Se-Unsa : Non à l’école libérale !

Article du Café Pédagogique

Se-Unsa : Non à l'école libérale ! dans Syndicats enseignants unsa111Pour le Se-Unsa, l’Ecole est « à la croisée des chemins ». Le syndicat appelle à résister contre le projet libéral pour l’école mis en place par le gouvernement et à poser les bases d’une « école républicaine refondée ».

 

« Faut que ça change ! » Ce slogan, particulièrement bien trouvé en année électorale, marque la volonté combative du Se-Unsa. La formule est d’autant plus vigoureuse qu’elle émane d’un syndicat qui se veut responsable et modéré. C’est qu’on « on est à la croisée des chemins », explique Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa. « Deux modèles d’école vont s’affronter », assure-t-il. « Ce n’est pas de gaieté de coeur que les enseignants vont reprendre le chemin de leurs écoles et de leurs établissements », affirme-t-il. « Nombre de collègues en ont ras le bol ».  

 

Gestionnaires vs pédagogues. Pour C Chevalier, « le tableau Excel des gestionnaires s’est substitué au tableau noir des pédagogues ». Le Se-UNsa dénonce les 9000 emplois supprimés au primaire, les 4 800 au secondaire alors qu’on attend 61 000 élèves en plus dans le secondaire public et 15 000 au primaire. S’y ajouteront durant l’année 2 000 départs en retraite imprévus  ce qui devrait encore aggraver la situation dans les établissements. Les établissements seront aussi touchés par le blocage du recrutement des emplois précaires.

 

« En terme salarial on est à côté de la plaque ». « Comment attirer des étudiants de master 2 vers l’enseignement quand un enseignant peut espérer terminer avec 2 000 euros par mois ». Le syndicat évalue à 10% la perte de pouvoir d’achat du fait du blocage prolongé des salaires. Le nombre de démissions chez les stagiaires est jalousement gardé par le ministère comme celui des licenciements. Mais le Se-Unsa l’estime plus important. Par contre le syndicat ne craint pas l’issue des discussions sur les rythmes scolaires. « Le dossier est trop complexe, il entraîne trop de coûts. Le contexte politique et économique ne le permet pas ».

 

Les réformes menacées par les économies budgétaires. A l’école, le Se-Unsa dénonce une « dérive » avec l’obsession de l’évaluation. Si les enseignants s’approprient le socle et le LPC , le manque de formations est flagrant. Au collège le Se Unsa s’inquiète aussi de l’impact de l’évaluation de fin de 5ème. « Sera -t-elle dans la logique du socle ou tournée vers les programmes comme au primaire ? » Au lycée, la réforme des secondes a été mise en place « pas si mal que cela ». Mais cette année les recteurs ont du faire des économies. « On sait qu’en première la mise en oeuvre de la réforme sera vécue comme une régression » du fait du tronc commun, annonce C Krepper, secrétaire national du Se-Unsa. « Les coupures budgétaires vont surement remettre en cause les avancées de la réforme ».

 

unsa112 dans Syndicats enseignantsEcole libérale vs école républicaine. Pour C Chevalier, la politique gouvernementale vise à mettre en place un nouveau modèle d’école. « Un modèle où la concurrence, la performance, le management seraient les maîtres mots d’un système éducatif concurrentiel dans lequel l’éducation deviendrait un bien de consommation ». Le Se Unsa plaide donc pour une refondation de l’école républicaine. Car le modèle républicain « n’est plus en capacité d’offrir à chaque élève mes voies de son épanouissement ». «  L’Education est un droit. Il doit être garanti par l’État et relève d’une mission de service public. Il faut tout à la fois faire cesser l’hémorragie des emplois et refonder l’École de la République ».

 

Des actions décidées. Le syndicat a déjà décidé de lancer des actions. D’abord sur le pouvoir d’achat en demandant de renvoyer au gouvernement de faux chèques qui stigmatisent les promesses de revalorisation non réalisées. Une campagne sur la direction d’école est lancée. La disparition des aides administratifs décidée par le ministère met les directeurs dans une situation très difficile. Le Se-Unsa appelle au blocage administratif. Une pétition est aussi lancée pour rendre obligatoire la scolarisation à 3 ans. C’est pour le se-unsa un moyen de protéger l’avenir de la maternelle. Le Se-unsa participera également à la journée du 27 septembre. Pour lui, « faut que ça change ».

Le doissier de presse du Se-Unsa

 

 



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