Hollande et les syndicats fustigent le bilan de Sarkozy en matière d’éducation

En présentant ses vœux aux acteurs de l’éducation et de la recherche, le président a préconisé la redéfinition du métier d’enseignant.

Par Libération avec AFP

Hollande et les syndicats fustigent le bilan de Sarkozy en matière d'éducation dans Actualités

Nicolas Sarkozy, le 5 janvier 2012 à Poitiers. (© AFP Fred Dufour)

Les syndicats d’enseignants ont dénoncé jeudi « une attaque libérale » de Nicolas Sarkozy sur l’éducation et « la poursuite de sa politique d’étouffement budgétaire« , après la présentation du programme du très probable futur candidat en la matière.

Dans un communiqué, le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, a dénoncé une « attaque libérale du candidat Sarkozy » fondée notamment sur « l’autonomie du chef d’établissement » et « un désengagement de l’Etat employeur qui se décharge sur l’Université de l’ensemble de la formation des enseignants« .

« Rien n’est dit sur la façon de prendre en charge l’échec scolaire« , a ajouté le Snes, en regrettant que « le principe de la baisse de l’emploi public soit réaffirmé« .

Des enseignants plus présents

En présentant ses voeux aux acteurs de l’éducation et de la recherche jeudi à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), Nicolas Sarkozy a préconisé notamment l’autonomie des établissements, la remise en cause du collège unique et la redéfinition du métier d’enseignement.

A ce sujet, il a suggéré que les professeurs puissent « accepter de nouvelles manières de travailler, d’être plus présents dans les établissements« . « Mais en contrepartie, leur rémunération devra être considérablement augmentée« , a-t-il ajouté, sans toutefois dire comment.

Aujourd’hui, dans le secondaire, un professeur doit assurer 15 heures de cours par semaine s’il est agrégé et 18 heures s’il est certifié.

La FSU, première fédération syndicale de l’éducation, a tenu à rappeler jeudi que ces heures de cours ne correspondaient pas au travail total des enseignants, ceux-ci travaillant en moyenne 20h27 en dehors des cours, selon une étude de 2002 du ministère de l’Education nationale.

Dans un communiqué distinct, le SE-Unsa a déploré « une vision libérale et rétrograde » et « la poursuite de la la politique d’étouffement budgétaire« .

« Cerise sur ma galette, le président de la République annonce -une augmentation considérable de la rémunération des enseignants-, oubliant qu’il en avait pris l’engagement dans sa -Lettre aux éducateurs- de 2007… et que les personnels attendent toujours!« , a-t-il ajouté.

Hollande dénonce un bilan «lourd» …

Le député de Corrèze a jugé que dans l’Education, le bilan du président sortant était « particulièrement lourd« .

« Avoir supprimé 70.000 postes, avoir découragé le personnel qui se dévoue, avoir aussi supprimé la formation initiale des enseignants et avoir laissé l’échec scolaire progresser (…), avoir laissé la violence s’installer dans certains établissements, avoir négligé l’enseignement professionnel (…). Nous n’avons pas là un bilan qui justifie un projet qui puisse donner confiance« .

Interrogé sur les propos de Nicolas Sarkozy en faveur d’un aménagement du « collège unique« , M. Hollande a fait remarquer: « ce débat existe depuis (la création du) collège unique et Nicolas Sarkozy n’avait pas eu de mots suffisamment durs à son endroit en 2007. Qu’a-t-il fait » depuis ?

« Moi je suis toujours pour qu’il y ait un collège qui accueille les élèves. Qu’il y ait -c’est déjà le cas- au sein du collège, une diversité des parcours, chacun le comprend, mais que soit ouverte la possibilité de professionnaliser dès 14 ans, non!« .

Enfin sur la revalorisation du métier d’enseignant, « Nicolas Sarkozy dit qu’il veut les payer davantage. Aujourd’hui je constate (…) que les enseignants, sauf les plus jeunes n’ont pas été revalorisés« , a-t-il dit.

… et défend un projet «responsable»

Invité par la presse, François Hollande a réagi aux propos du chef de l’Etat qui a jugé que recréer des postes était « irresponsable« .

« Certains veulent dépenser moins, ils formeront moins, et nous perdrons des parts de compétition dans l’économe mondiale et nous aurons un chômage plus élevé« , a-t-il déclaré. C’est « vouloir l’école à l’anglo-saxonne« , « un modèle libéral (…) hiérarchisé autour du chef d’établissement et où il y aura moins d’enseignants« .

« Et puis il y a le projet que je porte, qui est responsable, parce qu’il ne s’agit pas d’augmenter le budget national. Il s’agit de redéployer et de mettre des moyens supplémentaires en personnels dans l’Education nationale pour réparer ce qui a été détruit depuis 5 ans« , a-t-il fait valoir.

« Ce que je propose, c’est que l’Education ait davantage de professeurs, de surveillants, de personnels d’accueil, d’encadrement, d’infirmières, de médecins scolaires« , a rappelé le candidat, qui avait annoncé pendant la primaire sa volonté de recréer sur 5 ans 60.000 postes dans ce secteur.

Ce système « lutte contre l’échec scolaire« , « élève le niveau de la qualification » et « ne laisse aucun enfant sortir du système » selon lui.



La « crise » : Comprendre pour mieux Combattre

Téléchargez ce document de la FSU pour vous donner quelques arguments sur la crise et la dette dont on nous rabat les oreilles.
Bonne lecture !

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L’enseignement selon M. Sarkozy : autorité, autonomie et flexibilité

LEMONDE.FR | 05.01.12 | 12h10  Mis à jour le 05.01.12 | 12h17

Depuis 2007, Nicolas Sarkozy n’avait jamais vraiment livré une vision de l’école. L’éducation nationale a été surtout, pour lui, une réserve
d’économies budgétaires. Et, de son côté, le ministre de l’éducation, Luc Chatel a avancé en mesurant ses paroles, peu disert sur l’édifice
dont il posait les premières pierres.
Présentant ses voeux de Nouvel An au monde de l’enseignement, jeudi 5 janvier, au Futuroscope à Poitiers (Vienne), sur le territoire de
l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le président de la République a voulu faire connaître la charpente de ce qu’il propose de
continuer à construire après 2012 si les Français le lui permettent. Pour une restauration de l’autorité dans une école républicaine, voilà
l’esprit qui se dégage du long discours que M. Sarkozy devait prononcer.
C’est une manière habile de s’adresser à la fois à son électorat classique et aux enseignants, en habillant ses propositions de
vêtements républicains, afin d’éviter qu’elles ne soient perçues comme relevant d’un libéralisme débridé.

« DÉCALAGE »

Le premier levier de modernisation pour M. Sarkozy est la redéfinition du métier d’enseignant, présentée comme devant restaurer l’autorité
des maîtres. « Ce dont souffrent en premier lieu les enseignants, c’est le décalage entre ce que l’institution leur demande officiellement à
travers ces fameux textes statutaires qui remontent aux années 1950 et la réalité de la société d’aujourd’hui, des élèves qui leur sont
confiés », devait-il déclarer.
Mettre fin à ce décalage nécessite, selon le chef de l’Etat, « de la part des professeurs, d’accepter de nouvelles manières de travailler ».
« D’être plus présents dans les établissements, sans aucun doute », devait-il préciser, en ajoutant aussitôt :
« Mais, en contrepartie de ce nouvel engagement, leur rémunération devra être considérablement augmentée, et leurs conditions de travail très sensiblement
améliorées. » C’en serait donc fini du statut de 1950, qui définit le métier par un nombre d’heures de cours et que le monde enseignant juge protecteur.
François Hollande aussi veut ce changement, mais il y va, lui, par la concertation, quand la majorité procède par touches successives.
L’évaluation des enseignants par les chefs d’établissement, que M. Chatel met en place, est une des premières bases de cette nouvelle
conception du métier. Ce qui est sous-jacent dans cette approche, c’est l’esprit « flexiprof » du rapport du conseiller d’Etat Marcel
Pochard, « L’évolution du métier d’enseignant », commandé dès 2007 et rapidement enterré parce que le terrain n’était pas mûr.
Autre axe structurant du projet Sarkozy, l’autonomie est présentée, elle aussi, comme un moyen de restaurer l’autorité enseignante.
Fort de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) d’août 2007, qui a donné de l’autonomie aux universités,
le président a conscience de ne pas avoir fait franchir aux écoles, collèges et lycées le même tournant décisif. Or il estime
que ce qui a marché pour le supérieur fonctionnera de la maternelle au bac.
A ses yeux, l’autonomie est le moyen « que partout et ce dès l’école primaire se constituent de véritables équipes de professeurs,
motivés et soudés autour du chef d’établissement ». « Des équipes, devait-il dire jeudi, qui se sentiront collectivement responsables des
élèves qui leur seront confiés ; des équipes capables de parler d’une seule voix, d’une voix forte. »
Dans un projet libéral, l’autonomie des établissements va de pair avec le choix des enseignants par des chefs d’établissement aux pouvoirs
renforcés. Cette approche est mise en place, depuis la rentrée, dans 200 collèges difficiles, et est pratiquée dans l’enseignement privé,
qui scolarise un élève sur cinq.

RECENTRAGE SUR LES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX

Outre une évaluation flatteuse du travail accompli dans l’enseignement supérieur ? « d’ici à cinq ans, nous aurons en France un nombre
significatif d’universités de dimension mondiale » ?, M. Sarkozy devait profiter de cette cérémonie pour dévoiler ses souhaits quant à
l’évolution des enseignements.
Pour l’école primaire, il devait se féliciter du recentrage sur les apprentissages fondamentaux avec la mise en place des programmes de
2007-2008. Mais son discours voulait aussi envoyer un message aux enseignants des petites classes, qu’il promet d’aider « à devenir de
véritables experts des apprentissages fondamentaux ».
« De nombreuses universités ont mis en place des mastères spécifiques de grande qualité. Ces initiatives doivent être encouragées »,
devait-il préciser. Contrairement aux v?ux de 2011, où il proposait d’améliorer la formation initiale, très réduite depuis l’entrée en
vigueur de la mastérisation, le chef de l’Etat s’engage cette fois à s’appuyer sur cette formation au niveau bac +5 des nouveaux maîtres. A
l’heure où 15 % des enfants sortent du primaire sans maîtriser la lecture, cet argument a au moins autant de poids pour les oreilles
parentales que pour celles des enseignants.

Pour le collège, M. Sarkozy devait rappeler qu’ »il faut mettre fin aux faiblesses du collège unique tel que nous le connaissons aujourd’hui ».
Et préciser que l’heure est venue, selon lui, d’ »assumer la diversité des parcours en quatrième-troisième ».
« Il n’est pas normal que le collège actuel prépare exclusivement à l’enseignement général, et pas à la voie professionnelle : comment,
dans ces conditions, cette dernière ne serait-elle pas vécue comme une voie de relégation ? », devait-il expliquer. S’il n’a jamais été
vraiment « unique », le collège pourrait voir ses parcours se diversifier encore si M. Sarkozy obtient un nouveau mandat.

« UN PROFOND BOULEVERSEMENT »
Pour ce qui concerne le lycée, le président de la République devait parler de la dernière année des formations professionnelles. « Pourquoi
ne pas rendre l’alternance obligatoire en dernière année de baccalauréat professionnel, ainsi qu’en CAP ?, devait-il demander.
J’ai conscience qu’il s’agirait d’un profond bouleversement, qui impliquerait d’augmenter de plus 200 000 par an le nombre de contrats
d’alternance. Une réorganisation complète du mode de relation entre lycées professionnels et entreprises serait nécessaire. Mais une telle
disposition serait une réponse extrêmement forte au problème structurel du chômage des jeunes et même au problème du chômage en
général. »

La réponse ainsi proposée à la question du chômage précoce en est aussi une au candidat socialiste à la présidentielle François
Hollande, qui fait de la jeunesse une de ses grandes priorités.

Voilà donc dessinée, à quelque cent jours du premier tour, l’école selon Nicolas Sarkozy. Déguisé en v?ux, ce discours pré programmatique
fait enfin apparaître cette école dont on pressentait les contours sans jamais en voir l’architecture intégrale.

Maryline Baumard



Dernière minute : 4 CUI au lycée Gide (Uzès)

Ce matin l’Inspecteur d’Académie a autorisé le chef d’établissement du lycée Gide (Uzès) à recruter 4 nouveaux CUI (emplois précaires) pour notre établissement, officiellement pour résoudre les « problèmes » de la vie scolaire.

D’après nos informations, en provenance d’autres chefs d’établissement, cette situation est identique dans de nombreux lycées.
Ce gouvernement souhaite donc généraliser la précarité au détriment de vrais postes dans l’Education Nationale.

C’est ce que l’on appelle pudiquement le « traitement social du chômage ».
Faut-il y voir une relation avec les élections et les mauvais chiffres du chômage ?
Pour le SNES (FSU) du lycée Charles Gide (Uzès) : Franck Tichadou



Ecole : L’UMP veut la rupture

Par François Jarraud du café pédagogique

La droite veut reconstruire l’Ecole. Mort du collège unique, nouveau statut enseignant, chefs d’établissement aux pouvoirs renforcés, notation publique des établissements, les propositions de l’UMP pour l’éducation rompent nettement avec la tradition scolaire.
Ecole : L'UMP veut la rupture dans Actualités 09ump7L’UMP a réuni le 8 novembre sa Convention éducation et publie ses propositions de campagne pour les présidentielles de 2012 en matière d’éducation. Elles se déclinent autour de 4 points : la réforme des rythmes scolaires, celle du collège, le management scolaire et la réforme du statut des enseignants.
Auparavant vient le bilan.  » Des résultats encourageants sont cependant déjà perceptibles », estime le document UMP en citant les évaluations de CE1 et de Cm2 qui montrent  » une meilleure maîtrise des fondamentaux ». Il montre également « une augmentation sans précédent de la rémunération des jeunes enseignants », une hausse du pouvoir d’achat de tous grâce aux heures supplémentaires. Globalement « les moyens existent mais il faut les mettre là où on en a le plus besoin ».
Après avoir modifié les rythmes scolaires sous X Darcos, l’UMP propose de nouveaux rythmes en conformité avec les recommandations de l’Académie de médecine. Extension de deux semaines de l’année scolaire, sans qu’il soit fait mention d’une compensation, au primaire et au secondaire, semaine de 4 jours et demi au primaire, pause méridienne d’une heure et demi.
« Passer du collège unique au collège pour tous… S’il ne s’agit pas de remettre en cause le collège pour tous, il faut cependant l’adapter aux nouveaux besoins des élèves qui sont plus diversifiés qu’auparavant », écrit l’UMP. De fait il s’agit bien d’en enterrement du collège unique. D4une part l’UMP recommande d’expérimenter des collèges « par classes » en coupant le collège en deux niveaux (5-6ème et 3-4ème) institués dans des établissements différents. Ce système permettrait de mettre en place facilement un double examen d’entrée en 6ème et 4ème, les deux anciens paliers d’orientation seraient remis en place. A l’issue de la 5ème, une partie des jeunes pourraient être envoyés dans des classes de pré professionnalisation.  » Dans le cadre de la réforme du collège, une diversification des voies serait permise, afin que chaque enfant puisse s’orienter dès l’âge de 14 ans vers une voie de réussite qui lui correspond ». Des classes « métiers études » seraient instituées ouvrant sur des CFA. C’est la fin du socle commun qu’annonce ce projet. L’expression est peu citée dans le document et parfois sans l’adjectif « commun »…
L’UMP propose une gestion manageriale des établissements. Les écoles primaires deviendraient des établissements. A la tête des établissements, le chef d’établissement embaucherait le personnel de son établissement. Il l’évaluerait. Enfin les résultats des évaluations nationales de chaque école et chaque collège seraient publiées. On aurait ainsi une mise en concurrence renforcée des établissements.
Enfin l’UMP propose une réforme du statut des enseignants du secondaire.  » Il faut réfléchir à un nouveau statut des enseignants qui permette d’intégrer dans les missions des enseignants non seulement les cours mais l’accompagnement : tutorat, orientation, concertation. Cette redéfinition des missions pourrait aboutir à la création d’un nouveau corps qui concernerait les candidats à l’actuel CAPES et qui serait ouvert aux professeurs certifiés en exercice, sur la base du volontariat ». Sans toucher aux certifiés et encore moins aux agrégés, cette disposition les mettrait en extinction et on aurait une nouvelle catégorie d’enseignants probablement au temps de service passé à 24 heures (plus un tiers). Cette mesure permettrait d’économiser des milliers de postes. Dans le même souci, l’UMP entérine la fin de la scolarisation à 3 ans et pose la question du devenir du Cndp et du Cned appelés à se fondre dans une seule nouvelle structure.
Tous ces dispositifs ont été semés par Nicolas Sarkozy durant son quinquennat mais aboutissent à une rupture. L’UMP propose d’aller au bout des démarches et de mettre en place une école sans doute plus conforme aux principes libéraux que proche du modèle anglo-saxon. C’est la mise en concurrence des établissements qui devra assurer l’amélioration du système éducatif. C’est le chef d’établissement patron qui est seul responsable de bonne cote de sa maison. L’école semble passer du service public au service marchand.

Le programme UMP

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Docum[...]

 

Sur le site du Café
Echos de la Convention UMP
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Sommaire

C’est devant un public acquis et conquis que s’est tenue, ce mardi 8 novembre, au Théâtre Bobino, la convention éducation de l’UMP. Les mots d’ordre : personnalisation, autonomie, décloisonnement et confiance, sont répétés avec conviction par les participants successifs, très motivés, comme le disait une militante en sortant, pour « convaincre les français à faire le bon choix ». Un climat clairement pré-électoral, donc, dans lequel les critiques du programme du PS ont fusé, en contrepoint des projets forts de l’UMP : revoir les rythmes scolaires, la gestion des personnels enseignants (« on ne peut plus fonctionner avec des statuts de 1950! »), les relations avec l’entreprise, le développement de la professionnalisation précoce des élèves et le retour sur le collège unique, qui ne « correspond plus à la société d’aujourd’hui ».
Chatel annonce de nouvelles suppressions de postes
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Surenchère. Face à la crise suscitée par les nouveaux textes sur l’évaluation des enseignants, Luc Chatel jette le 17 novembre de l’huile sur le feu en dévoilant une vision ultra libérale de l’éducation : fin de la carte scolaire, sélection précoce, recrutement par le chef d’établissement. Le PS n’est pas en reste.
Les réactions syndicales
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« Rétrograde » pour Thierry Cadart (Sgen Cfdt). « Vrai projet radical » pour Christian Chevalier (Se-Unsa) que cela confirme dans son analyse d’une privatisation de l’Ecole. « Conception idéologique libérale » pour Sébastien Sihr du Snuipp. Le projet UMP a déjà les syndicats contre lui.
B. Groison :  » Le gouvernement refuse tout débat »
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Secrétaire générale de la Fsu, la première fédération de la fonction publique, Bernadette Groison invite au débat. Débat sur l’avenir de l’éducation et la gestion des moyens en temps de crise. Débat plus général sur la gestion de la crise avant les élections présidentielles. C’est renvoyer Luc Chatel et le gouvernement à leur bilan et à leur arrogance.


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