lycées d’enseignement général et technologique », Luc Chatel a plus vanté l’oeuvre accomplie que répondu aux inquiétudes soulevées par l’annonce de fortes réductions de moyens dans les lycées à la prochaine rentrée. A-t-il même vraiment entendu les inspecteurs ? Derrière l’optimisme officiel, le rapport montre que les objectifs fixés à la réforme sont loin d’être atteints et que la réforme reste « très fragile ».

 

 Présenté par Catherine Moisan et Jean-François Cuisinier, le rapport aborde la réforme du lycée sous 4 axes : un bilan des enseignements d’exploration, de l’accompagnement personnalisé, l’autonomie des établissements et le pilotage de la réforme.

Lisez le reportage du Café

Le rapport sur la réforme

 

La FCPE demande des moyens pour la réforme des lycées

Les parents de la FCPE soulignent la faiblesse de l’accompagnement de la réforme et demande que les dispositifs prévus, par exemple les passerelles, soient réellement mis en place.

 

« Le rapport de l’Inspection générale sur la réforme du Lycée corrobore les témoignages des parents d’élèves : accompagnement personnalisé dévoyé en heures de rattrapage de cours, tutorat souvent inexistant et enseignements d’exploration transformés en enseignements de prédétermination… », écrit la FCPE en réaction à la publication du rapport de suivi de l’Inspection générale.

 

Elle « exige que soient donnés aux lycées les moyens de la mise en place des dispositifs pédagogiques prescrits par les textes réglementaires, elle continue à demander l’arrêt des suppressions de postes au lycée comme initialement promis pour mettre en œuvre la réforme ».

Communiqué

 

Lycée : Un avenir plein de frustrations

Où est passé l’optimisme qui avait porté une majorité du Conseil Supérieur de l’Education à soutenir cette réforme ? Six mois après son lancement, on n’observe ni rejet massif, ni difficultés majeures. Juste la certitude que les frustrations sont à venir.

 

C’est en ce moment que les conseils de classe de seconde confrontent les premiers voeux des familles aux exigences des passages en première. Ils doivent le faire alors que des modes d’évaluation nouveaux, en langues, dans les enseignements d’exploration, coexistent avec les traditionnels. La petite minorité de lycées qui a réussi à mettre en place une évaluation par compétences  doit s’y retrouver. Ailleurs les familles et les élèves doivent s’arranger avec des notes qui ont des significations en fait différentes. Traditionnellement  65% des élèves demandent un passage en première générale, seulement 57% l’obtiennent et 18% redoublent (moyenne nationale). Cette année, le thermomètre étant illisible, on peut s’attendre à une poussée des demandes en première générale. Or il n’y aura pas plus de places dans ces classes et même plutôt moins. Il y a de fortes chances qu’après une seconde où souvent le climat scolaire a pâti d’emplois du temps interminables, l’année se termine dans la frustration et l’incompréhension pour une partie plus importante des familles et des jeunes. L’objectif d’améliorer l’orientation grâce aux enseignements d’exploration est-il encore à la portée de la réforme ?

 

Une autre frustration est en train de rattraper les profs. Ils ont mis en place les nouveaux programmes, inventé sur le terrain les enseignements d’exploration et l’accompagnement personnalisé. En récompense, voilà que les académies viennent reprendre une partie des moyens. Rappelons que la réforme s’est faite à moyens constants, une partie de ceux-ci n’étant pas fléchés sous prétexte d’encourager l’autonomie des établissements. La saisie de ces moyens, variable d’une académie à une autre, va décrédibiliser le projet pédagogique qui sous-tend la réforme. Ce qui risque d’en rester c’est qu’elle n’a été qu’un leurre pour diminuer les horaires d’enseignements et rendre le métier plus aliéné et plus difficile. L’Inspection générale a raison de souligner dans son rapport que la réforme risque de s’y fracasser.

 

Question de temps. C’est un classique de dire que le temps d’un ministre de l’éducation n’a rien à voir avec le temps long des réformes. Pour autant ces difficultés auraient pu être anticipées. La rue de Grenelle ne manque pas de cadres parfaitement capables de les prévoir. Mais on ne l’a pas fait. On donne ainsi l’impression que le temps du ministère est désynchronisé de celui de la classe. Ni les élèves, ni les professeurs n’ont mérité de faire « le crash test des réformes ministérielles », comme le dit l’un d’eux dans le rapport de l’Inspection. Au moment où j’écris ces lignes, les enseignants ne connaissent toujours pas l’ampleur des pertes d’heures l’année prochaine. Ils ne savent pas plus à quel bac ils préparent leurs élèves de seconde (rappelons qu’une partie des épreuves a lieu en première). Qui jugera utile d’ajuster les montres ? A quoi sert de lancer une réforme pour l’annuler administrativement au bout de 6 mois ?

 

Pour le SNIA-IPR, une réforme précipitée

leborgne1 dans Réforme du lycée« Cette réforme est intéressante. Mais elle va déboucher sur des difficultés faute d’avoir envisagé la suite », explique Jean-François Le Borgne, président sortant du SNIA-IPR, premier syndicat des inspecteurs IPR. Il répond à nos questions sur le rapport que vient de remettre l’Inspection générale et la réforme du lycée.

 

Le rapport s’appuie sur 36 établissements, souvent prestigieux, de 8 académies. Que pensez-vous de sa méthodologie ?

 

 En regardant la liste des établissements, j’ai l’impression moi aussi qu’on les a sélectionné. La plupart ont l’habitude des expérimentations et on peut s’attendre à ce que les résultats y soient plus favorables. Les résultats transmis dans mon académie (qui n’a pas été  retenue pour le rapport ) montraient de très fortes disparités. Par exemple, pour l’accompagnement personnalisé (AP), des méthodes très différentes. Le plus surprenant c’était le mécontentement des élèves hostiles à l’AP soit parce qu’ils le jugeaient inutile, soit parce qu’ils voulaient du soutien ou qu’ils regrettaient des heures de cours supprimées. On peut aussi regretter que peu de parents aient été concernés par l’enquête. On ne les a pas interrogés.

Lisez la suite de l’entretien avec JF Le Borgne

 

 

 



Alertes de l’Inspection générale sur le lycée : la FCPE attend des incitations fortes en matière de pédagogie – 15 mars 2011 :

La FCPE exige que soient donnés aux lycées les moyens de la mise en place des dispositifs pédagogiques prescrits par les textes réglementaires, elle continue à demander l’arrêt des suppressions de postes au lycée comme initialement promis pour mettre en œuvre la réforme.

Alertes de l’Inspection générale sur le lycée : la FCPE attend des incitations fortes en matière de pédagogie - 15 mars 2011 : dans Associations de Parents shim

Après la sévère alerte de l’Inspection générale sur les aspects pédagogiques de la réforme du Lycée, la FCPE appelle le gouvernement à mettre réellement en place les dispositifs pédagogiques prévus par les textes réglementaires.

Le rapport de l’Inspection générale sur la réforme du Lycée corrobore les témoignages des parents d’élèves : accompagnement personnalisé dévoyé en heures de rattrapage de cours, tutorat souvent inexistant et enseignements d’exploration transformés en enseignements de prédétermination…

La FCPE ne peut que regretter le faible cadrage donné aux académies et aux établissements, notamment en matière d’organisation de l’accompagnement personnalisé, du tutorat, et la faiblesse de la mise en place des groupes à effectifs réduits, notamment dans les groupes en langues étrangères.

La FCPE exige que soient donnés aux lycées les moyens de la mise en place des dispositifs pédagogiques prescrits par les textes réglementaires, elle continue à demander l’arrêt des suppressions de postes au lycée comme initialement promis pour mettre en œuvre la réforme.

La FCPE attend une mise en avant des bonnes pratiques relevées dans ce rapport  et une incitation forte du ministère à destination des établissements.

Elle demande que des dispositifs d’accompagnement soient mis en place pour que le droit à l’erreur en matière d’orientation puisse être pris en compte pour les élèves qui entreront en classe de 1ère à la prochaine rentrée, par le développement de passerelles et de dispositifs souples permettant une réorientation rapide



La reforme du lycée dans la presse

Le café pédagogique

Sans feu ni loi, pour le Snpden, l’éducation n’est plus nationale

P Tournier, secrétaire gal du Snpden - Photo CP« Chatel a-t-il tué l’éducation nationale ?  Selon le principal syndicat de chefs d’établissement, le Snpden Unsa, faute de régulation centrale et de moyens, la loi féodale s’installe dans l’éducation nationale. Chaque académie s’affranchit des textes officiels et applique ses propres textes.

 

« Si les académies étaient notées sur 20 en préparation de rentrée 2011, elles auraient en moyenne 7,9 en « respect des textes » et 10,9 en « dialogue » », annonce le Snpden. Au terme d’une enquête auprès des personnels de direction, le syndicat dresse le portrait d’une éducation nationale éclatée et sans loi centrale. « Les deux tiers des académies s’écartent de la règlementation nationale dans les modalités de calcul des dotations aux établissements », écrit le Snpden. « C’est particulièrement le cas en ce qui concerne les marges de manoeuvre garanties aux établissements à l’occasion de la réforme du lycée : 80 % des académies ne respectent pas les textes. De même, 16 académies sur 30 n’intègrent pas les IDD dans le calcul des dotations des collèges. Si 5 le font finalement dans un second temps en heures supplémentaires, 11 ont décidé leur pure et simple suppression ».

 

La réforme du lycée est utilisée pour récupérer des moyens. Selon le Snpden, le lycée est la première cible des académies qui utilisent les marges de manoeuvre confiées aux établissements pour récupérer des moyens. « Parmi les victimes, les tout récents textes sur la réforme du lycée, vieux de moins d’un an. 20% seulement des académies les appliquent dans le calcul des dotations et la moitié s’asseoit dessus plus ou moins lourdement, soit qu’elles affectent des moyens au « H/E » (pourtant impossible à concilier avec les textes), soit qu’elles maintiennent l’ancien système des dédoublements au « 25ème élève »… Ce sont les marges de manoeuvre laissées aux établissements, pourtant explicitement garanties par des arrêtés, qui sont ainsi tout de suite redevenues des « marges d’ajustement » dans 80 % des académies ». Autre victime collatérale des difficultés de financement, le plan d’accompagnement triennal qui doit permettre aux lycées ayant des STI2D ou des STL d’amortir d’éventuels effets de structures. « Or 13 académies refusent de mettre en oeuvre ce mécanisme de sauvegarde », précise le Snpden.

 

Au collège les IDD sont de fait supprimés. « Les autorités locales ont décidé d’elles-mêmes de supprimer les « itinéraires de découverte » (IDD) dans le calcul des dotations aux collèges dans la majorité des académies : 16 sur 30″, ajoute le Snpden. Ce dispositif innovant, ressemblant aux TPE des lycées et aux TIPE du supérieur, formant les élèves au travail autonome est ciblé par les académies.

 

La régionalisation de l’éducation est en marche. « Au fur et à mesure que l’échelon national s’estompe, on semble assister à la naissance de 30 ministères de l’Education : l’ampleur et la profondeur des disparités que révèle cette enquête conduisent à s’interroger sur ce que recouvre exactement aujourd’hui l’adjectif « nationale » qui suit le mot « Education »… », conclut le Snpden. Le 8 mars, au Sénat, le syndicat avait déjà montré qu’il y avait « 30 ministères de l’éducation nationale ». « On assiste « à un déversement du rectorat à qui on donne le soin de gérer le réel et à la fonte du pilotage national depuis une quinzaine d’années », disait Philippe Tournier. « Une tendance qui s’accélère puisque même les suppressions de postes sont maintenant confiées aux recteurs ». C’est un nouveau débat qui s’ouvre pour le système éducatif français : celui de sa territorialisation.

Le dossier du Snpden

Quand les élus du peuple discutent privatisation

N . Mons : Le rôle de l’Etat reste primordial

Qui est le mieux placé pour diriger : l’Etat, les collectivités locales ?

 

Le Monde

Lycée : la réforme Chatel avance à petits pas

Mardi 15 mars, l’inspection générale a remis au ministre de l’éducation nationale Luc Chatel un rapport d’évaluation sur l’application de la réforme du lycée, appliquée en classe de seconde depuis septembre 2010. Les inspecteurs ont vérifié dans trente-six établissements si les innovations préconisées étaient réellement entrées en vigueur.

Ni réquisitoire, ni constat d’échec, c’est une réforme « dont les composantes multiples se mettent en place progressivement », notent les inspecteurs. Dès son annonce, cette réforme avait divisé les syndicats d’enseignants. Elle provoque aujourd’hui des tensions, mais pas de rejet.

  • « Enseignements d’exploration »

A raison d’une heure trente par semaine, les « enseignements d’exploration », permettant aux élèves de découvrir de nouvelles disciplines, sont à choisir parmi seize spécialités. Bémol : chaque élève doit choisir au moins un des deux enseignements d’économie (sciences économiques et sociales et principes fondamentaux de l’économie et de la gestion). Le rapport suggère d’élargir le choix des autres enseignements.

  • Accompagnement personnalisé

Les deux heures « d’accompagnement personnalisé », consacrées au soutien, à l’approfondissement pour les meilleurs et à l’aide à l’orientation, provoquent « déstabilisation et inquiétude ». Cette mesure « nécessite du temps ». Emplois du temps casse-tête, manque de formation des enseignants, peu de temps pour préparer un réel projet pédagogique : pas un lycée ne fonctionne comme son voisin.

  • Autonomie des établissements

Enfin, l’appui apporté à « l’autonomie des établissements » et à leur « prise de responsabilité » est un pari « en voie d’être gagné ». Les inspecteurs généraux se réjouissent que les lycées s’adaptent aux élèves, par l’unité des classes ou par la multiplication des groupes.

En conclusion, le rapport juge que les avancées observées sont « réelles mais fragiles » et que leur plein accomplissement « nécessite d’autres formes de pilotage », faisant notamment évoluer le rôle des inspecteurs « vers une fonction de conseil ».

Luc Cédelle et Lucie Hennequin 

 



FCPE de l’Uzège : Flash Info n°28

n° 28.10.11
du 12/03/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Lycée Charles Gide

·          La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès refuse le

permis de démolir
·          La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès et les enseignants vous invite à vous informer de la situation du Lycée à la rentrée 2011 en participant à l’assemblée générale le mercredi 16 mars à 17h au lycée Charles Gide (centre accueil)

La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès sera porteuse de propositions d’action.
Par ailleurs, elle vous invite à informer les parents d’élèves des Collèges et du Lycée qui ne recevraient pas les Flashs Infos, de la tenue de cette assemblée.

Parents, Élèves, Enseignants, nous sommes tous concernés !

·          La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès a écrit aussi au Député de la circonscription (courrier en PJ), sans réponse à ce jour !

19 mars 2011

Comme partout en France,
Disons STOP à la casse du Service Public d’Éducation ;
Participons massivement à la Manifestation Académique à Montpellier – 14h30 Place de Thessalie
Car : Nîmes à 12h30 à l’entrée de l’autoroute Nîmes Ouest (parking Carrefour) s’inscrire au 04.66.23.94.33
Covoiturage : devant le Lycée à 13h00

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble
pour être informés régulièrement
REJOIGNEZ la fcpe
(bulletin d’adhésion en PJ)

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com



Lycée Gide : réunion d’information rentrée 2011

L’état ne donne pas les moyens de mettre en œuvre sa réforme !

Le conseil d’administration du Lycée C.Gide a rejeté à l’unanimité la dotation horaire attribuée par le rectorat. Elle est largement insuffisante. Il manque plus de 60heures pour que tous les élèves aient leurs heures d’enseignement dans les conditions prévues par les textes officiels. De plus une augmentation des effectifs de 60 élèves n’est pas prise en compte : seulement une demi-classe prévue en supplément !
Les membres du conseil d’administration ont fait une demande d’audience auprès du recteur, sans réponse à ce jour.
Les conditions de préparation de la rentrée 2011 sont sans précédent. Aussi les enseignants du lycée convient tous les parents des collèges et du lycée à une réunion d’information Mercredi 16 mars à 17h au centre d’accueil du lycée Gide (au fond de la deuxième cours à gauche)



Le retour des manifestations lycéennes ?

Article le café pédagogique

Le retour des manifestations lycéennes ? dans Actualités 040406-3Quelques jours après la rentrée des classes, les lycéens de la banlieue parisienne sont invités à manifester par la FIDL.

 

Jeudi 3 mars, la FIDL a prévu des rassemblements devant les lycées suivis de manifestations dans le 77, le 91 et le 95. Même si l’UNL ne participe pas à ce mouvement, les syndicats et les cadres de l’Ecole observeront les résultats de cet appel.

 

D’une part parce que, comme  l’écrivent eux-mêmes les lycéens sur le site Facebook de la FIDL : «  Les lycéens, c’est comme le dentifrice: une fois sortis du tube, on ne sait pas comment les faire rentrer ». D’autre part parce que des mouvements locaux sont apparus dans plusieurs établissements franciliens. Il s’agit, là aussi, de protester contre les suppressions de postes. Parfois ils prennent d’emblée une grande force, comme le collège parisien Jean Perrin où tous les enseignants sont en grève pour protester contre la disparition de trois postes. Cela peut sembler peu, mais, dans ce collège populaire, ces pertes d’heures suppriment tous les projets pédagogiques. C’est le coeur du métier qui est touché. Ces mouvements locaux sont-ils susceptibles de créer une dynamique pour la journée d’action du 19 mars, à laquelle invitent syndicats et mouvements pédagogiques ?



12

recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES