Communiqué à destination de la communauté éducative du lycée Charles Gide

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RENTREE AU LYCEE CHARLES GIDE

 

En juin dernier, les personnels du lycée, inquiets pour la rentrée qui s’annonçait,  s’étaient adressés aux familles en dressant le bilan de la situation : il manquait des divisions pour scolariser tous les élèves, des heures pour assurer certains enseignements, des personnels administratifs et en vie scolaire pour accueillir nos lycéens.

 

Pourtant, tout au long de l’année scolaire, les personnels avaient réclamé que le Rectorat prenne en compte la spécificité de l’établissement dans l’attribution des moyens de fonctionnement. Une délégation, comprenant élèves, parents et enseignants, avait transmis directement ces demandes fondées sur un recensement précis des besoins.

 

Où en sommes-nous en cette rentrée 2011?

 

-       Nous demandions un ½ poste supplémentaire au secrétariat – Il  a été créé.

-       Nous demandions que les normes de sécurité en vigueur pour nos locaux soient

          respectées, c’est-à-dire un effectif maximum de 32 élèves par classe – Cette règle

           a été appliquée.

     -    Nous demandions que tous les élèves du secteur géographique puissent s’inscrire au

          lycée en fonction de leurs voeux – 2 divisions (en 1°ES et STG) et une 1/2 en TS,

           ont été  créées, ce qui permet de  répondre aux demandes des familles et de 

          d’inscrire les doublants de notre établissement.

-       Nous demandions que les enseignants ne soient pas sommés d’effectuer des heures

     supplémentaires pour couvrir les besoins pédagogiques – Des heures postes ont

      été attribuées, le recours aux heures supplémentaires est donc limité.

 

Autant de motifs de satisfaction qui sont le  fruit d’une mobilisation commune avec les lycéens et la fédération de parents d’élèves FCPE.

 

De cette lutte pour obtenir les moyens nécessaires, il nous reste une séquelle : le lycée ne dispose plus de responsable informatique ni pour les TICE, ni pour la mise en oeuvre de l’ENT, ni pour l’exploitation pédagogique de l’Ordi prochainement donné à nos élèves de seconde. Nous avons besoin d’un poste spécifique d’enseignant coordonnateur. Dans l’immédiat, il faut immédiatement rétablir une décharge horaire pour le collègue qui remplissait ce rôle jusqu’alors.

 

Mais le véritable point noir de cette rentrée concerne la vie scolaire. Le lycée se trouve particulièrement démuni.

 

L’établissement compte maintenant près de 900 élèves.

Les locaux se sont étendus. 4 préfabriqués supplémentaires ont été installés dans une nouvelle cour.

Or, le travail de gestion et de suivi  des élèves, la surveillance des mouvements (intercours, récréations, demi-pension -avec un flux de plus de 600 DP-) vont reposer sur 3 personnes au quotidien : 1 CPE et 2 assistants d’éducation.

Cette situation s’avère alarmante et dangereuse. Elle n’existe, heureusement, dans aucun autre établissement.

 

En urgence, il nous faut obtenir la création de 2 postes en vie scolaire et plus particulièrement

-       la transformation d’un poste de surveillant en poste de CPE

-       la nomination d’un surveillant supplémentaire.

 

Nous voulons rappeler que l’une des AED du lycée, en exercice depuis de nombreuses années, a assuré le remplacement d’une des 2 CPE et préparé la rentrée scolaire.

À l’heure où l’on parle de validation des acquis d’expérience, sa place est au côté de ses collègues en vue d’une intégration dans la profession.

 



la FCPE s’en prend à l’hypocrisie du gouvernement

Publié le 06-09-11 à 12:25    Modifié à 15:03     par

Le Nouvel Observateur

Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, dresse un sévère état des lieux.

Rentrée des classes dans une école de Nantes le 5 septembre 2011. (Sébastien Salom-Gomis/SIPA) Rentrée des classes dans une école de Nantes le 5 septembre 2011. (Sébastien Salom-Gomis/SIPA)

 

« Tout va bien », affirme Luc Chatel, en cette rentrée 2011. Les syndicats font mine de ne pas comprendre : « mais qu’entend-il par là ? » demande un communiqué de la FCPE du lundi 5 septembre, dans lequel la fédération de parents d’élèves se joint au mouvement de grève du 27 septembre.

« Dégradation des conditions de scolarisation des élèves », « éviction du système des enfants et des jeunes », « renoncement à la lutte contre l’échec scolaire », abandon des « milliers d’enfants qui n’iront pas en maternelle »…

Les griefs énumérés dans le communiqué sont nombreux. Et la colère se renforce face au discours du ministre de l’Education, qui enchaîne sa troisième rentrée à ce poste.

Sur-mesure

L’école se doit de pratiquer le « sur-mesure », dit le ministre. « On n’a pas la même notion de la « mesure » ! », rétorque Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, contacté par le Nouvel Observateur. « Quand on ne remplace pas un départ à la retraite sur deux, on ne fait pas du « sur-mesure » ! », continue-t-il en s’indignant : »dans certaines régions très touchées par la crise, comme le Nord-Pas-de-Calais, le gouvernement refuse de maintenir des postes dans des écoles maternelles ! »

Luc Chatel souhaiterait mettre en avant une « une pédagogie individualisée ». Mais « le gouvernement a anéanti toute pédagogie« , estime le président de la FCPE. « Ce n’est pas en assurant une demi-heure de soutien scolaire aux enfants en difficultés, souvent une simple aide aux devoirs, qu’on résoudra quoi que ce soit. Mais au contraire en formant véritablement les professeurs à l’enseignement », explique-t-il.

« Il faut plus de maîtres que de classes, il faut arrêter d’externaliser les élèves en difficultés du dispositif scolaire », continue-t-il. « Être professeur, ce n’est pas faire écouter un cours, pour peu que les élèves écoutent. C’est être acteur. Nous avons besoin qu’une nouvelle relation pédagogique se forme ».

Et que fait le gouvernement ? Il plonge dans le grand bain les jeunes diplômés du Capes, les « professeurs stagiaires », sans formation. Alors que sont arrivés hier sur les bancs du collège le fruit du « boom de l’an 2000″, soit 35.000 élèves de plus, pour 14.000 postes de profs de moins.

Mobilisation

La FCPE s’associe donc à la « mobilisation intersyndicale du 27 septembre dans l’Education nationale », avec Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Unsa Education et même la principale fédération du secteur privé, Fep-CFDT.

« Nous voulons réaffirmer notre cohérence et notre détermination », déclare Jean-Jacques Hazan, malgré l’inaction du gouvernement qui reporte les débats à l’après 2012. Car l’approche de l’élection présidentielle ne laisse pas présager une meilleure écoute des syndicats par le ministère.

« Parfois le gouvernement cède à l’approche des échéances électorales, mais pas la plupart du temps », explique le président de la FCPE, qui espère néanmoins que les presque 70.000 signatures rassemblées par la pétition « De l’ambition pour l’Ecole publique ! », dont celles de nombreux élus locaux, aura un impact sur les parlementaires.

« L’accès à l’Ecole maternelle doit être un droit pour tout enfant dont la famille le demande, dès l’âge de deux ans ! L’Education nationale doit assurer la continuité du service public et remplacer les enseignants absents dès la première heure ! La formation des enseignants à la pédagogie et à la psychologie de l’enfant et de l’adolescent doit être rétablie », réclame la pétition, signée notamment par Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Ecologie – Les Verts, et Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Poudre aux yeux

Un des soucis des syndicats, c’est le retour régulier de polémiques surfaites, de « digressions destinées à faire regarder ailleurs » comme les qualifie Jean-Jacques Hazan. Le retour de la morale à l’école est l’une d’elle. « Ce débat n’a rien de nouveau », commente-t-il. Effectivement, dès la rentrée 2008, Xavier Darcos, alors ministre de l’Education, remplaçait l’éducation civique par « l’éducation civique et… morale ».

« Quand reviendra le débat sur la Marseillaise à l’école ? » s’interroge Jean-Jacques Hazan. Probablement quand il faudra éviter d’aborder de nouveau des non-remplacements de professeurs, très hypocritement.

Le Nouvel Observateur



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