Réponse de la FSU de l’Uzège à M Capon, Maire d’Uzès

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Monsieur le maire de la « remarquable ville d’Uzès » aurait-il décidé d’abandonner le lycée Charles Gide ? L’établissement est  pourtant lié à l’histoire de la commune depuis 1835, date où il fallut l’établir en dehors du duché. Construit en 1837 par la mairie, l’ancien « Collège » fait aujourd’hui partie du patrimoine scolaire de la cité ducale.  A ce titre, ne mérite-t-il pas quelques égards ?

 

Mais, plus que ses murs vénérables, ce sont les élèves, les personnels, les habitants du quartier et les passants occasionnels, qui souffrent aujourd’hui d’une négligence inexplicable de la part

des services de la ville. Au plan de la sécurité comme au plan de l’hygiène, Monsieur le Maire n’assume pas ses responsabilités. Que l’on en juge.

 

Les 875 élèves qui arrivent chaque matin au lycée, doivent évoluer sur la place Bosc  entre les véhicules en stationnement et les véhicules en circulation. La chaussée, partagée par les piétons et les voitures, n’est pas sécurisée. Alors que le plan Vigipirate, toujours en vigueur, impose de libérer l’espace devant le lycée, les voitures occupent les deux côtés du portail et sont de part et d’autre de la rue.

Consciente des dangers de cette situation, l’administration du lycée a proposé à la commune un plan d’aménagement. Au lieu de s’en saisir, Monsieur Chapon préfère renvoyer  la responsabilité à la Région : « Il m’a effectivement été demandé d’aménager un espace d’accueil devant l’entrée du lycée, alors que sa cour est occupée par des préfabriqués. La région possède l’ancienne  gendarmerie située en face où il lui serait possible de trouver une solution à cet encombrement de la cour… ».

Monsieur le Maire, vous ne pouvez pas laisser en suspens la sécurisation des abords du lycée : la question de l’accès à l’établissement relève de votre compétence et l’encombrement des cours par les préfabriqués ne saurait constituer un argument pour botter en touche.

Vous ne pouvez pas non plus laisser les abords du lycée aussi peu entretenus au risque de favoriser d’autres dégradations. Quand nous plaidons auprès de la Région pour que des agents viennent renforcer l’équipe d’entretien des locaux, nous vous demandons à vous  de mobiliser vos services pour que les extérieurs restent propres et accueillants.

 

Qui contesterait à Uzès que les deux lycées soient un atout pour la ville, un facteur de dynamisme aujourd’hui et un gage d’avenir. Or, ces deux établissements sont arrivés à une étape charnière quant à leurs capacités d’accueil. Le lycée Guynemer ne parvient pas à loger tous ses internes, le lycée Gide manque de salles de cours et d’espaces de vie scolaire. Il est plus que temps d’investir dans les bâtiments.

Même s’il ne relève pas directement de la compétence communale, le projet de restructuration des lycées proposé par la Région implique la ville et ne pourra pas aboutir sans  sa participation. Les usagers, élèves, parents et personnels,  les habitants d’Uzès et de son secteur  attendent de leurs élus dans les collectivités territoriales une décision  à la hauteur de l’enjeu, qui est d’assurer des conditions de scolarisation dignes de notre époque. Or, ils assistent avec consternation à un marchandage entre deux collectivités qui devraient au contraire s’appuyer l’une sur l’autre pour réaliser des équipements indispensables à la population.

 

Monsieur le Maire, nous ne pouvons pas croire que votre position sur ce dossier se réduise aux propos que vous avez tenus récemment dans le Midi Libre du 29 septembre 2011 : « Nous voulons vendre à la région le centre d’accueil qui accueille l’internat et qui, à terme, deviendra salles de classe. Si la région qui en est actuellement locataire ne répond pas à notre proposition, nous nous tournerons vers un privé. »

 

Vous n’êtes pas sans savoir que la vente à un promoteur privé du « centre d’accueil » condamnerait toute évolution et restructuration du lycée Gide. Nous ne comprenons pas votre « double jeu » qui consiste à affirmer en même temps « je me préoccupe de la situation des lycéens d’Uzès » et « je vais vendre le centre d’accueil si la Région ne me l’achète pas », propos que vous avez tenus lors de votre entretien avec les représentants du lycée au mois de juin dernier.

 

Sur ce projet, nous vous demandons de ne pas abandonner les lycées d’Uzès, mais au contraire de tout mettre en œuvre pour que la restructuration des établissements puisse s’engager au plus vite.

 

Pour le SNES du lycée Charles Gide : la co-secrétaire

Odile Pernin-Vidale

Pour la FSU de l’Uzège

Franck Tichadou



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