Revue de presse Education

 AFP 10/09/2011 à 17:28

Education: Aubry ironise sur la proposition d’Hollande

Martine Aubry (PS) a ironisé samedi sur la proposition de François Hollande de recréer au cours du prochain quinquennat l’ensemble des postes supprimés depuis 2007 dans l’Education nationale, se disant « contente » que son rival à la primaire ait selon elle « changé d’avis ».

« Je suis contente que François Hollande fasse maintenant de l’éducation une priorité et qu’il ait changé d’avis car il y a encore quelques jours, il disait vouloir sanctuariser le budget de l’éducation à ce qu’il est aujourd’hui », a taclé la maire de Lille, en marge de l’université de rentrée du PS du Nord, organisée dans la métropole lilloise.

François Hollande a déclaré vendredi à Soissons (Aisne) qu’il recréerait en cinq ans, s’il était élu à l’Elysée, les « 60.000 à 70.000″ postes supprimés dans l’Education nationale depuis 2007, en promettant d’arrêter « l’hémorragie que représente la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ».

« Remettre des enseignants oui, mais en remettre en priorité là où il y en a besoin, la réponse est donc un peu plus complexe », a estimé Mme Aubry, qui juge qu’ »il faut des moyens et des enseignants », mais « également des psychologues et des éducateurs pour les consolider dans leur tâche ».

 

 

AFP 09/09/2011 à 20:48

Education: Hollande veut recréer les postes supprimés, « irresponsable » dit Chatel 

François Hollande, candidat à la primaire PS, a pris vendredi l’engagement de revenir sur l’ensemble des suppressions de postes engagées dans l’Education nationale depuis 2007, une proposition aussitôt jugée irresponsable par les ministres Luc Chatel et Valérie Pécresse.

François Hollande, candidat à la primaire PS, signe des autographes à Hirson, dans l'Aisne, le 9 septembre 2011 photo : Francois Nascimbeni, AFP

« Je fais la proposition de faire une loi de programmation qui permettra de récréer des postes sur les cinq ans. On créera les 60.000 à 70.000″ postes supprimés depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, a affirmé M. Hollande lors d’une conférence de presse à Soissons (Aisne).

A ce jour, 66.000 postes ont été supprimés dans l’Education.

Le député de Corrèze a même ajouté que s’il y avait « plus de moyens et plus de croissance, on pourrait peut-être en mettre davantage ».

« Je prends un engagement sur 5 ans minimal », a-t-il commenté, en promettant d’arrêter « l’hémorragie que représente la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite et nous allons recréer des postes ».

François Hollande, qui a fait de la jeunesse l’axe central de sa campagne, a expliqué que les postes nouvellement créés seraient « affectés là où les besoins sont les plus sensibles ».

« Ce ne sont pas que des postes d’enseignants qu’il faudra créer mais aussi des postes d’encadrants, d’assistantes sociales, de psychologues », et des métiers « liés aux nouvelles technologies », a-t-il notamment noté.

S’agissant du financement de ces postes, il a relevé que les « suppressions de postes », cela rapportait « 250 millions par an ». Il a mis en regard le coût de la TVA dans la restauration « 3 milliards d’euros », et les exonérations des heures supplémentaires « 4,5 milliards d’euros ».

Ces propositions de M. Hollande ont entraîné une réplique cinglante de Luc Chatel qui les a jugées « irresponsables » en raison de la politique de désendettement à mener et « irréalistes » du fait du peu de candidats se présentant actuellement aux concours d’enseignants.

« M. Hollande propose à nouveau les vieilles recettes de la fuite en avant budgétaire (…). Il révèle son vrai visage, puisque je rappelle qu’il est à la tête du département de France le plus endetté », a asséné à l’AFP le ministre de l’Education.

De son côté, la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a estimé que « la primaire socialiste » virait « chaque jour un peu plus à la course à la dépense ». « Les déclarations anti-dette de François Hollande sont de pure façade », a-t-elle ajouté.

Les engagements du candidat vont au-delà des préconisations de la fondation Terra Nova, proche du PS. Dans un rapport sur l’école 2012, cette fondation prône de réinvestir fortement dans le primaire et l’éducation prioritaire, en créant notamment 10.000 postes par an durant le quinquennat dans l’Education nationale.

A l’AFP qui le questionnait pour savoir s’il se démarquait du projet PS, le député de Corrèze a répondu: « je suis plus précis ».

 

Luc Chatel et les chiffres de l’école : je t’aime, moi non plus

Article Rue 89

Un crocodile prof de maths (Leo Fung/Flickr/CC).

Décidement, Luc Chatel aime les chiffres. La réciproque, par contre, n’est pas automatique. En cette veille de rentrée, le ministre de l’Education nationale ne sèche pas sur un exercice de maths. Il préfère ressortir de son cartable ses fiches favorites : une ribambelle de chiffres cités dans son premier ouvrage en librairie ce 1er septembre et dont EducPros publie les meilleures feuilles.

Luc Chatel répond au journaliste Nicolas Beytout :

« Contrairement aux idées reçues et aux caricatures qu’on entend souvent ici ou là, les moyens, dans l’Education nationale, sont là. »

S’ensuit une brève démonstration chiffrée. Seul hic : elle est tronquée.

Luc Chatel se garde d’expliquer les raisons

« Depuis 1980, le budget par élève, en France, en euro constant, a augmenté de 80%. »

Ce nombre rondelet est l’un des arguments préférés de Luc Chatel qui le répétait déjà en mai dernier sur Europe 1 ou encore en juin au Sénat. Parfait pour noyer des annonces moins réjouissantes (comme la suppression de 16 000 postes dans l’Education nationale en 2012) mais plutôt souligner les moyens engagés.

Pour Guy Barbier, secrétaire national du syndicat SE-Unsa, même si les chiffres sont réels, le ministre se garde bien d’en expliquer les raisons :

  • le parcours scolaire a évolué : « Les formations étaient plus courtes qu’aujourd’hui. Autre exemple : le nombre d’élèves en classe préparatoire aux grandes écoles, où les enseignements sont plus coûteux, a augmenté. » ;
  • le remplacement des professeurs : « Il n’était pas comptabilisé dans les années 1990, il s’agissait alors de personnel non titulaire. » ;
  • la réforme Jospin, en 1989, a revalorisé le salaire des enseignants et a donc augmenté les dépenses ;
  • le volume horaire des professeurs de lycées pros a diminué pour être aligné sur les autres, passant de 24 à 18 heures par semaine.

Guy Barbier conclut :

« Luc Chatel laisse croire que les gens n’ont pas à se plaindre. Mais cette manière de représenter la réalité n’est pas très honnête. C’est de la com ! »

« Plus de profs, moins d’élèves »

Luc Chatel, pour qui il y a finalement plus de profs et moins d’élèves, continue :

« Notre pays continue à investir dans l’éducation en général presque un point de plus de son PIB que la moyenne des pays développés de l’OCDE. »

Vrai, sauf qu’il ne précise pas que la part du PIB consacrée à l’éducation par la France a diminué. Entre 2000 et 2008, la part des dépenses intérieures à l’éducation est passé de 7,3 à 6,6%.

Evolution de la part des dépenses liées à l'éducation dans le PIB.

Dans sa démonstration, le ministre oublie aussi de citer certains chiffres, publiés pourtant par un organisme rattaché à Matignon. D’après la synthèse sur l’emploi public 2011, le niveau d’encadrement dans le primaire (avec cinq enseignants pour 100 élèves) est le plus faible des pays de l’OCDE. Mariane Baby, adjointe du Snuipp, le syndicat des enseignants du premier degré, note :

« On est très dubitatif sur les chiffres de Luc Chatel. Aujourd’hui, l’Education nationale manie un certain nombre de leviers qui dégradent les conditions d’enseignement. Dans l’école primaire, on supprime 8 967 postes alors que l’on compte 4 000 élèves de plus. »

Alors, qui a parlé d’idées reçues et de caricature ?

Photo et graphique : un crocodile prof de maths (Leo Fung/Flickr/CC) ; évolution de la part des dépenses liées à l’éducation dans le PIB.

 

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

Articles du café pédagogique

 

 

Le Sgen Cfdt dénonce une « rupture de confiance » entre l’institution et les enseignants

Revue de presse Education dans Revue de presse cadart8Le « brouilllard médiatique » entretenu par Chatel sur l’Ecole a fini par susciter une grande méfiance des enseignants envers l’institution, a déclaré Thierry Cadart, lors de la conférence de presse de rentrée du Sgen Cfdt le 8 septembre. Le syndicat a fait un bilan désastreux de la rentrée « techniquement réussie » et d’un système éducatif « en grande difficulté ».

 

« Jamais la distance entre les discours officiels et la réalité du terrain n’a été aussi grande« , estime Thierry Cadart. Pour le Sgen il y a une véritable rupture de confiance » entre l’institution et les enseignants qui aboutit à un repli sur soi généralisé.

 

Le Sgen prend ses distances avec les réformes mises en place. Car l’application des réformes explique ce sentiment. « Le gouvernement sabote les réformes en ne donnant pas les moyens de leur mise en place ».  Ainsi pour le socle commun, « on fait semblant » de l’appliquer faute de moyens pour former les enseignants. L’autonomie est détournée par le ministre. Au lieu de l’autonomie des équipes pédagogiques, le ministère développe l’idée d’établissement gérés comme des entreprises. « Un contresens » pour le Sgen.

 

L’échec de l’accompagnement personnalisé. Un sondage publié par le Sgen du Calvados montre que seulement 9% des enseignants du primaire sont pour son maintien en l’état. 38% demandent l’abandon et la majorité une nouvelle organisation. C’est l’horaire qui est le plus critiqué : seulement 24% des enseignants le jugent favorablement.

 

Au collège, le Sgen dénonce une « rentrée dans l’amertume » face à la montée des effectifs et du travail demandé. Là aussi le syndicat signale un large espace entre discours et réalité. La circulaire sur l’accompagnement personnalisé au collège plaque ce smots sur l’aide aux travaux déjà existante. A lycée, l’accompagnement personnalisé se fait généralement en classe entière ce qui vide la mesure de sens.  

 

Le syndicat compte sur la mobilisation des enseignants le 27 septembre pour « sauver l’école d’une politique qui la défait ». Il appelle à « retrouver un sens au métier ».

 

 

L’enseignement privé demande la réduction des horaires disciplinaires

Selon l’AFP, les responsables bretons de l’enseignement catholique ont demandé « une nouvelle définition de l’horaire enseignant » ou une réduction d’une demi-heure ou d’une heure des horaires au collège pour pouvoir réaliser la rentrée 2012.

 

« Nous ne pourrons pas faire la rentrée en 2012″ avec les suppressions de poste envisagées estiment-ils. Ils expriment publiquement les pistes envisagées nationalement par l’enseignement catholique, comme le Café l’avait montré en juin dernier. Pour l’enseignement catholique, la seule façon de ne pas fermer d’établissement c’est de faire travailler davantage les enseignants pour la même rémunération ou de réduire le volume d’heures d’éducation. Des suggestions qui pourraient intéresser la rue de Grenelle…

Dépêche AFP

Ce que prépare le minsitère

 

« Atomisation » du collège pour le Se-Unsa

« Par cette série de circulaires convergentes (3ème prépa-pro, dispositifs en alternance en 4ème, évaluation nationale en classe de cinquième), par le développement d’établissements spécifiques (ERS, programme Eclair, internats d’excellence), Luc Chatel atomise un collège « unique » déjà mal en point« , estime le Se-Unsa. Le syndicat estime que « cette politique « révolutionnaire » va à l’encontre des études internationales qui montrent l’importance et les résultats d’une politique éducative qui concentre les efforts sur une scolarité commune longue ».

Communiqué

Sur le collège

 

Les profs du privé manifesteront le 27 septembre

Cftc, Cfdt, Spelc, Cgc et Cgt : tous les syndicats de l’enseignement privé ont signé une déclaration commune appelant les personnels à participer à la journée du 27 septembre. « Depuis 2008, plus de 5 000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en œuvre de la RGPP alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse », rappellent-ils. « Les conséquences sont désastreuses : l’offre de formation se réduit suite aux fermetures de classes et d’établissements, tout particulièrement en milieu rural ; les conditions de travail se dégradent pour les élèves et le personnel des établissements scolaires ».

Le communiqué

 

L’Humanité 8/9/2011

Education : l’enseignement privé fera aussi grève avec le public
Après l’appel à une journée de grève, le 27 septembre prochain, lancé par les syndicats du public pour protester contre les suppressions de postes dans l’Education nationale, la quasi totalité des syndicats des établissements privés sous contrat appellent, fait inédit, à rejoindre la mobilisation.
La Fep-CFDT, le Snec-CFTC, le Spelc, le SNPEFP-CGT et le Synep-CFE-CGC réclament « zéro retrait d’emploi pour la rentrée 2012″ et appellent « tous les personnels des établissements d’enseignement privés à défendre leur avenir en participant à la journée du 27 septembre dans l’Education nationale et dans l’enseignement agricole », selon un communiqué commun.
Environ « 1.350 suppressions d’emplois sont à nouveau envisagées (en 2012) pour l’enseignement privé », déplorent les syndicats. « Depuis 2008, plus de 5.000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en oeuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse », rappellent-ils. Ce chiffre de 5.000 postes supprimés tient compte des 1.433 postes enlevés à la rentrée 2011, a précisé Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT. « C’est exceptionnel que cinq organisations syndicales du privé lancent, de manière conjointe, un appel pour rejoindre les syndicats du public », a-t-il dit.
Le principe d’une grève conjointe dans le privé est dans l’air depuis fin août
Les suppressions de postes dans le privé, exclusivement d’enseignants, ont des conséquences « désastreuses », déplorent les fédérations. Elles « réduisent l’offre de formation » à cause de fermetures de classes et d’établissements « tout particulièrement en milieu rural », elles « dégradent les conditions de travail des élèves et des personnels », et elles rendent « impossible » la prise en charge des élèves les plus en difficulté ou en situation de handicap ». Contrairement au public, tous les professeurs sont devant des élèves et ne sont pas détachés à d’autres fonctions, il n’y a pas de professeurs remplaçants et le privé peut basculer certains postes d’enseignants du primaire dans le secondaire. Le principe d’une grève conjointe dans le privé était dans l’air lorsque la Fep-CFDT, principale fédération dans le secteur, avait annoncé fin août qu’elle s’associait à la mobilisation du 27 septembre, mais il fallait attendre que l’accord de principe se concrétise. « Les souhaits que nous avons ne sont pas spécifiques à l’enseignement privé mais bien ceux qui préoccupent nos collègues du public: (…) l’Education nationale est mise à mal depuis quelques années par le gouvernement, dont la conséquence est qu’il n’y a plus de priorité accordée à l’éducation », avait alors fait valoir Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT.
80 000 postes supprimés durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy
Alors que douze millions d’élèves ont repris le chemin des classes, syndicats d’enseignants, chefs d’établissement et parents d’élèves de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) dénoncent les conditions de travail dégradées. Pour le primaire, 1.500 classes sont supprimées, ce qui conduit à « plus d’élèves par classe » analyse le principal syndicat SNUipp-
FSU. Même punition pour les collèges et lycées, 4.800 postes disparaissent alors que plusieurs dizaines de milliers d’élèves supplémentaires sont attendus.
Avec les suppressions prévues pour 2012, ce sont environ 80.000 postes qui auront disparu au sein de l’Education nationale durant le quinquennat 2007-2012, « une tendance qui va se poursuivre les quinze prochaines années, en raison de l’arrivée des enfants nés du baby-boom des années 2000″, a précisé Daniel Robin, cosecrétaire du SNES-FSU dans l’Humanité du 5 septembre 2011.

 

 



1 commentaire

  1. souvenirs19 10 septembre

    Qui gagnerait si on organisait un
    Concours du plus irreponsable ?

    Pauvre France !

    Cordialement

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