Education: bataille de chiffres entre Hollande et Chatel sur les 60000 postes

Le ministre de l’Education estime que la proposition du candidat PS coûterait 7,5 milliards d’euros sur le quinquennat, au lieu de 2,5 milliards. Jack Lang réplique en dénonçant son «incompétence».

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Education: bataille de chiffres entre Hollande et Chatel sur les 60000 postes dans Actualités

François Hollande le 22 octobre à Paris (AFP / Joel Saget)

7,5 milliards ou 2,5 milliards d’euros? Le ministre de l’Education et le candidat socialiste à la présidentielle s’opposent sur la facture de la proposition de celui-ci de (re)créer 60000 postes en cinq ans dans l’Education nationale.

Pour Luc Chatel, une telle mesure qui reviendrait à créer  12000 postes par an sur la prochaine mandature, coûterait «500 millions d’euros la première année, 1 milliard la deuxième année, 1,5 milliard la troisième année, 2 milliards la quatrième année et 2,5 milliards la dernière année». Le cumul «serait alors de 7,5 milliards d’euros et non de 2,5 milliards», chiffrait le ministre de l’Education, vendredi.

«Le sparadrap du capitaine Haddock»

Ce samedi, il en rajoute en criant à nouveau à l’«imposture» du PS, promettant à leur candidat une mesure qui va coller comme «le sparadrap du capitaine Haddock» pendant la campagne présidentielle.

Peu avant dans la journée, c’est l’ex-ministre (PS) de l’Education, Jack Lang, qui est monté au créneau pour défendre le candidat Hollande en dénonçant l’«incompétence» et la «malhonnêteté intellectuelle» de Chatel. Taxant de «chiffre extravagant» son évaluation, Lang estime que «ce calcul est dénué de tout fondement». «Chaque année, pendant 5 ans, sera ouvert un crédit de 500 millions d’euros destiné à engager 12 000 nouveaux professeurs. A la fin du mandat, ces nouveaux crédits représenteront un total de 2,5 milliards d’euros, tout le reste n’est que mauvaise littérature», tranche le socialiste.

«Lang fâché avec le calcul»

«Il est de notoriété publique que Jack Lang n’a jamais très bien su compter lorsqu’il était ministre de l’Education nationale. Mais là, il nous montre qu’il est définitivement fâché avec le calcul», rétorque, à son tour, l’actuel ministre UMP.

Vendredi, François Hollande avait, lui, opposé les 2,5 milliards d’euros que coûterait, selon lui, sa proposition de créer 60000 postes dans l’Education aux «75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux» du quinquennat de Nicolas Sarkozy. «Je veux préparer l’avenir, c’est-à-dire l’avenir de nos enfants. Si on veut qu’il y ait de la croissance, si on veut qu’il y ait demain de l’emploi, il faut que nos enfants soient les mieux formés possible. Ce n’est plus le cas. Il y a eu 100000 suppressions de postes dans l’Education nationale», rappelle-t-il à France 2.

«Je ne dissimule pas le coût – 500 millions d’euros, 2 milliards et demi à la fin du quinquennat – mais la vraie limite c’est « est-ce que dans le découragement qui existe aujourd’hui dans la jeunesse pour préparer les concours de l’Education nationale, on pourra encore trouver des étudiants qui voudront se destiner à ce métier-là? »», s’interroge le candidat PS.

 

Education: Valérie Pécresse confirme les chiffres avancés par Chatel

La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a confirmé, samedi dans un communiqué, le chiffrage de 7,5 milliards d’euros, fait par Luc Chatel, de la création de 60.000 postes dans l’Education nationale proposée par François Hollande.

La ministre du Budget Valérie Pécresse à Paris, le 28 septembre 2011 photo : Eric Piermont, AFP

Mme Pécresse « s’indigne des critiques aussi violentes qu’injustifiées de Jack Lang à l’égard de Luc Chatel qui avait fort justement calculé le vrai coût pour les finances publiques de la création de 60.000 postes dans l’éducation nationale sur cinq ans: 7,5 milliards en cumulé, à raison de 12.000 recrutements supplémentaires par an ».

Jack Lang a dénonce samedi « l’incompétence et la malhonnêteté intellectuelle » de Luc Chatel qui selon lui présente « un chiffre extravagant ».

Me Pécresse souligne « qu’un fonctionnaire est recruté pour l’ensemble de sa vie professionnelle et que sa retraite est payée par le budget de l’Etat, ce qui porte le coût de la proposition socialiste à largement plus de 100 milliards d’euros sur les cinquante prochaines années ».

Pour elle, cette proposition « interdira toute revalorisation des carrières des enseignants faute de moyens disponibles pour mieux les payer » et « provoquera le gel des recrutements d’agents dans d’autres missions de service public (infirmières, policiers…) ».

Le candidat PS à la présidentielle de 2012, François Hollande, a chiffré à 2,5 milliards d’euros le coût au bout de cinq ans de la création de ces 60.000 postes.

 

Proposition de Hollande sur l’Education : Chatel dénonce « l’imposture » du PS

Le ministre de l’Education a dénoncé samedi « l’imposture » du Parti socialiste dont le candidat à la présidentielle François Hollande prévoit de créer 60.000 emplois dans l’Education nationale, une mesure qui va leur coller, selon Luc Chatel, comme « le sparadrap du capitaine Haddock ».

Le ministre de l'Education Luc Chatel le 13 octobre 2011 à Béziers, dans le sud de la France photo : BORIS HORVAT, AFP

« Je voudrais dénoncer l’imposture du PS sur les 60.000 emplois dans l’Education nationale », a déclaré à l’AFP M. Chatel, après avoir été critiqué samedi par le député PS et ancien ministre de l’Education, Jack Lang, pour son « incompétence » et sa « malhonnêteté intellectuelle ».

« Les socialistes sont aux abois, ils sont en train de se rendre compte de l’infaisabilité de cette mesure qui va devenir pour eux le sparadrap du capitaine Haddock », a estimé M. Chatel.

« Il est de notoriété publique que Jack Lang n’a jamais très bien su compter lorsqu’il était ministre de l’Education nationale. Mais là, il nous montre qu’il est définitivement fâché avec le calcul », a-t-il poursuivi.

M. Chatel maintient que la création de 60.000 postes dans l’Education nationale coûterait bien 7,5 milliards d’euros au bout de cinq ans et non 2,5 milliards comme l’évalue François Hollande, défendu par Jack Lang.

Qualifiant de « chiffre extravagant » l’évaluation de M. Chatel, M. Lang ajoute que « ce calcul est dénué de tout fondement ».

M. Lang « recommande » à Luc Chatel « de suivre un cours de première année de finance publique, on lui apprendrait que son évaluation est contraire à toutes les règles les plus élémentaires du droit budgétaire ».

 

 

 

 

 

 

 



FCPE de l’Uzège : Flash Info n°11

n° 11.11.12 du 22/10/11

Collèges et Lycées d’Uzès

fcpe30700@gmail.com
Lycée Charles Gide

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Proviseur, mercredi 19 octobre. La PEEP était absente.
·          ½ Pension :
La FCPE fait remonter le mécontentement de plus en plus de familles sur la qualité des repas et sur le problème récurrent de la quantité. Elle propose à Monsieur le Proviseur de faire jouer la concurrence auprès des Cuisines de l’Uzège, prestataire de service actuel.
·          Internat :
Des travaux de maintenance ont commencé (portes, mitigeurs) mais le problème d’eau chaude du 2nd étage n’est toujours pas résolu bien que le ballon ait été changé…
·          Projet « Ancienne Gendarmerie » :
Monsieur le Proviseur n’a pas de nouvelles et aucune réunion n’est programmée à sa connaissance.
La FCPE fait remarquer que le Conseiller Régional, membre du Conseil d’Administration, l’avait assurée d’une rencontre avec les Proviseurs des deux Lycées d’Uzès avant les vacances de Toussaint et qu’à cette occasion, il la recevrait… enfin !!! Ce ne sera donc pas encore au mois d’octobre !!!
·          Abords :
Compte tenu de la situation inchangée des abords du Lycée, des échanges entre des enseignants et le Maire à ce sujet, de l’issue probable de cet affrontement, la FCPE informe qu’une proposition de courrier au Préfet doit être débattue en Conseil Local. L’APDESU s’associera à cette démarche.
·          Salle de Boxe :
À l’annonce du coût de ce nouveau complexe supporté par les contribuables et de son utilisation strictement réservée au Club et non utilisée de 08h00 à 16h00, la FCPE fait part de son étonnement d’en exclure les scolaires compte tenu des activités physiques et sportives obligatoires au Lycée.
En effet, les élèves pratiquent la musculation dans la salle de gymnastique de Rancel alors que les conditions matérielles de ce nouveau complexe permettraient un enseignement et des apprentissages de meilleure qualité.
Monsieur le Proviseur explique que les enseignants d’EPS l’ont déjà contacté et qu’il va écrire à Monsieur le Maire à ce sujet.
·          Carte Scolaire :
Monsieur le Proviseur relate une réunion à l’Inspection Académique au sujet de la révision de la carte scolaire des lycées. De nombreux Chefs d’Établissement de Nîmes notamment, la considère comme indispensable.
Il informe que les prévisions pour la rentrée 2012 du Lycée Gide sont évaluées à 930 élèves et du refus de la révision de la carte scolaire par une majorité d’enseignants du lycée.
Pourtant, la FCPE fait remarquer que le Lycée n’est pas en danger (ni les postes d’enseignant au regard des effectifs !) et que les bâtiments ne peuvent plus supporter un nombre d’élèves en augmentation régulière, lié qu’il est, au baby boom des années 2000 !
Elle insiste sur le fait qu’au quotidien, les conditions de vie des élèves (et des personnels dont elle a eu écho) s’en ressentent.

Rappels

Réunions Parents-Professeurs au Lycée Gide :
-         Lundi 14 novembre : classes de 2nde.
-         Jeudi 17 novembre : classes de 1ère.
Les réunions débuteront à 17h45.
Inscription au Baccalauréat 2012 :
Elles auront lieu au CDI après les vacances de Toussaint excepté pour les TL qui se sont déjà inscrits.
La date et les documents à fournir ont été communiqués aux élèves.
Réunions Parents-Professeurs au Collège Lou Redounet :
-         Jeudi 03 novembre : classes de 5ème.
-         Mardi 08 novembre : classes de 6ème.
Les réunions débuteront à 16h30 de façon collective puis individuelle à partir de 17h15.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 38 du 20 octobre 2011
·         Baccalauréat technologique série STG : thèmes d’études pour l’épreuve de spécialité – session 2012 (lire).

Enseignement professionnel :
Le 18 octobre, en visite à Nice le Président de la République a demandé au Ministre de l’Éducation Nationale de « réfléchir à la possibilité de rendre obligatoire l’alternance lors des dernières années de préparation au bac professionnel et au CAP ». Il s’agit pour l’Elysée d’atteindre le cap fixé de 800 000 alternants en 2015.
Les Lycées Professionnels seraient-ils le levier à de nouvelles suppressions d’emploi ?
Que gagneraient les élèves à cette formation en apprentissage par rapport à la formation sous statut scolaire, d’autant plus que ces lycéens ont déjà 22 semaines de stage en entreprise et qu’il est déjà difficile de trouver, en nombre suffisant, des partenaires pouvant assurer dans des conditions pédagogiques satisfaisantes leur accueil ou est-ce des raisons autant économiques qu’idéologiques qui sous-tendent cette réflexion ?

Conseil Local

Le prochain Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès se réunira le jeudi 03 novembre à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès.

La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès souhaite à tous les élèves de profiter pleinement des vacances de la Toussaint et de se reposer !

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com



Elections professionnelles dans l’éducation nationale : une chute historique de la participation

LEMONDE.FR | 21.10.11 |

L’Education nationale avait la particularité d’enregistrer un fort taux de mobilisation aux élections professionnelles. Elle ne l’a plus : les résultats du vote au
comité technique ministériel (CTM), connus dans la nuit de jeudi 20 à vendredi 21 octobre, sont marqués par une chute, historique, de la participation : 38,54 % de votants, contre plus de 61 % en 2008. Selon la Rue de Grenelle, seulement 419 440 des 1 038 294 agents – dont 860 000 enseignants – appelés à voter sur Internet, du jeudi 13 octobre, 10 heures, au jeudi 20 octobre, 17 heures, ont répondu à l’invitation.

 

Pour les syndicats, l’enjeu était pourtant crucial : avec le changement des règles de représentativité entériné par la loi du 5 juillet 2010 sur la rénovation du dialogue social, le comité technique ministériel (CTM), est devenu le lieu par excellence des négociations – seules les organisations ayant des élus pouvant signer des accords. Pour la première fois cette année, le vote était électronique.

 

 

Pour la première fois aussi, à l’élection des délégués dans les commissions administratives paritaires (CAP), au niveau national et local, s’ajoutait celle des délégués dans les comités techniques (CT), au niveau ministériel et académique, intégrant les personnels non titulaires.

TASSEMENT DE LA FSU ET DISPARITION DU SNALC

Au sein du comité technique ministériel (CTM), passé de 20 à 15 sièges, deux tendances se dessinent : le tassement de la FSU, qui a perdu la majorité absolue, et la disparition du Snalc et de ses alliés « républicains ».

Mais le rapport de forces n’est pas radicalement modifié : la FSU, principale fédération syndicale du monde éducatif, passée de 43 % à 41 % des voix, conserve sa première place, avec 7 sièges (sur 15). L’UNSA, passée de 19 % à 21 % des voix, se maintient deuxième, avec 4 sièges. En progrès lui aussi, le SGEN-CFDT, passé de 9 % à 10 % des suffrages, remporte un siège. FO et la CGT – passés respectivement de 9 % à 10 % et de 5 % à 6 % des voix – remportent un siège. Un siège également pour Sud Education.

D’autres syndicats ont recueilli des voix, mais pas suffisamment pour obtenir un siège au CTM (16 485 suffrages pour la CSEN-Fgaf-Faen-Scenrac-CFTC, 1 717 voix pour la CFE-CGC avenir-écoles, 1 383 pour le SNCA-EIL, syndicat national des certifiés et agrégés, 1 019 pour le STC, Syndicat des travailleurs corses, 879 pour l’UDAS, Union des alternatives syndicales, etc.). Et 19 519 votes sont blancs.

UN « TROU D’AIR EN TERMES DE PARTICIPATION »

Comment les syndicats ont-ils accueilli ces résultats ? FO, qui devient la troisième organisation avec 35 000 voix, et l’UNSA, qui a marqué des points dans plusieurs académies (Lille et Aix-Marseille notamment), se sont discrètement félicitées de leurs progrès. Le Snalc, évincé du CTM, met en cause « les dysfonctionnements à la pelle et les changements des règles de représentativité », précisant « vouloir déposer un recours ».

Mais, pour tous, l’inquiétude prime face à l’effondrement du taux de participation. Bugs informatiques, difficultés de fonctionnement, défaillances techniques, encombrement de la plateforme… Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, a dénoncé le « vol des bulletins de vote » causé par le vote électronique – près de 250 000 électeurs n’auraient pas retiré leur identifiant leur permettant de voter sur Internet.

Même son de cloche du côté du Snuipp-FSU, majoritaire dans le premier degré, qui pointe un « trou d’air en termes de participation ». « Le ministère a tout fait pour affaiblir la représentativité des syndicats et la parole des enseignants », relève son secrétaire général, Sébastien Sihr, notamment en « multipliant les entraves à la mise en œuvre du vote électronique » et en « raccourcissant la période de vote de trois à une semaine ».

« DÉFAILLANCES » DU MINISTÈRE

Christian Chevalier, secrétaire général du SE-UNSA met lui aussi en cause la procédure « très complexe » et « les défaillances » du ministère. « Le parcours du votant s’est apparenté à un vrai parcours du combattant électronique », souligne-t-il. Si Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, ne conteste pas les difficultés informatiques, il reconnaît, de son côté, une « possible désaffection » : « On ne peut mettre uniquement sur le [compte du] vote électronique la baisse de la participation, et cela ne doit pas nous dispenser d’une autoanalyse. »

Dans un communiqué commun, le SGEN-CFDT et l’UNSA reconnaissent ainsi : « La baisse de la participation, que nous regrettons, a des causes multiples. Notons le non engagement du ministre de l’éducation nationale, la suspicion entretenue par certaines organisations syndicales sur la fiabilité du vote électronique, le caractère inédit du vote pour cette nouvelle instance, les difficultés techniques… Mais les organisations syndicales sont également interpellées par ce fait. Il nous faut sans doute renforcer le lien avec les personnels et redonner du sens au syndicalisme dans le milieu. »

Le dépouillement des votes devait se poursuivre pour les comités techniques académiques (CTA) et les commissions administratives paritaires (CAP). Résultats attendus dans la journée du vendredi 21 octobre.

Mattea Battaglia

 

La FSU remporte les élections professionnelles à l’éducation nationale

LEMONDE.FR avec AFP | 21.10.11 | 09h49

 

 

Malgré une faible participation, les enseignants et autre personnel de l'éducation nationale ont reconduit leur représentants syndicaux.

Malgré une faible participation, les enseignants et autre personnel de l’éducation nationale ont reconduit leur représentants syndicaux.AFP/GERARD JULIEN

C’était les élections professionnelles de la nouveauté, au sein de l’éducation nationale. Premier scrutin électronique et changement des règles de représentativité ont mis à mal la participation, plus basse qu’à l’accoutumée, mais n’ont pas bouleversé les résultats. La FSU est parvenue à conserver sa première place, l’UNSA sa deuxième.

La FSU a obtenu 40,62 % des voix à l’issue du dépouillement des votes, au comité technique ministériel (CTM), soit 7 sièges sur un total de 15. L’UNSA, en progrès, a recueilli 20,72 % des voix soit 4 sièges. FO (10,09 %), le SGEN-CFDT (9,99 %), la CGT (6,47 %) et Solidaires (5,79 %) ont tous un siège. D’autres syndicats ont recueilli des voix mais pas suffisamment pour obtenir un siège.

« Malgré toutes les difficultés et dysfonctionnements du vote électronique et la baisse de 20 points de la participation [...] nous sommes très satisfaits de la confiance des personnels dans l’action syndicale que l’on mène », se félicite Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU. Même son de cloche à l’UNSA, où Christian Chevalier, secrétaire général, interprète ce résultat comme une approbation du « syndicalisme réformiste ».

DE NOUVELLES RÈGLES

Depuis la loi du 5 juillet 2010 sur la rénovation du dialogue social, les représentants syndicaux vont devoir négocier au sein du comité technique ministériel, seule instance de négociations et de signature d’accords. Les syndicats n’ayant pas d’élu en sont de facto éliminés.

Plus d’un million d’agents, dont 860 000 enseignants, étaient appelés depuis le 13 octobre à élire leurs représentants sur internet. Un mode de scrutin, qui selon les syndicats, a provoqué un effondrement de la participation. En 2011, elle s’élève à 40 %. A titre de comparaison, elle était de 62 % lors des dernières élections en 2008.



Un professeur sur six en «burn-out»

Article du Figaro.fr (pour une fois)

Une étude révèle que 17% des professeurs sont victimes d’épuisement, contre 11% dans les autres professions. Les jeunes en dessous de 30 ans sont les plus exposés. Le ministère de l’Education conteste la fiabilité statistique du rapport.

Un professeur sur six en «burn-out» dans Revue de presse coeur-Les professeurs de collèges et lycées sont 17% à être touchés par le «burn-out», ce phénomène d’épuisement physique, mental et émotionnel, contre 11% dans les autres professions, révèle une étude de deux spécialistes publiée dans Le Monde daté de jeudi. «Près de 30% des enseignants interrogés ont dit songer, souvent, à quitter le métier», explique Georges Fotinos, ancien inspecteur général de l’Education nationale et coauteur de cette enquête réalisée auprès de 2100 personnels de 400 établissements. «Les différences entre les sexes et entre les établissements -en zone urbaine, en zone rurale, en ZEP…- sont moins déterminantes que le facteur âge. Les jeunes en dessous de 30 ans sont plus exposés», ajoute-t-il.

Crise de l’autorité, classes parfois surchargées et plus hétérogènes qu’il y a 20 ans, manque de soutien de l’institution, difficultés face au rythme des réformes, quasi-absence de médecine de prévention, manque d’organisation des enseignants eux-mêmes en collectifs de travail… Telles sont les raisons avancées par les professeurs pour expliquer ces sentiments d’impuissance et de solitude.

Ce n’est pas un hasard si les enseignants sont les seuls, avec la police, à bénéficier des services d’un établissement psychiatrique dédié, l’Institut Marcel-Rivière surnommé «la Verrière», dans les Yvelines. Près de 1000 patients s’y font soigner chaque année.

Les souffrances et l’épuisement de nombreux enseignants ont été largement mis en lumière depuis le suicide la semaine dernière d’une professeure dans son lycée de Béziers.

Sentiments d’usure, d’impuissance et d’abandon.

Au-delà des syndicats, qui pour beaucoup ont parlé d’un «drame révélateur du malaise enseignant», le père et les collègues de Lise Bonnafous, 44 ans, ont dit que son geste dépassait sa seule personne. «Son message désespéré était celui-ci: il faut refonder, à tout prix, une nouvelle et authentique école de la République, celle où primaient les valeurs du civisme et du travail; celle où le professeur était au centre de tout; celle où l’enfant du peuple pouvait devenir fils de roi», a écrit le père dans un mail adressé à Midi Libre et publié mercredi. «Son geste appelle à la solidarité de l’ensemble des personnels et témoigne de notre difficulté à accomplir notre mission. Nous attendons donc l’engagement responsable de nos autorités. Nous pensons très fort à Lise», avaient déclaré ses collègues dès vendredi.

Selon Françoise Lantheaume, sociologue à Lyon-2, «il y a des souffrances extra-ordinaires, comme celle de cette femme, mais elles sont rares. Et il y a des souffrances ordinaires: les enseignants français expriment massivement des sentiments d’usure, d’impuissance et d’abandon». «Je l’ai constaté il y a une dizaine d’années déjà en collèges et lycées, je le vois maintenant en primaire», a-t-elle ajouté.

Manque de prévention

Les syndicats avancent le chiffre de 39 suicides par an pour 100.000 enseignants. Mais le ministère de l’Education nationale a contesté mercredi ces statistiques du rapport, notant que les données portent sur un travail mené en «Hollande à la fin des années 90». Citant une enquête de sa direction générale des ressources humaines, ont été recensés «52 cas de suicides de septembre 2008 à septembre 2009 sur une population de 857.000 enseignants, soit un peu plus de 6 cas de suicides pour 100.000 enseignants». «Rien ne semble indiquer en l’état une évolution à la hausse du taux de suicide sur ces dernières années», a déclaré une porte-parole.

Après chaque cas de suicide, les syndicats rappellent qu’aucun dispositif de prévention du stress n’existe, puisque, contrairement aux salariés de droit privé, les enseignants ne bénéficient pas d’une visite médicale annuelle.

A son arrivée au ministère en 2009, Luc Chatel avait pourtant fait de la santé et du suivi des enseignants une priorité, dans le cadre de son «pacte des carrières». Mais les moyens n’ont pas été au rendez-vous, selon les syndicats. Seuls 17 des 80 médecins de prévention promis en 2010 ont été effectivement recrutés, explique Elizabeth Labaye, chargée des questions de santé au Snes-FSU, notamment car ce métier «n’est pas attractif».

«Les conditions de travail sont catastrophiques car il y a en moyenne plus de 10.000 agents de l’Education nationale par médecin». Ceux-ci sont donc «submergés, notamment avec le développement des risques psycho-sociaux» et «ne reçoivent que les personnels en urgence», sans pouvoir faire de prévention. «On a acquis des directeurs des relations humaines mais ils n’ont pas de réponses à ce type de situation. Tout simplement parce que cela a un coût», a relevé Philippe Tournier du SNPDEN-Unsa, principal syndicat des chefs d’établissements.

VOS TÉMOIGNAGES - Effectifs des classes, établissements, sentiment d’abandon… Enseignant, vous avez peut-être déjà rencontré ces situations d’épuisement qui touchent la profession. Faites-nous part de vos témoignages dans les commentaires ci-dessous ou bien en écrivant à temoin@lefigaro.fr.

 



Hérault Education : 900 précaires dans le département

CHRISTOPHE GAYRAUD

20/10/2011, 09 h 03 | Mis à jour le 20/10/2011, 09 h 20

6 réactions

Chaque année, leur contrat risque de ne pas être reconduit.

Chaque année, leur contrat risque de ne pas être reconduit. (D. CRESPIN)

Des emplois pour 20 heures hebdomadaires, voire 24, héritiers des feux TUC et CES, aux rémunérations variant entre 500 € et 1 000 € nets par mois. Neuf cents contrats aidés de ce type aux statuts précaires, pour des périodes d’un an renouvelables la plupart, sont encore en vigueur dans les établissements scolaires de l’Hérault, depuis la maternelle jusqu’au lycée.

« Sous-contrats de travail »

C’est pour protester contre ces « sous-contrats de travail » que le Collectif des précaires dans l’Éducation nationale a manifesté hier matin devant le rectorat de Montpellier. Une délégation a été reçue par le secrétaire général du rectorat. Dans les revendications des manifestants, la titularisation de tous ces intervenants mais aussi la nécessité de formation qui leur est due. « Sans nous, l’Éducation nationale ne pourrait pas faire face à ses responsabilités, explique Philippe Charpentier du syndicat Sud Éducation.

Nous sommes employés pour de l’aide à la direction, l’accompagnement des enfants handicapés, la vie scolaire. Il est indispensable que ces postes soient créés, que les personnes les occupant ne vivent plus avec la menace de ne pas voir leur contrat reconduit. » Le représentant du rectorat leur a répondu que les décisions devaient être apportées par le ministère.



Pour manifester notre solidarité avec nos collègues de Béziers au lycée Charles Gide

Pour manifester notre solidarité avec nos collègues de Béziers, après le drame du Lycée Jean Moulin, nous avons demandé au chef d’établissement de pouvoir nous rassembler

Jeudi   20 octobre à   11h30

Nous voudrions  profiter de ce temps pour évoquer  ce qui fragilise aujourd’hui les personnels de l’Education Nationale, nationalement et localement.

Afin de toucher le plus grand nombre ce moment de « libération de la parole » se fera jeudi matin dans notre établissement (et non pas mercredi).

Nous tenterons d’aborder un sujet qui est trop souvent occulté dans notre profession : le mal-être au travail.

Merci  de faire noter aux élèves qu’ils sont  susceptibles d’être libérés à 11h30 au lieu de 12h le jeudi 20 octobre.

Un collectif de collègues solidaires

 

Compléments d’infos : un dossier du café pédagogique :

Suicide de Béziers : Les enseignants optent pour la décence

Pour manifester notre solidarité avec nos collègues de Béziers au lycée Charles Gide dans Association de Professeurs cla10Suite au suicide spectaculaire de Lise B. au lycée Moulin de Béziers, des syndicats appellent à des actions cette semaine. Ainsi le Se-Unsa appelle à  un moment de recueillement mais aussi de revendication mardi à 14 h. Le Snes a opté pour une minute de silence et une réunion en salle des profs  mercredi matin pour exiger une demi journée banalisée de concertation dans quelques semaines.

 

Ces initiatives font référence aux décisions prises au lycée J Moulin de Béziers. A vrai dire, sur Internet, plusieurs messages circulent en se présentant comme émanant de l’assemblée générale de ce lycée. En réalité le lycée a connu lundi un vaste sit-in. Mardi à 14h une marche blanche est organisée ainsi qu’une AG le matin. Il a été décidé de reprendre les élèves en classe mercredi matin pour un temps de dialogue avec eux avant une seconde marche à 15h vers le rectorat. Le lycée discute encore d’une éventuelle action jeudi à 10h. L’AG n’a donc pas appelé à une minute de silence nationale mercredi. Dans le département de l’Hérault le ressenti est très fort et des actions sont prévues dans les établissements. Ainsi à Pézenas, au lycée, une heure de cours est banalisée ce matin et le lycée s’associera à la marche académique mercredi.

 

En dehors de l’académie, vos messages nous apprennent que dans la très grande majorité des établissements rien n’a encore été décidé. Vous manifestez votre solidarité avec l’enseignante décédée et votre envie de vous exprimer sur les difficultés du métier. Mais le souci dominant est de refuser le surplus d’émotion et l’instrumentalisation. C’est la volonté de décence qui va guider le choix des enseignants mardi et mercredi. Enfin nous recevons aussi des témoignages de personnes mises en danger par l’administration, par exemple des personnes malades détachées que l’on décide de réaffecter devant les élèves alors qu’elles ne sont plus capables d’affronter les classes.

 

Tous les syndicats n’appellent pas à un mouvement. Ainsi, pour Thierry Cadart, secrétaire générale du Sgen Cfdt, le syndicat tiendra compte de la demande ou non d’un mouvement national par l’assemblée générale du lycée J Moulin de Béziers. Dans l’immédiat il craint la récupération de l’émotion suscitée par ce suicide. Il dénonce « la deshumanisation de la gestion des personnels et el manque de démocratie sociale » et demande que « toutes les dimensions de ce drame humain soient analysées ».

Appel du Snes

Appel Se-unsa

 

 

L’Éditorial de Monique Royer

 

Le silence et l’oubli

 

Il y a des drames inconcevables dont on recherche désespérément le sens. Ne rien dire est-ce l’ignorer, en parler est-ce en dire trop, risquer l’indécence ? Lise, enseignante de mathématiques, s’est immolée dans l’enceinte de son lycée de Béziers et l’on reste sans voix. Dans la presse  sont distillées des informations personnelles, femme fragile peut-être mais nous qui vivons dans l’école savons que l’acte tient dans sa dimension dramatique les stigmates d’un sens perdu, d’une dimension de plus en plus oubliée, celle du genre humain.

 

Dans le chapelet des nouvelles s’égrènent les signes d’une époque en devenir, des graines  de couleur, des graines grises, des graines sombres, des souffles nouveaux  nés du  refus, des élans citoyens, une justice qui se met en marche même envers le pouvoir, des gestes désespérés aussi. Relier les uns aux autres serait déjà trouver un sens, trouver une logique dans un monde en désordre, tisser des fils entre des réalités empreintes de différences ; expliquer de façon rationnelle pour trouver à l’évènement un éclairage tamisé.

 

L école n’est plus un sanctuaire, elle vit de plein fouet le délitement économique, social. Elle doit poursuivre vaille que vaille sa mission éducative entre pression et dévalorisation, entre engagement et respect des consignes. Les fragilités se révèlent comme dans tant d’autres métiers où le sens s’efface, constat macabre trop vite classé dans le fourre-tout des drames individuels. L’histoire de Lise nous restera mystérieuse et nous devons le doigt sur la bouche respecter la sphère de l’intime.

 

Nous ne pouvons pour autant fermer les yeux devant la difficulté que certains éprouvent à exercer le métier d’enseigner. Quelle issue, quel avenir pour ceux pour qui la classe est devenue un lieu impossible à vivre sereinement, ceux que gagne l’angoisse au moment de franchir le seuil ?

 

Si le silence s’impose en minutes, en manifestations dignes pour ne pas laisser dans l’indifférence l’issue désespérée de la vie d’une enseignante, il ne doit pas recouvrir de son voile la souffrance au travail dans l’école. Demain, après demain des hommages seront rendus à Lise, à Béziers, à Montpellier et dans toute la France. Après l’émotion, ne laissons pas l’oubli recouvrir hâtivement d’un voile le malaise enseignant.

 

Monique Royer

 

Philippe Tournier (SNPDEN) : « On a acquis des directeurs des relations humaines mais ils n’ont pas de réponses à ce type de situation » 

Secrétaire général du principal syndicat de chefs d’établissement (le SNPDEN), Philippe Tournier met en cause les restrictions budgétaires dans le drame de Béziers. Pour lui l’Education nationale n’a plus les moyens de gérer les personnes fragiles.

Avez-vous une idée de ce qui va se passer mardi et mercredi dans les établissements ?

18tournier dans Infos lycée Charles GideOn est dans l’inconnu sur ce qui va se passer. Jusque là les minutes de silence n’ont pas toujours été très suivies. De toutes façons, je ne suis pas sûr que cela donne la dignité que l’on attend.

Comment expliquez-vous ce drame ?

C’est un drame qui , hélas, n’est pas isolé. Il y a eu d’autres suicides de personnels d’éducation ou d’élèves depuis le début de l’année. Mais il a une dimension très spectaculaire. Et le climat électoral ne va pas dans le sens de la décence nécessaire.

Sur le fond, cela renvoie à la difficulté que rencontrent maintenant les chefs d’établissement face aux personnes en grande difficulté. Il y a dix ans, les personnes fragiles étaient prises en charge sur des postes particuliers. Par exemple on les inscrivait comme TZR en leur demandant très peu de remplacements. Il y avait des dispositifs d’accompagnement dans la vie professionnelle. On ne mettait pas devant les élèves ces personnes.

Tout cela a disparu. Aujourd’hui la logique c’est que chaque enseignant doit être devant des élèves. Du coup, les établissements n’ont plus le choix. Ils sont amenés à envoyer en classe des personnes qui ne peuvent pas faire classe. En dix ans on a acquis des directeurs des relations humaines mais ils n’ont pas de réponses à ce type de situation. Tout simplement  parce que cela a un coût.

Cela remet-il en cause l’accompagnement médical des enseignants ?

C’est simple : il n’y a aucun accompagnement médical. Il faut que ce soit grave pour qu’un établissement alerte un médecin conseil et que l’enseignant rencontre quelqu’un. Ce qui n’est pas traité c’est le mal être ordinaire d’une grande partie des personnels. On n’a pas de possibilité d’adaptation modulaire aux interventions devant les élèves. Sur ce terrain on est moins bien outillé qu’il y a 10 ans.

Enseignant c’est un métier à risque ?

Sur un million de personnes, il y a bien sûr des gens fragiles. Mais les statistiques ont montré il y a déjà longtemps que le taux de suicide est plus élevé chez les enseignants. Ils connaissent un haut niveau de stress. Mais il faut ajouter que ce niveau est partagé avec les élèves. L’école française a un niveau de stress comparable à celui de pays du sud-est asiatique. Sur ce plan l’école française est très différente de celles de nos voisins. Il y a une dizaine d’années on a découvert cette réalité. Et le ministère a immédiatement mis cette information sous le coude. Depuis cela n’a pas été traité. Parce que cela interroge le fonctionnement du système, ce que font les enseignants, les pressions sur eux et sur les élèves. Les organisations qui disent que la solution c’est de  revenir au bon vieux temps ne feraient qu’aggraver les choses.

Propos recueillis par François Jarraud

 

Frédérique Rolet : « Il faut une forme de libération de la parole sur la souffrance au travail » 

Co-secrétaire générale du Snes, premier syndicat du secondaire, Frédérique Rolet revient sur les raisons de l’appel de son organisation à un moment de recueillement mercredi matin. Soucieuse d’échapper au risque de récupération d’un drame qui est aussi personnel, elle attire l’attention sur la nécessité de prendre la parole sur les difficultés du métier d’enseignant.

Le Snes avait d’abord publié un communiqué appelant à une demi-journée banalisée après les vacances. Le 17 un nouveau communiqué invite les enseignants dans toute la France à se recueillir mercredi 19 au matin. Pourquoi ce changement ?

18F_RoletOn a reçu de nombreuses réactions de collègues qui voulaient manifester leur solidarité avec leur collègue, comme on peut le faire dans d’autres corps. Des enseignants voulaient aussi que l’on parle de la perte de sens dans ce métier, des difficultés au travail, de la pression hiérarchique. On a pris contact avec les sections des établissements et on a cadré notre action nationale sur la marche blanche organisée dans l’académie de Montpellier.

Mais on reste prudent. On est conscient qu’un suicide a toujours de nombreuses causes même quand la victime choisit le lieu de travail. On ne veut pas exploiter un drame qui a aussi une dimension privée. Mais il nous semble qu’il faut une forme de libération de la parole sur la souffrance au travail. On déplore que d’autres fassent de la surenchère. Contrairement à ce qui a été écrit, par exemple, la collège était suivie.

On maintient notre mot d’ordre d’une demi-journée banalisée pour débattre des réalités du métier après les vacances de la Toussaint.

Les enseignants sont-ils particulièrement fragiles ?

Quand on fait des réformes et qu’on n’écoute pas les enseignants, qu’on nie leur professionnalisme, on les fragilise. Quand on multiplie les enseignants à cheval sur plusieurs établissements, ou avec des emplois du temps éclatés, on ne favorise pas le travail collectif, dont on nous parle tant par ailleurs. De fait les enseignants ont de moins en moins de lieux d’échange.

Faudrait-il un meilleur suivi médical des enseignants?

Il est vrai que le ministère a du mal à recruter des médecins. Il faudrait quand même développer le nombre de médecins du travail et de psychologues pour que les enseignants aient un interlocuteur à qui confier leurs difficultés qui ne soit pas le chef d’établissement.

Propos recueillis par François Jarraud

 

 

 

 



Jusqu’où la mauvaise foi peut-elle aller ? Nous sommes consternés et en colère, mais cela ne changera rien…

Suite à notre lettre à M Chapon, Maire d’Uzès voici sa réponse par presse interposée.

Article du Midi Libre.

Enseignement: réactions au lycée Charles-Gide

lycée

Dans Midi Libre du 29 septembre, Jean-Luc Chapon, maire d’Uzès, répondant à la FSU, avait expliqué à la population de l’Uzège que rien n’était de son ressort au sujet du lycée Gide : « Il m’a effectivement été demandé d’aménager un espace d’accueil devant l’entrée du lycée, alors que sa cour est occupée par des préfabriqués. La Région possède l’ancienne gendarmerie située en face, où il lui serait possible de trouver une solution à cet encombrement de la cour… Nous voulons vendre à la Région le centre d’accueil qui accueille l’internat et qui, à terme, deviendra salles de classe. Si la Région qui en est actuellement locataire ne répond pas à notre proposition, nous nous tournerons vers un privé. » Le SNES du lycée Gide et la FSU de l’Uzège, disent leur incompréhension dans un longue lettre ouverte dont voici quelques extraits.

Au sujet de la sécurité : « Les 875 élèves qui arrivent chaque matin au lycée, doivent évoluer sur la place Bosc  entre les véhicules en stationnement et les véhicules en circulation.  Alors que le plan Vigipirate, toujours en vigueur, impose de libérer l’espace devant le lycée, les voitures occupent les deux côtés du portail et sont de part et d’autre de la rue. Le maire, la question de l’accès à l’établissement relève de votre compétence et l’encombrement des cours par les préfabriqués ne saurait constituer un argument pour botter en touche. »

Au sujet du plan de restructuration : « Qui contesterait à Uzès que les deux lycées soient un atout pour la ville, un facteur de dynamisme aujourd’hui et un gage d’avenir. Or, ces deux établissements sont arrivés à une étape charnière quant à leurs capacités d’accueil. Le lycée Guynemer ne parvient pas à loger tous ses internes, le lycée Gide manque de salles de cours et d’espaces de vie scolaire. Il est plus que temps d’investir dans les bâtiments. »

Concernant le centre d’accueil : « La vente à un promoteur privé du  centre d’accueil  condamnerait toute évolution et restructuration du lycée Gide.

Jean-Luc Chapon confirme sa position : « Le stationnement autour du lycée est destiné essentiellement aux professeurs et à certains lycéens qui disposent à proximité, place du Souvenir-Français d’un vaste parking toujours vide. A eux de l’utiliser pour que les places de stationnement actuelles puissent être supprimées. Le plan de restructuration actuellement envisagé, mais pas encore précisé par la Région n’est possible que parce que la ville d’Uzès a construit une nouvelle gendarmerie , libérant les anciens locaux qu’à mon initiative, le Département a cédé à la Région. Enfin concernant le centre d’accueil, il a été construit par la ville pour donner aux internes un lieu plus convivial que ce qui existait alors. Dans son plan de restructuration, la Région, actuellement locataire de la structure, doit préciser si elle compte s’en porter acquéreur, car il n’est pas question que la ville d’Uzès effectue les travaux qui  s’avèrent nécessaires dans ce bâtiment. »

 



Message des enseignants du Lycée Jean Moulin de Béziers

Information urgente !

En accord avec les personnels du lycée Jean moulin réunis en assemblée lundi matin, la FSU 34 appelle à une marche MERCREDI 19 OCTOBRE en hommage à notre collègue décédée. Nous souhaitons une mobilisation académique de grande ampleur.

Le rassemblement aura lieu à 15h devant l’office du tourisme de Montpellier, place de la comédie.

Le parcours empruntera le boulevard Sarrail puis boulevard Bonnes nouvelles pour descendre (descente en barrat) en direction du boulevard Louis Blanc que nous prendrons par la gauche. Nous remonterons la rue de l’université pour une halte devant le rectorat puis rue Cambacérès et une halte devant la préfecture. Nous descendrons la rue de la loge pour revenir place de la comédie ou sur l’esplanade selon la participation.

Les conditions précises du déroulement de la marche seront établies demain, mardi.

Les personnels du lycée jean Moulin ont décidé d’une marche blanche mardi après midi sur Béziers. Ils accueilleront les élèves mercredi matin pour un temps d’échange.

Vous pouvez diffuser ce mail à vos contacts respectifs et neutraliser toute autre information émanant de source individuelle.

Cordialement

Eric. Bachelart (06 14 34 64 66)

Co Secrétaire départemental

FSU de l’Hérault

Maison des syndicats

374 rue de Montmorency

Montpellier



Education: Aubry-Hollande, cherchez la différence …

Article Libé.fr

Aubry hollande sur france 2 le 12 oct 2011 Reuters Ho News
Vous êtes de gauche, vous voulez voter dimanche au second tour de la primaire et vous vous demandez  quelles sont les différences entre les deux « impétrants » en matière d’éducation. Dur, dur …

Si l’on voulait être lapidaire, on répondrait: un chiffre. François Hollande promet de recruter 60 000 personnes en cinq ans dans l’Education nationale, à raison de 12 000 par an. Et pas Martine Aubry. Ce sera, pour l’essentiel « des enseignants mais aussi des psychologues, des infirmières, des surveillants, bref tout ce qui fait fonctionner nos établissements« , a redit Hollande lors du dernier débat télé mercredi soir.

Le chiffre de la discorde correspond grosso modo aux suppressions de postes de ces cinq dernières années: autour de 9 000 en 2007, 11 200 en 2008, 13 500 en 2009, 16 000 en 2010 et 16 000 en 2011. Ce qui donne un total de 66 000. Il faudrait encore y ajouter les 14 000 prévus dans le projet de de budget 2012.

Martine Aubry est évidemment d’accord pour arrêter les suppressions de postes – c’est écrit dans le programme du PS adopté à l’issue de la Convention pour l’égalité réelle. Mais elle refuse de donner des chiffres. Pour elle, c’est mettre la charrue avant les boeufs: il faut d’abord définir un grand projet pour l’école, puis en fonction des réformes, voir précisément où sont les besoins en enseignants, et combien.

La promesse chiffrée de François Hollande semble même l’énerver prodigieusement. Chaque fois que le sujet revient sur la table, elle le tacle, avec des formules aussi aimables que: « affirmer « j’en rajoute 60 000 et basta, je vais avoir le vote des enseignants », ce n’est pas ma façon d’être » (dans les locaux de Libé le 19 septembre). Ou, plus dans l’ironie: « je suis contente que François Hollande fasse maintenant une priorité de l’éducation et qu’il ait changé d’avis car il y a encore quelques jours, il disait vouloir sanctuariser le budget de l’éducation à ce qu’il est aujourd’hui » (le 10 septembre). Aubry faisait ici  allusion à une interview publiée le 5 avril 2011 sur lexpress.fr. Enfin, on retiendra aussi le tranchant  « Et ça coûte combien ?« , lancé lors du dernier débat à 6.Mercredi soir, le chiffre a encore donné lieu à un vif échange mais pour tout dire, assez incompréhensible. Martine Aubry a implicitement reproché à François Hollande de ne pas jouer franc jeu, en annonçant d’un côté qu’il allait recruter 60 000 profs mais en en supprimant autant d’un autre côté, du fait de la fin des redoublements qu’il défend.

- « Tu disais que tu souhaitais créer 60 000 emplois mais tu en supprimes à nouveau 60 000 puisque le redoublement c’est des profs en moins » (les élèves restant une année de moins dans le système, ils sont moins nombreux, nécessitant alors moins de profs, ndlr), a-t- elle lancé.

- « Mais non, a rétorqué l’autre impétrant, le redoublement c’est des effectifs en plus. Et je ne dis pas qu’il faut supprimer tous les redoublements« .

Puis devant l’insistance de Martine Aubry, il a ajouté un brin agacé: « je ne comprends pas le raisonnement. On peut avoir moins de redoublements  et plus d’enseignants pour suivre les élèves, c’est l’objectif« .

Mais devant la technicité des échanges, on peut craindre que beaucoupt aient lâché entretemps…

Il est sûr qu’une telle annonce chiffrée a un coût – 2,5 milliards d’euros sur 5 ans selon Hollande. Sans parler du fait que le candidat, chantre d’une gestion rigoureuse et d’un redressement des finances publiques, risque ainsi de se lier les mains. Les syndicats, apparemment surpris, n’en demandaient sans doute pas tant. S’ils réclament un plan pluriannuel de recrutements, ils veulent aussi un grand débat sur l’école malmenée par les 5 ans de sarkozysme.

En plus, si la gauche passe, il lui faudra aussi parler revalorisation – les enseignants français sont parmi les plus mal payés des pays développés, sauf en fin de carrière,  selon l’OCDE, et ils perdent chaque année de leur pouvoir d’achat.

Pour le reste, il faut bien l’avouer: il n’y a pas vraiment de différence, hormis dans le style, les accents mis sur telle ou telle mesure, la conviction pour en parler …

Les deux « impétrants » ont ainsi tous deux évoqué à un moment ou à un autre, la nécessité de mettre plus de moyens dans le primaire et dans l’éducation prioritaire, deux secteurs actuellement sous-financés alors qu’ils sont clés pour lutter contre l’échec scolaire, sur leur volonté de revenir sur la semaine des quatre  jours et de modifier les rythmes scolaires  en général, de faire évoluer les missions et le métier enseignant, de rétablir l’année de formation en altenance des futurs enseignants, etc.

Martine Aubry a plus volontiers détaillé les mesures, quitte à paraître parfois techno. François Hollande est plus volontiers resté dans les grandes lignes, quitte à paraître flou. A noter toutefois qu’avec la dispute montante autour des 60 000, il a fait passer l’éducation au stade de « grande cause » de son (futur ?)  quinquennat, terme réservé jusqu’ici à la jeunesse.

Crédit photo: Martine Aubry et François Hollande le 12 octobre au soir sur France 2 (Reuters/Ho News)



FCPE de l’Uzège : Flash Info n°10

n° 10.11.12 du 15/10/11

Collèges et Lycées d’Uzès

fcpe30700@gmail.com
Élections aux Conseils d’Administration

Les résultats des élections des représentants des parents d’élèves au Conseil d’Administration des différents établissements secondaires d’Uzès, en sièges, sont les suivants :

·          Lycée Charles Gide :          3 FCPE – 1 PEEP – 1 APDESU
·          Collège JL Trintignant :      3 FCPE – 2 PEEP – 1 APDESU
·          Collège Lou Redounet :      5 FCPE – 2 PEEP

Si la FCPE a conforté sa première place des associations de parents d’élèves des établissements secondaires d’Uzès, c’est avec une augmentation très sensible du nombre de suffrages obtenus.
Elle tient sincèrement à remercier tous celles et ceux qui lui ont fait confiance et les assure qu’elle continuera d’œuvrer dans l’intérêt exclusif de leur(s) enfant(s).

Réunions Parents-Professeurs

·          Collège Lou Redounet :
-         Lundi 17 octobre : classes de 3ème.
-         Jeudi 20 octobre : classes de 4ème.
-         Jeudi 03 novembre : classes de 5ème.
-         Mardi 08 novembre : classes de 6ème.
Une première partie de 16h30 à 17h15 sera consacrée à une rencontre collective des parents avec les équipes pédagogiques de chaque classe. La seconde partie fonctionnera sur rendez-vous comme par le passé avec néanmoins une priorité pour les parents des élèves qui éprouvent quelques difficultés ou dont le travail ne paraît pas satisfaisant. Ces parents seront avertis par un courrier.
Suite à ses demandes répétées correspondant aux vœux de nombreux parents, la FCPE est satisfaite de constater que l’administration du collège ait rétabli les réunions collectives avec les équipes pédagogiques lors de cette première réunion.
·          Lycée Charles Gide :
-         Mardi 18 octobre : classes de Terminale.
-         Jeudi 14 novembre : classes de 2nde.
-         Jeudi 17 novembre : classes de 1ère.
Les réunions débuteront à 17h45.

Vacances de la Toussaint

Rappel : Dans tous les établissements, la rentrée des vacances de Toussaint se fera le mercredi 02 novembre, les cours seront ceux d’un vendredi semaine B, en compensation de celui du pont de l’Ascension.

Système éducatif

Bulletin Officiel Spécial n° 8 du 13 octobre 2011
·         Programmes des classes terminales des voies générale et technologique : à compter de l’année scolaire 2012-13 (lire).

Crise du recrutement confirmée :
Selon le ministère par exemple, seulement 18 734 candidats se sont présentés aux épreuves de professeurs des écoles. C’est à peu près le même nombre qu’au concours 2011 avec 18 136 candidats, mais avec une énorme différence : le concours 2011 offrait 3 000 postes. Il y en 5 000 au concours 2012. Depuis la masterisation, il y a bien un désintérêt des étudiants envers le métier d’enseignant !
Ces chiffres reflètent un sentiment de défiance des étudiants vis-à-vis d’un ministère qui apparaît comme dépossédant les enseignants de leur métier, les méprisant dans leur professionnalité en démantelant leur formation initiale et continue et en ayant recours à des recrutements par Pôle Emploi, comme si enseigner n’était pas un métier qui s’apprend…
En effet, en prenant un autre exemple, il y avait en 2007 en Éducation Physique et Sportive, 200 précaires pour 3422 titulaires remplaçants (TZR) ; en 2011, le nombre de TZR et de précaires sont respectivement de 1983 et 2000, c’est-à-dire quasiment identiques ! Dans le même temps donc, le nombre de TZR a baissé de 42% tandis que le nombre des précaires a été multiplié par 10 ! L’enseignement deviendrait-il un « petit boulot » ? Ce que pourrait confirmer le nombre très important de postes non pourvus, de remplacements non couverts et donc de cours non assurés depuis le début de l’année !
Le gouvernement estime sans doute pourtant qu’il y a toujours trop de remplaçants puisqu’il prévoit de supprimer encore 1077 postes de TZR au budget 2012 de l’Éducation Nationale.
La FCPE exigent toute la transparence sur les besoins réels en matière de remplacement et sur les dispositions prises par le Ministère pour les assurer dans le cadre de la continuité du Service Public d’Éducation à laquelle nos enfants ont droit !

Manuels scolaires :
·          Lors de sa conférence de rentrée, le 1er septembre, Luc Chatel avait précisé que « le ministère, en dehors d’une époque sombre de notre histoire, n’appose pas de label aux manuels scolaires ». Il avait défendu « la liberté éditoriale » qui existe en France.
Mais depuis, la pression des milieux catholiques hostiles à la théorie du genre s’est renforcée et des députés UMP ont demandé la création d’une mission parlementaire sur les manuels…
Luc Chatel vient de confier une mission sur les manuels à un Inspecteur Général !!
·          Relevant la revendication du président de la commission Entreprenariat du Medef et secrétaire national UMP de voir s’instaurer « un dialogue régulier au sein de la commission des programmes contre la vision négative de l’entreprise qui transparaît dans certains manuels », l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) montre comment cette influence pèse déjà sur les programmes :
« Ainsi, en classe de seconde, le nouveau programme de SES a tenté d’évacuer le thème du chômage, avant que l’ampleur des protestations n’oblige le ministère à le réintroduire. Désormais, l’entreprise est présentée uniquement comme un agent économique, lieu central de production de richesses, d’investissement et d’innovations, ce que personne ne songeait à occulter. Mais, au prétexte de distinguer clairement économie et sociologie, les quelque 427 000 élèves qui choisissent l’enseignement de SES en seconde n’entendent plus, dorénavant, parler des relations sociales dans l’entreprise : exit donc les enjeux autour des mutations du travail. » !!

Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1) du Diplôme National du Brevet :
Le 12 octobre, la proposition de loi qui stipulait que sa formation serait assurée par les volontaires du service civique (et donc gratuite) dans le cadre d’une convention passée entre les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) et les conseils généraux a été rejetée par l’Assemblée Nationale !!

Fichage :
Après les évaluations de CE2 et CM2, bientôt de 5ème, Base Élève en élémentaire et le Livret Personnel de Compétence en 3ème, le Ministère a présenté un dispositif de « repérage de élèves présentant des risques pour les apprentissages » destiné aux enseignants de grande section de maternelle. Il prévoit le dépistage de façon froidement bureaucratique des enfants « à risque » et leur traitement par l’enseignant avant une évaluation finale.
Ce document, qui rappelle le rapport de l’Inserm de 2005 et le rapport Benisti, fait l’unanimité des syndicats enseignants qui appellent à son boycott et de la FCPE qui exige son retrait immédiat !
Il est à noter que la PEEP, dans un communiqué de presse, se dit favorable à ce dispositif bien que non consultée préalablement…

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