Revue de presse : Mobilisation des enseignants du 31 janvier 2012

Grève dans l’éducation : les syndicats satisfaits de la mobilisation

Créé le 31-01-2012 à 07h45 – Mis à jour à 18h14

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Les enseignants protestaient contre les suppressions de postes et la réforme de l’évaluation.

Plusieurs milliers d’enseignants ont défilé mardi 31 janvier à Paris à l’appel de syndicats qui ont également lancé un mouvement de grève pour dénoncer les 14.000 suppressions de postes à la rentrée et exiger le retrait du projet de réforme de l’évaluation.

Le ministère annonce un taux de grévistes de 15,55% dans le primaire et de 12,41% dans les collèges et lycées.

Selon le SNUipp-FSU (principal syndicat du premier degré), l’appel était suivi dans 52 départements, avec un taux moyen global de grévistes de 40%. Selon le Snes-FSU (principal syndicat du secondaire), la grève était suivie par 42% des enseignants.

La journée nationale d’action est appelée par le Snes-FSU, FO, le Snalc et le SNUipp-FSU, mais pas par le Sgen-CFDT ni le SE-Unsa.

Un total de 80.000 postes supprimés

A Paris, la manifestation nationale a réuni entre 9.000 personnes selon la police et 20.000 selon les organisateurs. Derrière la banderole de tête réclamant « retrait du projet d’évaluation et arrêt des suppressions de postes », Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération dans l’éducation, s’est félicitée d’une mobilisation « très significative ».  »Le taux de grévistes est important et ce n’était pas gagné », a-t-elle dit. « Aujourd’hui, on fait la démonstration que les personnels de l’éducation ne sont pas prêts à attendre l’élection (présidentielle) ».

Sur les 14.000 postes qui doivent être supprimés à la rentrée, 6.550 vont l’être dans le secondaire et 5.700 dans le primaire. Au total, entre 2007 et 2012, 80.000 postes auront disparus.

Le Snes constituait le gros des bataillons venus de toute la France : Lille, Marseille, Strasbourg, Montpellier, Belfort… Des actions se déroulaient également en régions : à Toulouse, entre 1.000 et 1.800 personnes selon les sources ont défilé sous la pluie. Ils étaient quelques centaines à Agen, Pau et Bordeaux.

« Continuer à alerter l’opinion publique »

Au Mans, plus d’une centaine de manifestants ont envahi l’inspection académique pour protester contre la disparition de 52 postes de « Rased », les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté.

« La rentrée 2012 sera extrêmement tendue sous l’effet de coups de rabots successifs qui finissent par étrangler l’école dans sa capacité à aider les élèves et notamment les plus en difficulté, en particulier en raison de l’hécatombe dont sont victimes les postes ‘Rased’ », a dit Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU. Ces enseignants, spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire, étaient fortement représentés dans le défilé parisien.

« La mobilisation a pour objet de continuer à alerter l’opinion publique pour que la priorité à l’éducation et notamment à l’école primaire se précise concrètement dans les budgets à venir », a dit Sébastien Sihr.

« Pas question de réactiver les projets de ce type »

Autre sujet d’inquiétude : le projet de réforme de l’évaluation, ressenti avec davantage d’acuité dans le secondaire où l’évaluateur deviendrait le seul chef d’établissement, à l’occasion d’un entretien tous les trois ans qui déterminerait l’évolution du salaire. Ce projet est « gravissime car il remet en question la spécificité de notre métier », a déclaré François Portzer, président du Snalc, faisant valoir que « le chef d’établissement n’est pas compétent pour évaluer les disciplines ».

La mobilisation « permet de dire aussi au futur gouvernement : ‘vous voyez, il n’est pas question de réactiver les projets de ce type’. C’est un changement profond de culture qui nécessite des négociations dans un vrai dialogue social », a pour sa part déclaré Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes.

 

 

Des milliers d’enseignants défilent à Paris pour défendre l’école

Créé le 31/01/2012 à 12h00 — Mis à jour le 31/01/2012 à 16h19

SOCIAL – Dans leur viseur: la réforme de l’évaluation des profs et les suppressions de poste…

Plusieurs milliers d’enseignants ont commencé à défiler mardi, peu avant 14h30, lors de la manifestation nationale à Paris, derrière une banderole exigeant le «retrait du projet d’évaluation et l’arrêt des suppressions de postes», a constaté un journaliste de l’AFP.

L’aide à l’échec scolaire en première ligne

Les enseignants «Rased» (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), étaient venus en nombre, une spécialisation qui paie un lourd tribut aux suppressions de postes. Certains portaient des chasubles proclamant «Rentrée 2012: 250.000 élèves privés d’aides spécialisées». Sur les 14.000 postes qui doivent être supprimés à la rentrée 2012, 6.550 vont l’être dans les collèges et lycées et 5.700 dans le primaire, dont quelque 2.500 nouveaux postes d’enseignants «Rased», selon un décompte du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, qui a réalisé une carte de France gigantesque dénombrant les suppressions des «Rased» département par département.

Le Snes (premier syndicat du secondaire) constituait le gros des bataillons venus de toute la France: Lille, Marseille, Strasbourg, Montpellier, Belfort… En tête du cortège, parti de la Sorbonne pour rejoindre la Bastille, Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération dans l’éducation, s’est félicitée de la mobilisation «très significative». «Le taux de grévistes est important et ce n’était pas gagné», a-t-elle dit à l’AFP. «Aujourd’hui, on fait la démonstration que les personnels de l’éducation ne sont pas prêts à attendre l’élection (présidentielle)».

«Projet de réforme gravissime»

«La journée est révélatrice de la politique dévastatrice que mène le gouvernement tant sur l’évaluation qui touche au coeur des métiers que sur les suppressions de postes», a ajouté Mme Groison. «Il est urgent de stopper cette politique qui tourne le dos à la réussite de tous les élèves. Il faut absolument que des projets éducatifs émergent avec des moyens adéquats», a insisté la responsable syndicale.

François Portzer, président du Snalc, a souligné que le projet de «réforme de l’évaluation des enseignants du secondaire est gravissime car elle remet en question la spécificité de notre métier», faisant valoir que «le chef d’établissement n’est pas compétent pour évaluer les disciplines». Les manifestants scandaient «Retrait des décrets Chatel, ni négociable ni amendable».

Les enseignants sont également appelés à la grève et des mobilisations avaient lieu en province.

© 2012 AFP


Le maire d’Uzès à contresens sur les établissements scolaires ?

Communiqué du SNES (FSU) du Lycée Charles Gide

Le maire d’Uzès à contresens sur les établissements scolaires ?

Le SNES-FSU, principal syndicat enseignant du lycée, se préoccupe des conditions de travail de tous les personnels enseignants et d’éducation mais aussi des usagers du lycée. Il intervient donc, chaque fois que le besoin s’en fait sentir, auprès des personnes ou des institutions qui ont autorité pour faire avancer les choses.

Ainsi, cela fait huit ans que le SNES demande à la Région l’aménagement de l’ancienne gendarmerie dans le but d’accroître et d’améliorer les locaux des deux lycées d’Uzès par la construction notamment d’un internat et d’une infrastructure sportive. Contrairement à ce qui est avancé par M. le Maire d’Uzès, dans le journal municipal de novembre 2011, l’aboutissement de ce projet aurait pour effet immédiat de libérer des locaux à l’intérieur du bâti existant ce qui améliorerait durablement les conditions d’étude des élèves de Gide et permettrait la suppression des préfabriqués.

Pour ce qui est de cette restructuration du bâti existant, pour faire face à l’afflux régulier d’élèves, il est demandé à la Mairie de céder à la Région la partie arrière du lycée Gide, appelée « centre d’accueil », ce qui était promis gratuitement depuis plus de quinze ans.

Aujourd’hui, ces deux projets sont bloqués d’une part par les contraintes urbanistiques imposées (au dernier moment) par la Mairie d’Uzès, et, d’autre part, par le prix exorbitant que le Conseil Municipal a récemment fixé pour la cession du centre d’accueil.

Monsieur le Maire affirme pourtant publiquement qu’il soutient le projet de restructuration et défend les élèves. Comment se fait-il alors que sa municipalité prenne des décisions qui empêchent le déroulement rapide des rénovations ?

Le cas de la ville d’Uzès doit être unique en France, du moins espérons-le. Car, qui imaginerait qu’au 21ème siècle, une municipalité puisse mener une politique d’obstruction pour empêcher le développement et  la modernisation des établissements scolaires.

Dans ce contexte le SNES est aussi intervenu sur l’aménagement des abords du lycée non pas, selon les propos du maire dans son dernier bulletin municipal, pour que « la ville d’Uzès aménage un espace fumeur sur la place publique » mais pour que les lycéens soient en sécurité.

Dans ces deux dossiers, les représentants SNES et des parents (FCPE et APDESU) ont dû mener leurs démarches jusqu’en Préfecture pour solliciter l’autorité de l’Etat. Le blocage sur l’aménagement de la place Bosc a pu ainsi être ainsi levé et si la sécurisation reste inachevée aujourd’hui, la situation s’est améliorée.

Rappelons, toujours dans le domaine des infrastructures scolaires, que le collège Jean-Louis Trintignant, dix ans après son inauguration (2003) n’aura pas de Halle des Sports puisque le projet du Conseil Général est bloqué, faute d’un règlement  municipal de la ZAC. Et, plus désolant encore, qu’en ce moment même, le maire de la ville acquiesce à la fermeture d’une classe à la Maternelle du Parc et de l’école communale à Pont-des-Charrettes, contre l’intérêt des familles domiciliées dans ce secteur et celui des enfants bénéficiant d’une structure pédagogique adaptée à leurs besoins.

Décidément, Monsieur le Maire montre une belle constance à freiner des projets qui, au-delà d’Uzès,  touchent l’avenir des jeunes de toute la Communauté de Communes.

La FSU de l’Uzège et le SNES du lycée Charles Gide restent cependant entièrement disposés à l’ouverture d’un vrai dialogue avec la Mairie, dans le but d’oeuvrer pour un véritable service public d’éducation de qualité sur l’Uzège.

pour le SNES- FSU départemental et local

Emmanuel Bois, Emmanuelle Michard, Odile Pernin Vidal et Franck Tichadou



Flash info n°24 de la FCPE des colléges et lycées de l’Uzège

n° 24.11.12
du 28/01/12

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Orientation

u La Nuit de l’Orientation 2012 :

Elle aura lieu à la CCI de Nîmes, 12 rue de la République, le vendredi 03 février de 17h00 à 22h00.
Espaces proposés :
·          Orientation : Conférences sur 3 thèmes : S’orienter après la 3ème, S’orienter après la Terminale, S’orienter vers l’Apprentissage.
·          Métiers : plus de 10 ateliers-débats se tiendront toutes les heures pour découvrir les différents secteurs d’activités.
·          Rencontres courtes et dynamiques avec des professionnels.
·          Multimédia : un questionnaire simple et concret pour affiner le projet métier en fonction des centres d’intérêt sur le logiciel Inforizon + oniseptv.
·          Information : lieu de ressources sur l’orientation (Onisep,…), bornes interactives présentant + de 250 métiers, expositions,…

u Entretien des 3èmes du Collège JL Trintignant :
Les parents sont invités à participer au collège à un entretien avec leur enfant afin d’échanger sur leur projet d’orientation selon les dates suivantes :
·          3ème 1 : mardi 24 janvier après-midi
·          3ème 2 : lundi 06 février
·          3ème 3 : lundi 30 janvier matin ou lundi 06 février
·          3ème 4 : date à confirmer après les vacances d’hiver

u MON apb :
L’orientation post-bac méritant une réflexion en amont de l’inscription sur Admission Post-Bac (APB), l’ONISEP a développé MON apb, un « jeu » sérieux qui sensibilise les élèves à la nécessité d’avoir une stratégie d’orientation, leur impose de faire attention au temps et aux étapes, d’anticiper aussi sur le travail scolaire. Pour cela, il les confronte à la réalité, y compris à celles du fonctionnement d’APB. (voir la présentation)

Halle de Sport de Mayac

Selon les informations obtenues du Vice-Président du Conseil Général en charge des Collèges le 23 janvier, le projet de construction de la Halle de Sport de Mayac est bloqué. En effet, le règlement de la ZAC Mayac n’a toujours pas été défini par la municipalité !!
La motion à l’adresse de la Mairie que la FCPE souhaitait présenter au Conseil d’Administration du Collège JL Trintignant n’a pas été retenue parce qu’elle n’avait pas été déposée 72h à l’avance !!! Lamentable.
La FCPE la présentera à nouveau lors du prochain CA. En attendant, elle a décidé de faire un communiqué de presse.

Collège JL Trintignant

Le Conseil d’Administration a eu lieu le 26 janvier.
Quelques points importants en résumé :
·          Structure 2012-2013 :
o         L’effectif prévu est de 426 élèves répartis sur 4 classes par niveau ;
o         Offres spécifiques :
§     6èmes : LV1 anglais – bilangue ang/esp – bilangue ang/all
§     5èmes : LV1 anglais – bilanque ang/esp – bilangue ang/all – latin
§     4èmes : ang1/ita2 – ang1/esp2 – bilangue ang/esp – bilangue ang/all – latin, ang eur, ita, photo
§     3èmes : ang1/ita2 – ang1/esp2 – bilangue ang/esp – bilangue ang/all – latin, grec, ang eur, DP3
o         La 3ème DP6 disparaît pour être remplacée par une 3ème générale.
L’étude de la création d’une 3ème Prépa-pro et une motion s’indignant de la suppression de la DP6 ont été approuvées par le CA.
o         Ont été soulignés :
§     les effectifs de classe de plus en plus chargés ;
§     l’abandon progressif de l’aide aux élèves en difficulté ;
§     l’abandon de l’enseignement par groupe ;
§     les moyens en baisse régulière.
·          Dotation Horaire Globale :
La répartition des moyens (encore en baisse de 8h) a été rejetée par le Conseil d’Administration.
·          Épreuve d’Histoire des Arts au DNB :
L’organisation de l’épreuve est conforme au texte de référence (pour rappel : BO n°41 du 10 novembre 2011)
·          Voyage à Paris :
Visite du Sénat pour les 16 délégués de classe de 3ème ; participation des familles : 25.00€ ; approuvé par le Conseil d’Administration.
·          Sécurité des abords :
Exposé des problèmes par le CPE sur l’incivilité routière (également des parents d’élèves), l’insalubrité des abords, l’absence de policiers pour faire traverser les élèves (cela concerne également les élèves du collège privé qui viennent prendre les cars devant JLT).
Demande est faite à la représentante de la Mairie présente, de trouver des solutions (ralentisseur, poubelles supplémentaires,…). Une nouvelle promesse de s’en occuper est déclarée !!
·          Halle de Sport :
La représentante de la Mairie affirme que le règlement de la ZAC est en cours d’élaboration et promet que ce sera fait dans les temps. Que quels temps s’agit-il ? Élèves, parents, communauté éducative n’ont que trop attendu !!
·          La répartition de la DHG ayant été rejetée, un nouveau Conseil d’Administration sera convoqué prochainement.

Lycée Charles Gide

Conseil de la Vie Lycéenne :
La réunion du CVL a eu lieu le 24 janvier de 11h00 à 11h45 à laquelle a participé le représentant FCPE.
·          Abords du Lycée :
La mairie a fait un premier pas mais il n’y aura pas de bancs comme le CVL le souhaitait. Par ailleurs, il va falloir que cet espace reste propre ; aux élèves d’utiliser les poubelles. Madame la Proviseure-Adjointe souligne que les élèves n’ont plus à utiliser les autres espaces appartenant aux riverains. Des élèves proposent que des affiches explicatives soient apposées sur ces espaces.
·          Sonneries :
Les objectifs ont été explicités et notamment celui d’empêcher les migrations vers l’extérieur pour aller fumer pendant les interclasses.
·          Maison Des Lycéens :
Le foyer a été dissout. Dans cette nouvelle identité juridique, les lycéens ont les postes clef (président secrétaire et trésorier). Aujourd’hui, la MDL ne compte que trois personnes alors qu’il y a eu une information dans toutes les classes. Il est noté qu’un budget important est à gérer.
Projets : carnaval le 16 mars – concert et bal de fin d’année.
·          Harcellement :
Il est rappelé qu’il y a plusieurs formes de harcellement et que de ne rien dire est aussi coupable au sens de la loi. Il existe un numéro vert à disposition : 0 820 2000.
·          Projet culturel, Journée des 4S notamment n’ont pas pu être abordés, faute de temps.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 4 du 26 janvier 2012
·         Baccalauréat général : Programme spécifique d’examen de l’épreuve obligatoire d’enseignement scientifique dans les séries Économique et Sociale et Littéraire (pour les élèves qui veulent la repasser) – session 2012 (lire).

u Histoire-Géographie en série S :
Depuis quelques temps, les professeurs d’histoire-géographie échangent nationalement leurs inquiétudes à propos de la nouvelle épreuve anticipée du bac introduite cette année à la fin de la première pour la série S.
Ils dénoncent la lourdeur du programme, impossible à traiter dans sa totalité et se plaignent de l’ignorance dans laquelle ils sont tenus sur les attentes des jurys.
Si quelques réponses ou interprétations sont apportées sur des sites académiques, aucun cadrage national n’est donné pour le moment. Et les élèves dans tout cela ?!!

u Admission Post-Bac (APB) :

À l’opposé de la FCPE, de l’UNL, de l’UNEF et du syndicat majoritaire des chefs d’établissement (SNPDEN), la PEEP accueille favorablement l’introduction de critères complémentaires de sélection (vœu relatif, vœu absolu) ! De plus, elle demande la prise en compte « du mérite scolaire (de quoi s’agit-il ?) ou du projet professionnel ».

u Formation des Enseignants :
La FCPE déplore que le Ministère persiste à ignorer l’injonction du Conseil d’Etat de novembre dernier d’entamer une concertation pour remédier aux effets de l’annulation de l’arrêté de mai 2010 réformant la formation des enseignants. Elle demande donc au Conseil d’Etat d’exiger l’application immédiate de son arrêt.
Pour faire diversion, Jacques Grosperrin, député UMP, vient de déposer une proposition de loi contre la formation des enseignants, qui sera mise à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale le 8 février prochain.
Ce texte, applaudi par le Ministère, aura deux effets inacceptables pour la FCPE : rendre possible la formation des futurs enseignants de l’Ecole de la République par des établissements privés au détriment des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM, auxquels il n’est plus fait référence) et des universités publiques, et supprimer tout cahier des charges national pour en fixer les contenus. Ainsi, de prétendues formations de futurs enseignants pourront être proposées sans que le contenu en soit nullement fixé ni dispensé – donc garanti – par l’Etat.
En soutenant cette proposition, le Ministère va au bout de sa logique de privatisation et de démantèlement de la formation des enseignants !

Conseil Local

Le prochain Conseil Local FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès se réunira le jeudi 02 février à 20h30 à la MJC Place de Verdun 30700 – Uzès.

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Si vous ne souhaitez plus recevoir les Flashs Info, informez la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès par un simple courriel sur la boîte électronique fcpe30700@gmail.com en indiquant votre Nom et l’établissement de votre enfant. Vous serez immédiatement retiré de la liste de diffusion.

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Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com



Le CA du lycée Charles Gide d’Uzès vote contre les emplois précaires (CUI)

Voici les résultats du CA extraordinaire de ce lundi 16 janvier avec pour ordre du jour : recrutement de 4 CUI

Vote de la motion  (ci dessous) : Adoptée
Pour : 21
Abstention : 1
MOTION SUR LES CONTRATS CUI présentée par L’ADESU la FCPE et le SNES

Devant les difficultés du Service Vie scolaire, l’Inspecteur d’Académie permet au Proviseur du lycée Gide de recruter 4 CUI. Nous ne pouvons que nous réjouir que soit reconnu par notre administration de tutelle le manque de personnel en Vie scolaire. C’est un constat partagé au sein de l’établissement qui a été porté à la connaissance de l’Inspection Académique.

Pour autant, nous pensons que ces nouveaux contrats ne répondent ni aux attentes des employés ni aux besoins des établissements scolaires. En effet, les CUI proposés actuellement aux chefs d’établissement offrent des conditions extrêmement précaires aux personnes recrutées. Le contrat est limité à une durée de 6 mois, non renouvelable.

Dans la période actuelle, les représentants des parents (APDESU et FCPE) et des enseignants (SNES) au CA s’interrogent sur l’objet réel de cette mesure et sur ce que sera l’encadrement des élèves en septembre 2012.

En conséquence,  ils sollicitent la création de deux postes d’AED à la place des 4 CUI pour doter la Vie scolaire des personnels dont elle a besoin

Vote sur l’autorisation de recrutement de 4 CUI par le chef d’établissement :
Pour : 6
Abstention : 3
Contre : 13

Autorisation rejetée, le chef d’établissement ne peut donc pas recruter des CUI mais seulement demander 2 AED de plus.

Cordialement
Pour le SNES (FSU) du lycée Charles Gide (Uzès 30) : Franck Tichadou



Flash info n°22 de la FCPE des collèges et lycées de l’Uzège

n° 22.11.12
du 13/01/12

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

Collèges

La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès a appris que le Conseil Technique Académique du 11 janvier a acté la suppression des classes de 3ème DP6 des Collèges JL Trintignant et Lou Redounet et que l’Administration du LMA Guynemer refusait l’implantation d’une classe de 3ème Prépa-pro de substitution.

Pour la FCPE, cette situation n’est pas acceptable. Aussi a-t-elle écrit immédiatement au Recteur à ce sujet :

C’est avec une très grande surprise que nous avons appris qu’il n’y avait pas de création de 3ème Prépa-pro sur le bassin d’Uzès, en remplacement des 3èmes DP6 existantes.

Si l’Administration du LMA Guynemer a refusé son implantation, elle avait certainement de bonnes raisons. Mais, au-delà de questions de structure ou d’organisation, il nous paraît totalement inconcevable que ce dispositif de proximité disparaisse.

En effet, une attention particulière des Chefs d’Établissement et des équipes pédagogiques a toujours entouré les élèves des classes de 3ème DP6, évitant ainsi bon nombre de décrochages scolaires.

Nous ne doutons pas que vous soyez sensible à l’objectif national de lutte contre l’échec et le décrochage scolaires.
Aussi, nous sollicitons de votre bienveillance le fait de bien vouloir reconsidérer la situation des élèves concernés pour qui, la suppression de ce dispositif aurait des conséquences dramatiques sur leur parcours scolaire et leur avenir.

Lycée Charles Gide

Les Associations de Parents d’Élèves ont été reçues par Monsieur le Proviseur, mercredi 11 janvier.
·          Sonneries :
Le changement relève d’un souci pédagogique et éducatif. Ainsi,
o         si la sonnerie du matin est à 07h55, c’est pour que les cours commencent réellement à 08h00 ;
o         le même objectif est visé par les sonneries de fin de récréation ;
o         s’il n’y a plus qu’une sonnerie en intercours, c’est pour éviter que les élèves sortent de l’établissement pour fumer par exemple ;
o         la sonnerie de 16h25 est rétablie pour permettre aux élèves de récupérer les cars de l’Esplanade et du Redounet.
·          Dotation Horaire Globale :
La DHG allouée pour l’année scolaire 2012-2013 est de 1193 heures avec la suppression d’une classe de seconde résultant de la révision (?) de la carte scolaire.
Le Quotient Heure/Élève est donc maintenu. L’effectif de 32 élèves par classe est confirmé.
A priori, la dotation devrait couvrir les besoins. À suivre…
·          Bacs blancs :
o         Terminales : à partir du lundi 27 février, dans les conditions d’examen et l’ordre des épreuves. Les cours inter-épreuves sont cependant maintenus !
o         Premières : lundi 27 février matin : Français ; mardi 28 février après-midi : sciences pour les séries L et ES, histoire pour la série S. Les cours inter-épreuves sont cependant maintenus.
·          Affectation Post-Bac :
Les élèves de certaines classes n’ont pas encore procédé à leur enregistrement sur l’application numérique APB. La FCPE a souhaité que soit rappelée aux professeurs principaux, l’urgence de la situation dans la mesure où la saisie des inscriptions commence le 20 janvier et que le serveur est sujet à de nombreux « bugs ». (voir le site explicatif)
·          ½ Pension :
La FCPE a demandé et obtenu que des parents puissent participer à la Commission « Restauration » dont la création a été décidée lors de la réunion avec les représentants des Cuisines de l’Uzège.
·         Abords du Lycée :
Les premiers constats de l’Administration du Lycée et des parents montrent que la sécurisation des élèves est en progrès avec le regret que l’aménagement initial n’ait pas été maintenu, qu’aucune signalisation n’indique la proximité d’un établissement scolaire et qu’une zone 30 n’ait pas été créée. Pendant les heures d’ouverture, il a été constaté que le stationnement illicite est le plus souvent le fait de personnes qui attendent des élèves !
·         Contrat Unique d’Insertion :
Devant les difficultés du Service de Vie Scolaire, le Rectorat permet à Monsieur le Proviseur d’embaucher 4 CUI pour une durée de six mois. L’Administration admet donc le sous-effectif de ce service mais n’envisage pas de pérenniser les postes de surveillants supplémentaires pourtant nécessaires.
La FCPE rappelle qu’elle avait alerté le Directeur de la Prospective des Moyens et des Enseignements dès le 01 juillet 2011 à ce sujet et écrit le 31 août 2011 au Chef du Service du Pilotage, des Moyens et des Structures pour réclamer des Assistants d’Éducation (AED) supplémentaires. Ces démarches sont restées sans réponse !
Par ailleurs, Monsieur le Proviseur indique que cette autorisation d’embauche a été donnée à bien d’autres établissements.
Dans la période actuelle, la FCPE s’interroge sur objectif réel de cette mesure et sur ce que sera l’encadrement de nos enfants à la Rentrée 2012 dans la mesure où ces contrats ne sont pas renouvelables.

Système éducatif

u Orientation :
L’ONISEP vient de mettre en ligne un site qui montre la richesse de la voie Littéraire (voir).

u Nouveau Diplôme National du Brevet :
La FCPE a demandé que l’examen du texte du nouveau DNB, au Conseil Supérieur de l’Éducation du 19 janvier, soit reporté.
L’envoi, le 10 janvier du projet de texte (28 pages) pour être étudié le 11 janvier en commission collège, est à l’origine de cette réaction. La FCPE s’oppose à cette précipitation et dénonce un manque de considération de la part du Ministère.

u Vœux présidentiels 2012 :
Le 05 janvier, au Futuroscope, le Président de la République a présenté ses vœux au monde de l’éducation. La FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès revient sur quelques points concernant plus particulièrement les élèves de secondaire.

« Il faut mettre fin aux faiblesses du collège unique tel que nous le connaissons » a-t-il dit, en proposant « deux pistes de réflexion » :
·          « recentrer la 6e et la 5e sur les enseignements fondamentaux ». Qu’en sera-t-il des autres enseignements pourtant déterminants, eux aussi, dans la construction de chaque individu ? Ne serait-ce pas l’idée de la création d’écoles à plusieurs vitesses qui est sous-tendue ? Ainsi, le socle commun de connaissances et de compétences, institué par la loi Fillon pour l’école de 2005, deviendrait la norme en faisant l’impasse sur des champs entiers de la culture.
·          « assumer la diversité des parcours en 4e et 3e » car « il n’est pas normal que le collège actuel prépare exclusivement à l’enseignement général ». Il propose donc d’orienter les jeunes, dès la quatrième, vers des formations professionnelles dont l’apprentissage. Les évaluations répétitives et le fichage informatique des élèves n’auraient-ils pas été instaurés dans ce but ?
La même vision libérale de l’École est réaffirmée ; celle d’une école qui sélectionne et élimine tôt au nom de l’égalité des chances.

« Rendre le système d’alternance obligatoire en dernière année de baccalauréat professionnel ainsi qu’en CAP ». Il est donc revenu sur l’idée d’alternance développée à Nice le 18 octobre, avec l’objectif gouvernemental de 800 000 alternants en 2015. Que gagneraient les élèves à cette formation en apprentissage par rapport à la formation sous statut scolaire, d’autant plus que ces lycéens ont déjà 22 semaines de stage en entreprise et qu’il est déjà difficile de trouver, en nombre suffisant, des partenaires pouvant assurer dans des conditions pédagogiques satisfaisantes leur accueil ?

« Dans la situation financière qui est la nôtre, nous devons et nous pouvons, dans l’Education Nationale comme dans les autres services de l’Etat, faire mieux avec les mêmes moyens et ce n’est pas impossible. » Compte tenu de l’évolution croissante du nombre d’élèves, garder les mêmes moyens ne reviendrait-il pas à baisser le taux d’encadrement ?

Somme toute, la poli­tique libérale et de pression bud­gé­taire est poursuivie : réaffirmation du principe de la baisse de l’emploi public… avec de nouveaux leviers : réduire la formation du plus grand nombre aux seuls enseignements fondamentaux, faire sortir le plus rapidement possible certains jeunes du giron de l’Éducation Nationale, externaliser vers les entreprises bon nombre de ses missions… c’est donc une remise en question plus décomplexée du principe d’égalité d’accès à l’éducation !

u Suppressions de postes d’enseignant :
Pour la Rentrée 2012, la prévision rectorale s’affine.
Sur les 5 500 suppressions de postes de titulaires dans le secondaire, auxquelles il faudra rajouter les 1000 postes des étudiants stagiaires en Master 2, l’Académie de Montpellier rendra 102* postes d’enseignant :
·          en Collège : 13 postes (Gard : 5)
·          en Lycée Professionnel : 73 postes
·          en Lycée Général et Technologique : 5 postes
·          divers, répartis sur les 3 types d’établissements : 11 postes
Dans le même temps, le Rectorat prévoit une augmentation de 1377 élèves en Collège et EREA, de 770 en Lycée et une baisse de 1072 en Lycée Professionnel due à la Réforme du Bac pro en 3 ans, soit +1035 élèves en secondaire !
* la différence avec les 97 suppressions annoncées précédemment résulte de la transformation de 5 postes d’enseignant en 5 postes de Conseiller Principal d’Éducation (CPE).

u Dépense d’Éducation :
Avec 7% du PIB consacré à la dépense intérieure d’éducation en 2010, la France a dépensé moins qu’au milieu des années 1990 (7,6%). Elle a ainsi fait un bond de 20 ans en arrière pour se retrouver au niveau de la fin des années 1980.
En 1980, si l’État assurait 61% des dépenses, sa part est tombée à 54% en 2010. Inversement, les collectivités locales sont passées de 14 à 25%. Cette évolution résulte des lois de décentralisation qui leur ont peu à peu transféré l’apprentissage, les transports scolaires, le fonctionnement des établissements, la gestion des personnels techniques. Le désengagement de l’État n’est pas une opinion. C’est un fait !

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Flash Spécial : L’avenir des professeurs se jouera en 2012

Article du café pédagogique

Répondant à une question du Café pédagogique à l’occasion des voeux à la presse le 11 janvier, Luc Chatel a confirmé ce matin l’intention de l’UMP de porter le débat sur le métier des enseignants face à la gauche devant les Français.

 

« La formation politique à laquelle j’appartiens porte une vraie vision du système éducatif… Nous sommes en train de transformer en profondeur le système éducatif… L’Ecole est à un tournant de son histoire ». Luc Chatel a conduit ce matin un discours offensif sur l’éducation, n’hésitant pas à défier le candidat socialiste sur un dossier où le projet reste encore à dessiner.

 

Luc Chatel a d’abord dressé un bilan favorable de son action. Il l’a fait avec plus d’habileté que Nicolas Sarkozy le 5 janvier, mettant en avant par exemple à l’occasion des bilans de CE1 et CM2 un « frémissement » des résultats qu’il porte à l’actif de la reforme du primaire plutôt qu’une évolution de 18% des résultats comme l’a fait le président. Il a ainsi mis au bilan positif de son action l’accompagnement personnalisé (« un grand succès »), la réforme du primaire, la masterisation (« des résultats encourageants »), la lutte contre le décrochage, et la revalorisation (le texte augmentant les nouveaux enseignants est paru ce matin au J.O.).

 

Luc Chatel a annoncé un rapport et des mesures sur le bac. A la demande de l’Association des journalistes de l’éducation, il a promis de rendre ce rapport public. IL a aussi annoncé des mesures pour l’enseignement des langues à l’occasion du salon Expolangues, laissant entendre que le Cned proposerait des outils révolutionnaires, probablement d’enseignement à distance.

 

Mais on retiendra surtout de ses propos ce qui concerne l’évolution du métier enseignant. D’abord par al tonalité très offensive envers la gauche. Ensuite par l’importance de ce qui est annoncé. « Il y a ceux qui disent créer 60 000 emplois dans l’éducation », a lancé Luc Chatel , avant d’affirmer que cette mesure couterait « 100 milliards » et qu’elle était incompatible avec une revalorisation des enseignants.

 

Interrogé sur l’évolution du métier enseignant, Luc Chatel s’est montré aussi très offensif. Il a défendu la réforme de l’évaluation des enseignants, se félicitant d’avoir entamé le débat avec un syndicat. « Le statut de 1950 ne peut être traité que devant les Français » a -t-il affirmé. Il a annoncé que ce serait le cas au printemps. Affirmant que l’UMP « n’est pas seule à penser » qu’il faut faire évoluer le métier, il a nettement mis au défi la gauche de faire des propositions devant les Français sur ce sujet. Ce n’est pas devant la profession que le sort des professeurs va se jouer. Ce sera un des enjeux de l’affrontement droite gauche.

 

Les abonnés à notre fil Twitter ont pu suivre en direct la conférence de Luc Chatel.

Sarkozy la même politique après 2012



Sarkozy : La même politique éducative après 2012

Article du café pédagogique

Par François Jarraud

 

Ceux qui attendaient des idées nouvelles à l’occasion des voeux du président Sarkozy au monde de l’éducation et de la recherche en sont pour leurs frais. Présenté à l’occasion des voeux au monde de l’éducation et de la recherche, le programme du futur candidat ne fait que prolonger l’action gouvernementale : baisse de moyens, réforme de l’évaluation des enseignants, développement de filières de relégation pour les jeunes en difficulté, réforme de l’enseignement professionnel. Les seules nouveautés consistent en l’annonce d’une réforme du collège, une remise en question plus décomplexée du principe d’égalité d’accès à l’éducation et la refonte du statut des enseignants. Le cap fixé il y a 5 ans reste d’actualité.

 

Sarkozy : La même politique éducative après 2012  dans Actualités 06SarkoPour le futur candidat, le discours ne pouvait éviter le bilan du quinquennat. Nicolas Sarkozy a dressé un bilan très positif de l’action de son gouvernement. Ainsi, grâce à elle, les résultats des écoliers se sont formidablement améliorés. « Le nombre d’élèves de CE1 ayant des acquis solides a progressé de 16% en français, de 11% en maths » a affirmé le chef de l’Etat, se basant sans doute sur les évaluations nationales dont les résultats sont pourtant fort contestés. Selon cette évaluation, le taux d’élèves ayant des acquis solides et très solides en français est passé de 72% à 79% depuis 2009. N Sarkozy a aussi vanté le million d’élèves suivant l’accompagnement éducatif, un dispositif pour le moment pas évalué sérieusement.

 

Mais l’essentiel du discours a été réservé au programme du candidat. Un programme qu’il faudra faire sans moyens supplémentaires. « Si la question c’est uniquement la hausse du budget, nous devrions avoir les enseignants les plus heureux du monde », a affirmé N Sarkozy. Il demande de « faire  mieux avec les mêmes moyens ». Au passage il critique la proposition de F. Hollande. « La paupérisation est un problème immense pour la société française. Il faut continuer à réévaluer la condition enseignante », a déclaré le président. Avant d’ajouter : « Mais si on augmente le nombre d’enseignants, est-ce que vous croyez que la société française aura les moyens de faire l’augmentation du nombre d’enseignants et la revalorisation ?  »

 

Un point très important concerne le collège. Le chef de l’Etat a annoncé la fin du collège unique, car « le collège unique n’arrive pas à prendre en compte la complexité des élèves ». Il invite à « recentrer la 6ème et la 5ème sur les fondamentaux (français et maths probablement) et à assurer « la diversité des parcours en 4ème et 3ème. Il n’est pas normal que le collège ne prépare pas à la voie professionnelle ». C’est une allusion claire au développement de filières de pré- apprentissage, du type des actuels DIMA.

 

Le lycée professionnel serait aussi fortement réformé. N Sarkozy a repris l’idée de faire en alternance la dernière année de CAP et de bac pro. « S’il y a plus de chômage en France qu’en Allemagne c’est qu’il y a moins d’alternance » a -t-il dit. Les lycées professionnels vont déjà perdre du fait de la réforme du bac pro 38 000 élèves en 2012. Le passage à l’alternance accélérerait leur déclin.

 

La réforme du métier enseignant est l’autre point important. « Ce dont souffrent les enseignants c’est le décalage entre ce que la société demande et la réalité des élèves », affirme le président. « Ca va impliquer d’accepter de nouvelles manières de travailler, d’être davantage présent dans les établissements en contrepartie d’avoir une rémunération augmentée ». « Je tiens au projet de réforme de l’appréciation des enseignants car c’est un pas vers cette nouvelle conception des professeurs » ajoute N Sarkozy.  Il se déclare pour l’évaluation des enseignants par les chefs d’établissement « à condition que les compétences disciplinaires soient évaluées par les inspecteurs ». La formule est compatible avec le projet de décret qui prévoit d’associer les inspecteurs à la grille d’auto évaluation de l’enseignant.

 

Quelle cohérence ? Si bien des points du discours sont critiquables, le discours de N Sarkozy montre une grande cohérence avec l’action entreprise ces 5 dernières années. La même vision libérale de l’Ecole est réaffirmée. Celle d’une école qui sélectionne et élimine tôt au nom de l’égalité des chances. « On a confondu égalitarisme et égalité des chances » affirme N Sarkozy. C’est aussi un mode de gestion où l’autonomie des établissements permet leur mise en concurrence, un pilotage par des tests d’évaluation et un contrôle étroit des enseignants. N. Sarkozy ne peut ignorer que c’est là qu’il rencontrera la plus forte résistance à son projet. Plus qu’une nouvelle manière de travailler c’est une dégradation et une transformation profonde du métier enseignant qu’il souhaite opérer. Le paradoxe c’est que cette perspective tienne lieu de « voeux » au monde de l’éducation.

 

F Jarraud

 

Le programme UMP

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pa[...]



Hollande et les syndicats fustigent le bilan de Sarkozy en matière d’éducation

En présentant ses vœux aux acteurs de l’éducation et de la recherche, le président a préconisé la redéfinition du métier d’enseignant.

Par Libération avec AFP

Hollande et les syndicats fustigent le bilan de Sarkozy en matière d'éducation dans Actualités

Nicolas Sarkozy, le 5 janvier 2012 à Poitiers. (© AFP Fred Dufour)

Les syndicats d’enseignants ont dénoncé jeudi « une attaque libérale » de Nicolas Sarkozy sur l’éducation et « la poursuite de sa politique d’étouffement budgétaire« , après la présentation du programme du très probable futur candidat en la matière.

Dans un communiqué, le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, a dénoncé une « attaque libérale du candidat Sarkozy » fondée notamment sur « l’autonomie du chef d’établissement » et « un désengagement de l’Etat employeur qui se décharge sur l’Université de l’ensemble de la formation des enseignants« .

« Rien n’est dit sur la façon de prendre en charge l’échec scolaire« , a ajouté le Snes, en regrettant que « le principe de la baisse de l’emploi public soit réaffirmé« .

Des enseignants plus présents

En présentant ses voeux aux acteurs de l’éducation et de la recherche jeudi à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), Nicolas Sarkozy a préconisé notamment l’autonomie des établissements, la remise en cause du collège unique et la redéfinition du métier d’enseignement.

A ce sujet, il a suggéré que les professeurs puissent « accepter de nouvelles manières de travailler, d’être plus présents dans les établissements« . « Mais en contrepartie, leur rémunération devra être considérablement augmentée« , a-t-il ajouté, sans toutefois dire comment.

Aujourd’hui, dans le secondaire, un professeur doit assurer 15 heures de cours par semaine s’il est agrégé et 18 heures s’il est certifié.

La FSU, première fédération syndicale de l’éducation, a tenu à rappeler jeudi que ces heures de cours ne correspondaient pas au travail total des enseignants, ceux-ci travaillant en moyenne 20h27 en dehors des cours, selon une étude de 2002 du ministère de l’Education nationale.

Dans un communiqué distinct, le SE-Unsa a déploré « une vision libérale et rétrograde » et « la poursuite de la la politique d’étouffement budgétaire« .

« Cerise sur ma galette, le président de la République annonce -une augmentation considérable de la rémunération des enseignants-, oubliant qu’il en avait pris l’engagement dans sa -Lettre aux éducateurs- de 2007… et que les personnels attendent toujours!« , a-t-il ajouté.

Hollande dénonce un bilan «lourd» …

Le député de Corrèze a jugé que dans l’Education, le bilan du président sortant était « particulièrement lourd« .

« Avoir supprimé 70.000 postes, avoir découragé le personnel qui se dévoue, avoir aussi supprimé la formation initiale des enseignants et avoir laissé l’échec scolaire progresser (…), avoir laissé la violence s’installer dans certains établissements, avoir négligé l’enseignement professionnel (…). Nous n’avons pas là un bilan qui justifie un projet qui puisse donner confiance« .

Interrogé sur les propos de Nicolas Sarkozy en faveur d’un aménagement du « collège unique« , M. Hollande a fait remarquer: « ce débat existe depuis (la création du) collège unique et Nicolas Sarkozy n’avait pas eu de mots suffisamment durs à son endroit en 2007. Qu’a-t-il fait » depuis ?

« Moi je suis toujours pour qu’il y ait un collège qui accueille les élèves. Qu’il y ait -c’est déjà le cas- au sein du collège, une diversité des parcours, chacun le comprend, mais que soit ouverte la possibilité de professionnaliser dès 14 ans, non!« .

Enfin sur la revalorisation du métier d’enseignant, « Nicolas Sarkozy dit qu’il veut les payer davantage. Aujourd’hui je constate (…) que les enseignants, sauf les plus jeunes n’ont pas été revalorisés« , a-t-il dit.

… et défend un projet «responsable»

Invité par la presse, François Hollande a réagi aux propos du chef de l’Etat qui a jugé que recréer des postes était « irresponsable« .

« Certains veulent dépenser moins, ils formeront moins, et nous perdrons des parts de compétition dans l’économe mondiale et nous aurons un chômage plus élevé« , a-t-il déclaré. C’est « vouloir l’école à l’anglo-saxonne« , « un modèle libéral (…) hiérarchisé autour du chef d’établissement et où il y aura moins d’enseignants« .

« Et puis il y a le projet que je porte, qui est responsable, parce qu’il ne s’agit pas d’augmenter le budget national. Il s’agit de redéployer et de mettre des moyens supplémentaires en personnels dans l’Education nationale pour réparer ce qui a été détruit depuis 5 ans« , a-t-il fait valoir.

« Ce que je propose, c’est que l’Education ait davantage de professeurs, de surveillants, de personnels d’accueil, d’encadrement, d’infirmières, de médecins scolaires« , a rappelé le candidat, qui avait annoncé pendant la primaire sa volonté de recréer sur 5 ans 60.000 postes dans ce secteur.

Ce système « lutte contre l’échec scolaire« , « élève le niveau de la qualification » et « ne laisse aucun enfant sortir du système » selon lui.



La « crise » : Comprendre pour mieux Combattre

Téléchargez ce document de la FSU pour vous donner quelques arguments sur la crise et la dette dont on nous rabat les oreilles.
Bonne lecture !

FSU_dette_crise



L’enseignement selon M. Sarkozy : autorité, autonomie et flexibilité

LEMONDE.FR | 05.01.12 | 12h10  Mis à jour le 05.01.12 | 12h17

Depuis 2007, Nicolas Sarkozy n’avait jamais vraiment livré une vision de l’école. L’éducation nationale a été surtout, pour lui, une réserve
d’économies budgétaires. Et, de son côté, le ministre de l’éducation, Luc Chatel a avancé en mesurant ses paroles, peu disert sur l’édifice
dont il posait les premières pierres.
Présentant ses voeux de Nouvel An au monde de l’enseignement, jeudi 5 janvier, au Futuroscope à Poitiers (Vienne), sur le territoire de
l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le président de la République a voulu faire connaître la charpente de ce qu’il propose de
continuer à construire après 2012 si les Français le lui permettent. Pour une restauration de l’autorité dans une école républicaine, voilà
l’esprit qui se dégage du long discours que M. Sarkozy devait prononcer.
C’est une manière habile de s’adresser à la fois à son électorat classique et aux enseignants, en habillant ses propositions de
vêtements républicains, afin d’éviter qu’elles ne soient perçues comme relevant d’un libéralisme débridé.

« DÉCALAGE »

Le premier levier de modernisation pour M. Sarkozy est la redéfinition du métier d’enseignant, présentée comme devant restaurer l’autorité
des maîtres. « Ce dont souffrent en premier lieu les enseignants, c’est le décalage entre ce que l’institution leur demande officiellement à
travers ces fameux textes statutaires qui remontent aux années 1950 et la réalité de la société d’aujourd’hui, des élèves qui leur sont
confiés », devait-il déclarer.
Mettre fin à ce décalage nécessite, selon le chef de l’Etat, « de la part des professeurs, d’accepter de nouvelles manières de travailler ».
« D’être plus présents dans les établissements, sans aucun doute », devait-il préciser, en ajoutant aussitôt :
« Mais, en contrepartie de ce nouvel engagement, leur rémunération devra être considérablement augmentée, et leurs conditions de travail très sensiblement
améliorées. » C’en serait donc fini du statut de 1950, qui définit le métier par un nombre d’heures de cours et que le monde enseignant juge protecteur.
François Hollande aussi veut ce changement, mais il y va, lui, par la concertation, quand la majorité procède par touches successives.
L’évaluation des enseignants par les chefs d’établissement, que M. Chatel met en place, est une des premières bases de cette nouvelle
conception du métier. Ce qui est sous-jacent dans cette approche, c’est l’esprit « flexiprof » du rapport du conseiller d’Etat Marcel
Pochard, « L’évolution du métier d’enseignant », commandé dès 2007 et rapidement enterré parce que le terrain n’était pas mûr.
Autre axe structurant du projet Sarkozy, l’autonomie est présentée, elle aussi, comme un moyen de restaurer l’autorité enseignante.
Fort de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) d’août 2007, qui a donné de l’autonomie aux universités,
le président a conscience de ne pas avoir fait franchir aux écoles, collèges et lycées le même tournant décisif. Or il estime
que ce qui a marché pour le supérieur fonctionnera de la maternelle au bac.
A ses yeux, l’autonomie est le moyen « que partout et ce dès l’école primaire se constituent de véritables équipes de professeurs,
motivés et soudés autour du chef d’établissement ». « Des équipes, devait-il dire jeudi, qui se sentiront collectivement responsables des
élèves qui leur seront confiés ; des équipes capables de parler d’une seule voix, d’une voix forte. »
Dans un projet libéral, l’autonomie des établissements va de pair avec le choix des enseignants par des chefs d’établissement aux pouvoirs
renforcés. Cette approche est mise en place, depuis la rentrée, dans 200 collèges difficiles, et est pratiquée dans l’enseignement privé,
qui scolarise un élève sur cinq.

RECENTRAGE SUR LES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX

Outre une évaluation flatteuse du travail accompli dans l’enseignement supérieur ? « d’ici à cinq ans, nous aurons en France un nombre
significatif d’universités de dimension mondiale » ?, M. Sarkozy devait profiter de cette cérémonie pour dévoiler ses souhaits quant à
l’évolution des enseignements.
Pour l’école primaire, il devait se féliciter du recentrage sur les apprentissages fondamentaux avec la mise en place des programmes de
2007-2008. Mais son discours voulait aussi envoyer un message aux enseignants des petites classes, qu’il promet d’aider « à devenir de
véritables experts des apprentissages fondamentaux ».
« De nombreuses universités ont mis en place des mastères spécifiques de grande qualité. Ces initiatives doivent être encouragées »,
devait-il préciser. Contrairement aux v?ux de 2011, où il proposait d’améliorer la formation initiale, très réduite depuis l’entrée en
vigueur de la mastérisation, le chef de l’Etat s’engage cette fois à s’appuyer sur cette formation au niveau bac +5 des nouveaux maîtres. A
l’heure où 15 % des enfants sortent du primaire sans maîtriser la lecture, cet argument a au moins autant de poids pour les oreilles
parentales que pour celles des enseignants.

Pour le collège, M. Sarkozy devait rappeler qu’ »il faut mettre fin aux faiblesses du collège unique tel que nous le connaissons aujourd’hui ».
Et préciser que l’heure est venue, selon lui, d’ »assumer la diversité des parcours en quatrième-troisième ».
« Il n’est pas normal que le collège actuel prépare exclusivement à l’enseignement général, et pas à la voie professionnelle : comment,
dans ces conditions, cette dernière ne serait-elle pas vécue comme une voie de relégation ? », devait-il expliquer. S’il n’a jamais été
vraiment « unique », le collège pourrait voir ses parcours se diversifier encore si M. Sarkozy obtient un nouveau mandat.

« UN PROFOND BOULEVERSEMENT »
Pour ce qui concerne le lycée, le président de la République devait parler de la dernière année des formations professionnelles. « Pourquoi
ne pas rendre l’alternance obligatoire en dernière année de baccalauréat professionnel, ainsi qu’en CAP ?, devait-il demander.
J’ai conscience qu’il s’agirait d’un profond bouleversement, qui impliquerait d’augmenter de plus 200 000 par an le nombre de contrats
d’alternance. Une réorganisation complète du mode de relation entre lycées professionnels et entreprises serait nécessaire. Mais une telle
disposition serait une réponse extrêmement forte au problème structurel du chômage des jeunes et même au problème du chômage en
général. »

La réponse ainsi proposée à la question du chômage précoce en est aussi une au candidat socialiste à la présidentielle François
Hollande, qui fait de la jeunesse une de ses grandes priorités.

Voilà donc dessinée, à quelque cent jours du premier tour, l’école selon Nicolas Sarkozy. Déguisé en v?ux, ce discours pré programmatique
fait enfin apparaître cette école dont on pressentait les contours sans jamais en voir l’architecture intégrale.

Maryline Baumard



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