Ecole : L’UMP propose un programme de rupture

Article du café pédagogique
La droite veut reconstruire l’Ecole. Mort du collège unique, nouveau statut enseignant, chefs d’établissement aux pouvoirs renforcés, notation publique des établissements, les propositions de l’UMP pour l’éducation rompent nettement avec la tradition scolaire.

 

L’UMP réunit le 8 novembre sa Convention éducation et publie ses propositions de campagne pour les présidentielles de 2012 en matière d’éducation. Elles se déclinent autour de 4 points : la réforme des rythmes scolaires, celle du collège, le management scolaire et la réforme du statut des enseignants.

 

Auparavant vient le bilan. «  Des résultats encourageants sont cependant déjà perceptibles », estime le document UMP en citant les évaluations de CE1 et de Cm2 qui montrent «  une meilleure maîtrise des fondamentaux ». Il montre également « une augmentation sans précédent de la rémunération des jeunes enseignants », une hausse du pouvoir d’achat de tous grâce aux heures supplémentaires. Globalement « les moyens existent mais il faut les mettre là où on en a le plus besoin ».  

 

Après avoir modifié les rythmes scolaires sous X Darcos, l’UMP propose de nouveaux rythmes en conformité avec les recommandations de l’Académie de médecine. Extension de deux semaines de l’année scolaire, sans qu’il soit fait mention d’une compensation, au primaire et au secondaire, semaine de 4 jours et demi au primaire, pause méridienne d’une heure et demi.

 

« Passer du collège unique au collège pour tous… S’il ne s’agit pas de remettre en cause le collège pour tous, il faut cependant l’adapter aux nouveaux besoins des élèves qui sont plus diversifiés qu’auparavant », écrit l’UMP. De fait il s’agit bien d’en enterrement du collège unique. D4une part l’UMP recommande d’expérimenter des collèges « par classes » en coupant le collège en deux niveaux (5-6ème et 3-4ème) institués dans des établissements différents. Ce système permettrait de mettre en place facilement un double examen d’entrée en 6ème et 4ème, les deux anciens paliers d’orientation seraient remis en place. A l’issue de la 5ème, une partie des jeunes pourraient être envoyés dans des classes de pré professionnalisation. «  Dans le cadre de la réforme du collège, une diversification des voies serait permise, afin que chaque enfant puisse s’orienter dès l’âge de 14 ans vers une voie de réussite qui lui correspond ». Des classes « métiers études » seraient instituées ouvrant sur des CFA. C’est la fin du socle commun qu’annonce ce projet. L’expression est peu citée dans le document et parfois sans l’adjectif « commun »…

 

L’UMP propose une gestion manageriale des établissements. Les écoles primaires deviendraient des établissements. A la tête des établissements, le chef d’établissement embaucherait le personnel de son établissement. Il l’évaluerait. Enfin les résultats des évaluations nationales de chaque école et chaque collège seraient publiées. On aurait ainsi une mise en concurrence renforcée des établissements.

 

Enfin l’UMP propose une réforme du statut des enseignants du secondaire. «  Il faut réfléchir à un nouveau statut des enseignants qui permette d’intégrer dans les missions des enseignants non seulement les cours mais l’accompagnement : tutorat, orientation, concertation. Cette redéfinition des missions pourrait aboutir à la création d’un nouveau corps qui concernerait les candidats à l’actuel CAPES et qui serait ouvert aux professeurs certifiés en exercice, sur la base du volontariat ». Sans toucher aux certifiés et encore moins aux agrégés, cette disposition les mettrait en extinction et on aurait une nouvelle catégorie d’enseignants probablement au temps de service passé à 24 heures (plus un tiers). Cette mesure permettrait d’économiser des milliers de postes. Dans le même souci, l’UMP entérine la fin de la scolarisation à 3 ans et pose la question du devenir du Cndp et du Cned appelés à se fondre dans une seule nouvelle structure.

 

Tous ces dispositifs ont été semés par Nicolas Sarkozy durant son quinquennat mais aboutissent à une rupture. L’UMP propose d’aller au bout des démarches et de mettre en place une école sans doute plus conforme aux principes libéraux que proche du modèle anglo-saxon. C’est la mise en concurrence des établissements qui devra assurer l’amélioration du système éducatif. C’est le chef d’établissement patron qui est seul responsable de bonne cote de sa maison. L’école semble passer du service public au service marchand.

Le programme UMP

 

Echos de la Convention UMP

Ecole : L'UMP propose un programme de rupture dans Actualités 09ump3C’est devant un public acquis et conquis que s’est tenue, ce mardi 8 novembre, au Théâtre Bobino, la convention éducation de l’UMP.  Les mots d’ordre : personnalisation, autonomie, décloisonnement  et confiance, sont répétés avec conviction par les participants successifs, très motivés, comme le disait une militante en sortant, pour  « convaincre les français à faire le bon choix ». Un climat clairement pré-électoral, donc, dans lequel les critiques du programme du PS ont fusé, en contrepoint des projets forts de l’UMP : revoir les rythmes scolaires, la gestion des personnels enseignants (« on ne peut plus fonctionner avec des statuts de 1950! »), les relations avec l’entreprise, le développement de la professionnalisation précoce des élèves et le retour sur le collège unique, qui ne « correspond plus à la société d’aujourd’hui ».

Lisez le reportage

 

Les réactions syndicales

sys5 dans Revue de presse« Rétrograde » pour Thierry Cadart (Sgen Cfdt). « Vrai projet radical » pour Christian Chevalier (Se-Unsa) que cela confirme dans son analyse d’une privatisation de l’Ecole. « Conception idéologique libérale » pour Sébastien Sihr du Snuipp. Le projet UMP a déjà les syndicats contre lui.

 

« Pour le coup l’arrivée de N Sarkozy a changé la vision de l’école de la droite », nous a déclaré Christian Chevalier, secrétaire général du se-Unsa. « Jusque là la droite s’adaptait à l’école républicaine. Elle a maintenant son propre projet » qu’elle veut mettre en place. Même s’il « n’est pas surpris car ces mesures s’inscrivent dans la logique des mesures déjà avancées », il souligne la rupture. « On n’est plus dans l’Ecole de la République. C4est l’école de la ségrégation ». C Chevalier attire par exemple l’attention sur le risque de déserts scolaires du fait de l’embauche des enseignants par les chefs d’établissement. « L’UMP a un vrai projet pour l’Ecole : l’Ecole de la concurrence. Ce n’est pas une école de la réussite de tous les élèves ».

 

Interrogé lui aussi, Thierry Cadart (Sgen Cfdt) voit dans cette mise en concurrence « une obsession idéologique,… une tentative d’importer dans le système éducatif les principes du management des entreprises ». Le Sgen qui est ouvert à l’évolution des missions des enseignants, appelle « à ce que le débat nécessaire ne prenne pas une forme caricaturale ».

 

Pour Sébastien Sihr (Snuipp Fsu), « la vision éducative de l’UMP c’est le chacun pour soi » et la mise en concurrence, nous confie-t-il. Avec les jardins d’éveil tous les parents par exemple n’auraient plus accès à l’éducation préélémentaire. Le syndicat est favorable à une évolution des missions des enseignants mais fustige un programme qui « fait l’impasse sur les dynamiques professionnelles qui fondent les réussites des élèves ». Il dénonce « une conception libérale de l’école ».

 

Article Libération.fr

 

L’école UMP: le « vous » dès l’âge de 3 ans !

Vous connaissez Christine Maso ? Non ? Moi non plus, jusqu’à ce que j’assiste mardi à Bobino à la Convention UMP sur l’éducation. Et que Christine Maso, une prof de maternelle assise à la tribune, propose une loi pour interdire le tutoiement des petits, rendant donc obligatoire le vouvoiement, histoire d’imposer le respect

8 nov 2011 038

Il était autour de 17 heures 30 lorsque la Convention a débuté dans la salle parisienne, soudain plongée dans le noir comme pour un spectacle – ce qui ne facilite pas la prise de notes. Les balcons sont vides mais à l’orchestre, on voit beaucoup de militants UMP aux cheveux blancs et quelques jeunes placés bien devant.

Après un début classique – un discours bilan-perspectives du ministre Luc Chatel – , Christine Maso fut l’une des toute premières sollicitées par l’animateur du raout, Nicolas Rossignol, un homme plutôt joyeux. La raison: prof, elle est au coeur du sujet.

L’enseignante de moyenne et grande section de maternelle évoque alors ces élèves de maternelle qui tutoient leurs profs et qui sont « de plus en plus arrogants« . « Autorité, respect, seraient-ils devenus des gros mots ? », lance-t-elle devant une salle conquise, hostile par nature à « la chienlit ». Mais elle réserve son annonce-surprise à plus tard, lorsqu’elle est interrogée une seconde fois: « et pourquoi pas une loi pour interdire le tutoiement ? ».

En son temps, Xavier Darcos, le prédécesseur de Luc Chatel, était aussi un adepte du « vous ». Mais ayant déjà pas mal de sujets de frictions, il n’avait pas insisté.Christine Maso ne s’arrête pas là. Elle est ensuite carrément applaudie lorsqu’elle déplore le mauvais niveau des élèves en français: « c’était quand même mieux avant lorsqu’on enseignait sujet, verbe, complément, au lieu de groupe nominal… ».

La Convention de l’UMP – deux panels d’une petite dizaine d’intervenants chacun, l’un sur l’éducation, l’autre sur le supérieur – a ainsi oscillé entre la nostalgie d’une époque où les élèves ne pipaient pas mot en classe, et le rêve d’une école libérale où les directeurs recruteraient eux-mêmes les profs et où ces derniers travailleraient plus sans gagner plus.

Le rêve libéral, c’est Luc Chatel qui l’a développé. « Il faut que vous soyez fiers du bilan, mes chers amis », a-t-il commencé. Puis il a prôné « la troisième révolution, celle de la personnalisation«  de l’enseignement, après la démocratisatoin (la première révolution) et la massification (la deuxième) – son leitmotiv ces derniers temps.

Plus sérieusement, reprenant une partie des 30 propositions de la Convention, il a évoqué une série de réformes à faire, dont voici les principales:

- un changement de statut des profs afin qu’ils soient davantage présents dans les établissements et qu’au delà des cours, ils assurent aussi du tutorat, de l’orientation, etc (proposition 15 de la Convention). « Le métier d’enseignant a changé, a-t-il expliqué, avant, face à des classes homogènes, il pouvait se contenter de transmettre le savoir. Mais aujourd’hui, peut-on continuer avec un statut fait en 1950 ? » (selon lequel un prof certifié assure 18 heures de cours par semaine, un agrégé 15, auxquelles il faut ajouter les préparations, les corrections, les rendez-vous avec les parents, etc, ndlr).

- le recrutement des profs par les chefs d’établissement (proposition 10). « Je suis fier que 300 lycées et collèges expérimentent une autonomie du recrutement, c’est révolutionnaire, s’est félicité le ministre, il faudra aller plus loin ». Il faisait ici allusion aux établissements du dispositif Eclair.

- un changement des rythmes scolaires, avec un allongement de deux semaines de l’année en raccourcissant les vacances d’été (proposition 3). « Les élèves français ont 1 000 heures de  cours par an, un record parmi les pays développés, en plus concentré sur un petit nombre de jours », a souligné le ministre.

- une mise en concurrence des écoles, avec publication des résultats des évaluations nationales des CE1 et CM2 et ceux de celle introduite cette année en 5è (proposition 4). Sur la scène de Bobino, Luc Chatel n’a pas été aussi précis, mais il a vanté « l’autonomie des établissements » et la possibilité pour les parents de « mesurer les performances » des écoles de leurs enfants.

8 nov 2011 039Jean-François Copé, le patron de l’UMP, est ensuite revenu sur ses dadas. Il a défendu l’idée de collèges par niveau – certains regroupant les 6è et 5è, les autres les 4è et 3è (proposition 6). Selon lui, cela doit permettre d’avoir davantage de mixité sociale et d’éviter les « ghettos scolaires ».

Il voulait un examen à l’entrée en 6è fleurant bon le certif. Mais pour surmonter « sa petite divergence avec Luc » (Chatel), il  fait un petit effort et est maintenant d’accord pour une évaluation en début de CM2 (proposition 5).

Les ministres présents – également Laurent Wauquiez pour l’Enseignement supérieur, Nadine Morano pour l’Apprentissage et la secrétaire d’Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab,- se sont succédés à la tribune pour s’autoféliciter du chemin déjà parcouru -  « la réussite exceptionnelle » de la LRU (la loi d’autonomie des universités), « les grandes avancées » dans l’éducation, etc.

Les chiffres ont déferlé pour illustrer le succès des réformes – 240 000 élèves de primaire ont fait un stage de pré-rentrée cette année par exemple – et la hausse continue du nombre d’enseignants alors que celui des élèves baisse. Mais il n’y pas eu un mot sur les suppressions de postes – 66 000 depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007.

Quelques mots enfin sur le panel Enseignement supérieur. Il a consisté essentiellement en une célébration de la LRU. Après l’ »égalitarisme » post-soixante huitard et « la poussière » accumulée par « les  corporatismes », la droite a fait ce que la gauche rêvait de faire en donnant l’autonomie aux universités, a dit en substance Laurent Wauquiez.

Il a aussi célébré le rapprochement des universités avec les entreprises et leur plus grand souci de l’insertion professsionnelle de leurs diplômés. « Ah ! le lien avec les entreprises, c’était une horreur, une abomination il y a dix ans », a-t-il lancé pour le plus grand plaisir des militants.

Les invités ont eu 3-4 minutes pour parler, ce qui leur a laissé peu de temps pour dire des choses intéressantes. Et comme il fallait libérer la salle pour le spectacle à 20 heures tapantes, il n’y a pratiquement pas eu de questions de l’assistance.

Tout cela est censé préfigurer ce que sera le programme du candidat UMP à la présidence, candidat non déclaré mais connu, en campagne sans vouloir le dire. Suivez mon regard…

Crédits photos: sur la scène de Bobino, le premier panel laisse la place au second. Parmi les personnages s’en allant, Luc Chatel; Laurent Wauquiez en plein discours (DR).

 



L’UMP inquiète les syndicats en proposant un nouveau statut des enseignants

AFP du 08/11/2011 à 20:35

L’UMP a provoqué l’inquiétude des syndicats de l’éducation en proposant mardi de « revoir » les « obligations de service » des enseignants via « un nouveau statut » qui permettrait d’intégrer dans leurs missions « l’accompagnement », comme le tutorat.

Il s’agit d’une des 30 propositions du parti présidentiel pour sa convention sur l’éducation, organisée au théâtre Bobino à Paris et destinée à alimenter le projet du futur candidat Nicolas Sarkozy.

« Il faut réfléchir à un nouveau statut des enseignants qui permette d’intégrer dans les missions des enseignants non seulement les cours mais l’accompagnement : tutorat, orientation, concertation », prône l’UMP.

Il est important d’avoir un débat « sans tabou », ont estimé le ministre de l’Education nationale Luc Chatel et le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé à leur arrivée à la convention.

M. Chatel a également assuré qu’il n’y avait « pas de projet caché ».

Aujourd’hui, dans le secondaire, un professeur doit assurer 15 heures de cours par semaine s’il est agrégé et 18 heures s’il est certifié, selon un décret de 1950 sur les missions des enseignants.

La redéfinition de ces missions « pourrait aboutir » à « la création d’un nouveau corps qui concernerait les candidats à l’actuel Capes et serait ouvert aux professeurs certifiés en exercice, sur la base du volontariat ».

« Cette mesure, si elle était retenue par Nicolas Sarkozy » pour la présidentielle de 2012, serait applicable à compter du concours 2013 du Capes, a indiqué à l’AFP la présidente UMP de la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée, Michèle Tabarot.

Ceux qui enseignent déjà pourraient eux-aussi, s’ils le souhaitent, opter pour ce nouveau statut en échange d’une « revalorisation de leur rémunération », a précisé Mme Tabarot.

« On était prêt à débattre du changement du statut, d’inclure d’autres modalités dans notre service mais à condition que cela se traduise en diminution du service face aux élèves. Là, on a bien compris que c’est en plus », déplore Patrick Gonthier (Unsa Education).

« Nous sommes pour une évolution du statut », renchérit Thierry Cadart (Sgen-CFDT), mais « pour nous, la reconnaissance de ces nouvelles tâches doit s’accompagner d’une baisse des obligations de services en termes de face-à-face pédagogique classique ».

Selon M. Gonthier, « ce double statut », avec une meilleure rémunération du nouveau, « apportera de la concurrence dans les établissements » et « des tensions entre personnels ». « L’UMP est en train de monter un piège: recrutements diversifiés, rémunérations inégales et chefs d’établissements transformés en évaluateurs et notateurs », résume-t-il.

De fait, l’UMP préconise aussi la mise en place d’une évaluation des enseignants « par le chef d’établissement », s’appuyant sur « une dimension qualitative », « qui mesurerait leur capacité à faire progresser les élèves ».

Dans les « grands établissements », un « responsable disciplinaire », désigné parmi les enseignants, « pourrait animer l’équipe de professeurs de sa discipline et participer à leur évaluation ».

« On voit qu’il y a une vision du management des personnels qui est très marquée par le secteur privé dans ce qu’il peut avoir de pire. Il faut mettre en place une évaluation collective de travail pour aider les enseignants à orienter leur action et non pas entrer dans une logique d’évaluation-punition, carotte et bâton », estime Thierry Cadart.

Après la réforme des universités, l’UMP entend aussi renforcer « l’autonomie » des établissements scolaires avec la possibilité pour le principal et le proviseur, « mais aussi, à terme, le directeur d’école », de « recruter librement » son équipe enseignante et administrative.

 

Article Libé.fr Aujourd’hui à 17h47

Un nouveau statut de l’enseignant version UMP inquiète les syndicats

Le parti présidentiel a notamment proposé de «revoir» les «obligations de service» des enseignants en y intégrant «l’accompagnement», comme le tutorat.

 

L’UMP a provoqué l’inquiétude des syndicats de l’éducation en proposant mardi de «revoir» les «obligations de service» des enseignants via «un nouveau statut» qui permettrait d’intégrer dans leurs missions «l’accompagnement», comme le tutorat.

Il s’agit d’une des 30 propositions du parti présidentiel pour sa convention sur l’éducation, organisée au théâtre Bobino à Paris et destinée à alimenter le projet du futur candidat Nicolas Sarkozy.

«Il faut réfléchir à un nouveau statut des enseignants qui permette d’intégrer dans les missions des enseignants non seulement les cours mais l’accompagnement: tutorat, orientation, concertation», prône l’UMP.

Aujourd’hui, dans le secondaire, un professeur doit assurer 15 heures de cours par semaine s’il est agrégé et 18 heures s’il est certifié, selon un décret de 1950 sur les missions des enseignants. La redéfinition de ces missions «pourrait aboutir» à «la création d’un nouveau corps qui concernerait les candidats à l’actuel Capes et serait ouvert aux professeurs certifiés en exercice, sur la base du volontariat». «Cette mesure, si elle était retenue par Nicolas Sarkozy» pour la présidentielle, serait applicable à compter du concours 2013 du Capes, a indiqué à l’AFP la présidente UMP de la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée, Michèle Tabarot.

Ceux qui enseignent déjà pourraient eux-aussi, s’ils le souhaitent, opter pour ce nouveau statut en échange d’une «revalorisation de leur rémunération», a précisé Michèle Tabarot.

«L’UMP est en train de monter un piège»

«On était prêt à débattre du changement du statut, d’inclure d’autres modalités dans notre service mais à condition que cela se traduise en diminution du service face aux élèves. Là, on a bien compris que c’est en plus», déplore Patrick Gonthier (Unsa Education).

«Nous sommes pour une évolution du statut», renchérit Thierry Cadart (Sgen-CFDT), mais «pour nous, la reconnaissance de ces nouvelles tâches doit s’accompagner d’une baisse des obligations de services en terme de face-à-face pédagogique classique». Selon lui, «ce double statut», avec une meilleure rémunération du nouveau, «apportera de la concurrence dans les établissements» et «des tensions entre personnels». «L’UMP est en train de monter un piège: recrutements diversifiés, rémunérations inégales et chefs d’établissements transformés en évaluateurs et notateurs», résume-t-il.

De fait, l’UMP préconise aussi la mise en place d’une évaluation des enseignants «par le chef d’établissement», s’appuyant sur «une dimension qualitative», «qui mesurerait leur capacité à faire progresser les élèves». Dans les «grands établissements», un «responsable disciplinaire», désigné parmi les enseignants, «pourrait animer l’équipe de professeurs de sa discipline et participer à leur évaluation».

«On voit qu’il y a une vision du management des personnels qui est très marquée par le secteur privé dans ce qu’il peut avoir de pire. Il faut mettre en place une évaluation collective de travail pour aider les enseignants à orienter leur action et non pas entrer dans une logique d’évaluation-punition, carotte et bâton», estime Thierry Cadart.

Après la réforme des universités, l’UMP entend aussi renforcer «l’autonomie» des établissements scolaires avec la possibilité pour le principal et le proviseur, «mais aussi, à terme, le directeur d’école», de «recruter librement» son équipe enseignante et administrative.

(Source AFP)

 

 

 

 



FCPE de l’Uzège : Flash Info n°12

n° 12.11.12 du 20/11/11

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Lycée Charles Gide

·          Abords du Lycée :
Comme annoncé dans le Flash Info n°11 et en accord avec l’APDESU, la FCPE écrit au Préfet :

Monsieur le Préfet,

Les associations de parents d’élèves FCPE et APDESU souhaitent porter à votre connaissance le problème récurrent de la sécurisation des abords du Lycée Charles Gide à Uzès.

En février 2011, les représentants élèves du Conseil de Vie Lycéenne, accompagnés de Madame la Proviseure-Adjointe et de Madame la CPE ont été reçus en mairie.
Leurs interlocuteurs se sont montrés attentifs à leurs propositions. Ils ont retenu l’idée de banaliser et sécuriser l’aire droite de stationnement devant le lycée, de poursuivre la pose de barrières de la rue St Firmin, d’installer des bancs et des corbeilles. Selon eux, cet aménagement doit permettre la sécurisation des abords du lycée et limiter les nuisances pour les riverains. Pour leur part, les élèves se sont engagés à prendre en charge la propreté des lieux.

Or, depuis un certain temps, des enseignants du lycée et le Maire d’Uzès échangent par articles de presse sur le sujet. À l’évidence, Monsieur le Maire refuse tout aménagement, en contradiction avec les élus qui avaient accepté le projet.

Les associations de parents d’élèves FCPE et APDESU ne souhaitent pas participer à ce nouvel affrontement avec Monsieur le Maire dont elles connaissent l’issue.
C’est pourquoi elles sollicitent de votre bienveillance toute intervention qui permettrait qu’enfin, nos enfants puissent se déplacer autour du lycée dans une sécurité relative d’autant plus que le niveau rouge du plan Vigipirate est toujours actif mais pas appliqué à Uzès et qu’il interdit tout stationnement de véhicules aux abords immédiats d’établissements scolaires.

Assurées que vous prendrez leur demande en considération, les associations de parents d’élèves FCPE et APDESU vous prient d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de leur profond respect.

Collège Lou Redounet

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Principal et Madame la Principale-Adjointe, mercredi 02 novembre.
·         Conseils de Classe :
Ils auront lieu du 28 novembre au 09 décembre.
·         Réunions Parents-Professeurs :
Les associations font remarquer que l’information sur les réunions collectives a été diffusée très diversement selon les classes. Certains parents n’ont eu l’information que très tardivement, voire pas du tout. De plus l’horaire de 16h30 n’est pas adapté aux familles qui travaillent.
Monsieur le Principal assure qu’un autre dispositif sera mis en œuvre l’année prochaine.
·         Carte Scolaire :
La réunion avec le Conseiller Général du Canton n’a pas encore eu lieu.
·          Initiation aux gestes de premiers secours (PSC1) :
La situation semble se débloquer : l’enseignant d’EPS nouvellement nommé possède l’accréditation et s’est porté volontaire. En outre, Monsieur le Principal devait recevoir le jeudi 03 novembre un nouvel AED, lui-aussi formé.
La FCPE a également informé l’équipe de direction que la MAIF s’était engagée à remettre aux académies 70 kits de formation avec mannequins et défébrillateurs.
·          Visite du Recteur d’Académie :
Elle aura lieu le 17 novembre. Le Recteur souhaite, à cette occasion, rencontrer les membres du Conseil d’Administration
·          ½ Pension :
La FCPE fait remonter le mécontentement de familles sur la quantité des plats servis. Madame la Principale-Adjointe admet que le personnel sert de « petites assiettes » pour limiter le gâchis. D’après elle, il suffit que les élèves demandent tout de suite une assiette plus fournie …
La FCPE réitère sa demande pour que soit notifiée sur la facture, la possibilité qu’ont les parents d’étaler leur paiement en faisant plusieurs chèques.
·          Contrôle des vaccinations en 6ème :
La FCPE fait remarquer son caractère obligatoire depuis la rentrée, notamment en ce qui concerne la rougeole. Monsieur le Principal indique que cette vérification est du ressort de l’infirmière…
·          Exclusions temporaires :
Des problèmes de communication entre l’établissement et des familles ont été signalés à la FCPE.
Monsieur le Principal informe qu’une nouvelle directive lui impose désormais de mettre en place une procédure qui permettra aux parents d’être mieux informés et de pouvoir « présenter une défense ».
·          Achats de rentrée :
La FCPE fait remarquer que la liste des fournitures demandée est toujours importante.
Le matériel d’Art Plastique notamment, est de plus en plus spécifique et diffère chaque année, donc pas toujours réutilisable. N’est-il pas envisageable de prévoir, pour cet enseignement, une liste valable pour les quatre années de collège ou alors de puiser « un peu » dans les crédits d’enseignement ?

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 39 du 27 octobre 2011
·         Baccalauréat général séries ES et L : thèmes du programme de l’enseignement scientifique – session 2012 (lire).
·         Baccalauréat technologique série STMG : Organisation et horaires des enseignements des classes de première et terminale (lire)

Vacances de la Toussaint : déclaration de la FCPE Nationale
« Les derniers rapports, de l’Académie de médecine, de la mission parlementaire et de la conférence sur les rythmes, ainsi que les chercheurs, tous condamnent la durée actuelle des vacances de la Toussaint. Ces vacances n’offrent pas aux élèves un temps de repos suffisant dans un premier trimestre d’une longueur excessive. Le Ministère de l’Education Nationale aurait pu prendre la plus simple et raisonnable des décisions : modifier le calendrier scolaire en portant à deux semaines complètes les vacances de la Toussaint. »
Il ne l’a pas fait : la FCPE souligne cette « occasion manquée ».

Conseil Local

Le Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès annulé pour cause d’intempéries se réunira le jeudi 17 novembre à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès.

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Collèges et Lycées d’Uzès
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Des statisticiens accusent l’éducation nationale de faire de la rétention d’information

LEMONDE.FR – 4 novembre 2011

Selon Interstat, les services de Luc Chatel ne publieraient que des études utiles à sa communication.

Interstat, un collectif qui réunit les syndicats de l’Insee et des services de statistiques ministériels, accusent le ministère de l’éducation de faire de la rétention d’information, en ne publiant pas dans les temps leurs travaux.

Dans un communiqué, les statisticiens publics s’étonnent de voir que huit de leurs publications n’ont été ni publiées, ni mises à disposition du public sur le site Internet du ministère. Selon eux, des études annuelles, traitant par exemple du nombre d’élèves par classe ou de la réussite aux examens, sont mises en réserve par les services de Luc Chatel.

Pas tant par volonté de censure mais pour mieux contrôler sa communication : « des publications validées et prêtes à être diffusées sont retenues en attendant une éventuelle communication du ministre sur le sujet », dénoncent ainsi les chercheurs.

LES STATISTIQUES PUBLIQUES NE SONT PLUS INDÉPENDANTES

Plus grave, les statistiques présentées seraient faussées. Interstat accuse Luc Chatel de « s’enorgueillir, lors de sa conférence de presse de rentrée [le 1er septembre], d’améliorer les compétences des élèves malgré la hausse du nombre d’élèves et la baisse du nombre d’enseignants ». Seulement, les données sur lesquelles se base ce propos sont « sujettes à caution ».

En cause, la réorganisation des services de statistiques publiques. Les chercheurs affirment que les données utilisées par le ministère de l’éducation ne sont plus produites par un organisme »indépendant du pouvoir » mais par la direction pédagogique du ministère, qui publierait des résultats faussés. « La publication des résultats moins flatteurs d’opérations conduites en parallèle par la DEPP [direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance, un service public de statistiques] n’est pas autorisée, ce qui est plus inquiétant encore », souligne le communiqué.

Au-delà de la défense de leur mission de service public, les statisticiens estiment que cette situation fausse le débat sur le destin de l’éducation nationale. « Les citoyens doivent pouvoir s’informer en toute indépendance et ne pas être tributaires de la propagande, quelle que soit son origine », concluent-ils.

Joint par le Monde.fr, le ministère de l’éducation n’a pas souhaité réagir.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/04/des-statisticiens-accusent-l-education-nationale-de-faire-de-la-retention-d-information_1599218_3224.html



Hommes, femmes ? Etre transgenre n’est pas une maladie : c’est l’Europe qui le dit

Article Nouvel Obs.com

LE PLUS. Des députés demandent le retrait de manuels scolaires parlant d’identité sexuelle, la France, suivant l’OMS, considère toujours que la transidentité est une maladie… Mais cette fois, l’Europe fait cavalier seul. Identité de genre ? Théorie du genre? De quoi parle-t-on, en vérité ?

Voici peu de temps la France a découvert ce qu’est l’identité de genre au travers de la polémique concernant les manuels scolaires de SVT en première.

 

Des députés, des sénateurs se sont élevés contre ce balbutiement anti-discriminatoire, l’Europe, aujourd’hui, les désavoue !

 

Drapeaux français et européen (MYCHELE DANIAU / AFP)

Drapeaux français et européen (MYCHELE DANIAU / AFP)

 

« Théorie du genre » ? Non, Identité de genre

 

L’identité de genre est clairement définie dans les Principes de Jogjakarta, ainsi que dans le document écrit en 2009 par Thomas Hammarberg, commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe :

 

« L’identité de genre est comprise comme faisant référence à l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance, y compris la conscience personnelle du corps (qui peut impliquer, si consentie librement, une modification de l’apparence ou des fonctions corporelles par des moyens médicaux, chirurgicaux ou autres) et d’autres expressions du genre, y compris l’habillement, le discours et les manières de se conduire. »

 

L’identité de genre est ce qui permet à chaque individu sur cette planète de se définir en fonction de lui-même, mais aussi en fonction de la société, donc homme, femme ou, ni homme, ni femme.

 

Les notions d’homme et de femme ne sont que de simples constructions sociales, à ne pas confondre avec l’aspect des organes sexuels définissant les mâles, les femelle et les intersexes. La variabilité des aspects sexuels est étendue au-delà de la simple binarité imposée qui veut qu’il n’existe que des mâles (qui sont, de facto, des hommes) et des femelles (qui sont, de facto, des femmes).

 

Thomas Hammarberg (PETRAS MALUKAS / AFP)

Thomas Hammarberg (PETRAS MALUKAS / AFP)

 

Hammarberg et l’École 


Le 27 septembre 2011, Thomas Hammarberg a publié sur son blog −  »le carnet des droits de l’Homme du commissaire du Conseil de l’Europe » − un article mettant en garde les gouvernements composant ce Conseil de l’Europe, donc la France, de cesser de diffuser des messages homophobes et transphobes: « Les établissements scolaires doivent cesser de diffuser des messages homophobes et transphobes. »

 

Le message sera-t-il assez clair pour que tous ces députés, sénateurs, politiques, religieux… qui crient haut et fort leur haine des manuels scolaires comprennent enfin qu’il s’agit de lutter CONTRE les discriminations et POUR le respect des droits humains ?

 

Transidentité et maladie psychiatrique

 

Contrairement à ce que certains penseront, ce sujet est lui aussi au centre de ce débat politique de respect des droits humains.

 

En effet, si vous avez lu la définition de l’identité de genre, la transidentité (archaïquement appelée « transsexualité ») n’est que l’expression de son identité de genre, d’une façon considérée comme non conforme au genre assigné à la naissance en fonction de l’aspect des organes génitaux.

Nous sommes donc bien, nous, les trans, au centre de ce débat sur le genre.

 

A ce jour, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) considère que la transidentité est une maladie psychiatrique. Cette médicalisation (et psychiatrisation) est la cause de nombreuses discriminations que nous subissons.

 

La France considère toujours que la transidentité est une maladie mentale !

 

L’Europe se désolidarise

 

Le Parlement Européen a publié mercredi 28 septembre 2011, une résolution demandant à l’OMS de retirer tout « trouble de l’identité de genre » de sa liste des maladies mentales.

 

Page 5, point 16 : « Calls on the Commission and the World Health Organization to withdraw gender identity disorders from the list of mental and behavioural disorders, and ensure a nonpathologising reclassification in the negotiations on the 11th version of the International Classification of Diseases (ICD-11); »

 

La conclusion est limpide : l’Europe, au travers de son Parlement, considère que la transidentité n’est pas une maladie.

 

Quand l’État français, si fier de justifier des interventions militaires (justifiée, au demeurant, pour la Libye) sur la base du respect des droits de l’Homme, appliquera-t-il ces mêmes droits à une large partie de sa population ?

 

Quand cessera-t-il de discriminer ?

 



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