FCPE de l’Uzège : Flash Info n°6

n° 06.11.12 du 25/09/11
Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Rencontres avec les Chefs d’Établissement

Les associations de parents d’élèves seront reçues par les chefs d’établissement :
·          le 28 septembre, pour le Collège JL Trintignant et le Lycée Gide ;
·          le 19 octobre, pour le Collège Lou Redounet.
N’hésitez pas à communiquer à la FCPE les questions que vous souhaitez voir soulever.
Aux collèges, suite aux demandes de parents, la question récurrente du poids des cartables et le recours au logiciel privé Pronote pour renseigner l’application numérique LPC (Livret Personnel de Compétences) sans aucun véritable contrôle de son utilisation, de son lieu de stockage… seront abordées.

Professeurs Stagiaires

Comme déjà expliqué dans le précédent Flash Info, tous les professeurs-stagiaires doivent partir en stage à compter du 26 septembre.
Pour être le plus rapidement réactive, la FCPE réitère sa demande d’être informée au cas où ces professeurs ne seraient pas remplacés.

27 septembre 2011

Malgré le satisfécit de Luc Chatel, des Recteurs, des Inspecteurs d’Académie qui s’enorgueillissent d’une « rentrée techniquement réussie », les attaques contre le Service Public d’Éducation se multiplient, s’additionnent, s’amplifient. Elles compromettent gravement la réussite de nos enfants :
·         16 000 suppressions de postes au niveau national en cette rentrée 2011 ; 60 000 postes supprimés en 5 ans dans l’Éducation Nationale, ce sont :
o        Des postes vacants, des classes sans enseignants, des remplacements qui ne seront plus assurés,
o        Des classes surchargées, de moins en moins de dédoublements possibles, des options et des IDD qui disparaissent, une nouvelle dégradation des conditions d’étude de tous les élèves,
o        Des services de Vie Scolaire qui se vident, fragilisés par le manque de personnels.
·         Des réformes qui affaiblissent l’École, par des réductions d’horaires, par un abaissement des contenus, par l’imposition de nouveaux programmes, par la suppression de la carte scolaire, par le démantèlement du Service Public d’Orientation.
·         L’abandon d’une véritable formation professionnelle pour les enseignants et une très grande perturbation pour les élèves des classes concernées.
·         Le recours de plus en plus important à des personnels précaires non formés en lieu et place d’emplois de titulaires qualifiés.
Pour atteindre les objectifs officiels de 85 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat, 50 % de diplômés de l’enseignement supérieur et aucune sortie du système éducatif sans qualification, cela ne sera pas possible sans réinvestir dans l’éducation. Il faut revenir à une dépense publique équivalant à 7,5 % du PIB alors qu’elle se situe entre 6 et 6,5% aujourd’hui.
Aussi,
·          Comme au plan national, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès appelle à participer à la manifestation départementale organisée à Nîmes – 14h00 – Maison Carrée
·         Comme la FCPE, les syndicats lycéens (FIDL, SGL, UNL) et le syndicat étudiant UNEF appellent à participer aux différentes manifestations.
·         Fait historique, les syndicats de l’enseignement privé appellent les personnels à la grève et rejoignent en cela les syndicats de l’enseignement public !

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(bulletin d’adhésion en PJ)

Collèges et Lycées d’Uzès
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27 septembre : grève et manifestation, 14h, Nîmes

A l’initiative de la FSU, de la FERC-CGT, de l’UNSA-éducation et du SGEN-CFDT

 GREVE NATIONALE DANS L’ÉDUCATION
MARDI 27 SEPTEMBRE

MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE

NÎMES, 14h, Maison Carrée

Avec le SNES, (ré)agir pour nos métiers et pour le second degré :
➜ POUR un plan pluriannuel de recrutement massif à la hauteur des enjeux des services publics
➜ POUR le respect de nos métiers et de nos missions
➜ POUR la revalorisation de nos professions et de nos salaires
➜ POUR donner un avenir au collège
➜ POUR construire un lycée démocratique
➜ POUR une réelle relance de l’éducation prioritaire
➜ POUR une autre réforme de la formation des enseignants
➜ POUR développer une véritable orientation scolaire

Communiqués de presse

Journée de grève dans l’éducation le 27 septembre 2011

Communiqué commun des Fédérations de l’Education nationale
FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education
Paris, le 10 juin 2011

Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.

Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux met l’Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d’assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d’exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.

Les personnels de l’Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus. Ces suppressions associées au manque d’ambition éducative dégradent encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l’Education nationale sonne comme une provocation d’autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d’emplois et n’affiche d’autre objectif pour le système éducatif que la recherche d’économies.

Si le gouvernement cherche à tromper l’opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l’on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l’avenir.

En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l’avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire.

La nécessité d’une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public à se mettre en grève le 27 septembre prochain. Elles exigent l’arrêt des suppressions d’emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves.

Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

 



La FSU veut un autre avenir pour la jeunesse

Par Françoise Solliec du café pédagogique

 

Alors qu’elle devait être reçue par le ministre dans l’après-midi, la FSU organisait une conférence de presse le 22 septembre pour présenter la réflexion de la fédération sur les conditions de la rentrée et, bien au-delà, sur l’organisation d’un débat de société qui lui paraît profondément nécessaire, afin d’assurer la réussite de tous les jeunes.

 

La FSU veut un autre avenir pour la jeunesse  dans Actualités fsuseptEntourée par une douzaine de responsables représentant les différents syndicats de la fédération, la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, a insisté sur la richesse que représente pour la France la fonction publique, dans un contexte économique de fragilisation de la population, impactant surtout les jeunes. Aujourd’hui, dit-elle, « la fonction publique est considérée comme un obstacle par le gouvernement » et « les fonctionnaires se sentent empêchés d’exercer leurs missions ». Il faut qu’ait lieu un débat de société  sur le rôle de l’Etat dans les mois à venir.

 

Pour la FSU, la rentrée s’est déroulée sans surprises : sureffectifs dus aux suppressions de postes, mécontentement devant les réformes, baisse de la démocratisation, soulignée par la récente étude de l’OCDE. « On est aujourd’hui dans un système à plusieurs vitesses ». Dans cette situation, la FSU affirme se positionner avec « conviction et détermination » : il y a un choix de société à faire, qui assure la réussite de tous les jeunes, en leur offrant une scolarité complète jusqu’à la qualification.

 

Dans la rencontre avec Luc Chatel la FSU attend des réponses à de nombreuses questions : formes et calendrier de travail sur l’évaluation, la formation des maîtres, le bilan de compétences, la scolarisation ne maternelle, etc. Elle entend aussi demander que soit ouvert un dialogue social actuellement inexistant qui conduit à une politique menée contre les personnels et à une dégradation jugée inacceptable des conditions de travail.

 

La rentrée est pour les personnels objet de colère, de mécontentement et d’inquiétude, déclare Bernadette Groison, mais c’est aussi le souhait de travailler à un nouveau projet éducatif. On ne peut laisser les jeunes seuls face à leur destin scolaire, leur réussite est une responsabilité collective. C’est dans cet esprit que la journée du 27 septembre a été organisée, avec les parents et les jeunes, afin de revendiquer la réussite de tous les jeunes. Cette journée semble faire l’objet d’une mobilisation assez forte (voir les informations sur le site de la fédération).

Le lendemain, un colloque sur l’éducation démarrera la réflexion sur l’avenir du système éducatif et inaugurera les discussions avec les partis politiques.

 

Pour Sébastien Sirh du Snuipp, cette journée sera aussi l’occasion de tirer la sonnette d’alarme. Les suppressions de postes rendent critiques les effectifs dans les classes et les possibilités de remplacement.

Roland Hubert, du Snes, pense que les enseignants souhaitent s’exprimer dans cette journée. Ils veulent entrer dans le débat et être écoutés.

Au lycée professionnel, hors de l’augmentation mécanique des bacheliers (bac en 4 ans et en 3 ans), les constats du SNUEP sont plutôt pessimistes. Le taux d’abandon ne diminue pas et la certification BEP est loin d’être obtenue par tous. « Ce sont toujours les mêmes qi sont rejetés du système éducatif ».

Dans l’enseignement agricole, affirme le SNETAP, les diminutions de moyens entraînent la réduction des places offertes et de nombreux candidats sont obligés de se tourner vers les établissements privés, avec le risque d’être davantage confronté à une profession dans laquelle domine un modèle productiviste déjà ancien.

C’est à l’école de contribuer à corriger les inégalités, déclare Bernadette Groison, la FSU n’opposera pas la qualité à la quantité. « Il nous faut penser l’école pour les élèves d’aujourd’hui » conclut Sébastien Sihr.

 

 

Sur le site du Café

Sur le Web

 



FCPE : Une rentrée « en pire »

Par François Jarraud du café pédagogique

« La rentrée est un peu du même genre que l’année dernière, en pire ». C’est pourtant une rentrée « en rupture » que Jean-Jacques Hazan, président de la Fcpe, et Michel Hervieu, vice président, ont présenté le 20 septembre. Avec un moment attendu : le musée des horreurs, les incidents de la rentrée, remontés par les présidents des sections départementales de la Fcpe.

FCPE : Une rentrée C’est une cinquantaine de dysfonctionnements, couvrant tout le territoire, qui arrivent jusqu’à nous, que la Fcpe a partagé. Quelques exemples ? A Canet-en-Roussillon, dans un établissement, depuis 3 ans l’enseignement de l’allemand se fait par correspondance. A Ecommoy (Sarthe), c’est le maire qui fait école faute de l’ouverture d’une dixième classe. A Marcillac en Gironde , les enfants sont 44 en maternelle. Dans une école de Mondragon (84) le temps partiel d’une enseignante n’est pas complété, l’école s’arrête le jeudi soir… Dans le Calvados, faute de place dans le public, les parents sont invités par le rectorat à opter pour le privé. En Seine maritime les transports scolaires augmentent de 330%…  Si le point commun est évidemment les suppressions de postes, JJ Hazan a insisté sur trois ruptures.

En maternelle, la scolarisation avant deux ans a servi de variable d’ajustement. Ainsi, selon M Hervieu, plus de 3 000 demandes n’ont pas été satisfaites. « L’Etat sous-traite au privé ces classes » ajoute-il, faisant référence à l’ouverture de classes hors contrat dans le Nord.

Le primaire est « au bord de l’explosion » pour JJ Hazan. 3 407 postes ont été supprimés, particulièrement en Rased et des remplaçants. Résultat : les remplacements ne pourront pas être assurés ce qui est nouveau en primaire. « On menace les parents de leur couper les allocations familiales quand un enfant manque l’école mais l’Etat balaye le droit à l’éducation ».

21fcpe02 dans Associations de ParentsAu collège, l’arrivée des enfants du baby boom de 2000 (+ 60 0000 élèves) se fait avec 3000 postes en moins. Fatalement les enfants sont accueillis en 6ème « moins bien que leurs prédécesseurs ».

Cantines : Les préfets laissent l’illégalité s’installer. La Fcpe entend continuer ses actions en justice pour obtenir le remplacement des enseignants absents. Elle regrette l’absence de dialogue social particulièrement sur la cantine et  sur les rythmes scolaires. La Fcpe attend toujours que Luc Chatel rende obligatoire la pause déjeuner  de 90¨minutes et allonge de deux jours les vacances de la Toussaint. « Les préfets laissent les communes prendre des décisions illégales » sur l’accès à la cantine a déclaré JJ Hazan. Certaines communes excluent les enfants de chômeurs alors que le Conseil d’Etat l’a condamné. Là aussi la Fcpe n’a pas l’intention de laisser faire.

François Jarraud



Les dieux de l’estrade

Les dieux de l'estrade dans Actualités

Extrait du calendrier, mis en ligne par un collectif de profs en colère.

«L’école est nue». En s’inspirant des dieux du stade, une quinzaine de profs ont décidé d’illustrer leur «révolte» en… posant nu pour un calendrier, devant un tableau noir ou dans une salle de gymnastique.

Le collectif, regroupant quinze enseignants, «dénonce l’abandon par l’Etat de sa mission de service publique d’éducation» et appelle «tous les « dépouillés » de l’Education nationale» à les rejoindre.

«Professeurs, parents, élèves et citoyens, il est encore temps d’inverser le cours délétère des pseudo « réformes » qui transforment l’école en garderie sociale et transfèrent ses missions vers le secteur privé, au profit des plus riches et des mieux informés», estiment les professeurs.

Dans leur «manifeste contre le dépouillement de l’école», [à retrouver ici], et qui recueillait vendredi matin plus de 2.330 signatures, le collectif déplore une école «nue non seulement parce qu’elle est privée de moyens financiers, mais aussi et surtout parce qu’elle est amputée progressivement de son sens».

Les qualificatifs ne manquent pas: école «dépouillée, abandonnée, dégarnie», professeurs «démunis, destitués», élèves «spoliés, appauvris, dépecés»…

Extraits:

 dans Collectif éducation

-> L’intégralité du calendrier, consultable ici.

 

Communiqués de presse

Les Dépouillés répondent au ministre de l’Éducation nationale, invité du 12/13 sur France 3 du 18 septembre

Monsieur le ministre,

Qui dévalorise l’institution scolaire ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un gouvernement qui envoie les nouveaux enseignants non formés, donc « tout nus » devant les élèves ?

Qui ne respecte pas le statut de l’enseignant ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un ministère qui supprime 80 000 postes de titulaires en cinq ans puis recrute des personnels non qualifiés, précaires et sous payés ?

Qui dénigre l’école ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un ministre qui prétend former des citoyens avec des cours de morale alors qu’il supprime des cours d’histoire ?

Qui s’attaque aux valeurs de la République ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un président qui affirme que jamais l’instituteur ne pourra remplacer le curé dans la transmission des valeurs ?

Qui salit l’image de l’enseignant ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou une pseudo-réforme qui propose un seul enseignant pour un « accompagnement personnalisé » auprès de 30 lycéens en même temps ?

Qui ne respecte pas la démocratie sociale ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un gouvernement qui passe en force des lois destructrices au mépris du dialogue social et des mobilisations massives ?

Qu’est-ce qui est choquant, monsieur le Ministre ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un ministère qui supprime la carte scolaire et instaure « l’autonomie » des établissements, donc une inégalité profonde entre les élèves ?

Mais vous avez raison sur un point, monsieur le Ministre, les Français sont très attachés à l’école publique : depuis dix jours, plus de 9 000 citoyens ont déjà signé le Manifeste contre le dépouillement de l’école. Ils ont compris que, loin de dénigrer l’école, la « geste » des dépouillés cherche à lui redonner la dignité que votre gouvernement lui enlève davantage chaque jour. Nous espérons que vous entendrez leur révolte qui n’est pas minoritaire.

Le Collectif contre le dépouillement de l’école, le 19 septembre 2011

 

 



FCPE de l’Uzège : Flash Info n°5

n° 05.11.12
du 17/09/11

Collèges et Lycées d’Uzès
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Collège Lou Redounet

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Principal et Madame la Principale-Adjointe, mercredi 14 septembre. L’APDESU était absente.
·         Bilan de Rentrée :
Les effectifs sont chargés surtout en 6ème, des classes de 3ème sont déséquilibrées à cause de changements de dernière minute. Tous les enseignants sont présents dont 2 stagiaires (lettres et technologie). Ces derniers partiront en stage à partir du 26 septembre (voir le paragraphe Système Éducatif).
·          Accompagnement Personnalisé en classe de 6ème :
Si l’appellation change (AP remplace ATP) le dispositif est identique à celui de l’année dernière : toutes les classes de 6ème sont concernées. 1h de maths et 1h de français en demi-groupes jusqu’à la Toussaint puis seuls les élèves en besoin en seront bénéficiaires.
Une heure par quinzaine en demi-groupe figure à l’emploi du temps pour une initiation à la recherche documentaire.
·          Réunion Parents-Professeurs :
Comme la FCPE l’avait demandé l’année dernière, ces réunions auront lieu plus tôt, probablement avant les vacances de Toussaint ; les parents pourront rencontrer l’équipe pédagogique de la classe puis des rendez-vous individuels pourront avoir lieu pour les parents/enseignants demandeurs.
·         SEGPA :
o         Suite à la demande de la FCPE, dans un souci d’une meilleure intégration, les classes de SEGPA n’ont pas été appelées en premier lors de la journée de rentrée et désormais ont un numéro de classe comme les autres.
o         Le projet Leonardo suit son cours. La nouvelle enseignante nommée est volontaire. Par contre, il n’y a pas d’assistant espagnol, ce qui était, d’après Madame la Principale-Adjointe, une condition sine qua non à ce projet.
·          Langues :
o         Pas de demande pour l’allemand LV2, 29 élèves en espagnol LV1 répartis sur 2 classes, 24 élèves en bilangue anglais-allemand répartis sur 3 classes, 22 élèves en italien LV2 répartis sur 2 classes.
o         En 3ème DP6 le choix des langues des élèves a été respecté malgré de grosses contraintes d’emploi du temps. Madame la Principale-Adjointe fait remarquer que cela ne sera pas toujours possible.
o         Cette année, exceptionnellement, les options euro et grec sont cumulables.
o         Concernant le recrutement de la classe euro, il est demandé à Monsieur le Principal d’informer tous les parents de la décision de la commission d’affectation et pas seulement les parents des admis.
·          Diplôme National du Brevet – Palier 3 du Livret Personnel de Compétence – Orientation :
o         93% de réussite au DNB général, 96% au DNB professionnel, 100% pour le dispositif d’alternance.
o         Sur les 52 élèves dont le Palier 3 du LPC n’avait pas été validé, 43 ont obtenu le DNB et ont donc reçu leur validation.
o         A la rentrée, tous les élèves de 3ème ont été affectés.
·          Vie Scolaire :
L’Inspection Académique a répondu négativement à la demande de création d’un poste supplémentaire de CPE (Conseiller Principal d’Education) et d’AED (Assistant d’Education) malgré ½ poste d’AED supprimé. Concrètement le collège fonctionne avec 1 CPE et 7 AED pour 720 élèves dont la SEGPA. Monsieur le Principal doit rencontrer l’Inspecteur d’Académie prochainement à ce sujet.
·         Informations diverses :
o         L’option Découverte des Métiers pour les classes de 3ème est supprimée, un seul élève l’ayant demandé.
o         Au vu des effectifs des deux collèges d’Uzès, il semble urgent de revoir la Carte Scolaire. Monsieur le Principal va prendre contact avec le Conseiller Général du Canton. La FCPE a déjà abordé le sujet avec lui. Les parents seront conviés à ces futures réunions.
o         Initiation aux gestes de Premiers Secours (PSC1) : il ne sera pas possible cette année de la financer sur les fonds de réserve comme l’année passée. Solutions envisagées : mécénat / taxe d’apprentissage / classes à profil (SEGPA-3ème DP6-3ème alternance). Monsieur le Principal se refuse à demander une participation aux familles, ce à quoi la FCPE souscrit pleinement contrairement à d’autres associations de parents.
o         La FCPE demande à ce que figure, sur les documents de la demi-pension, la possibilité qu’ont les familles de pouvoir payer en 2 ou 3 règlements.
o         La prochaine réunion est prévue le mercredi 19 octobre. N’hésitez pas à contacter la FCPE si vous désirez que des points soient abordés.

Lycée Charles Gide

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Proviseur, mercredi 14 septembre. La PEEP était absente.
·          Professeurs non nommés :
Comme le Secrétaire Général de l’Académie l’avait annoncé suite au courrier de la FCPE, les enseignants d’Anglais et d’Éco-gestion ont été nommés. Malheureusement (?) en Éco-gestion le premier ne s’est pas présenté, le second a fait valoir un dossier handicap et le troisième s’est foulé une cheville… et les élèves n’ont toujours pas cours !!
·          Assistant d’Éducation :
Un personnel en Contrat Unique d’Insertion (CUI) a été embauché à la Vie Scolaire.
Pour la FCPE, il est évident que ce personnel permettra une meilleure gestion de ce service tout en sachant qu’il n’est employé que 20h et pour six mois !
·          Remplacement :
La FCPE a soulevé la question du remplacement des professeurs-stagiaires à partir du 26 septembre (voir le paragraphe Système Éducatif) et du professeur de mathématiques partant à la retraite en novembre.
Monsieur le Proviseur n’a aucune information du Rectorat à ce sujet mais assure le relancer rapidement.
·          TRMD :
La FCPE a renouvelé son souhait de pouvoir prendre connaissance du Tableau de Répartition des Moyens par Discipline 2011/12. En effet, elle aimerait connaître la ventilation des 100h supplémentaires obtenues.
Par ailleurs, elle s’est félicitée que les Enseignements d’Exploration ne soient plus le critère prépondérant à la confection des classes de seconde, dans le but recherché d’une plus grande hétérogénéité. Malgré tout, d’après parents et élèves, elle a informé Monsieur le Proviseur que certaines classes présenteraient toujours un profil supérieur à d’autres.
·          ½ Pension :
La FCPE a fait part des nombreuses remontées de parents et d’élèves qui mentionnent les grandes difficultés rencontrées pour déjeuner dans le laps de temps imparti. Elle a indiqué que déjà, de nombreux enfants mangent à l’extérieur de peur d’être en retard en cours. Monsieur le Proviseur assure se pencher sur le problème avec les services concernés.
·          Ordinateur :
LoRdi, offert par le Conseil Régional à tous les élèves de Seconde, sera distribué début octobre. Son utilisation au Lycée restera à la discrétion de chaque enseignant.
·          Abords – Internat :
La FCPE a rappelé les engagements de la Mairie pour aménager les abords du Lycée et réaliser les travaux de maintenance de l’Internat. Rien n’a été fait à ce jour.
Monsieur le Proviseur indique qu’il est reçu en Mairie le 15 septembre et qu’en se présentant, il en profitera pour aborder ces questions.
·          Audience Conseil Régional :
La FCPE a informé Monsieur le Proviseur de ses nombreuses demandes d’audience auprès du Vice-Président du Conseil Régional, en charge de l’Éducation et des Lycées et du Conseiller Régional, membre du Conseil d’Administration, demandes restées sans réponse à ce jour. Elle a indiqué les points sur lesquels elle souhaite une réunion de travail et de réflexion :
o         Point d’étape de l’extension des deux lycées sur le terrain de l’ancienne gendarmerie ;
o         La carte scolaire du Lycée Gide qui ne peut plus voir ses effectifs gonflés indéfiniment ;
o         La création de poste(s) supplémentaire(s) d’agent compte tenu de l’augmentation significative du nombre d’élèves demi-pensionnaires et des surfaces des bâtiments.
Monsieur le Proviseur rejoint la FCPE sur ces sujets.

Système éducatif

Professeur-Stagiaire :
Dans l’Académie de Montpellier, après avoir été accueilli une semaine avant la rentrée, avoir eu trois semaines en responsabilité en établissement, les professeurs-stagiaires auront, du 26 septembre au 22 octobre, trois semaines de stage et une semaine de tuilage formatif (comprendre, le stagiaire et son remplaçant se passe le relais). Après les congés de la Toussaint ils interviendront dans leur établissement d’origine jusqu’à la fin de l’année.
Encore une fois, les élèves vont subir des changements de professeurs dont la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès a pu mesurer, l’année passée, les préjudices causés. Par ailleurs, elle est en droit de se questionner sur les personnels de remplacement. La quasi-totalité des professeurs titulaires remplaçants (TZR) est déjà employée. Le Rectorat aura-t-il recours à Pôle Emploi pour palier ses carences ?
La FCPE émet les plus vives craintes quant au remplacement dès le 26 septembre et demande d’être informée si ce n’était pas le cas.
Elle rappelle sa totale opposition à l’organisation de la Formation des Enseignants telle qu’elle se déroule actuellement.

Gratuité de l’École :
La Cour administrative d’appel de Bordeaux vient de confirmer que l’achat des cahiers de travaux pratiques de langue vivante doit être à la charge des établissements et non à la charge des familles, ces cahiers étant considérés comme indissociables du manuel qu’ils accompagnent.
Le rectorat avait décidé de faire appel d’une décision favorable à un adhérent FCPE du Tarn. La FCPE nationale est donc intervenue en défense de cette décision en première instance.
La FCPE se félicite donc de ce jugement en sa faveur, qui conforte le principe de gratuité de l’Ecole, bien mis à mal par les listes de fournitures toujours plus longues.
Tous les ans, diverses enquêtes démontrent l’augmentation du coût de la rentrée et de la scolarité tout long de l’année. A chaque rentrée, l’achat de fournitures est pourtant exigé des parents, parfois dès la maternelle !
Après cette avancée supplémentaire obtenue par les parents d’élèves, la FCPE ose espérer que le ministère de l’Education nationale prendra acte de cette décision exécutable de suite.
Le ministre doit désormais faire valoir le droit et empêcher que les cahiers d’exercices soient mis à la charge des parents.
La FCPE invite les parents à faire valoir leurs droits !

Regard sur l’éducation 2011 : les indicateurs de l’OCDE
Le 13 septembre, en publiant un document complet, l’OCDE dresse un portrait terriblement accusateur pour la politique éducative des gouvernements des dix dernières années.
Quelques remarques :
·          Le taux de scolarisation des 15-19 ans a généralement augmenté de 9,5% dans les pays de l’OCDE. En France il est passé de 89 à 84%. Chez les 20-29 ans, il stagne alors qu’il progresse ailleurs de 8%. Celui des enfants entre 2 et 3 ans est passé de 35,2% en 2000 à 16% en 2010.
·          Pour les dépenses d’éducation, la France est le dernier pays de l’OCDE pour l’évolution de ses dépenses éducatives. Elles ont évolué moins vite que le Produit Intérieur Brut (PIB). En outre, les salaires des enseignants sont toujours inférieurs à la moyenne de l’OCDE. Ils ont diminué en France alors qu’ils ont progressé dans tous les pays de l’OCDE à l’exception de la Hongrie.
·          L’École a rompu avec ses valeurs républicaines en négligeant la montée des inégalités sociales dans l’accès à l’éducation.
Et pourtant, le rapport mentionne qu’en France,
·          un diplômé de fin d’études secondaires (Bac) ou post-secondaire « rapporte » (en balance entre impôt et services rendus par l’Etat) en moyenne selon le secteur d’activité, le triple de l’investissement mis dans son éducation !
Lire le dossier complet.

Dans la foulée, le Haut Conseil de l’Éducation (HCE) émet une grave critique sur la façon dont est piloté le système éducatif. Il demande que son évaluation soit confiée à un organisme indépendant et juge que les évaluations utilisées par l’Éducation Nationale sont « trompeuses et inadaptées », qu’il s’agisse des indicateurs fournis par le Ministère au Parlement dans le cadre de la LOLF ou des résultats des évaluations nationales de CE1, CM2 et 3ème.
En réaction à ce rapport, des syndicats d’enseignants demandent la suspension des évaluations en primaire alors que le Président de la République reste sourd aux critiques et déclare : « depuis la rentrée 2008, tous les élèves de CE1 et de CM2 passent chaque année des tests nationaux en mathématiques et en français. Ces évaluations sont devenues un précieux instrument de pilotage, permettant une véritable personnalisation de l’enseignement, afin d’offrir à chaque élève une réponse adaptée à ses besoins ».

Le même jour, Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a rendu un rapport sur les inégalités à l’École. Le CESE a adopté une série de propositions qui rompent avec certaines dispositions actuelles et le rapporteur d’écrire : « Notre système éducatif a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités »…, « Le CESE tient à souligner l’urgence de renouer avec une véritable ambition éducative et un effort constant qui garantissent une augmentation effective et régulière du niveau d’éducation et de qualification de la population ».
Il demande notamment le retour de la carte scolaire, une concentration des moyens sur l’éducation prioritaire, le renforcement de l’école maternelle, la révision des contenus d’apprentissage pour les rendre plus cohérents et la re-professionnalisation de la formation des enseignants.

Conseil Local

Cette année, les réunions du Conseil Local auront lieu le Jeudi.
Ainsi, le prochain Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès se réunira le jeudi 22 septembre à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès. Il traitera essentiellement de la situation des Établissements et de la préparation des élections aux Conseils d’Administration.

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Si vous ne souhaitez plus recevoir les Flashs Info, informez la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès par un simple courriel sur la boîte électronique fcpe30700@gmail.com en indiquant votre Nom et l’établissement de votre enfant. Vous serez immédiatement retiré de la liste de diffusion.

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Education: le prix des suppressions de postes

29 AOÛT 2011 – MEDIAPART
Par Lucie Delaporte.

C’est une enquête particulièrement précieuse que vient de rendre publique le SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement. Menée auprès d’un panel de 1500 collèges et lycées, elle permet d’observer au plus près du terrain – là où les radars ministériels ne fonctionnent étrangement plus – les conséquences concrètes des 16.000 nouvelles suppressions de postes pour cette rentrée.

Alors que le ministère, année après année, assure que les suppressions de postes – plus de 60.000 depuis 2007 – n’ont aucune incidence sur la scolarité des élèves, le SNPDEN a voulu prendre les devants et interroger les chefs d’établissements sur le coût réel de ces baisses d’effectifs.

Les résultats de cette enquête (lire le pdf en cliquant ici) sont d’autant plus intéressants que, comme a tenu à le souligner le secrétaire général du SNPDEN Philippe Tournier, parallèlement aux opérations de communication du ministère, s’est installée «une opacité croissante sur ce qui se passe à l’école. On a des systèmes d’information dans l’Education nationale dont la caractéristique principale est de n’informer sur rien». Le syndicat a donc interrogé directement ses adhérents pour connaître leur façon de résoudre l’équation : Comment faire toujours plus avec toujours moins ? Quels sont leurs leviers? Qu’ont-ils choisi de sacrifier? Autant d’informations évidemment capitales mais que le ministère se garde bien de collecter, ou de publier.

Première variable d’ajustement pour gérer la pénurie: proposer, ou imposer, des heures sup au-delà des obligations réglementaires. Il apparaît ainsi qu’une partie des suppressions de postes sera «absorbée» par l’explosion des heures supplémentaires (+ 6,7% au lycée général soit 2,2 heures par poste), bien souvent attribuées d’office aux enseignants. Elles représentent en moyenne l’équivalent de quatre postes «économisés» pour un établissement qui en compte 42.

Alors que les enseignants ont le droit de refuser plus d’une heure sup, l’enquête montre qu’en réalité «dans un établissement moyen du panel où les professeurs refuseraient ces heures, il y aurait 28 heures (hebdomadaires) non assurables, soit l’équivalent des horaires d’une classe». Des chiffres qui démontrent que le système ne tiendrait donc pas aujourd’hui sans l’implication, bien au-delà de leurs obligations légales, des équipes enseignantes… Mais pour combien de temps?
12% des établissements affirment ne plus pouvoir respecter les horaires nationaux
Au-delà du recours aux heures supplémentaires, l’un des leviers les plus utilisés par les chefs d’établissement (33%) pour boucler leur rentrée est la suppression des cours à effectifs réduits (RGPP du ministère de l’éducation). Le principal d’un collège raconte ainsi «l’impossibilité de faire des groupes réduits en sciences et en langues où il est difficile de travailler l’oral en classe de trente élèves».

L’augmentation des effectifs est particulièrement difficile à gérer dans certains établissements: «autour de certaines machines, les élèves ne doivent pas être plus de douze ou de quinze. Ils sont trente, comment je fais?» s’alarme un proviseur de lycée professionnel.

Autre «gisement d’efficience» selon l’expression employée rue de Grenelle: sabrer dans l’aide aux élèves en difficulté. Un tiers des établissements déclarent l’avoir réduite. L’accompagnement personnalisé en lycée ou les projets éducatifs, autant de dispositifs par ailleurs vantés par le ministère, sont aussi les plus fréquemment sacrifiés. «On supprime tout ce qui est qualitatif. L’objectif du ministère, c’est que surtout les suppressions de postes ne se voient pas. Cela ne se verra pas forcément le 5 septembre, mais cela se verra dans Pisa 2012», prévient Philippe Tournier (enquête sur le niveau scolaire des élèves de l’OCDE).

Au final, malgré ces «marges», 12% des établissements affirment ne plus pouvoir respecter les horaires nationaux! Les établissements qui s’en écartent le plus, pointe l’enquête, sont d’ailleurs ceux classés comme «moyens» ou «un peu défavorisés» (14%). Un décrochage pour le moins inquiétant…

Autre résultat troublant de l’enquête : elle montre que les postes ont été en priorité retirés aux collèges et lycées en difficulté (leur taux d’encadrement recule de 2,4% en moyenne, avec une chute de – 3,8% dans les lycées professionnels) alors que, selon ce panel, les collèges et lycées favorisés ont vu, eux, ce taux augmenter de 0, 43%…«On prend plus à ceux qui ont moins», tranche Philippe Tournier, par ailleurs proviseur à Créteil.

Mais tout va bien puisque cette année encore, le ministère devrait se réjouir, a ironisé le secrétaire général du SNDPEN, d’une nouvelle rentrée «techniquement réussie».

Article du café pédagogique
Le HCE dénonce les évaluations « trompeuses » et « peu exigeantes » de l’éducation nationale 

 

 

Par François Jarraud

 

Quelques jours après l’OCDE, une nouvelle critique grave de la façon dont est piloté le système éducatif est lancée par le HCE. Le Haut Conseil de l’Education demande que l’évaluation du système éducatif soit confiée à un organisme indépendant. En effet il juge que les évaluations utilisées par l’éducation nationale sont « trompeuses » et inadaptées.

 

B Racine, président du HCE, photo CP« Dans une démocratie, toute politique publique doit faire l’objet d’une évaluation transparente et objective. Celle-ci a pour but de contrôler l’utilisation qui est faite des moyens alloués et de mesurer l’efficacité de la politique menée. La politique éducative doit donc, comme les autres, faire l’objet d’une évaluation régulière », rappelle le Haut Conseil de l’Education, organe indépendant de contrôle du système éducatif, chargé de veiller sur l’application du socle commun. Or pour lui les évaluations utilisées ne sont pas à la hauteur, voire elles enjolivent  volontairement les choses…

 

S’agissant des indicateurs fournis par le ministère au Parlement dans le cadre de la LOLF, les indicateurs des « compétences de base » en français et en mathématiques, le HCE les juge « partiels, peu exigeants et donc trompeurs quant à la maîtrise du socle commun ». La formulation est sévère. « Cet indicateur n’est pas à même de nous renseigner réellement sur le degré de maîtrise du socle commun par les élèves », assure le HCE. » En effet, il se limite à une compétence et demie sur les sept compétences que compte le socle commun » et  » le niveau d’exigence attendu pour les « compétences de base » est bien moindre que pour le socle commun ».

 

Ce n’est pas mieux pour les résultats des évaluations nationales de CE1, CM2 et 3ème. Le HCE pointe des questions de méthode : ces évaluations confondent évaluation du système éducatif et évaluation de sa classe par le maître. En CM2 et 3ème, « la fiabilité des indicateurs n’est pas assurée. La manière dont elles sont renseignées n’est ni contrôlée ni harmonisée ». En 3ème, le HCE constate un écart entre la règle de non-compensation pour obtenir le socle et la réalité de terrain. « 11% des élèves se sont vus attribuer le socle sans avoir validé les sept compétences » souligne le HCE. Ces évaluations  mises en place par la Dgesco avaient été critiquées pour leur manque de technicité. Luc Chatel avait demandé début 2011 à la DEPP (division des études du ministère) d’aider la Dgesco à en améliorer la qualité.

 

Alors il reste les indicateurs CEDRE, réalisés par la DEPP, qui relèvent d’échantillons d’élèves relevés chaque année par le ministère à la fin de l’école et du collège. Le HCE vante son sérieux et sa capacité à montrer les inégalités. Mais ces indicateurs restent partiels..

 

Education: le prix des suppressions de postes dans Actualités 1509111Pour une agence indépendante.  » Le Haut Conseil de l’Éducation recommande de renoncer aux indicateurs actuels de la LOLF sur la maîtrise des « compétences de base ». Ces indicateurs donnent en effet une image erronée du degré de maîtrise effective du socle commun par les élèves. » Il « suggère » de créer « un dispositif nouveau en faisant évaluer les évaluations CEDRE dont il s’inspirerait sur le plan méthodologique », c’est à dire qu’elles auraient lieu par échantillon. Il demande que chaque année un palier du socle soit évalué, en prenant en compte la totalité des compétences  avec des « valeurs stables » permettant des comparaisons dans le temps. Ces évaluation seraient compatibles avec les enquêtes internationales comme PISA ou PIRLS.  » Le moment est venu de confier à une agence d’évaluation indépendante la mise en oeuvre d’un tel programme », écrit le HCE. « Il est essentiel en effet que, dans notre démocratie, les données concernant les résultats de notre système éducatif soient objectives et transparentes, donc incontestables ».

 

La mise en place du pilotage par l’évaluation ? Cette dernière demande met en question la façon dont le ministère publie ou non les travaux de la DEPP et la qualité du travail de la Dgesco en ce domaine. Elle semble même accuser le pouvoir politique pour des opérations de camouflage. Mais l’enjeu de la démarche du HCE est plus grand encore. En définissant un système d’évaluation fiable et indépendant du pouvoir politique, le HCE semble vouloir poser une évaluation du système éducatif à l’anglo-saxonne qui permette un véritable pilotage de l’Ecole. On connaît les dérives de ce pilotage dans les pays anglo-saxons. L’avenir dira si un système dévaluation indépendant est une utopie ou non dans le système éducatif français. Est-ce pour l’Ecole un progrès ou une impasse, voilà encore un autre débat.

 

 

Liens :

L’étude du HCE

X Pons sur la culture d’évaluation



Revue de presse : rapport de l’OCDE

En France, les profs sont moins payés que les autres

Contrairement à une idée reçue, les enseignants ne roulent pas sur l’or en France. Ils gagnent moins que leurs homologues des pays riches. Et surtout, leur salaire recule depuis 1995, selon l’OCD

Article l’Expansion.fr

Revue de presse : rapport de l'OCDE dans Actualités 59267_a-french-teacher-writes-on-a-blackboard-during-a-morning-lesson-in-a-primary-classroom-at-la-providence-school-in-vincennes

Une classe de primaire à Vincennes

REUTERS/Charles Platiau

A quelques mois de l’élection présidentielle, c’est un pavé dans la mare de l’Education nationale que lance l’OCDE. Dans son rapport 2011 « Regards sur l’éducation », publié ce mardi, l’organisation qui réunit les pays les plus riches de la planète juge « alarmante » la situation salariale des enseignants en France.

Tout d’abord, le salaire statutaire moyen (hors primes et heures supplémentaires) des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants (-25% environ), que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d’expérience professionnelle (de -14% à -17% en fonction du degré d’enseignement). Seuls les salaires en fin de carrière sont légèrement au dessus de la moyenne de l’OCDE.

« C’est un premier critère assez alarmant, mais en plus, quand on regarde l’évolution de ce salaire statutaire entre 1995 et 2009, la France avec la Suisse fait partie des deux pays qui ont eu une baisse constante de ce salaire des enseignants », a commenté lors d’une conférence de presse Eric Charbonnier, analyste des politiques éducatives de l’OCDE. De fait, l’évolution du salaire d’un enseignant du premier cycle du secondaire ayant 15 ans d’expérience est passée d’un indice 110 à un indice 95, selon les critères de l’OCDE.

« Ces statistiques de l’OCDE ne font que refléter une triste réalité: les enseignants français sont moins bien payés que leurs homologues des pays développés et leur niveau de vie n’a cessé de se dégrader depuis dix ans, confie à L’Expansion.com Daniel Robin, secrétaire général du SNES-FSU, principal syndicat de l’Education nationale. C’est encore pire depuis deux ans: le gel du point d’indice dans la Fonction publique et la hausse de la CSG et des cotisations retraites [dans le cadre de la réforme des retraites de 2010, NDLR] se traduisent par une perte sèche de pouvoir d’achat pour les enseignants », ajoute-t-il.

1666 euros en début de carrièreSelon l’Insee, le salaire moyen mensuel net d’un enseignant du primaire était de 2367 euros en 2008, de 2423 euros pour les professeurs agrégés, certifiés et enseignants du supérieur. C’est légèrement supérieur à la moyenne du salaire d’un agent des services civils de l’Etat (2328 euros nets par mois). Mais c’est près de deux fois moins qu’un cadre dans le secteur privé (statut équivalent à celui des professeurs certifiés et agrégés), qui gagne en moyenne 4081 euros par mois.

Selon la grille de rémunération du ministère de l’Education nationale, un professeur des écoles gagne 1666 euros en début de carrière puis 3026 euros en fin de carrière. Même grille de salaire pour le professeur certifié. Les agrégés gagnent plus: 2032 euros en début de carrière, 3722 euros après 30 ans de carrière. Pour les enseignants du secondaire (collèges et lycées), s’ajoutent à ces rémunérations des primes, indemnités diverses et heures supplémentaires. Le tout pouvant atteindre 200 à 250 euros par mois selon la SNES-FSU.

Des niveaux bien en-deçà des autres grandes économies mondiales. En Allemagne, le salaire mensuel moyen d’un enseignant certifié de plus de 15 ans de carrière s’élève à 5400 euros, selon les données de l’OCDE. Aux Etats-Unis, le même professeur gagne 4150 euros par mois. En France, il ne touche que 1913 euros, puis 2540 euros (après 20 ans de carrière) pour finir à 3000 euros.

Ces statistiques ne vont pas manquer d’alimenter le débat électoral pour 2012, alors que la droite envisage d’augmenter le temps de présence de cours des enseignants, moyennant rémunération (c’est le « travailler plus pour gagner plus » cher à Nicolas Sarkozy), que Martine Aubry propose de prendre en compte dans le nombre d’heures travaillées les réunions d’équipe et les rendez-vous avec les parents, et que François Hollande se déclare prêt à recréer les 70.000 postes supprimés depuis cinq ans. Las, aucun des candidats ne répond aux voeux des syndicats: « une revalorisation du salaire des enseignants à un niveau au moins aussi élevé que la moyenne des pays riches », détaille Daniel Robin.

 

OCDE : L’école française s’est nettement dégradée en 10 ans   

 

 

Par François Jarraud du café pédagogique

 

A quelques mois des présidentielles, l’OCDE dresse un portrait terriblement accusateur pour la politique éducative des gouvernements des dix dernières années: inégalités sociales et ethniques dans l’accès à l’éducation, baisse du taux de scolarisation, désinvestissement dans l’éducation y compris dans les salaires des enseignants, l’école française a rompu avec sa tradition républicaine. La publication le 13 septembre des « Regards sur l’éducation » va probablement orienter le débat sur l’Ecole durant les prochaines semaines. Car l’OCDE a aussi des suggestions sur ce qui pourrait améliorer la situation.

 

1309112 dans Revue de presse « La tonalité n’est pas très positive« , nous a déclaré le 12 septembre Bernard Hugonnier, directeur adjoint à l’éducation de l’OCDE. Certes la France a rattrapé son retard sur les autres grands pays européens en améliorant le taux de diplômés dans la population sur les 30 dernières années. Mais sur ces dix dernières années la situation s’est considérablement dégradée.

 

Le taux de scolarisation des 15-19 ans a généralement augmenté de 9,5% dans les pays de l’OCDE. En France il est passé de 89 à 84%. Certes cela résulte en partie de la baisse des redoublements. Mais cela se traduit  par le fait que 130 000 jeunes quittent le système éducatif sans diplôme du secondaire ce qui est énorme. La situation n’est pas meilleure chez les 20-29 ans où le taux stagne alors que dans l’OCDE il a monté de 8%. Le gouvernement s’est engagé à avoir 50% d’une tranche d’âge diplômé du supérieur. Il lui manque 30 000 jeunes diplômés. C’est presque 200 000 jeunes qui n’atteignent pas le niveau scolaire que la société considère comme normal.

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Pour les dépenses pour l’éducation , la France se singularise à nouveau. Elle est simplement le dernier pays de l’OCDE pour l’évolution de ses dépenses éducatives. Elles ont évolué moins vite que le PIB, même si le rythme n’est pas le même du primaire au supérieur. Il y a par contre une unité pour les salaires des enseignants qui sont toujours inférieurs à la moyenne de l’ OCDE: 33 359$ pour un enseignant du primaire français contre 38 914 dans l’OCDE; 38 856 en collège français contre 41 701. Ces salaires ont diminué en France alors qu’ils ont progressé dans tous les pays de l’OCDE sauf deux : seule la Hongrie fait plus mal que la France. « On peut s’interroger sur l’attractivité du métier d’enseignant dans ces conditions », remarque Bernard Hugonnier.

 

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L’Ecole a rompu avec ses valeurs républicaines. Mais le pire est peut-être la montée des inégalités sociales dans l’accès à l’éducation. L’influence de la famille dans l’éducation est particulièrement forte en France estime l’OCDE. Sur 34 pays, elle n’est plus forte que dans un seul pays (la Nouvelle Zelande). L’origine pèse aussi d’un grand poids. En moyenne dans l’OCDE il y a 55 points d’écart (aux résultats de PISA) entre un jeune allochtone de première génération et un autochtone. En France l’écart est de 75 points, soit presque deux années de scolarité. Pour la seconde génération il est de 55 points contre 35. « On est très loin de l’école républicaine », remarque Bernard Hugonnier.

 

Pourtant les diplômes ont un effet certain en France. Ils protègent du chômage davantage en France qu’ailleurs. Ils assurent un gain sensible à celui qui a investi dans son éducation. Ainsi le gain d’un diplômé du supérieur par rapport à un non diplômé représente 291 000 $ sur une vie en France (330 000 dans l’OCDE) et 191 000 pour une femme (233 000). A noter l’écart entre les genres ! Pour l’Etat la rentabilité est aussi importante : un diplômé du supérieur « rapporte » (en balance entre impôt et services rendus par l’Etat) 64 000 $ soit le triple de l’investissement mis dans son éducation.

 

1309113Que faudrait-il faire ? La question a été posée à Eric Charbonnier, expert auprès de l’OCDE.  Des pays ont remarquablement amélioré leur situation ces dernières années et ont rattrapé la France. C’est par exemple le cas du Portugal, de l’Allemagne, ou de la Pologne. Au Portugal on a amélioré la formation des enseignants et subventionné les familles défavorisées. En Allemagne on a allongé la journée d’école (en mettant fin aux après-midi libres) , investi dans l’éducation pour financer l’offre éducative de l ‘après-midi et imposé l’allemand comme langue obligatoire dès l’école maternelle ». Bernard Hugonnier rappelle la façon dont à Shanghaï on lutte contre les inégalités. « On échange systématiquement enseignants, élèves et personnels de direction entre les écoles qui ont de très bons résultats et celles qui sont en difficulté. C’est dire que la mise en concurrence des écoles n’est sans doute pas la bonne voie. Si on doit faire le choix entre diminuer le nombre d’ élèves par classe et améliorer la qualité des enseignants, il vaut mieux faire ce dernier choix. Même si cela passe par une augmentation des salaires ».

 

Ce sont maintenant les candidats aux présidentielles qui auront à proposer leurs choix. La question de l’ investissement dans l’éducation est revenue au centre du débat.

 

François Jarraud

 

Liens :

Regards sur l’éducation 2011

 



FCPE de l’Uzège : Flash Info n°4

n° 04.11.12
du 10/09/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Couacs

·         Collège Lou Redounet :
Les horaires de rentrée de certains niveaux ont été différents selon les supports d’information.
·          Collège JL Tintignant :
La classe de 6ème sans notes n’est pas créée en cette rentrée mais fait l’objet d’une réflexion des personnels.
·          Lycée Charles Gide :
o         Le volume global des Assistants d’Éducation de l’établissement et sa répartition ne correspondrait pas à celui de l’Inspection Académique.
o         Deux enseignants n’ont pas encore été nommés.

Pourtant, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès n’a fait que relayer les informations annoncées par les différentes administrations des établissements !

Collège JL Trintignant

Lundi 05 septembre à 15h30, le Président du Conseil Général
·          a confirmé la livraison de la Halle de Sport de Mayac pour 2014.
·         a annoncé qu’un appel d’offre a été lancé pour l’installation de panneaux solaires, compte tenu des charges générales qui grèvent considérablement le budget de l’établissement.
·         a annoncé la création d’une cuisine intramuros d’ici deux ans. La FCPE se félicite de cette décision en rappelant qu’avec les personnels, elle s’était opposée, voilà presque dix ans, à l’organisation de la restauration scolaire à partir d’une cuisine centrale prônée par le Maire d’Uzès, alors Conseiller Général du Canton.

Lycée Charles Gide

·          Assistants d’Éducation :
Profitant de l’audience à l’Inspection d’Académique du vendredi 09 septembre, la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès a demandé aux membres de la délégation du Conseil Départemental FCPE de soulever à nouveau la question des AED du Lycée.
·         Enseignants non nommés :
C’est lors de la rencontre parents d’élèves de seconde-professeurs du 08 septembre que la FCPE a été informée par Madame la Proviseure-Adjointe que deux enseignants n’étaient toujours pas nommés (un professeur d’Anglais sur un bloc horaire de 9h et un professeur d’Éco-gestion option communication et gestion des ressources humaines pour 13h30.
Elle a donc écrit le 09 septembre au matin au Recteur d’Académie (courrier en PJ).
En fin d’après-midi, le Secrétaire Général d’Académie lui répondait qu’ « un point est fait ce jour avec le Chef d’Établissement ». Les professeurs devraient donc être devant les élèves dès lundi…
·          Audience auprès du Conseiller Régional :
Pour la énième fois, le 06 septembre, une demande d’audience a été adressée à Monsieur Verdier, Conseiller Régional et membre du Conseil d’Administration du Lycée. La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès souhaite aborder les points suivants :
o         Point d’étape de l’extension des deux lycées sur le terrain de l’ancienne gendarmerie ;
o         La carte scolaire du Lycée Gide qui ne peut plus voir ses effectifs gonflés indéfiniment ;
o         La création de poste(s) supplémentaire(s) d’agent compte tenu de l’augmentation significative du nombre d’élèves demi-pensionnaires et des surfaces des bâtiments.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 31 du 08 septembre 2011
·         Classe de Première des séries générales : modification du programme d’histoire-géographie (lire).
·         Échanges franco-allemand : programme « Brigitte Sauzay » 2011-12 (lire)
·         Échanges franco-allemand : programme « Voltaire » 2012 (lire)

La journée du Sport Scolaire :
Promouvoir les activités des associations et des fédérations sportives scolaires auprès des élèves, des équipes éducatives, des parents d’élèves et du monde sportif local : telles sont les ambitions de la journée nationale du sport scolaire, organisée mercredi 21 septembre dans la France entière autour du thème « les valeurs éducatives du sport scolaire, un atout pour réussir ».

Livret Personnel de Compétences et « Savoir Nager » :
Que l’élève ait ou non suivi un cycle de natation au collège, avant ou pendant la classe de 3ème, la compétence 7 peut être validée même si l’enseignant d’EPS n’a pas validé l’item « savoir nager ».
L’élève et sa famille peuvent ainsi penser que le savoir-nager est acquis, et prendre des risques pouvant conduire à des accidents graves, voire irréparables ! Tel est le souci de la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès que la réponse ministérielle ci-dessous ne saurait lever.
La circulaire 2010-087 du 18 juin 2010 précise que « la validation des compétences relève d’une décision des équipes pédagogiques qui se fondent sur l’évaluation des items pour valider chaque compétence. Elles peuvent toutefois choisir d’apprécier une compétence de manière globale même si quelques items qui la composent n’ont pas été évalués positivement. »

Recrutement d’enseignants précaires :
Ce n’est même plus à Pôle Emploi que les établissements cherchent leurs enseignants mais carrément sur le site « Le bon coin » (exemple : prof d’Anglais – prof de Mathématiques). Dramatique !

Luc Chatel révolutionnaire (?) :
Lors de la conférence de presse sur la rentrée scolaire 2011 du 01 septembre, le Ministre a déclaré que « la troisième révolution de l’Education nationale est en marche. Après celle de l’école gratuite, laïque et obligatoire et celle de « l’école pour tous », il s’agit désormais de personnaliser davantage l’école afin de donner à chaque élève le moyen de réussir, quel que soit le niveau d’études. »
Le 07 septembre, lors de l’inauguration de la filière STI2D à Louis Le Grand, le Ministre a déclaré « Le jour où une filière technologique ouvrira dans un grand lycée parisien ce sera une révolution ». Le mot plaît décidément bien à Luc Chatel…!

FCPE Nationale

Communiqué du 05 septembre

Le ministre de l’Education nationale assure que « tout va bien » en cette rentrée 2011.
Mais qu’entend-il par là ? Tient-il uniquement compte du fait que 95% des classes ont bien un enseignant devant elles ce lundi 5 septembre ?

Au prix de la dégradation des conditions de scolarisation des élèves.
Au prix de l’éviction du système des enfants et des jeunes hors scolarité obligatoire : le taux de scolarisation en maternelle est en baisse et, cette année encore, de très nombreux jeunes sont sans affectation à ce jour.
Au prix de l’absence de viviers de remplaçants dans de nombreuses disciplines et même en primaire, puisque de nombreux remplaçants sont nommés dans une classe à l’année pour « boucher les trous ».
Au prix du renoncement à la lutte contre l’échec scolaire, les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, les dédoublements de classes, étant les premières variables d’ajustement.
Au prix du renoncement à la politique de l’éducation prioritaire et au principe de « donner plus à ceux qui ont moins », les établissements en difficulté se voyant retirer des moyens alors que les établissements favorisés en gagnent.
Au prix de la hausse des effectifs par classe, rendant toujours plus difficile le travail et les conditions de vie des élèves et des enseignants.

Et que fait-il des 600 000 enfants qui représentent les 5% restant ?
Et les 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l’Education nationale déjà annoncées pour 2012 par le gouvernement viendront encore noircir le tableau et aggraver la situation.

Non, monsieur le ministre, ne dites pas aux dizaines de milliers d’enfants qui n’iront pas en maternelle et à leurs parents que « tout va bien ».
Ne dites pas aux élèves entrant en 1ère technologique et aux redoublants de terminale qui sont sans affectation que la rentrée est « techniquement réussie ».
Ne dites pas aux élèves qui ne peuvent pas choisir une option « faute de place » – comprenez « faute de prof »- que la rentrée est réussie, ni aux élèves de la voie professionnelle qui ont été orientés dans une filière qu’ils n’ont pas choisie, là encore « faute de place », que tout se passe bien.
En collège, rien n’a été prévu pour faire face en 6ème à l’afflux des 35 000 élèves supplémentaires nés en 2000, hormis… des centaines de suppressions de postes !
En lycée, les « ajustements de la rentrée » ne conduisent qu’à l’orientation par défaut. Ce sont les élèves qui paient le prix des conséquences de votre politique de réduction des moyens.

C’est pourquoi la FCPE appelle à continuer de signer sa pétition « De l’ambition pour l’Ecole publique ! », à s’adresser aux députés, sénateurs et candidats aux sénatoriales, pour rétablir les postes nécessaires à la réussite de la rentrée et de l’année scolaire, à créer partout des comités de Salut public pour la défense de l’Ecole de la République.

C’est pourquoi elle s’associe à la mobilisation intersyndicale du 27 septembre dans l’Education nationale et invite ceux qui le peuvent à se joindre aux manifestations organisées ce jour-là.

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Collèges et Lycées d’Uzès
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Revue de presse Education

 AFP 10/09/2011 à 17:28

Education: Aubry ironise sur la proposition d’Hollande

Martine Aubry (PS) a ironisé samedi sur la proposition de François Hollande de recréer au cours du prochain quinquennat l’ensemble des postes supprimés depuis 2007 dans l’Education nationale, se disant « contente » que son rival à la primaire ait selon elle « changé d’avis ».

« Je suis contente que François Hollande fasse maintenant de l’éducation une priorité et qu’il ait changé d’avis car il y a encore quelques jours, il disait vouloir sanctuariser le budget de l’éducation à ce qu’il est aujourd’hui », a taclé la maire de Lille, en marge de l’université de rentrée du PS du Nord, organisée dans la métropole lilloise.

François Hollande a déclaré vendredi à Soissons (Aisne) qu’il recréerait en cinq ans, s’il était élu à l’Elysée, les « 60.000 à 70.000″ postes supprimés dans l’Education nationale depuis 2007, en promettant d’arrêter « l’hémorragie que représente la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ».

« Remettre des enseignants oui, mais en remettre en priorité là où il y en a besoin, la réponse est donc un peu plus complexe », a estimé Mme Aubry, qui juge qu’ »il faut des moyens et des enseignants », mais « également des psychologues et des éducateurs pour les consolider dans leur tâche ».

 

 

AFP 09/09/2011 à 20:48

Education: Hollande veut recréer les postes supprimés, « irresponsable » dit Chatel 

François Hollande, candidat à la primaire PS, a pris vendredi l’engagement de revenir sur l’ensemble des suppressions de postes engagées dans l’Education nationale depuis 2007, une proposition aussitôt jugée irresponsable par les ministres Luc Chatel et Valérie Pécresse.

François Hollande, candidat à la primaire PS, signe des autographes à Hirson, dans l'Aisne, le 9 septembre 2011 photo : Francois Nascimbeni, AFP

« Je fais la proposition de faire une loi de programmation qui permettra de récréer des postes sur les cinq ans. On créera les 60.000 à 70.000″ postes supprimés depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, a affirmé M. Hollande lors d’une conférence de presse à Soissons (Aisne).

A ce jour, 66.000 postes ont été supprimés dans l’Education.

Le député de Corrèze a même ajouté que s’il y avait « plus de moyens et plus de croissance, on pourrait peut-être en mettre davantage ».

« Je prends un engagement sur 5 ans minimal », a-t-il commenté, en promettant d’arrêter « l’hémorragie que représente la règle du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite et nous allons recréer des postes ».

François Hollande, qui a fait de la jeunesse l’axe central de sa campagne, a expliqué que les postes nouvellement créés seraient « affectés là où les besoins sont les plus sensibles ».

« Ce ne sont pas que des postes d’enseignants qu’il faudra créer mais aussi des postes d’encadrants, d’assistantes sociales, de psychologues », et des métiers « liés aux nouvelles technologies », a-t-il notamment noté.

S’agissant du financement de ces postes, il a relevé que les « suppressions de postes », cela rapportait « 250 millions par an ». Il a mis en regard le coût de la TVA dans la restauration « 3 milliards d’euros », et les exonérations des heures supplémentaires « 4,5 milliards d’euros ».

Ces propositions de M. Hollande ont entraîné une réplique cinglante de Luc Chatel qui les a jugées « irresponsables » en raison de la politique de désendettement à mener et « irréalistes » du fait du peu de candidats se présentant actuellement aux concours d’enseignants.

« M. Hollande propose à nouveau les vieilles recettes de la fuite en avant budgétaire (…). Il révèle son vrai visage, puisque je rappelle qu’il est à la tête du département de France le plus endetté », a asséné à l’AFP le ministre de l’Education.

De son côté, la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a estimé que « la primaire socialiste » virait « chaque jour un peu plus à la course à la dépense ». « Les déclarations anti-dette de François Hollande sont de pure façade », a-t-elle ajouté.

Les engagements du candidat vont au-delà des préconisations de la fondation Terra Nova, proche du PS. Dans un rapport sur l’école 2012, cette fondation prône de réinvestir fortement dans le primaire et l’éducation prioritaire, en créant notamment 10.000 postes par an durant le quinquennat dans l’Education nationale.

A l’AFP qui le questionnait pour savoir s’il se démarquait du projet PS, le député de Corrèze a répondu: « je suis plus précis ».

 

Luc Chatel et les chiffres de l’école : je t’aime, moi non plus

Article Rue 89

Un crocodile prof de maths (Leo Fung/Flickr/CC).

Décidement, Luc Chatel aime les chiffres. La réciproque, par contre, n’est pas automatique. En cette veille de rentrée, le ministre de l’Education nationale ne sèche pas sur un exercice de maths. Il préfère ressortir de son cartable ses fiches favorites : une ribambelle de chiffres cités dans son premier ouvrage en librairie ce 1er septembre et dont EducPros publie les meilleures feuilles.

Luc Chatel répond au journaliste Nicolas Beytout :

« Contrairement aux idées reçues et aux caricatures qu’on entend souvent ici ou là, les moyens, dans l’Education nationale, sont là. »

S’ensuit une brève démonstration chiffrée. Seul hic : elle est tronquée.

Luc Chatel se garde d’expliquer les raisons

« Depuis 1980, le budget par élève, en France, en euro constant, a augmenté de 80%. »

Ce nombre rondelet est l’un des arguments préférés de Luc Chatel qui le répétait déjà en mai dernier sur Europe 1 ou encore en juin au Sénat. Parfait pour noyer des annonces moins réjouissantes (comme la suppression de 16 000 postes dans l’Education nationale en 2012) mais plutôt souligner les moyens engagés.

Pour Guy Barbier, secrétaire national du syndicat SE-Unsa, même si les chiffres sont réels, le ministre se garde bien d’en expliquer les raisons :

  • le parcours scolaire a évolué : « Les formations étaient plus courtes qu’aujourd’hui. Autre exemple : le nombre d’élèves en classe préparatoire aux grandes écoles, où les enseignements sont plus coûteux, a augmenté. » ;
  • le remplacement des professeurs : « Il n’était pas comptabilisé dans les années 1990, il s’agissait alors de personnel non titulaire. » ;
  • la réforme Jospin, en 1989, a revalorisé le salaire des enseignants et a donc augmenté les dépenses ;
  • le volume horaire des professeurs de lycées pros a diminué pour être aligné sur les autres, passant de 24 à 18 heures par semaine.

Guy Barbier conclut :

« Luc Chatel laisse croire que les gens n’ont pas à se plaindre. Mais cette manière de représenter la réalité n’est pas très honnête. C’est de la com ! »

« Plus de profs, moins d’élèves »

Luc Chatel, pour qui il y a finalement plus de profs et moins d’élèves, continue :

« Notre pays continue à investir dans l’éducation en général presque un point de plus de son PIB que la moyenne des pays développés de l’OCDE. »

Vrai, sauf qu’il ne précise pas que la part du PIB consacrée à l’éducation par la France a diminué. Entre 2000 et 2008, la part des dépenses intérieures à l’éducation est passé de 7,3 à 6,6%.

Evolution de la part des dépenses liées à l'éducation dans le PIB.

Dans sa démonstration, le ministre oublie aussi de citer certains chiffres, publiés pourtant par un organisme rattaché à Matignon. D’après la synthèse sur l’emploi public 2011, le niveau d’encadrement dans le primaire (avec cinq enseignants pour 100 élèves) est le plus faible des pays de l’OCDE. Mariane Baby, adjointe du Snuipp, le syndicat des enseignants du premier degré, note :

« On est très dubitatif sur les chiffres de Luc Chatel. Aujourd’hui, l’Education nationale manie un certain nombre de leviers qui dégradent les conditions d’enseignement. Dans l’école primaire, on supprime 8 967 postes alors que l’on compte 4 000 élèves de plus. »

Alors, qui a parlé d’idées reçues et de caricature ?

Photo et graphique : un crocodile prof de maths (Leo Fung/Flickr/CC) ; évolution de la part des dépenses liées à l’éducation dans le PIB.

 

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Articles du café pédagogique

 

 

Le Sgen Cfdt dénonce une « rupture de confiance » entre l’institution et les enseignants

Revue de presse Education dans Revue de presse cadart8Le « brouilllard médiatique » entretenu par Chatel sur l’Ecole a fini par susciter une grande méfiance des enseignants envers l’institution, a déclaré Thierry Cadart, lors de la conférence de presse de rentrée du Sgen Cfdt le 8 septembre. Le syndicat a fait un bilan désastreux de la rentrée « techniquement réussie » et d’un système éducatif « en grande difficulté ».

 

« Jamais la distance entre les discours officiels et la réalité du terrain n’a été aussi grande« , estime Thierry Cadart. Pour le Sgen il y a une véritable rupture de confiance » entre l’institution et les enseignants qui aboutit à un repli sur soi généralisé.

 

Le Sgen prend ses distances avec les réformes mises en place. Car l’application des réformes explique ce sentiment. « Le gouvernement sabote les réformes en ne donnant pas les moyens de leur mise en place ».  Ainsi pour le socle commun, « on fait semblant » de l’appliquer faute de moyens pour former les enseignants. L’autonomie est détournée par le ministre. Au lieu de l’autonomie des équipes pédagogiques, le ministère développe l’idée d’établissement gérés comme des entreprises. « Un contresens » pour le Sgen.

 

L’échec de l’accompagnement personnalisé. Un sondage publié par le Sgen du Calvados montre que seulement 9% des enseignants du primaire sont pour son maintien en l’état. 38% demandent l’abandon et la majorité une nouvelle organisation. C’est l’horaire qui est le plus critiqué : seulement 24% des enseignants le jugent favorablement.

 

Au collège, le Sgen dénonce une « rentrée dans l’amertume » face à la montée des effectifs et du travail demandé. Là aussi le syndicat signale un large espace entre discours et réalité. La circulaire sur l’accompagnement personnalisé au collège plaque ce smots sur l’aide aux travaux déjà existante. A lycée, l’accompagnement personnalisé se fait généralement en classe entière ce qui vide la mesure de sens.  

 

Le syndicat compte sur la mobilisation des enseignants le 27 septembre pour « sauver l’école d’une politique qui la défait ». Il appelle à « retrouver un sens au métier ».

 

 

L’enseignement privé demande la réduction des horaires disciplinaires

Selon l’AFP, les responsables bretons de l’enseignement catholique ont demandé « une nouvelle définition de l’horaire enseignant » ou une réduction d’une demi-heure ou d’une heure des horaires au collège pour pouvoir réaliser la rentrée 2012.

 

« Nous ne pourrons pas faire la rentrée en 2012″ avec les suppressions de poste envisagées estiment-ils. Ils expriment publiquement les pistes envisagées nationalement par l’enseignement catholique, comme le Café l’avait montré en juin dernier. Pour l’enseignement catholique, la seule façon de ne pas fermer d’établissement c’est de faire travailler davantage les enseignants pour la même rémunération ou de réduire le volume d’heures d’éducation. Des suggestions qui pourraient intéresser la rue de Grenelle…

Dépêche AFP

Ce que prépare le minsitère

 

« Atomisation » du collège pour le Se-Unsa

« Par cette série de circulaires convergentes (3ème prépa-pro, dispositifs en alternance en 4ème, évaluation nationale en classe de cinquième), par le développement d’établissements spécifiques (ERS, programme Eclair, internats d’excellence), Luc Chatel atomise un collège « unique » déjà mal en point« , estime le Se-Unsa. Le syndicat estime que « cette politique « révolutionnaire » va à l’encontre des études internationales qui montrent l’importance et les résultats d’une politique éducative qui concentre les efforts sur une scolarité commune longue ».

Communiqué

Sur le collège

 

Les profs du privé manifesteront le 27 septembre

Cftc, Cfdt, Spelc, Cgc et Cgt : tous les syndicats de l’enseignement privé ont signé une déclaration commune appelant les personnels à participer à la journée du 27 septembre. « Depuis 2008, plus de 5 000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en œuvre de la RGPP alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse », rappellent-ils. « Les conséquences sont désastreuses : l’offre de formation se réduit suite aux fermetures de classes et d’établissements, tout particulièrement en milieu rural ; les conditions de travail se dégradent pour les élèves et le personnel des établissements scolaires ».

Le communiqué

 

L’Humanité 8/9/2011

Education : l’enseignement privé fera aussi grève avec le public
Après l’appel à une journée de grève, le 27 septembre prochain, lancé par les syndicats du public pour protester contre les suppressions de postes dans l’Education nationale, la quasi totalité des syndicats des établissements privés sous contrat appellent, fait inédit, à rejoindre la mobilisation.
La Fep-CFDT, le Snec-CFTC, le Spelc, le SNPEFP-CGT et le Synep-CFE-CGC réclament « zéro retrait d’emploi pour la rentrée 2012″ et appellent « tous les personnels des établissements d’enseignement privés à défendre leur avenir en participant à la journée du 27 septembre dans l’Education nationale et dans l’enseignement agricole », selon un communiqué commun.
Environ « 1.350 suppressions d’emplois sont à nouveau envisagées (en 2012) pour l’enseignement privé », déplorent les syndicats. « Depuis 2008, plus de 5.000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en oeuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse », rappellent-ils. Ce chiffre de 5.000 postes supprimés tient compte des 1.433 postes enlevés à la rentrée 2011, a précisé Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT. « C’est exceptionnel que cinq organisations syndicales du privé lancent, de manière conjointe, un appel pour rejoindre les syndicats du public », a-t-il dit.
Le principe d’une grève conjointe dans le privé est dans l’air depuis fin août
Les suppressions de postes dans le privé, exclusivement d’enseignants, ont des conséquences « désastreuses », déplorent les fédérations. Elles « réduisent l’offre de formation » à cause de fermetures de classes et d’établissements « tout particulièrement en milieu rural », elles « dégradent les conditions de travail des élèves et des personnels », et elles rendent « impossible » la prise en charge des élèves les plus en difficulté ou en situation de handicap ». Contrairement au public, tous les professeurs sont devant des élèves et ne sont pas détachés à d’autres fonctions, il n’y a pas de professeurs remplaçants et le privé peut basculer certains postes d’enseignants du primaire dans le secondaire. Le principe d’une grève conjointe dans le privé était dans l’air lorsque la Fep-CFDT, principale fédération dans le secteur, avait annoncé fin août qu’elle s’associait à la mobilisation du 27 septembre, mais il fallait attendre que l’accord de principe se concrétise. « Les souhaits que nous avons ne sont pas spécifiques à l’enseignement privé mais bien ceux qui préoccupent nos collègues du public: (…) l’Education nationale est mise à mal depuis quelques années par le gouvernement, dont la conséquence est qu’il n’y a plus de priorité accordée à l’éducation », avait alors fait valoir Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT.
80 000 postes supprimés durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy
Alors que douze millions d’élèves ont repris le chemin des classes, syndicats d’enseignants, chefs d’établissement et parents d’élèves de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) dénoncent les conditions de travail dégradées. Pour le primaire, 1.500 classes sont supprimées, ce qui conduit à « plus d’élèves par classe » analyse le principal syndicat SNUipp-
FSU. Même punition pour les collèges et lycées, 4.800 postes disparaissent alors que plusieurs dizaines de milliers d’élèves supplémentaires sont attendus.
Avec les suppressions prévues pour 2012, ce sont environ 80.000 postes qui auront disparu au sein de l’Education nationale durant le quinquennat 2007-2012, « une tendance qui va se poursuivre les quinze prochaines années, en raison de l’arrivée des enfants nés du baby-boom des années 2000″, a précisé Daniel Robin, cosecrétaire du SNES-FSU dans l’Humanité du 5 septembre 2011.

 

 



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