Rapport Fotinos : La Qualité de vie au travail doit être au coeur des projets d’établissement

Par François Jarraud du café pédagogique

Réalisée auprès de 400 lycées et collèges et plus de 2000 personnels de l’éducation nationale, l’enquête menée par Georges Fotinos, ancien chargé de mission d’Inspection générale,  et José Mario Horenstein, psychiatre MGEN, fait date. Elle pose un diagnostic inquiétant sur l’état de « burnout » de nombreux enseignants et sur la crise profonde que traversent certains types d’établissements scolaires. Elle invite l’éducation nationale à mettre la qualité de vie au centre des projets d’établissement. Pas seulement pour le confort des enseignants. Mais aussi pour l’efficacité du système éducatif : il y a un lien direct entre le climat scolaire et la qualité des enseignements.

Rapport Fotinos : La Qualité de vie au travail doit être au coeur des projets d'établissement  dans Actualités 28enquete1 Or dans un établissement sur quatre le climat scolaire est jugé « mauvais« . Or la principale information du rapport c’est l’importance du climat scolaire. « 9 personnels sur 10 exerçant dans un climat « excellent » et 8 sur 10 dans un « bon » climat se déclarent en sécurité sur leur lieu de travail contre moins de 1 sur 6 dans les établissements à climat « mauvais ». De même on relève que dans un climat « mauvais » 3 fois plus de personnels se déclarent « incertains » sur leur sentiment d’insécurité que de personnels exerçant en climat « excellent » », déclare l’étude.. 11% des enseignants estiment être en insécurité. Près d’un sur deux en a assez de l’éducation nationale : un sur trois (28%) veut la quitter et 16% sont « incertains ». Un enseignant sur trois (31%) estime que les sanctions données dans l’établissement sont inéquitables.

Les enseignants se plaignent de n’être ni considérés , ni suffisamment formés. Ainsi moins de la moitié des enseignants (42%) estiment que leur opinion compte dans leur établissement. La moitié (49%) se déclarent mal formés pour le métier actuel. La moitié aussi considère que les conditions matérielles les empêche de bien travailler. 60% ne sont guère optimistes. Pour les auteurs,  » pour le désengagement (des enseignants) les causes sont à rechercher bien sûr dans les conditions de travail mais aussi dans une certaine inadaptation de la formation continue et initiale et des modalités de recrutement mal adaptées à l’exercice réel du métier. Cette situation pourrait aussi s’expliquer par une gestion déficiente des ressources humaines notamment sur le champ de l’évolution des carrières et de leur diversification. Situation qui serait encore plus vivement ressentie par les personnels des établissements difficiles ».

Un autre enseignement concerne le lieu de la crise. Alors que les collèges sont souvent montrés comme « le maillon faible » du système éducatif, c’est en lycée que, d’après les auteurs, les enseignants souffrent le plus. Plus précisément dans les  lycées professionnels et les lycées polyvalent. Le sentiment d’insécurité par exemple touche 14% des professeurs de L.P. et 18% de ceux de lycée polyvalent contre 9% en collège. En ZEP le taux monte à 20%. On notera que le rapport apporte pour la première fois des données précises sur les moyennes de sanctions et décisions disciplinaires par type d’établisement.

L’étude apporte un premier éclairage sur le « burnout » des enseignants. Généré par les conditions particulières d’exercice » de ce métier spécial, se serait une maladie particulièrement développée dans l’enseignement. « La multiplication et la complexification des tâches des enseignants se développent dans un contexte où « le métier d’élève » ne va plus de soi, où l’incertitude sur ce qui vaut d’être enseigné gagne les enseignants, ou des attentes sociales contradictoires (« sélection » et « égale réussite de tous ») rendent délicate la recherche d’un consensus minimum des valeurs partagées au sein d’un établissement scolaire. « Aucun enseignant ne sort indemne de côtoyer des élèves pour qui venir, réussir à l’école, n’a pas de sens » », souligne le rapport.

Pas moins de 23 propositions qui concernent l’organisation de l’établissement, l’exercice du métier, l’aide individuelle et les structures préventives sont indiquées par les auteurs. Ils demandent que soit instaurée « dans tous les projets d’établissements un axe concernant la qualité de vie au travail des personnels ». Il bénéficiera du « tableau de bord régulier des processus disciplinaires » que chaque établissement devra tenir. Les auteurs souhaitent aussi voir se développer « systématiquement des espaces de repos et des lieux de travail personnel et de loisirs collectifs de type bureau d’enseignement, cafétéria, salle de sports, salon des personnels ». Il s’agit de développer aussi le sentiment d’appartenance à l’établissement. Pour eux l’amélioration de l’exercice  passe par une refonte des emplois du temps.  » Reconnaître le lien causal entre la succession fréquente des temps d’enseignement, la pédagogie pratiquée et la fatigue et le stress des acteurs et usagers. Interdire les journées de travail de plus de 6 heures de cours ». Pour eux il faut « renoncer au modèle de l’emploi du temps conçu sur la séquence horaire d’enseignement pour la mise en place d’un « Emploi du temps mobile » ».

Pour lutter contre l’ennui des enseignants, ils souhaitent généraliser une  » bivalence disciplinaire privilégiant l’association d’une discipline fortement cognitive à une discipline sportive et/ou de sensibilité artistique ». Ils veulent aussi  » la mobilité professionnelle interne (inter catégorielle) externe (entreprises privées et publiques) à partir du développement de la VAE ». Ils souhaitent  » faciliter et permettre aux 28 % de personnels qui pensent souvent quitter leur travail une réorientation professionnelle ». Enfin ils demandent lamise en place d’instruments comme « un Observatoire Social et de Santé des Personnels de l’Éducation Nationale (OSSPEN) en charge de connaître les évolutions des métiers, des pratiques professionnelles et des conditions de leur exercice d’une part, de mesurer les conséquences de ces changements sur la santé des personnels, le fonctionnement des établissements scolaires et plus largement sur celui du système éducatif français d’autre part ».

Entretien avec Georges Fotinos :  » On demande trop aux enseignants »

Comment vous apparaît la situation de stress des enseignants par rapport à d’autres professions ?

28enquete2 dans ActualitésOn manque de chiffres en France sur le stress et les maladies mentales des enseignants. On ne dispose que de deux statistiques en Hollande et en Italie, des pays suffisamment proches du notre pour que ces indications puissent être prises en compte. On voit que la prévalence de maladies mentales ou de difficultés psychologiques est plus importante chez les enseignants que dans d’autres catégories. Ainsi 17% des enseignants hollandais (et non français comme le dit Le Monde) souffriraient  de burnout. Pourquoi cela serait-il différent en France ? Il serait bon de faire une enquête. Mme Théophile (DGRH du ministère) l’a promis en réunion du Comté d’hygiène et sécurité du ministère.

Contrairement à ce qu’on pense c’est dans les lycées que la situation est ressentie comme très pénible par les enseignants. Comment l’expliquez-vous ?

Il y a là quelque chose de français. Les lycées professionnels sont la dernière roue du carrosse de l’éducation nationale. Ils ne sont pas considérés. Ces lycées accueillent des jeunes en échec souvent de milieu défavorisé et les conditions de travail y sont très difficiles. On demande aux enseignants l’impossible… et ils y arrivent ! Dans les lycées polyvalents l’élément professionnel l’emporte aussi nettement sur le général et le technologique dans les représentations des enseignants.

Quels facteurs précis expliquent le stress des enseignants ?

28enquete3 On demande trop aux enseignants. Ils sont certains de ne jamais atteindre les objectifs des programmes dans certains endroits. On leur impose des horaires impossibles également. Par exemple changer de classe 6 ou 7 fois par jour, chaque heure, avec à chaque fois l’obligation de remotiver les élèves. C’est épuisant même quand tout va bien avec les élèves ! Les enseignants sont souvent victimes d’un conflit de valeurs. Ils sont souvent en désaccord avec ce que leur institution leur demande de faire. On peut parler d’intensification du travail, d’absence de reconnaissance, de montée des contrôles, d’hétérogénéité des classes. C’est l’accumulation de ces éléments qui font que le stress s’installe et que 28% des enseignants veulent quitter l’enseignement. Pour moi le monodisciplinaire aggrave tout cela. Répéter pendant 40 ans les mêmes choses, comment ne pas succomber à l’ennui ! Une de mes propositions c’est la bivalence par exemple entre une discipline cognitive et une discipline sportive ou culturelle.

Mais la plupart des enseignants refusent la bivalence…

Ils ne voient pas leur intérêt. Il faudrait aussi intégrer dans le temps de travail des activités socio culturelles comme cela se fait dans l’enseignement agricole.

Le gouvernement veut mettre des chefs d’établissement managers. Cela peut-il apporter une réponse ?

On propose nous d’axer le projet d’établissement sur la qualité de vie au travail.

Comment améliorer le climat scolaire ?

Il faut commencer par faire participer tous les acteurs de l’établissement, enseignants, élèves, parents, à l’élaboration des règles du vivre ensemble. A côté du règlement intérieur il faut une « charte de vie ». Si tout le monde participe, si les adultes se mettent d’accord de façon précise et unanime sur ce qu’il faut punir ou pas on aura progressé.

Qu’attendez-vous de la publication de ce rapport ? 

J’attends une prise de conscience des différents acteurs. Le bien être est une dimension indispensable au bon fonctionnement d’un établissement. Un point central est l’emploi du temps. Il faut en finir avec les 6 ou 7 heures de cours avec des classes différentes. Si on bouge cela, ça emportera tout.

Propos recueillis par François Jarraud

Lire l’étude de G Fotinos et José Mario Horenstein

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Documents/[...]

 

Sur le Café :
Le travail disséqué
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/[...]
Le stress enseignant
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lacl[...]



FCPE de l’Uzège : Flash Info n°15

n° 15.11.12
du 26/11/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Conseils de Classe

·          Collège Lou Redounet
Mme Lombard est aussi déléguée Parents FCPE en 3ème 5
Mme Bruyant est aussi déléguée Parents FCPE en 4ème 4 et 3ème 3
Mme Reboux est aussi déléguée Parents FCPE en 6ème 6
L’Administration du Collège a déplacé les Conseils de Classe suivants :
o         6ème 4 : le vendredi 09 décembre à 17h00
o         6ème 7 : le lundi 12 décembre à 17h00
o         5ème 2 : le vendredi 02 décembre à 17h00
o         4ème 6 : le mardi 13 décembre à 18h15
o         3ème 3 : le lundi 12 décembre à 18h15

·          Collège JL Trintignant
Mme Grégoire est aussi déléguée Parents FCPE en 5ème 1 et 3ème 2
Mme Thiercelin est déléguée Parents FCPE en 6ème 3

Collège JL Trintignant

u Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Madame la Principale, mercredi 02 novembre. L’APDESU était absente.
·          Madame la Principale a évoqué un gros problème de sécurité routière devant le Collège. Elle a alerté la Directrice du Service Technique Municipal.
Si cela reste sans effet, il faudra envisager une action au niveau des parents.
·          La  demande de l’installation d’un abri bus à EDGARD a été réitérée.
·          La FCPE et la PEEP ont remis à Madame la Principale une lettre commune dénonçant le poids du cartable. L’APDESU s’est abstenue de signer ce courrier dont elle avait eu connaissance.
·          Une formation au budget qui doit être traité au Conseil d’Administration du 28 novembre, a été demandée par les parents. Madame la Principale a proposé qu’elle ait lieu le 24 novembre.

u Une réunion de présentation du travail effectué par les élèves de 3ème DP6 s’est tenue le lundi 14 novembre en présence des maîtres de stage, des élèves, des enseignants, des parents, du personnel administratif et des représentants des fédérations de parents.
Le bilan présenté a été particulièrement positif pour les élèves.
De fait, pour la FCPE, la transformation de la 3ème DP6 en 3ème Prépa-Pro et son implantation en Lycée Professionnel (BO n°31 du 01.09.2011) à la rentrée 2012, pose question. À suivre…

u Le problème de transport de la ligne E52 a été évoqué dans les mêmes termes qu’au Lycée Gide (voir paragraphe « Transport »)

Lycée Charles Gide

u Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Proviseur, mercredi 23 novembre. La PEEP était encore absente.
·          Réunions Parents-Professeurs :
Selon les classes, la FCPE a déploré le manque d’informations qui s’est traduit par une variation très importante de parents présents d’une classe à l’autre.
Par ailleurs, elle a soulevé le fait que le cahier de texte et les notes ne sont pas toujours reportés régulièrement sur Pronote. Trop de parents se plaignent de ne pas pouvoir suivre correctement leur enfant et/ou constatent la note trimestrielle sans avoir pu intervenir en amont.
Elle a demandé aussi qu’une information soit faite sur le contenu et l’utilisation de l’Espace Numérique de Travail (ENT) auprès des élèves mais aussi auprès des parents.
·          Remplacements :
Un personnel contractuel a été recruté pour remplacer le professeur de Mathématiques partant en retraite au 01 décembre.
La FCPE a demandé à Monsieur le Proviseur d’être particulièrement vigilant pour que la fin d’année ne soit pas le prétexte au non remplacement de la professeure d’Anglais partant en retraite en mai.
·          Discipline :
La FCPE est revenue sur deux points du Décret n°2011-729 du 24 juin 2011 relatif à la discipline dans les établissements d’enseignement du second degré qui devait être appliqué dès le 01 septembre.
o         Elle souhaite que deux élèves soient nommés au sein de la Commission Éducative alors que le texte n’en prévoit aucun. La composition de cette commission doit être votée lors du Conseil d’Administration du 25 novembre.
o         Elle s’oppose à ce que les mesures de responsabilisation ne soient pas effectuées exclusivement dans l’enceinte de l’établissement. Elle demande aussi que le texte soit scrupuleusement appliqué quant au respect de la santé et de la dignité de l’élève.
·          Transport :
La FCPE a relayé les nombreuses récriminations de parents quant au retard régulier du bus de la ligne E52. Elle a demandé à Monsieur le Proviseur de bien vouloir se rapprocher de son homologue de JL Trintignant qui a été informée par la FCPE du Collège et d’intervenir conjointement auprès des services compétents.
Elle lui a demandé aussi d’intervenir auprès du Service de Vie Scolaire pour que les élèves concernés ne soient pas sanctionnés pour retard.
À sa demande, une note de service du Lycée va être prochainement distribuée aux élèves stipulant les numéros à appeler (04.66.28.29.35 ou 0810.33.42.73) au cas où un bus ne passerait pas. Edgard s’est engagé à envoyer un car de substitution ou un taxi en fonction du nombre d’élèves concernés.
·         Voyages scolaires facultatifs :
La FCPE a fourni les textes de référence concernant l’utilisation des Chèques Vacances pour les voyages scolaires.
Elle a souhaité que le Lycée demande au plus vite son agrément à l’Agence Nationale des Chèques Vacances pour que les familles puissent en bénéficier dès cette année. Elle a regretté que cette démarche n’ait pas été entreprise depuis 2005.
·         ½Pension :
Compte tenu des remontées régulières que la FCPE reçoit de la part de parents mécontents des repas servis à la ½ pension, elle a informé Monsieur le Proviseur qu’elle a sollicité une entrevue auprès de la Directrice des Cuisines de l’Uzège, par courrier en date du 17 novembre.
·         Délégués de Parents FCPE aux Conseils de Classe :
La FCPE a regretté que la liste de ses représentants soit la seule à n’être toujours pas publiée sur le site du Lycée.

u Le Conseil d’Administration a eu lieu le 25 novembre.
Quelques points importants en résumé :
·          Commission Éducative : 1 siège est à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentant FCPE : J.Claude MANCHON
Deux élèves siègeront comme le souhaitait la FCPE.
·          Budget prévisionnel 2012 – Service annexe d’hébergement :
La FCPE a demandé des explications quant à la baisse du chapitre R2 – Service annexe d’hébergement.
Madame la Gestionnaire l’explique par une diminution sensible d’internes. Interrogés, les élèves ont fait part des réactions de leurs camarades et imputent cette défection au manque de confort de l’internat.
·          Enseignements de Spécialité en Terminale à la rentrée 2012 :
Dans le cadre d’une offre de formation la plus variée possible, la FCPE a soutenue la demande des enseignants de voir organiser, dès la rentrée 2012 au Lycée, les nouveaux enseignements de la classe de Terminale (Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain en TL ; Sciences Sociales et Politiques en TES ; Informatique et Sciences du Numérique et l’option facultative d’Histoire-Géographie en TS).
Si ce n’était pas le cas, la FCPE a constaté qu’une fois de plus, ce seront les mêmes élèves, en Première cette année, qui continueront de subir les aléas de la mise en œuvre pour le moins chaotique de la Réforme du Lycée.
·          Sexualité :
Suite à la réunion du Comité d’Éducation à la Santé et à la Citoyenneté du 22 novembre, des enseignants ont été stupéfaits des résultats de l’enquête menée par l’infirmière auprès des élèves de 2nde en 2010-11.
Le fait qu’ils montrent notamment, qu’un nombre très important d’élèves a des rapports sexuels non protégés, les conduit à demander que le Lycée prenne en charge l’achat de préservatifs et les mette à disposition au Service de Vie Scolaire et à l’Infirmerie.

u Abords du Lycée :
Suite au courrier de la FCPE au Préfet, auquel l’APDESU a adhéré, vous trouverez en PJ sa réponse. Pour la FCPE, ses engagements sont à la hauteur de ce qu’elle pouvait espérer. Il n’en demeure pas moins qu’elle restera particulièrement vigilante aux suites apportées.
FCPE de l'Uzège : Flash Info n°15 dans Associations de Parents pdf Lettre Préfet
Système éducatif

Bulletin Officiel n° 38 du 20 octobre 2011
·         Baccalauréat général et technologique : définition des épreuves de langues vivantes, de langue vivante approfondie et de littérature étrangère en langue étrangère en série L à compter de la session 2013 (lire).

Conseil Départemental de l’Éducation Nationale du 15 novembre 2011 :
·          Le représentant du Conseil Général en charge des Collèges s’est inquiété du fait que l’Inspection Académique puisse prévoir des divisions à plus de 30 élèves. Pour les projets de nouveaux collèges, la limite avait été fixée en concertation à 30. Il a relevé la possibilité de problèmes de salles, y compris dans les collèges les plus récents, qu’il faudrait alors imputer aux services de l’État et non à la gestion de la collectivité territoriale.
·          L’Inspection Académique a présenté un projet de modification de la sectorisation en lycée pour les élèves des communes du sud de Brignon. Certains élèves dont le lycée d’affectation est actuellement Charles Gide à Uzès, seraient orientés vers le lycée Hemingway à Nîmes. Selon l’administration, cette modification aurait le double avantage de diminuer les effectifs au lycée d’Uzès et d’augmenter les effectifs du lycée Hemingway qui sont en forte baisse.
La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès déplore le manque de concertation en la matière et l’objectif purement comptable de cette décision. Pour elle, si la révision de la carte scolaire du Lycée Gide est une nécessité, elle doit se faire dans l’intérêt des élèves et notamment dans la perspective de diminuer leur temps de transport. D’autres dispositions doivent être envisagées !…

Fraude au Bac S 2011 :
Selon une dépêche de l’AFP du 25 novembre, les accusations se dissipent autour du principal suspect, l’enquête s’orientant vers la piste d’une blague de potache.
Le juge a considéré que ce lycéen de terminale S, qui a finalement eu son bac avec mention, ne pouvait être certain d’être en possession du véritable sujet du bac. Cet élève a également été blanchi par l’enquête disciplinaire de l’université Paris-Ouest/Nanterre, où il s’est inscrit.
Même si le parquet fait appel de la décision, cette affaire se dégonfle lamentablement. La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès ne peut être indifférente aux conséquences subies par un certain nombre de lycéens de Charles Gide que ses nombreuses interventions de juillet, aux côtés des parents, n’ont pas surmontées.

Conseil Local

Le prochain Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès se réunira le jeudi 08 décembre à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès.

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble
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Collèges et Lycées d’Uzès
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Grève unitaire le 15 décembre

Articles du café pédagogique

Evaluation des enseignants : Les syndicats décident aujourd’hui d’une journée de grève unitaire

Grève unitaire le 15 décembre dans Actualités 06cdt1C’est la décision aujourd’hui des syndicats du primaire qui donnera à la journée du 15 décembre sa coloration. Après la publication le 15 novembre des projets de décret et d’arrêté sur l’évaluation des enseignants, les syndicats du second degré ont décidé de ne pas attendre le 21 pour prendre position. Vendredi 18, ils annonçaient leur décision d’appeler à la grève pour le 15 décembre.

 

Signé par la quasi totalité des organisations du second degré  (Cgt, Se-Unsa, Sgen Cfdt, Sncl Faen, Snes Fsu, Snep, Snuep, Snlc FO, Sud) l’appel « condamne unanimement les projets de texte sur l’évaluation des personnels enseignants ». « La fin de la double évaluation (NDLR : par le chef d’établissement et l’inspecteur) reviendrait à reléguer au dernier plan ce qui constitue le coeur du métier, à savoir le travail en classe avec les élèves », note encore le communiqué. Les syndicats appellent donc les personnels du second degré à signer une pétition unitaire en ligne et à faire grève le 15 décembre.

 

C’est au tour aujourd’hui des syndicats du premier degré (Snuipp, Se-Unsa, Sgen) de décider de leur position. Le Snuipp a clairement fait entendre son intention d’appeler à la grève. Les deux autres organisations ont ratifié l’appel du 2nd degré… Cependant la situation est différente dans le premier degré. Des différents aspects des textes, les enseignants du 2nd degré ont surtout retenu l’évaluation par le chef d’établissement. Dans le premier degré l’évaluation reste le fait de l’inspecteur. Ce sont donc les autres aspects du texte qui pourraient mobiliser les enseignants, comme le ralentissement de l’avancement , et donc de la progression salariale, prévue par le nouveau système. L’évaluation des enseignants selon les progrès des élèves n’a pas été relevée par les syndicats jusque là.

Communiqué intersyndicale du secondaire

Le dossier du Café

La pétition unitaire


 

Evaluation : et si on sortait de la langue de bois… ?

On pourrait trouver étonnante la réaction des syndicats enseignants, presque unanime , d’appeler à la grève contre la modification des modalités d’évaluation et d’avancement de leurs mandants. Ce serait oublier combien le sentiment des profs sur ces questions est à vif, surtout dans le second degré. Depuis plusieurs années, la double tutelle des chefs d’établissement et des IPR ou IEN disciplinaires sent la poudre. Entre les sujétions du « projet d’établissement » et la défense de la « discipline », on connait les difficultés à inventer ce nouvel espace professionnel hybride.

 

Pourtant, on sait désormais que l’efficacité de l’éducation tient à la fois  à ce qui se passe dans la classe, dans les modalités de transmission des savoirs, et dans l’établissement, dans la capacité des divers métiers à collaborer pour avancer ensemble sur les difficiles questions de l’accompagnement des élèves, des devoirs, des sanctions,  du lien avec les familles, l’environnement…

 

C’est le moment que choisit l’inénarrable M. Chatel pour annoncer que la publication des résultats des élèves, établissements par établissement, est à terme « nécessaire », notamment pour informer les parents et continuer à réduire les postes. Il a le mérite de la cohérence politique.  Voilà qui devrait déminer le conflit…

 

Evidemment, M. Chatel ignore tout du travail des enseignants. Il ne sait pas que les enseignants ont d’abord besoin du soutien de l’institution, justement parce que c’est elle qui institue. Il ignore sans doute que la force des hussards noirs tenait à la légitimité que leur donnait la République, pas de leur charisme personnel…

 

Evidemment, M. Chatel n’a pas lu Christophe Dejours, qui différencie le « jugement de conformité » nécessairement posé par le supérieur hiérarchique et le « jugement de beauté » porté par les collègues, qui  exprime à la fois le fait de faire le métier « dans les règles de l’art », mais aussi en y ajoutant sa petite graine d’inventivité. Pour essayer de mieux faire « ce qu’on n’arrive pas encore à faire », comme dit F. Lantheaume.

 

Que l’évaluateur soit l’IPR ou le chef d’établissement ne peut poser problème que si l’enseignant ne reconnaît pas la légitimité de celui qui pose ce jugement de conformité. Lorsqu’un prof dit « que connaît le principal à la discipline ? »,  laisse-t-il entendre qu’il accueille en confiance l’IPR dans sa classe ? En tout cas, on peut multiplier les exemples, dans le premier et le second degré, d’inspecteurs ou de chefs d’établissements qui sont tiraillés entre le marteau et l’enclume, entre les réformes à faire pleuvoir sur les fantassins et leur faculté de comprendre les problèmes réels que rencontrent les enseignants.

 

Evidemment, le modèle de M. Chatel est celui du prestataire de service d’éducation, qui entretient des rapports marchands et contractuels avec ses clients. A chacun de fidéliser les siens. Evidemment, M. Chatel ne sait rien de ce qu’est la transmission de la culture, ni pourquoi les élèves des milieux populaires ont besoin d’école.

 

Parce que notre école est en crise, les réponses idiotes de la GRH renforcent l’inquiétude et la colère, là où ceux qui travaillent ont besoin de cadres collectifs pour  inventer autre chose que l’inspection infantilisante, le clientélisme ou la crainte du petit chef. Cela passe, pour les profs, les chefs d’établissement et les inspecteurs, par la capacité à travailler ensemble, localement, avec exigence et sans craindre ni la controverse ni l’incertitude. Chacun y est-il prêt ?

 

Marcel Brun

 

 

Les inspecteurs « vent debout » contre la réforme de l’évaluation des enseignants

snia01 dans Syndicats enseignants« L’ignorance le dispute au mépris. Chatel est un barbare. Il ne connaît rien. Il ne veut rien connaître. Il passe en force ». Roger Keime, secrétaire général du SNIA IPR, syndicat majoritaire chez les IA IPR, est furieux. Il a eu l’occasion de la faire savoir au CSE du 17 novembre. Il en témoigne dans un entretien accordé au Café pédagogique le lendemain.

 

« Quellles que soient les compétences des chefs d’établissement, leurs compétences ne sont pas disciplinaires », estime R Keime, qui rappelle que celles-ci sont un des 4 piliers de la nouvelle évaluation voulue par le ministre. Or pour lui, « la vision de ce qui se fait dans la classe ne peut être obérée. Les inspecteurs voient mal qu’ils n’aient plus qu’à réfléchir à partir de documents d’autoévaluation ou d’analyse du système ». Il rappelle également l’attachement des enseignants au double regard de l’inspecteur et du chef d’établissement. « Exclure les corps d’inspection pédagogique de ce dispositif d’évaluation c’est une fois de plus ignorer leurs compétences, leur expertise et leur légitimité ». Le SNIA IPR manifeste la même hostilité au projet de réforme de la gouvernance académique qui doit passer en CTM le 29 novembre. « C’est une fuite en avant électorale », nous a-t-il confié. « Un texte rédigé à l’UMP plus que par les fonctionnaire du ministère ».

 

gonnet2Du côté des inspecteurs du premier degré, Michel Gonnet, secrétaire général du Snpi Fsu (un quart des IEN), appelle les IEN « à une mobilisation à la hauteur » contre ce texte. « Nous avons appris que les IEN premier degré chargés d’une circonscription (IEN CCPD) ne feraient pas partie du « service académique de l’inspection » prévu dans le document de travail fourni par l’administration. Avec les inspecteurs du second degré, seuls les IEN du premier degré qui ne sont pas chargés d’une circonscription y seront rattachés. Les IEN CCPD, à l’inverse de leurs autres collègues inspecteurs, feraient partie de la ligne hiérarchique décisionnelle à l’instar des chefs d’établissement. Si on relie les deux réformes, une des conséquences en est que l’évaluation des enseignants qui sera demandée à l’IEN-CCPD sera celle d’un supérieur hiérarchique, à savoir un entretien professionnel cadré par des items. Alors que jusqu’ici tous les inspecteurs tiennent leur autorité de leur expertise pédagogique et disciplinaire, les IEN CCPD la tiendraient désormais de leur appartenance à la chaîne hiérarchique. Autrement dit, d’une place de « fonctionnaire de proposition » ceux-ci passeraient à un statut de « fonctionnaire de décision ». Le Snpi veut sauvegarder  » la liberté d’appréciation et la distance intellectuelle nécessaires à l’inspection ».

Les IPR se méfient le la réorganisation académique

 

 

Message  de la FSU :

Face au projet ministériel concernant l’évaluation des enseignants et comme nous vous l’indiquions lors du dernier message, une pétition est désormais en ligne. Cette pétition est largement unitaire (CGT,  SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU, FO-SNLC)
Elle accessible par le lien suivant :

http://retraitduprojetevaluation.net/
Nous vous appelons à la faire circuler en l’envoyant largement vers vos collègues en particulier de votre établissement.
Nous vous confirmons l’appel à la grève de l’intersyndicale du second degré pour le jeudi 15 décembre
Toutes les informations concernant le projet ministériel est consultable sur le site du SNES

http://www.snes.edu/-Evaluation-des-personnels,4740-.html

Frédérique Rolet, Roland Hubert, Daniel Robin
Co-secrétaires généraux



Evaluation des enseignants : La réforme appliquée à la rentrée 2012

Les syndicats face à la nouvelle évaluation

Au rejet plus ou moins violent des syndicats d’enseignants, s’oppose pour le moment le silence des syndicats de cadres. « Totalement inacceptables », pour le Snes, le Snep et le Snuep, les projets de texte sont vivement critiqués. « Ce qui deviendra de fait premier, ce n’est plus le cœur du métier, la capacité de l’enseignant à faire acquérir savoirs et compétences à ses élèves, mais tout ce qui est périphérique à l’acte d’enseigner », écrit le Snes. « Cela changera le sens du métier d’enseignant mais aussi le rôle de l’Ecole envers les élèves, dans la mesure où l’appropriation et la maîtrise de savoirs, l’acquisition de compétences seraient minimisées ». Le syndicat fait allusion au fait que l’inspection n’évaluera plus. Il dénonce aussi « le gel des promotions jusqu’en 2015″ du fait du changement de système d’avancement.

 

Interrogé par le Café, Guy Barbier du Se-Unsa, estime ces textes « pas acceptables ». « On est attaché au regard croisé IPR – chef d’établissement. Ce dernier a son mot à dire dans certains aspects mais le regard pédagogique ne peut venir que de l’inspection. Comment le chef d’établissement pourrait-il apprécier les compétences disciplinaires comme le demande le texte ? C’est aberrant ». Le Se-Unsa rappelle quand même les défauts du système actuel : irrégularité des inspections, absence de critères objectifs et connus.

 

Le Sgen « salue la disparition de l’inspection individuelle » et demande de « déconnecter la question de l’évaluation des modalités d’avancement… Il est inacceptable qu’avec le nouveau système les personnels soient perdants dans le déroulement de leur carrière ».

 

Les syndicats de chefs d’établissement et d’inspecteurs n’ont pas encore réagi aux projet d’arrêté. En février 2011 ils avaient jugé négativement l’entretien d’évaluation des enseignants annoncé par J Théophile. « Le Snpden, premier syndicat de chefs d’établissement, ne voyait pas comment techniquement il sera possible de passer de la gestion de masse des enseignants à une gestion individuelle. P Roumagnac, pour le SIEN, syndicat d’inspecteurs, disait : « le fait de mener de tels entretiens ne s’improvise pas et ni les chefs d’établissement, ni les inspecteurs ne sont formés pour cela. La généralisation brutale de la démarche apparait donc totalement contre-productive ».

Communiqué Snes

En février 2011

 

Changer l’évaluation pour bloquer les carrières ?

Dans ce domaine comme dans d’autres, le ministère vise-t-il avant tout les économies ? La question peut être posée en reconstituant le déroulé des carrières tel que le prévoit le projet de décret. Sur ce graphique l’axe de gauche correspond aux années.

Evaluation des enseignants : La réforme appliquée à la rentrée 2012  dans Actualités 1611111 

A l’ancienneté, dans le système actuel il faut 12,5 ans pour atteindre le 8ème échelon. Il en faudra 15 avec le nouveau. Au grand choix, une carrière théorique dure 16 ans et 9 mois aujourd’hui. Elle nécessiterait 25 ans avec la nouvelle évaluation. C’est une énorme masse salariale d’économie potentielle et un coup d’arrêt à l’augmentation de la masse salariale par l’effet GVT.

 

Evaluation des enseignants : Le Snes appelle à la grève

snes111 dans ActualitésJugés « inacceptables », les projets de textes sur l’évaluation des enseignants font se mobiliser le Snes. Le 15 novembre il annonçait son intention de « réagir avec puissance et détermination ». Dans une déclaration à l’AFP, le 16, Daniel Robin, co-secrétaire général, appelle à la grève le 12 ou le 13 décembre. « Nous appelons les enseignants à limiter strictement leurs tâches à l’enseignement » a ajouté D. Robin. Le Snes est le premier syndicat dans l’enseignement secondaire.

 

Les autres syndicats d’enseignants manifestent leur irritation. L’Unsa education, sous la plume de son secrétaire général, Patrick Gonthier, demande une véritable négociation et rejette les deux textes. « Sur le fond, le projet ministériel exclut de fait les personnels d’inspection pédagogique du second degré de l’évaluation en leur substituant en totalité les chefs d’établissement, y compris sur les problématiques spécifiquement liées à l’enseignement et à la didactique des disciplines », écrit-il. « Surtout, elle bouleverse de manière fondamentale l’organisation des déroulements de carrière. Le projet ministériel est d’abord l’occasion de réaliser des économies budgétaires sur la rémunération des enseignants des écoles, collèges et lycées en les alignant sur le rythme d’avancement le plus défavorable, alors qu’ils sont toujours en attente d’une réelle revalorisation des carrières ».

 

La CGT juge les textes inacceptables et y voit « l’instauration du mérite comme mode de gestion ». Le Snuipp « s’opposera à une conception managériale basée sur un mérite largement arbitraire qui entrainerait individualisme et division des équipes. Il est également hors de question que l’évaluation ne se réduise à un contrôle administratif et à une opération de classement des enseignants. Il portera le projet d’une évaluation formative qui soit une aide au développement professionnel ». Quant au Sgen il parle de « rupture de confiance ». « L’absence de projet ambitieux pour le système éducatif associé à la gestion de coups médiatiques faisant office de politique aboutit à une rupture de confiance renforcée par l’instrumentalisation des débats éducatifs ».

 

Luc Chatel affirme qu’il « n’est pas question de prendre en catimini un décret, un arrêté sans qu’il y ait eu de concertation ».

Dépêche AFP

Communiqué unsa

Snuipp

Les projets de textes

 

 

Evaluation des enseignants : Vers une grève unitaire le 15 décembre

18F_RoletL’intersyndicale du second degré s’est réunie le 17 novembre. Elle se reverra le 21 au même moment qu’une réunion de l’intersyndicale du premier degré. On s’achemine bien vers une grève unitaire.

 

« On a une analyse commune sur la méthode et le fond de ces textes », nous dit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, à la sortie de la réunion de l’intersyndicale du second degré, faisant allusion au décret et à l’arrêté sur l’évaluation des enseignants publiés le 15 novembre par le Café. L’intersyndicale réunit les syndicats Fsu (Snes, Snep, Snuep), le Sgen, le Se Unsa, FO, le Snalc, Sud et la Cgt. « C’est une vision inacceptable de l’éducation qui se dessine ». L’intersyndicale a décidé la diffusion d’une pétition commune lundi 21. « L’appel à la grève se dessine », nous dit F. Rolet et devrait être décidé lundi. L’intersyndicale a lancé un appel pour une action commune à l’intersyndicale du premier degré.

 

Selon Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, l’intersyndicale du premier degré (Snuipp, Se Unsa, Sgen) se réunira effectivement lundi. « On pense que le sujet, c’est à dire l’annonce de nouvelles suppressions de postes, les 3000 Rased dans le viseur, les salaires et la nouvelle évaluation des enseignants, est de nature à amener une réaction commune face au torpillage de l’école ».

Les projets de textes sur l’évaluation des enseignants


 

 



Fichage des élèves : le ministère mate les derniers résistants Imprimer

Marie Kostrz
Rue89

Mis à jour le mercredi 16 novembre 2011 à 19h36

Trois ans après la création de Base élèves, des enseignants du primaire refusent toujours de remplir le fichier numérique.

Fichage des élèves : le ministère mate les derniers résistants      Imprimer dans Actualités 1611-classe-ecole

Dans une classe de l’école La Providence à Vincennes, Paris (Charles Platiau/Reuters)

Le 14 novembre, le Collectif national de résistance au fichier Base élèves (CNRBE) a publié un appel. Directeurs et enseignants y réaffirment leur refus de ficher les élèves et encouragent leurs collègues à dénoncer Base élèves. Pour le moment, seuls 68 directeurs et 82 enseignants ont signé le document.

Jérôme Thorel, de l’ONG Privacy International, qui lutte contre la violation de la vie privée par les gouvernements, affirme que les enseignants qui boudent le fichier sont sans nul doute plus nombreux. Aucun outil ne permet néanmoins de connaître précisément le nombre de désobéisseurs. Il consent :

« Beaucoup ont baissé les bras. Si le directeur arrive dans une école où les élèves ont déjà été fichés, il considère parfois que ça ne le regarde plus. »

En 2008, le gouvernement a supprimé de Base élèves certains champs de renseignement jugés dangereux par les instits, entre autres la nationalité, le lieu de naissance et la langue parlée à la maison. La plupart des directeurs sont alors entrés dans le rang.

1

Des sanctions plus sévères

Blâme, retenue sur salaire, mutation et serrure changée…

 

Ceux qui ont été encouragés par la condamnation de l’ONU et l’avis rendu par le Conseil d’Etat continuent à résister. Cet acte de rébellion a un prix. Les sanctions, appliquées depuis 2009, sont désormais plus sévères. Sur le terrain, tous ont observé un durcissement du ton ministériel à la rentrée scolaire 2011. Blâmés, financièrement sanctionnés, ils sont aussi mutés.

Philippe Wain, responsable d’une classe unique de Bauzy dans le Loir-et-Cher, s’est toujours opposé à Base élèves. Il a été « déplacé ». Après de multiples avertissements oraux et écrits, ainsi que des retenues financières, l’instituteur a reçu en avril un appel informel du secrétariat de l’inspectrice d’académie. On lui a alors déclaré qu’il serait souhaitable pour lui de changer d’école. L’enseignant a finalement appris sa mutation le 20 juin, par hasard :

« J’ai consulté la liste des postes vacants dans le département et j’ai eu la surprise d’y trouver celui que j’occupais depuis cinq ans ! »

Le ministère de l’Education nationale ne rate pas une occasion de contourner le refus des enseignants. En octobre, Annelyse Benoit, directrice de l’école Montbrun-Bocage en Haute-Garonne, est partie en congé formation. Une aubaine pour l’inspection académique, qui a convoqué incognito son remplaçant et fiché la totalité des élèves de l’école.

La palme revient cependant à l’inspection des Hauts-de-Seine : en 2009, elle avait fait changer la serrure de la porte de l’école Paul-Bert de Malakoff afin que Fabienne Thomas, désobéisseuse de la première heure, ne puisse plus venir enseigner.

Contacté par Rue89, le ministère de l’Education nationale a décidé de ne pas s’expliquer sur ces méthodes. Au service presse, on dit :

« Il arrive qu’il y ait une volonté du ministère de ne pas répondre à certaines questions. Ce n’est peut-être pas le moment de les poser. »

2

Une pression différente selon les académies

Là où l’opposition est forte…

 

Annelyse Benoit précise cependant que la situation est très différente d’une académie à l’autre :

« Ça dépend aussi de la personnalité des inspecteurs. Il y a des départements où ils font clairement du zèle, comme en Haute-Garonne, en Isère et dans l’Hérault. »

D’autres départements sont au contraire encore peu dans le collimateur du ministère. Véronique Decker, directrice à Bobigny, estime ne pas rencontrer de problèmes majeurs :

« En Seine-Saint-Denis, nous sommes encore plusieurs centaines de directeurs à s’opposer à Base élèves. Le rapport de force change et on nous laisse tranquille. »

Philippe Wain était le dernier chargé de classe de Loir-et-Cher à refuser l’usage du fichier. Il pense lui aussi qu’on l’a évincé afin de « finir ce qui avait été commencé » dans le département.

Plus au Sud, Joseph Ulla est l’un des deux directeurs aveyronnais à ne pas lâcher prise. Pour le moment, les sanctions se limitent à des retenues sur salaire :

« Ici, la population est très influencée par les luttes du Larzac. A chaque sanctions, enseignants comme parents d’élèves se mobilisent. L’administration a moins de marge de manœuvre. »

3

La mobilisation des parents, déterminante

Deux mille courriers, six plaintes en mai

 

Les parents sont souvent les oubliés de la lutte contre Base élèves. Pourtant, ils sont plusieurs milliers à s’y opposer. Avocate, Sophie Mazas défend certains d’entre eux. Elle affirme que leur mobilisation peut faire la différence.

En juillet 2010, le Conseil d’Etat a en effet rendu un avis qui rétablit la possibilité pour les parents de refuser l’entrée dans Base élèves d’informations concernant leur progéniture. La juridiction a déclaré qu’ils pouvaient faire valoir un « motif légitime » dans ce but. Une expression restée indéfinie.

Depuis, environ 2 000 parents ont écrit au ministère pour faire valoir leur veto au fichage de leur enfant. Tous ont été rejeté. Sophie Mazas poursuit :

« En portant plainte pour différentes raisons, les tribunaux administratifs seront obligés de définir ces motifs. Si on obtient un large pannel de jurisprudences, on pourra réussir à faire supprimer le fichier. »

Six parents ont déposé une plainte en mai 2011 devant différents tribunaux. Des dizaines d’autres devraient les rejoindre d’ici à décembre. Une mère d’élève, domiciliée dans l’Aveyron et très impliquée dans la lutte, explique que la mobilisation est tout de même difficile à mettre sur pieds :

« Beaucoup de parents avaient adressé des courriers, mais il y a moins de monde qui suit lorsqu’il s’agit de porter plainte. Ça a un coût et c’est sûr que c’est un frein. »



Les profs de Hollande, moins chers que les prisons de Sarkozy

Blandine Grosjean
Rue89

Les profs de Hollande, moins chers que les prisons de Sarkozy dans Actualités hollande-sarkozy-profs-prisons

Une caisse enregistreuse (Jessica Rabbit/Flickr/CC)

La lecture de la presse économique repose parfois. Dans la valse des chiffres que les différents états-majors des partis politiques se balancent, sans crainte de compter n’importe quoi, Les Echos et l’Institut Montaigne (think tank libéral) lancent ce lundi et pour six mois le chiffrage des programmes pour 2012.

Henri Gibier, directeur de la rédaction aux Echos, explique :

« [Ce travail sera réalisé ] avec l’aide de hauts fonctionnaires de Bercy dont c’est le métier de chiffrer les projets gouvernementaux, représentant les sensibilités politiques diverses mais sans attaches partisanes. »

« Course à la dépense » et « rien que ça »

On a beaucoup parlé de la proposition de François Hollande de créer 65 000 postes dans l’Education nationale. Martine Aubry, durant la campagne de la primaire, s’est montrée dubitative, et la droite a raillé l’initiative :

« Les propositions de François Hollande sont irresponsables et irréalistes », avait immédiatement réagi le ministre de l’Education Luc Chatel, critiquant les « vieilles recettes de la fuite en avant budgétaire ».

La porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, avait déclaré que « la primaire socialiste virait chaque jour un peu plus à la course à la dépense ».

On a moins évoqué une proposition de Nicolas Sarkozy, datant de septembre, lorsqu’il avait visité le centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne : 80 000 places de prison pour 2017, soit 30 000 places nouvelles. « Quand Sarkozy dit qu’il veut 30 000 places de prison en plus, il veut en augmenter le nombre de 50%, rien que ça », tweete l’avocat Maître Eolas.

1,9 milliard pour les profs, 3,69 milliards pour les prisons

  • 65 000 postes d’enseignants

L’Institut Montaigne chiffre à 1,9 milliard d’euros « en rythme de croisière » le coût de la mesure, soit moins que le chiffrage du PS, 2,5 milliards pour Hollande.

« Faut-il considérer la facture sur une année ou sur toute la durée de carrière des fonctionnaires », questionnent d’emblée les experts.

« La tradition des lois de finances, retenue par tous les gouvernements, veut que l’on raisonne sur une année. »

Sur cette base, l’Institut Montaigne parvient à un coût annuel de 378 millions pendant le quinquennat et de 1,9 milliard par an en rythme de croisière (en 2017, 65 000 postes).

François Hollande annonçait un coût de 2,5 milliards, Luc Chatel évoque 7,5 milliards d’euros, et l’UMP….100 milliards, intégrant dans son calcul la rémunération des professeurs pendant quarante ans puis sa pension de retraite pendant vingt ans.

  • 30 000 nouvelles places de prison

Dans un article publié par Rue89, l’Observatoire des prisons établissait ses comptes :

« La construction de 30 000 places de prison représente un coût de plus 3 milliards d’euros pour le contribuable. Outre la construction, le coût d’une journée de détention est évalué en moyenne à 82 euros, ce qui reviendrait avec l’incarcération visée de 80 000 personnes, à un budget de 6,5 millions d’euros par jour. »

L’Institut Montaigne estime que la mesure coûterait 3,69 milliards d’euros, et intègre les hypothèses d’établissement moins sécurisés (pour détenus en semi-liberté) :

  • coût annuel des investissements entre 2012 et 2017 : 737,2 millions d’euros, soit 3,686 milliards sur les cinq ans ;
  • coût de fonctionnement par an : 730 millions.

C’est un peu facile – mais tentant – de chuter sur Victor Hugo : « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons. »



L’évaluation des enseignants du secondaire confiée aux seuls chefs d’établissement ?

Article du café pédagogique

L'évaluation des enseignants du secondaire confiée aux seuls chefs d'établissement ?  dans Actualités theophileLa proposition UMP de notation des enseignants par les chefs d’établissement et au mérite sera-t-elle appliquée avant les élections ? Nous publions deux documents de travail du ministère de l’éducation nationale, un projet de décret et un projet d’arrêté, que nous nous sommes procurés. Ils donnent à penser que les textes sont prêts.  Ces textes se situent dans la démarche menée par Josette Théophile, DGRH du ministère, depuis l’annonce l’année dernière d’une réforme de l’évaluation.

 

Le projet d’arrêté confie au chef d’établissement dans le secondaire et à l’inspecteur au primaire l’entretien d’évaluation effectué tous les trois ans sur les enseignants. Il porte notamment sur la progression des élèves.  Les compétences évaluées sont « sa capacité à faire progresser chaque élève ; les compétences dans sa discipline ou ses domaines d’apprentissage;  sa pratique professionnelle dans l’action collective de l’école ou de l’établissement, en lien avec les parents d’élève et les partenaires…; la qualité du cadre de travail afin qu’il soit propice aux apprentissages et au partage des valeurs de la République, notamment le respect mutuel et l’égalité entre tous les élèves ». Au terme de l’entretien, un compte-rendu est rédigé par le chef d’établissement ou l’inspecteur, complété « des dispositifs permettant d’évaluer le positionnement de l’agent », puis transmis à la hiérarchie.

 

Le projet de décret modifie les grilles d’avancement. « Les cadences d’avancement existantes (au grand choix, au choix, à l’ancienneté) sont remplacées par un rythme unique. L’avancement accéléré est organisé par l’attribution aux agents de mois de réductions d’ancienneté. Cette allocation est modulée en fonction des résultats de l’évaluation ». Ainsi, pour les certifiés, « La répartition des réductions d’ancienneté s’effectue sur une base annuelle de deux cent cinquante mois pour cent agents du corps et dans la limite de : « 1° cinq mois de réductions d’ancienneté pour 30% de l’effectif du corps ;« 2° deux mois de réductions d’ancienneté pour 50% de l’effectif du corps ». Une nouvelle grille d’avancement est mise en place. Une démarche identique est instituée pour chaque corps.

 

En février 2011, Josette Théophile, directrice générale des ressources humaines, avait surpris les syndicats en lançant le principe d’entretiens professionnels (ou entretiens de carrière) à 2 et 20 ans d’exercice du métier. Le 8 février elle nous déclarait :  »on en a bien sûr parlé avec les organisations syndicales. Tout le monde est d’accord pour dire que le métier d’enseignant a évolué et que l’évaluation actuelle ne reflète qu’une partie des tâches qu’effectuent les enseignants, celles qui ont lieu en classe. Et cet effet est renforcé par la notation administrative qui a un impact très mécanique. Le ministre veut changer cela ». Elle nous annonçait « plusieurs scénarios » pour la rentrée 2011, étant posé qu’il y a « une forte convergence pour dire que la notation doit intégrer un entretien d’appréciation et pour prendre comme guide le référentiel des compétences des enseignants élaboré en 2006. Il y a aussi accord sur l’idée qu’il faut un regard croisé et pas celui du seul chef d’établissement ou de l’IPR ».

 

Depuis les propositions UMP pour les présidentielles demandaient que « les enseignants ne (subissent plus) une évaluation purement quantitative, qui ne vise qu’à vérifier leur bon respect du programme national et leur aptitude à le finir dans les temps. (L’évaluation) devrait s’appuyer sur une dimension qualitative, qui mesurerait leur capacité à faire progresser les élèves ». Le projet UMP prévoit aussi une évaluation par des responsables disciplinaires dans chaque établissement.

 

En 2010, Luc Chatel nous avait confié : « Je souhaite vraiment être à la hauteur du gestionnaire des ressources humaines que je dois être ». Ces propositions ministérielles pourraient susciter de l’émoi dans les établissements.

Le projet de décret

Le projet d’arrêté

Sur la paye au mérite

Chatel avance ses idées



B. Groison :  » Le gouvernement refuse tout débat »

Secrétaire générale de la Fsu, la première fédération de la fonction publique, Bernadette Groison invite au débat. Débat sur l’avenir de l’éducation et la gestion des moyens en temps de crise. Débat plus général sur la gestion de la crise avant les élections présidentielles. C’est renvoyer Luc Chatel et le gouvernement à leur bilan et à leur arrogance.

 

L’UMP vient de publier son programme de propositions pour l’Ecole. Quel jugement portez-vous sur elles ?

B. Groison : C’est une publication sans surprise. La majorité montre bien le choix qu’elle fait en terme éducatif et reste bien dans l’orientation gouvernementale : celle de la contrainte budgétaire. C’est ce qu’on connaît depuis déjà 4 ans. Or cette politique ne permet pas de prendre en charge tous les jeunes. L’UMP parle de réussite pour tous mais en fait elle acte le fait que le système éducatif ne permet pas à tous les jeunes de sortir avec une qualification. Ils maquillent cette réalité en disant que les jeunes ne font pas tous les mêmes efforts, en parlant de la responsabilité des familles, ou des enseignants qui n’arrivent pas à les faire réussir. Ils essaient de mettre des causes pseudo pédagogiques ou sociétales. Mais sur le fond ils n’ont pas décidé de remettre en cause le système et de casser le retard français en terme de décrochage et de corrélation entre réussite scolaire et origine sociale comme le montrent les études internationales.

Que peut-on faire face à l’échec scolaire ?

Il faut recentrer la réflexion et les mesures sur la classe. On a trop tendance à renvoyer hors de la classe le traitement de l’échec scolaire. Du coup on ne donne pas les outils aux enseignants pour que tous les jours ils prennent en charge ces difficultés dans leur classe. Il faut de la formation, donner la capacité à travailler différemment. Par exemple plus de professeurs que de classes au primaire, la possibilité de travailler en équipe et de faire des groupes d’élèves au secondaire. Même si pour certains élèves la difficulté ne peut être traitée qu’ailleurs, il faut revenir à la classe. Un des dangers de la politique Chatel c’est de faire croire qu’avec un millefeuilles de dispositifs (sport l’après-midi etc.) il lutte contre l’échec scolaire. C’est dans la classe que se jouent et que se déjouent les inégalités. C’est une idée que la FSU va porter.

Luc Chatel s’est toujours présenté comme non-idéologue, presque neutre. Avec ce programme n’y a-t-il pas une orientation idéologique affichée ?

Mais Chatel n’a jamais été neutre politiquement même s’il a essayé de faire passer un discours rassurant, y compris en utilisant le vocabulaire des organisations syndicales. Il parle de réussite pour tous, de soutien aux élèves en difficulté. Mais il ne met pas le même contenu à ces mots que nous. Il parle de réussite pour tous mais il ne met pas en place ce qu’il faut pour y arriver. Il fait en sorte que les élèves qui perturbent ou qui peinent à trouver leur voie à l’école soient poussés un peu en dehors du système éducatif et en même temps de tirer les plus « méritants ». Au final le résultat est toujours le même : il y a toujours 130 000 à 140 000 sorties sans qualification et un échec scolaire qu’on n’arrive pas à réduire. Il faut regarder les résultats. Les études internationales lui ont renvoyé cette réalité à la figure d’une manière très forte. Sous une personnalité rassurante sa politique est en fait évidemment celle de l’UMP.

J’ajoute que le dialogue social avec Luc Chatel est problématique puisqu’il ne passe que par voie de presse. Il ne nous donne jamais les moyens de prendre part à un débat, de travailler ensemble les questions éducatives. Il fait des annonces mais ne recherche pas la discussion avec la communauté éducative.

Je me rappelle la soirée très tendue des élections. Il y a maintenant ce programme. Luc Chatel ne se lâche-t-il pas ?

Les échéances politiques vont l’obliger à justifier sa politique. Le ton va peut-être être différent à cause de la campagne. On prendra moins de gants y compris envers les enseignants. On est dans la méthode Sarkozy où on vous dit quoi faire et où on justifie en disant qu’il n’y a rien d’autre à faire que ce que l’UMP propose. C’est le même discours sur la crise et sur l’école et il ne prête pas à débat. D’emblée il discrédite ce que disent les organisations syndicales et les enseignants. Par exemple, le 27 septembre , N Sarkozy s’est permis de dire que proposer 60 000 postes d’enseignants n’était pas raisonnable à part faire plaisir aux syndicats. C’est méprisant. Ca renvoie le PS et les syndicats dans les cordes. Le gouvernement parle beaucoup de dialogue social mais il répond de cette façon. Il reste dans le schéma où rien n’est à discuter alors qu’on a tellement besoin de débats. En dehors de la crise il y a des évolutions de la société énormes, dans un monde qui bouge. Comment éduquer aujourd’hui ? Quelle place de l’école dans la famille ? Que doit-on enseigner ? De quoi a-t-on besoin pour une formation tout au long de la vie ? Voilà des questions passionnantes. Mais le gouvernement refuse tout débat.

Là où il y a encore discussion, je pense au Sénat par exemple, on voit qu’un certain consensus s’est formé autour d’idées simples : le chef d’établissement manager, l’idée que les moyens c’est secondaire… Des thèmes que l’on retrouve dans le programme UMP et qui semblent avoir fait leur chemin bien au-delà.

Dans une situation difficile, on a tendance à chercher des solutions simples. Dire que les choses iraient mieux avec des managers à la tête des établissements ça peut paraître rassurant. C’est le modèle caricaturé du privé. Mais on se trompe. Il faudrait inventer des manières de gérer qui correspondent à l’histoire et l’identité du secteur public. Ce n’est pas d’un renforcement du pouvoir des chefs d’établissement dont on a besoin. C’est de redynamiser les équipes éducatives, de donner un sens au travail collectif en favorisant ce travail des équipes. Les enseignants sont trop seuls avec trop de comptes à rendre. Cette surcharge empêche de se confronter entre enseignants pour réfléchir aux pratiques, aux difficultés des élèves.  Mais il ne suffit pas de parler de travail en équipe. Luc Chatel acquiescerait sans doute lui-même à ce discours ! Il faut donner du temps, de la formation.

Pendant longtemps l’Education nationale a été cogérée. Aujourd’hui vous nous dites que le dialogue est courtois mais vide avec le ministère. Quels moyens d’action restent-ils aux syndicats ?

L’efficacité du syndicat c’est déjà de mettre les personnels en débat. C’est ce qu’on a fait avec les 500 débats dans tous les départements. J’y suis allé. J’ai vu ce besoin de discuter à la fois sur l’Ecole dont on rêve et sur celle que l’on vit. C’est une profession très mobilisée, découragée sans doute par les contraintes budgétaires mais attachée au métier et motivée. Notre second rôle c’est de dire à l’opinion ce que  l’on veut pour l’Ecole. Il va bien falloir dans les mois qui viennent que les candidats disent ce qu’ils comptent faire pour de vrai dans l’avenir. Quand le 27 septembre, Sarkozy répond à la grève des enseignants en disant que lui il s’occupe de l’industrie et pas des fonctionnaires, c’est provocateur. Mais c’est aussi se fourvoyer. Car on ne peut pas parler d’industrie sans parler recherche et éducation. Il va bien falloir parler de ce qu’on veut comme éducation pour nos jeunes et pour la société. Enfin le troisième rôle ce sont les actions. Même si c’est difficile avec ce gouvernement, on veut mettre fin à la règle du « un enseignant pour deux partis en retraite ». On ne désarme pas.

Il faut inverser le raisonnement et partir des besoins de la fonction publique aujourd’hui. Si on ne pense le projet éducatif qu’en terme de moyens budgétaires on est dans l’impasse. La fonction publique doit coller aux évolutions de la société. Et partout où il faut recruter il va bien falloir faire des recrutements. Pour l’éducation, il faut évaluer ce qui est nécessaire sur le court terme et prendre des engagements d’Etat sur plusieurs années. C’est pour cela que l’on a fait des propositions sur le pré-recrutement des enseignants. Au-delà de la question des 60 000 postes, il y a celle de la fonction publique dans la crise. Considère-t-on que la fonction publique est un levier pour sortir de la crise ? Est-on décidé à en programmer la force ? Il faut partir des besoins et ensuite voir quels moyens on met et comment on les met.  Parlons de projets.

Mais on ne peut pas faire l’impasse sur la crise budgétaire…

14Groison2 dans Syndicats enseignantsOn ne nie pas l’existence de la crise. Mais il faut voir aussi où on va chercher des recettes. C’est encore un débat que le gouvernement refuse d’ouvrir. On n’arrive pas à parler de fiscalité. Pourtant, par exemple, à la FSU on conteste l’efficacité du crédit impôt recherche. C’est 5 milliards : on pense qu’il y a là une niche intéressante. Les heures supplémentaires c’est 1,2 milliard. On pense que ce milliard serait mieux utilisé ailleurs. Il faut être conscient qu’on n’est pas dans une période faste et qu’il va falloir prioriser les dépenses. Mais on ne peut pas s’interdire  de penser à des mesures parce que l’on aurait un cadre budgétaire inamovible. On peut abonder le budget si l’on veut.

Aujourd’hui tout le monde dit que les plans successifs du gouvernement  ne font payer pratiquement que les seuls salariés. Tout le monde a compris que le gouvernement essaie de sortir de la crise en touchant le moins possible au système, en essayant de faire payer ceux qui travaillent encore. Peut-on sortir de la crise autrement que par ces plans d’austérité ? On souhaite que ce débat soit porté lors de la présidentielle. Les organisations syndicales disent qu’il y a une autre façon de sortir de la crise. Elles vont dire, avec le projet social qu’elles portent, ce qui leur semble nécessaire d’être fait. Il nous paraît impensable que dans la situation actuelle le gouvernement, qui ne tarit pas d’éloges sur le dialogue social, ne reçoive aucune organisation syndicale ! Comment est-ce possible !

Il y a eu récemment les élections professionnelles. Comment expliquez vous la chute du taux de participation ?

On n’est qu’au début de l’analyse. Mais il faut distinguer deux choses : les dysfonctionnements liés au vote électronique et d’autres facteurs. Je reste persuadée que cette baisse de 20 points ne s’explique pas si l’on ne regarde pas les dysfonctionnements. D’autant qu’il y a stabilité dans tous les autres ministères. La chute n’existe qu’à l’éducation nationale, le seul ministère où l’on votait électroniquement. On sait qu’il y a des personnels qui n’ont pas pu voter. C’est pourquoi on a demandé une commission d’enquête au ministre de l’éducation nationale et aux parlementaires. Le ministère ne peut pas se dédouaner de cette question d’autant que , lors de la simulation, on l’avait alerté que ce n’était pas prêt. On n’a pas voulu nous entendre. On veut que le ministère assume cette responsabilité et que cela ne se reproduise pas. Sur l’idée que la baisse serait due au fait que des collègues n’ont pas voulu voter, on va regarder cela de plus près, corps par corps. Mais une baisse aussi forte ne peut pas venir de cette seule raison.

Le gouvernement utilise cette idée ?

Oui il en a la tentation. Le ministre de la fonction publique s’y est essayé en disant que « les élections c’est un engagement personnel ». Mais ce phénomène n’existe que dans le seul ministère où a eu lieu le vote électronique. D’autre part il y a eu de fortes mobilisations syndicales juste avant le vote, comme le 27 septembre. Dire qu’il y aurait une fêlure entre les syndicats et le personnel n’est pas sérieux.

On voit s’amplifier des mouvements de « résistance » contre l’administration de l’éducation nationale, dans tous les domaines aussi bien dans le primaire qu’au secondaire. Par exemple l’Apses qui édite un « contre-manuel » pour subvertir un programme officiel. Vous sentez-vous menacé par ces mouvements ?

C’est un mouvement qui existe aussi dans d’autres pays. Cependant les syndicats restent le cadre privilégié d’action des personnels. Ce n’est pas un problème pour les syndicats. C’en est un plutôt pour le gouvernement. C’est l’expression d’une colère et d’une volonté de ne pas lâcher sur des convictions. Le cadre est différent du syndicat. Mais ces « résistants » disent-ils des choses différentes des organisations syndicales ? Leur message est important pour le gouvernement.

Propos recueillis par François Jarraud

Article du café pédagogique



FCPE de l’Uzège : Flash Info n°13

n° 13.11.12
du 13/11/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Lycée Charles Gide

Le Conseil d’Administration a eu lieu le 08 novembre.
Quelques points importants en résumé :
·          Organisation des Conseils et Commissions :
o         Commission Permanente : elle instruit les questions soumises au Conseil d’Administration.
2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentant FCPE : Michel HUËT ou Nathalie CARVALHO
o         Conseil de Discipline : 2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentants FCPE : Véronique CINQ, J.Claude MANCHON
o         Comité d’Éducation à la Santé et à la Citoyenneté (CESC) :
2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentante FCPE : Isabelle SAULNIER
o         Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS) : 2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentants FCPE : Isabelle SAULNIER, J.Claude MANCHON
o         Conseil de Vie Lycéenne (CVL) : encadrement et parents siègent à titre consultatif.
2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentants FCPE : Pierre MASSADAU, J.Claude MANCHON
Si vous avez des questions ou remarques qui peuvent être traitées par l’un ou l’une de ces conseils ou commissions, nous vous invitons à prendre contact avec les représentants correspondants, via la boîte électronique de la FCPE.
o         Commission Éducative : en question diverse, la FCPE avait souhaité connaître, pour le Lycée Gide, la mise en œuvre du Décret n°2011-729 du 24 juin 2011 relatif à la discipline dans les établissements d’enseignement du second degré.
Monsieur le Proviseur informe qu’elle doit faire l’objet d’un prochain Conseil Pédagogique. D’ores et déjà et au-delà des membres prévus dans la Commission Éducative par les textes, la FCPE indique qu’elle souhaite la présence d’un élève au moins.
·          Demi-pension et Internat :
Les tarifs, imposés par la Région, restent inchangés par rapport à 2010-11.
o         forfait annuel Internat : 1339.52€
o         forfait annuel ½ pension 2 jours : 260.00€ ; 3 jours : 390.00€ ; 4 jours : 520.00€ ; 5 jours : 650.00€
La FCPE rappelle que le paiement trimestriel peut être étalé.
·          Participation des familles aux sorties et voyages scolaires facultatifs :
Les enseignants ont proposé de relever la participation financière maximale des familles de 250€ à 350€ !
Argumentant, la FCPE n’a pu accepter une telle proposition et a, en autre, souhaité une harmonisation sur l’ensemble des établissements secondaires d’Uzès.
Elle a fait part du malaise récurrent qui entoure, à chaque fois, les questions financières des sorties et voyages facultatifs semblant opposer systématiquement enseignants et délégués de parents FCPE.
Or, pour la FCPE, il ne s’agit pas de mettre en doute la pertinence des projets pour les élèves mais de manifester une réelle inquiétude quant aux difficultés financières de certaines familles qui n’oseraient pas se faire connaître.
De façon plus générale, la FCPE aurait souhaité que la dégradation de la situation financière des familles ait été prise en compte, situation constatée au lycée dans d’autres services comme celui de la ½ pension.
Le Conseil d’Administration n’ayant pas trouvé de consensus sur cette question, Monsieur le Proviseur propose que les projets soient étudiés au cas par cas.
·          Projets et voyages pédagogiques :
Les différents projets ont été approuvés par le Conseil d’Administration. Pour sa part, compte tenu des échanges précédents et au vu des disparités des montages financiers, la FCPE s’est abstenue ou a refusé de voter tous les voyages facultatifs.
o         Sortie à Lyon avec visite de deux musées pour les TL1 et TL2 le 01 décembre 2011 :
Participation financière des familles : 17.00€
o         Voyage en Angleterre pour les TES1 et TL2 du 02 au 08 avril 2012 :
Participation financière des familles : 360.00€
o         Voyage à Londres pour les 1ères S Euro du 25 au 30 mars 2012 ou du 01 au 06 avril 2012 :
Participation financière des familles : 370.00€
o         Voyage à Bilbao pour les 2ndes et 1ères STG du 19 au 23 mars 2012 :
Participation financière des familles : 170.00€
o         Voyage en Allemagne pour les 1ères et T germanistes du 22 au 27 janvier 2012 :
Participation financière des familles : 255.00€
o         Voyage à Nice pour les TS avec visite d’ITER du 28 au 30 mars 2012 :
Participation financière des familles : 90.00€
o         Voyage à Turin pour les TSTG du 24 au 27 janvier 2012 :
Participation financière des familles : 140.00€
o         Accueil de 30 élèves espagnols de Tordesillas par 30 élèves de 1ère ES.
o         Atelier Journal ouvert à tous les élèves : 4 publications prévues pour l’année à 0.50€ le numéro ;
don des bénéfices à Terre des Enfants.
·          Projet « ancienne gendarmerie » :
En question diverse, la FCPE a souhaité connaître la situation actuelle de ce projet.
Le Conseiller Régional présent a pu informer le Conseil d’Administration à ce sujet :
o         Pour l’architecte des Bâtiments de France, le bâtiment de l’ancienne gendarmerie et le jardin de façade doivent être entièrement conservés ainsi qu’un ancien pigeonnier ;
o         Les surfaces restantes permettent uniquement la construction de l’Internat et du Service de Restauration communs aux deux lycées ;
o         Un projet d’emprise et de hauteur, présenté par la Région, doit être approuvé par l’architecte des Bâtiments de France et la Commune d’Uzès lors d’une réunion que la Région a souhaitée pour début décembre.
o         À l’approbation du projet, le concours d’architectes doit être lancé avant la fin 2011 ; mi-2012 / mi-2013 : travail de l’architecte désigné ; mi-2013 / 2015 : travaux.
·          Conseils de Classe :
o         En question diverse, la FCPE a demandé que l’horaire des premiers Conseils soit davantage en adéquation avec les contraintes des parents et qu’ils ne commencent qu’à 17h00. En réponse, Madame la Proviseure-Adjointe a fait remarquer qu’ils ne débutent jamais avant 16h45 et ne peuvent être retardés !
o         Pour que les parents délégués puissent préparer les Conseils, la FCPE a obtenu que les listes d’élèves par classe leur soient communiquées préalablement.

Rappel :
La réunion Parents-Professeurs en classe de 1ère aura lieu le jeudi 17 novembre à partir de 17h45.
Elle prendra la forme d’une réunion plénière présidée par le Professeur Principal, en présence de l’ensemble de l’équipe pédagogique de la classe.
·          Déroulement de la réunion :
-          présentation des échéances : bac blanc, TPE, épreuves anticipées…
-          présentation par chaque enseignant des objectifs de l’année.
-          bilan à mi-trimestre.
·          Salles de réunion :
L1
A1
ES1
B4
S1
B16
S3
B14
STG1
centre d’accueil
L2
B3
ES2
B5
S2
B12
S4
SVT
STG2
centre d’accueil

Rencontre avec le Conseiller Régional

La FCPE a profité de la venue du Conseiller Régional au Conseil d’Administration du Lycée Gide pour enfin obtenir une entrevue. Elle a eu lieu jeudi 10 novembre au matin et les points soulevés par la FCPE sont les suivants :
·          Carte Scolaire :
Au constat des prévisions d’effectifs de 930 élèves à la rentrée 2012 et à l’impossibilité des bâtiments à supporter des augmentations régulières, la FCPE souhaite une révision de la Carte Scolaire du Lycée. Le Conseiller Régional la rejoint sur ce point de vue.
Plusieurs pistes ont été évoquées, par exemple le déplacement du triangle Autoroute-Beaucaire-Villeneuve vers le Lycée de Villeneuve lès Avignon. Si ces idées sont retenues, il est évident qu’elles doivent faire l’objet d’une concertation entre tous les acteurs concernés.
Le Conseiller Régional s’est engagé à entreprendre les démarches auprès de la Région et de l’Inspection Académique.
·          Ancienne Gendarmerie :
Dans la mesure où
- l’infrastructure initialement prévue pour l’EPS ne pourra être construite ;
- la perte de temps d’enseignement des élèves est liée aux déplacements sur les installations municipales ;
- la continuité des pratiques Collège-Lycée est prônée par le Ministère,
la FCPE souhaite qu’à minima, une Structure Artificielle d’Escalade, qui ne prend pas de place, soit d’ores et déjà inscrite dans le nouveau projet.
Le Conseiller Régional a retenu cette demande.
·          Personnels de Service et d’Entretien :
La FCPE a rappelé son soutien aux demandes de postes supplémentaires des personnels du Lycée en raison de l’augmentation des surfaces à entretenir et de la maintenance d’un vieux bâtiment.
Le Conseiller Régional s’est engagé à recalculer le ratio personnel/surface et à prendre en compte ce résultat.
·          Restauration :
La FCPE a fait part de la dégradation en quantité et qualité des repas fournis par le prestataire de service actuel et de sa proposition de faire jouer la concurrence auprès des Cuisines de l’Uzège, demandée à Monsieur le Proviseur.
Dans la perspective de la construction d’une cuisine pour les deux lycées, elle a fait part de
- son espoir que ces questions soient résolues ;
- son souhait que soit privilégié l’approvisionnement en circuits courts pour la confection des repas.
Le Conseiller Régional a signalé l’objectif de la Région, qu’à terme, tous les repas de sa responsabilité soient confectionnés avec des produits régionaux Sud de France.

Collège Lou Redounet

Le Conseil d’Administration a eu lieu le 10 novembre.
Quelques points importants en résumé :
·          Organisation des Conseils et Commissions :
o         Commission Permanente : elle instruit les questions soumises au Conseil d’Administration.
3 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentantes FCPE : Martine DUROT, Brigitte PUEL
o         Conseil de Discipline : 3 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentantes FCPE : Peggy BRUYANT, Patricia BOUVARD
o         Commission Éducative : 2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentante FCPE : Peggy BRUYANT
o         Comité d’Éducation à la Santé et à la Citoyenneté (CESC) :
2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentante FCPE : Brigitte PUEL
o         Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS) : 2 sièges sont à pourvoir au titre des parents d’élèves.
Représentante FCPE : Alexandra REBOUX
Si vous avez des questions ou remarques qui peuvent être traitées par l’un ou l’une de ces conseils ou commissions, nous vous invitons à prendre contact avec les représentants correspondants, via la boîte électronique de la FCPE.
·         Rapport d’Activités 2010-2011 :
o         En préambule, la FCPE fait remarquer l’utilisation massive de sigles incompréhensibles pour un parent néophyte. Monsieur le Principal s’en excuse et propose d’envoyer aux parents ainsi qu’aux élèves un glossaire de ces sigles.
o         Selon le chef d’établissement, de nombreux points sont positifs, notamment une meilleure prise en charge des élèves à besoins spécifiques, une richesse culturelle qui se traduit par de nombreux projets et une plus grande implication dans le domaine de l’informatique.
o         Puis le Conseil d’Administration évoque plusieurs points de ce rapport. S’en suivent de longs débats vifs et animés entre enseignants et parents, notamment à propos des punitions/sanctions, du redoublement, des devoirs, de l’orientation …
o         Deux points importants sont soulevés par Monsieur le Principal :
- la distorsion entre un pourcentage très honorable d’admis au Diplôme National du Brevet et une moyenne assez faible lors des épreuves écrites (français, mathématiques, histoire-géographie-éducation civique) ;
- le taux de redoublement particulièrement élevé (19,3%) des élèves du collège après la seconde au lycée Gide, établissement de secteur.
Comme remédiation, il propose de revoir les politiques d’évaluation et d’orientation avec les enseignants et préconise une plus grande concertation avec les professeurs du lycée.
·         Bilan de la Rentrée 2011 :
o         664 élèves, 54 élèves de SEGPA, soit un total de 718 (+3,9% par rapport à l’année dernière).
o         Dotation : 721h, + 10h en juin pour le dispositif de la 3e par alternance, + 8h en septembre pour créer des groupes en 6e dont les effectifs sont lourds, soit un total de 739h.
o         Tous les postes ont été pourvus, tous les enseignants de SEGPA sont désormais titulaires. Le service de vie scolaire a perdu un temps plein, les agents (ATTEE) sont au nombre de 8.
o         Le principe d’hétérogénéité a prévalu lors de la composition des classes. Toutes les options, à tous les niveaux, sont réparties sur au moins 2 classes.
·         Plan d’information sur l’orientation 2011-2012 :
Se sont dégagés les grands axes suivants :
o         6e : s’interroger sur soi et sur le sens de l’école.
o         5e : connaissance du monde des métiers (invitation d’un professionnel).
o         4e : découverte des voies de formation (visites d’établissements au 2nd trimestre).
o         3e : information sur les différentes filières d’étude ; stage d’observation en entreprise en décembre avec un rapport de stage ; semaine de l’orientation du 16 au 20 janvier 2012 (rencontre avec d’anciens élèves, soutenance orale du rapport de stage, réunion d’information sur les lycées, immersion dans une classe de 2e, rencontre professeurs principaux de 3e avec leurs homologues de 2e du Lycée Gide).
o         3e DP6 : en plus, stages d’observation en entreprise de 2 semaines par trimestre ; stage le lundi matin au LMA Guynemer.
o         4e SEGPA : 2 stages de 2 semaines en entreprise.
o         3e SEGPA : 3 stages de 2 semaines en entreprise (6 à 8 élèves effectueront leur stage du 3e trimestre aux Baléares dans le cadre d’un projet européen Leonardo).
·          Procédures disciplinaires :
Le Décret n° 2011-728 du 24 juin 2011 modifie les procédures disciplinaires en Collège et Lycée (lire). Ces nouvelles dispositions sont applicables dès maintenant même si elles n’ont pas encore été intégrées au règlement intérieur.
Alors que la présence des premiers concernés n’est pas inscrite dans les textes officiels, les Associations de Parents d’Élèves ont souhaité que deux élèves soient nommés au sein de la Commission Éducative, nouvelle instance transitoire avant le Conseil de Discipline.
·          Semaine de l’Ouverture et de la Découverte :
Elle aura lieu du 19 au 24 mars 2012.
Projets de Voyage :
o        Échange allemand avec Baden-Baden pour les germanistes de 5e, 4e et 3e :
Participation financière des familles : 230.00€
o        Voyage à Barcelone pour les 3e5, 3e6 et 3e8 :
Participation financière des familles : 190.00€/200.00€
o        Voyage à Rome pour les 3e7 et latinistes :
Participation financière des familles : 250.00€
o        Voyage à Venise pour les LV2 Italien et les membres du Club Italien :
Participation financière des familles : 184.00€
o        Séjour Ski pour les 4e2, 4e4 et 4e7 :
Participation financière des familles : 210.00€
Une tombola va être organisée afin de baisser le prix de tous les voyages.
·          ½ Pension :
Conformément au souhait du Conseil Général,
o        le coût du repas est maintenu à 3.00€ quel que soit le nombre de jours du forfait choisi.
o        l’achat au ticket est ramené à 3.20€.
·          Questions diverses :
Le Conseil d’Administration ayant dépassé largement les 3 heures prévues dans son règlement intérieur, Monsieur le Principal propose de reporter les questions diverses au prochain conseil.
La FCPE, seule à avoir déposé des questions, donne son accord.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 41 du 10 novembre 2011
·         Diplôme National du Brevet : Évaluation de l’histoire des arts à compter de la session 2012 (lire).
·         Certifications en allemand, anglais et espagnol : Calendrier des épreuves orales et écrite – session 2012 (lire)

Le Budget 2012 de l’Éducation Nationale, qui prévoit notamment 14.000 suppressions de postes, a été adopté jeudi 10 novembre à l’Assemblée avec un coup de rabot supplémentaire de 20 millions d’euros.
Seront réduits de 11 millions, les crédits destinés aux bourses de collèges et de lycées en raison de leur sous utilisation (?) et de la baisse du nombre d’élèves à la rentrée 2011 (?) et de 2 millions, les crédits pour les fonds sociaux.
La subvention des opérateurs de l’Enseignement scolaire pour charges de service public sera diminuée de 6 millions et les crédits de l’Enseignement technique agricole baissés d’un million.

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble
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Collèges et Lycées d’Uzès
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Lycée Charles Gide : le Maire d’Uzès méprise ses interlocuteurs

Logo SNES

                                             

Lors du Conseil d’Administration du 8 novembre au lycée Charles Gide le Maire d’Uzès était  encore une fois absent et non représenté. Mme De Saboulin, représentante de la mairie, avait téléphoné à Mme Lorant-Raze pour l’informer de son absence et cette dernière en avait profité pour avoir des réponses aux questions des enseignants et des parents sur l’évolution de deux projets : l’aménagement des abords du lycée et l’entretien du centre d’accueil.

 

A la question de l’entretien du centre d’accueil dans lequel les internes de l’établissement résident, le Maire a répondu qu’il n’était pas de son ressort d’assurer le confort des élèves et que le conseil Régional pouvait y pourvoir. Pour exemple : des volets ne fonctionnant plus, ont été démontés par les services municipaux et remplacés par …. rien ; la seule réponse du Maire étant « la Région n’a qu’à faire poser des rideaux ». Les élèves et parents vont sûrement apprécier à sa juste valeur cette réaction …

Rappel : la Mairie d’Uzès est l’actuel propriétaire de cet internat et la Région lui paye un loyer pour occuper les locaux. L’entretien de ces locaux restant à la charge du propriétaire.

 

A la question de l’aménagement des abords du lycée (place Adolphe Bosc) la réponse est encore plus pitoyable. M Chapon a répondu qu’il était sur le point de donner son accord pour faire installer des plots de sécurisation à l’emplacement des places de parking mais que l’interpellation des représentants syndicaux du lycée (dans leurs communiqués de presse du 12 octobre et du 27 septembre) l’ont coupé dans son élan et donc qu’il s’y refuse maintenant. Le SNES (FSU) du lycée Gide a tenu immédiatement à faire noter au compte rendu du CA qu’il condamnait la « mauvaise foi » du Maire d’Uzès qui, on le rappelle, fait traîner ce dossier depuis près d’un an.     

De plus, le Maire aurait pris un arrêté d’interdiction de stationnement devant le Lycée, arrêté « fantôme » pour l’instant puisqu’aucun panneau ne le signale et que les voitures sont toujours en place.

 

La FSU de l’Uzège déplore la susceptibilité du premier magistrat de la ville d’Uzès qui suspend des travaux nécessaires à la sécurité des lycéens de Gide à cause d’une pseudo atteinte à sa dignité.



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