Sarkozy : Plus qu’un programme, une stratégie qui oppose enseignants et familles sur l’Ecole

Par François Jarraud

 

« L’Ecole appartient d’abord à toutes les familles de France ». Dans son discours sur l’éducation à Montpellier le 28 février, Nicolas Sarkozy a d’emblée opposé enseignants et familles. Un discours très politique où l’on remarquera un grand absent et finalement quatre propositions.

 

Sarkozy : Plus qu’un programme, une stratégie qui oppose enseignants et familles sur l’Ecole  dans Actualités 29MontpellierTout au long de son discours, Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques politiques contre son principal adversaire, contre les syndicats, dénonçant à plusieurs reprises le corporatisme. Il a mis en avant les valeurs « républicaines », leur donnant des définitions très personnelles (« l’école de la République c’est l’école de l’autorité » par exemple). Il a dénoncé « l’erreur du  pédagogisme » et décrit une école qui a sombré dans la facilité. « On a eu tort d’abaisser l’autorité du professeur, de faire croire à l’enfant qu’il était l’égal du professeur » a-t-il affirmé. Il a jugé qu’Internet aggrave cette crise de l’autorité et n’a émis que des jugements négatifs à son endroit.

 

« Pendant les 5 années qui viennent c’est à l’école que je veux donner la priorité » a-t-il promis. Il la définit avec 4 objectifs. Le premier concerne l’augmentation du temps de travail des enseignants. « Nos enseignants sont mal payés parce qu’ils sont trop nombreux » a-t-il déclaré. Il propose aux enseignants volontaires de travailler 26 heures de cours (au lieu de 18) pour une augmentation de 25%. Le candidat UMP souhaite également augmenter l’autonomie des établissements scolaires en leur donnant la possibilité de recruter directement les enseignants et en variant les rémunérations. N Sarkozy s’est fait aussi l’apôtre de la sélection précoce. Jugeant que le collège unique a échoué, il souhaite des classes de niveau et une sélection à la fin de la 5ème, « le socle étant acquis » à ce moment là… Enfin il veut également s’attaquer au bac pour en relever le niveau.

 

Au bout d’une heure de discours, le président de la République avait fait l’impasse sur des points importants. La question des rythmes scolaires n’a pas été évoquée dans son discours. Plus surprenant encore, à aucun moment l’enseignement primaire n’est apparu dans le discours alors même qu’il se propose de lutter contre l’échec scolaire.

 

N Sarkozy a consacré la moitié du discours a dresser un bilan positif de son action ce qui l’a amené à des contradictions. Il a dressé un tableau très sombre de l’Ecole tout en affirmant que les évaluations nationales montraient des progrès et en vantant le soutien scolaire mis en place. Ces incohérences et ces insuffisances seront-elles détectées par les électeurs ? Il semble que N Sarkozy ait fait le deuil de l’électorat enseignant, qu’un récent sondage du Monde  donnait comme très hostile à ses idées et utilise le vieil argument « enseignant fainéant ». Peut-on gagner une élection en mettant le débat à ce niveau ?



Nicolas Sarkozy et l’école: paroles, paroles, et toujours des paroles….

Article de Liberation.fr

Sarko à Périgueux le 15 fev 2008 Reuters R. Duvignau

Si on avait écouté Nicolas Sarkozy, les élèves de CM2 parraineraient un enfant juif exterminé durant la Shoah, les lycéens liraient à chaque anniversaire de sa mort la lettre, poignante, du jeune communiste Guy Môquet peu avant son exécution par les Allemands en 1941, les parents choisiraient librement l’école de leur enfant, l’échec scolaire serait divisé par trois en fin de primaire, les collèges en difficultés auraient moins d’élèves et plein de moyens en plus, l’autorité et la discipline règneraient en maître en classe, les élèves sortiraient bilingues du lycée, etc, etc.

Nicolas Sarkozy est sans doute l’un des présidents qui a le plus parlé sur l’école. A peine élu, il a publié une « Lettre aux éducateurs« , un fascicule de 32 pages publié à un million d’exemplaires et envoyé à tous les profs de France, où il développe sa vision de l’école. Puis il a enchaîné les discours, a annoncé des réformes, grandes et petites, a fait des promesses, chiffrées ou non…

Durant ces 5 ans, le président a ainsi beaucoup parlé et a beaucoup varié aussi. Il a tenu un certain nombre de promesses – comme la création des « internats d’excellence » pour les élèves « méritants« , la réforme du lycée, celle des progammes du primaire, la « masterisation » (le fait de recruter les enseignants au niveau master et non plus au niveau licence, comme jusqu’ici dans la plupart des cas), le service minimum d’accueil en cas de grève dans le primaire, la revalorisation, limitée, des profs en début de carrière, etc -.Mais il en a aussi beaucoup oubliées en route et s’est aussi pas mal renié. Voici une sélection choisie, et donc forcément arbitraire, de ces « oublis » et de ces renoncements:

- « Si j’ai voulu que fût lue la lettre si émouvante que Guy Môquet écrivit à ses parents à la veille d’être fusillé,  c’est parce que je crois qu’il est essentiel d’expliquer à nos enfants ce qu’est un jeune Français, et (…) ce qu’est la grandeur d’un homme qui se donne à une cause plus grande que lui« , le 16 mai 2007, premier jour de son quinquennat

Durant les deux premières années, malgré la vague de critiques, la lettre a bien été lue en grande pompe dans certains lycées. Elle ne l’est pratiquement plus aujourd’hui. Les profs reprochent la dimension bien trop émotionelle d’une telle pratique, qui n’apporte rien à la compréhension de cette période compliquée.

- « Notre objectif est de rendre la carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements qui permettra aux parents de choisir l’école de leurs enfants« , le 5 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l’Education Xavier Darcos

Il y a bien eu un assouplissement de la carte scolaire, avec l’annonce d’une série de critères permettant des dérogations – élèves handicapés, boursiers, fratrie, résultats scolaires, etc. Mais sa suppression, pourtant une  promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, a discrètement été abandonnée en route.

Contrairement aux promesses, aucun bilan de l’assouplissement n’a été rendu public. Les études d’experts parues ici et là concluent au mieux à l’absence d’effets, au pire à une dégradation de la situation des « collèges ghettos », fuis par leurs meilleurs éléments grâce à cet assouplissement.

- « Nous souhaitons que l’enseignement des langues étrangères commence dès le cours préparatoire et que (…) tout élève sorte bilingue du lycée« , le 5 juillet 2007, dans la lettre de mission de Darcos

On en est très loin. Le ministre de l’Education Luc Chatel a pourtant l’air convaincu de l’importance des langues dans notre monde: il s’est prononcé pour l’anglais dès la maternelle, a commandé un rapport sur les langues à l’école, a annoncé un grand plan…

Mais au final, les intervenants en langues étrangères sont les premières victimes des suppressions de postes. Et en raison de ces suppressions, les dédoublements de classes, indispensables pour faire travailler les élèves à l’oral, sont de plus en plus difficiles.

- « Pour toutes les familles qui le veulent, le mi-temps sportif devra devenir possible« , le 5 juillet 2007, dans la lettre de mission de Darcos.

C’était un voeu pieux. Le 19 août 2010, dans une opération de com’ dont il a le secret, Luc Chatel avait annoncé à grand fracas la mise en place de l’expérimentation « Cours le matin-sport l’après midi » dans 83 collèges et 41 lycées, pour quelques classes à chaque fois, regroupant pas plus de 7 000 élèves. Mais le dispositif  est resté très limité, faute d’équipements sportifs et de profs….

- « Chaque année, à partir de la rentrée 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah« , le 13 février 2008 lors du dîner annuel du CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France)

L’annonce a déclenché un tollé. Simone Veil elle-même a pris ses distances, sur le thème: faire assumer la mémoire des enfants juifs disparus est traumatisant pour des élèves de 9-10 ans, qui risquent de pas comprendre et de se culpabiliser… Xavier Darcos a vite, et discrètement enterré l’affaire.

- « Je prends un engagement devant vous: nous allons diviser par trois le taux d’échec scolaire à la sortie du CM2 d’ici la fin de la mandature« , le 15 février 2008 à Périgueux

On en est loin. Le ministère de l’Education nationale s’est récemment vanté d’un petit mieux avec les évaluations nationales de 2011 en CM2 – en français, 7 % des élèves n’ont pas les acquis suffisants (contre 7 % en 2010) et 19 % ont des acquis encore fragiles (20 % en 2010), et en maths 10 % maîtrisent insuffisamment les acquis (13 % en 2010) et 20 % ont des acquis encore fragiles (20 % en 2010).

Mais d’autres évaluations donnent  des résultats sensiblement moins encourageants. La dernière étude Pisa de l’OCDE, portant sur le niveau des élèves de 15 ans, est, elle, carrément décourageante – les élèves en grandes difficultés en français passent de 15 à 20%.

- « Aucun jeune ne devra – attention, ce ne sont pas des mots, ce sont des décisions – aucun jeune entre 16 et 18 ans ne devra être laissé hors de tout système de formation sauf s’il a déjà un emploi« , le 29 septembre 2009 à Avignon

Là encore, c’est raté. A la fin du mandat, on compte toujours autant de « décrocheurs », ces jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans diplôme ni qualification – 150 000 approximativement.

Sous Nicolas Sarkozy, on a tout de même enregistré un progrès: des plateformes communes ont été mises en place avec les Rectorats, les missions locales, Pôle emploi, les CFA (centres de formation des apprentis), afin d’identifier les jeunes décrocheurs et de leur proposer quelque chose. Mais on  est loin de la solution.

« Je sais parfaitement que nous serons jugés, que je serai jugé au résultat, j’y suis prêt« , avait dit Nicolas Sarkozy à la fin de son discours sur la jeunesse le 29 septembre 2009 à Avignon. Et bien, l’heure du jugement a sonné…

Crédit photo: Nicolas Sarkozy le 15 février 2008 dans une classe de Périgueux où il fera ensuite sa promesse de diviser par trois l’échec en fin de CM2 (Reuters, Regis Duvignau)



Flash spécial : Sarkozy : Quel programme pour l’Ecole ?

Message du café pédagogique :

Le candidat de l’UMP prononce le 28 février à 17h30 un discours important sur l’éducation à Montpellier. Il devrait présenter son projet pour l’Ecole pour son éventuel second quinquennat. Analyse et commentaires dans votre Expresso de mercredi matin.

Faux pas. Le président-candidat s’est emmêlé les pieds lors de l’ouverture de sa « séquence éducation ». Dans un entretien sur RTL le 27 février, il a déclaré que durant la décennie 2000-2010 on avait créé 45 000 postes d?enseignants pour 400 000 élèves en moins alors que les chiffres du ministère montrent 60 000 suppressions de postes pour 150 000 élèves de moins.

Quel programme ? Dans un entretien accordé au Midi Libre le 28, N Sarkozy laisse voir ce que sera ce programme. « Les enseignants doivent être davantage présents dans les établissements, disponibles pour les élèves. En contrepartie, leur rémunération sera fortement augmentée, et ils disposeront de bureaux, où ils pourront travailler, recevoir les élèves et leurs parents », annonce-t-il. « Ceux qui veulent augmenter le nombre de professeurs font fausse route. Moi, je ne propose pas plus de professeurs, mais des professeurs mieux considérés, à qui l’on donne les moyens de remplir leur mission d’éducation ». « On ne peut plus continuer le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite sans augmenter les horaires des enseignants. Or on est obligé de continuer à réduire le nombre de fonctionnaires pour revenir à l’équilibre », avait-il déclaré la veille sur RTL. On attend aussi du candidat une déclaration sur l’autonomie des établissements et la capacité pour le chef d?établissement d?évaluer et de recruter les enseignants. Des propos qui rejoignent l’entretien qu’il avait accordé au Figaro le 10 décembre.

Le métier d’enseignant mis en débat. C?est donc la définition du métier qui devient un enjeu électoral au moins dans le secondaire. La promesse de « bureaux » pour les enseignants ne coûte rien au candidat puisque ce sont les collectivités locales qui ont hérité de l?Etat la charge des locaux scolaires dans le secondaire. Quant à la revalorisation, liée avec la baisse du nombre des enseignants, elle n?est possible que si le temps d?enseignement est suffisamment augmenté pour que l’Etat s’y retrouve. Or est-ce possible ? Les études ministérielles montrent que les enseignants du secondaire travaillent déjà plus de 40 heures par semaine. Les rectorats n’arrivent plus à placer des heures supplémentaires pourtant bien rémunérées. Pour en convaincre l?opinion, il faudra que le candidat montre que les enseignants travaillent peu?

« La révolution dans l?école » est lancée depuis 5 ans par N. Sarkozy. Son bilan ne semble avoir convaincu ni les enseignants (seulement 12% d’entre eux voteraient Sarkozy au 1er tour selon un sondage Ifop ? Le Monde) ni les parents. Les résultats de l?Ecole se sont globalement dégradés sous sa mandature. Comment transformer ce passif en espérance pour son parti ? Nicolas Sarkozy parlera ce soir à 17h30 à Montpellier.
Le compte-rendu de son discours, l’analyse et les réactions seront dans votre Expresso mercredi matin.

Dans le Café :
Sarkozy annonce la réforme

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2012/130_2.aspx

Sarkozy : La même politique après 2012

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2012/129_2.aspx

L?UMP veut la rupture

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2011/127_5.aspx

L?école de demain pour l?UMP

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/11/09112011_EcoledemainUMP.aspx

Le bilan de Luc Chatel

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2012/130_10.aspx

Le bilan de Luc Chatel



Intervention de Nicolas Sarkozy sur RTL: «Il faut plus d’adultes à l’école»

8h10: On passe à la thématique de l’éducation
Sarkozy impopulaire auprès des profs? «Je ne vois pas les choses comme ça». «L’école appartient au peuple de France», assure-t-il.

8h12: La proposition de Hollande de créer 60.000 postes de profs relève de «la démagogie la plus extravagante»

8h12: Nicolas Sarkozy dit qu’il aura l’occasion d’annoncer des mesures pour l’éducation. Mais il ne veut rien dévoiler maintenant.

8h13: «Il faut revaloriser la fonction d’enseignant». Cela passe par une augmentation? demandent les journalistes. «Oui», répond Sarkozy.

8h15: «Il faut plus d’adultes à l’école»
Mais cela ne signifie pas plus d’embauches. Pour Sarkozy, il faudrait que, sur la base du volontariat, les profs puissent rester plus longtemps dans l’établissement scolaire.

« L’école appartient au peuple de France, l’école n’appartient pas aux seuls enseignants, aux seuls représentants des enseignants. L’école appartient à tout le monde et le discours sur l’école doit être un discours général. Que voulons-nous faire de notre école? Je suis effaré qu’on puisse dire, avant même de commencer la discussion sur l’école, qu’il faut créer 60.000 postes en plus, avant même d’obtenir la moindre réforme. C’est vraiment la démagogie dans ce qu’elle a de plus extravagante. Il y a un peu plus de 400.000 élèves de moins dans l’Education nationale depuis dix ans, et il y a 45.000 professeurs de plus. S’il suffisait d’embaucher des profs pour que l’école fonctionne et que les profs soient heureux, on devrait avoir l’école qui fonctionne le mieux au monde et les professeurs les plus heureux du monde ».

Rappel : le Président Sarkozy a supprimé 70 000 postes (donc des adultes) dans l’Education Nationale ce que semble avoir oublié le candidat Sarkozy.



Un naufrage évité aux écoles d’Uzès?

Article Midi Libre

Suite à l’annonce du sauvetage de l’école de Pont-des-Charrettes et d’une classe de l’école maternelle du Parc (Midi Libre du 3 février), Michel  Mahieux DDEN (délégué départemental de l’Education nationale) et Roselyne Gasco DDEN, présidente du département, membre du bureau national, émettent des réserves : «  Rien n’est sauvé ! Précisément, les fermetures sont  »non maintenues sous bénéfice d’inventaire ». La mairie doit confirmer et argumenter les effectifs (le chiffre de la rentrée prochaine). A la lecture de ces informations l’Académie arrêtera définitivement ses conclusions.  La non-fermeture est avant tout à mettre à l’acquis de la détermination des parents d’élèves et de la FCPE.

La commune a été proche du naufrage à cause de ses maladresses avec l’académie : beaucoup d’incertitudes, de valses d’hésitations dans la communication des effectifs et un constat d’erreurs dans les prévisions.

L’obligation d’inscription à la mairie des enfants scolarisés n’a été appliquée à Uzès qu’à partir de 2011 après des interventions répétées de l’académie. Néanmoins, inscriptions et pré-inscriptions se font tardivement, d’où la menace de fermeture. On constate l’absence d’interlocuteur décisionnel au sein de la mairie pour les directions d’écoles. Des courriers restent sans réponse. Aucun service scolaire n’existe.  Les carences et conséquences sont multiples : absence de sectorisation scolaire, absence dans le suivi des commissions de sécurité, diminution du budget scolaire.

Rappelons qu’en 2011 deux postes ont été fermés et en 2012 un poste de Rased (Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficultés) fermera probablement.

L’enjeu est important : la population d’Uzès vieillit. A cause d’une microspéculation foncière les jeunes couples sont rejetés hors des murs.  Il existe pourtant des solutions : adaptation au besoin de notre plan local d’urbanisme (Plu), application de la loi SRU obligeant à 20 % de constructions nouvelles pour les petits et moyens revenus, créer du lien intergénérationnel, attirer et non repousser les 20-40 ans. Une prise de conscience est nécessaire !  »



Flash info n°25 de la FCPE des collèges et lycées de l’Uzège

n° 25.11.12
du 04/02/12

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

3ème Prépa-pro

La FCPE a été informée que les Chefs d’Établissement concernés étaient conviés à une réunion à l’Inspection Académique le 08 février afin de trouver une solution à l’implantation d’une classe de 3ème Prépa-pro sur le bassin d’Uzès.
Dans l’intérêt des élèves, la FCPE accueille favorablement cette annonce en pensant que le courrier qu’elle a fait parvenir au Recteur avec copie à l’Inspecteur d’Académique, Chefs d’Établissement, Député et Conseiller Général n’est peut être pas étranger à la convocation de cette réunion.

Lycée Charles Gide

u Épreuve du Baccalauréat d’EPS :
Alors que l’Administration du Lycée et les membres du jury avaient organisé l’épreuve de musculation en Certification en Cours de Formation (CCF) du 31 janvier dans de bonnes conditions pour les élèves, certains d’entre eux ont été retenus par un enseignant.
Nombreux sont les parents à s’en être plaint à juste titre ; les élèves n’ayant pu présenter tous leurs ateliers.
La FCPE a obtenu l’assurance que les élèves concernés n’ont pas été pénalisés par le jury. Elle déplore cependant ce dysfonctionnement qui n’a pas permis de mettre les élèves dans des conditions optimales de réussite dans une épreuve de coefficient 2 !
u Commission Restauration :
Elle s’est tenue le 03 février en présence de Mesdames la Proviseure-Adjointe, la CPE, la Gestionnaire, la Responsable cuisine, la Diététicienne, la Responsable des Cuisines de l’Uzège, de deux élèves demi-pensionnaires, d’une élève interne et du représentant FCPE.
·          De façon récurrente il manque du pain le mercredi : après avoir fait un bilan des besoins, le lycée commandera plus de pain. Parallèlement, les Cuisines de l’Uzège vont étudier, par rapport au grammage en vigueur, si les quantités commandées sont suffisantes.
·          Concernant le midi, le problème soulevé lors de la première réunion a bien été pris en compte (les élèves demandant un supplément  sont  servis). Par contre pour les repas du soir, les quantités  restent  faibles : cette remarque a été notée.
·          Certains plats de légumes sont trop gras (présence importante d’huile) : Les Cuisines de l’Uzège vont étudier la composition des plats pour voir s’il est possible de diminuer la quantité de matières grasses.
·          Le grand nombre d’élèves prioritaires le lundi occasionne des temps d’attente trop longs et oblige les élèves qui reprennent à 12h30 à manger trop rapidement : Madame la Proviseure-Adjointe reconnait ce fait. Toutefois, elle indique qu’il est nécessaire que les élèves qui terminent  à 11h00 soient devant la cantine dès son ouverture à 11H20.
·          Après discussion il a été décidé de mettre en place un cahier de doléances pour les internes afin  de déterminer plus précisément les problèmes liés à la qualité des repas.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 5 du 2 février 2012
·         Baccalauréat : Programmes des enseignements artistiques en classe terminale pour l’année scolaire 2012-2013 et pour la session 2013 (lire).

u Attestation Scolaire de Sécurité Routière 2012 (ASSR) :

·          L’épreuve de l’ASSR1 concerne les élèves des classes de 5ème, les élèves d’autres classes qui atteignent l’âge de 14 ans au cours de l’année civile, les élèves ayant échoué ou ne relevant pas encore de l’ASSR2 mais désirant préparer le Brevet de Sécurité Routière (BSR) en auto école.
·          L’épreuve de l’ASSR2 concerne les élèves des classes de 3ème, les élèves d’autres classes qui atteignent l’âge de 16 ans au cours de l’année civile. L’ASSR1 n’est pas obligatoire pour passer l’ASSR2.
·          Les épreuves doivent avoir lieu entre le 09 janvier et le 31 mai 2012. L’unique session de rattrapage doit être organisée avant le 31 mai 2012.
·          La préparation aux épreuves est obligatoire. C’est un des axes de l’éducation à la sécurité routière. Elle peut se faire tout au long de l’année par une répartition des thèmes par matière d’enseignement. Une application d’entraînement est en ligne. (voir)

u Sciences Économiques et Sociales :
Sans cadrage national, les Académies envisagent ce que pourrait être la nature des épreuves au baccalauréat 2013. (voir les sujets « 0 » de SES de l’académie de Créteil)

d n c

Si vous ne souhaitez plus recevoir les Flashs Info, informez la FCPE des Collèges et Lycées d’Uzès par un simple courriel sur la boîte électronique fcpe30700@gmail.com en indiquant votre Nom et l’établissement de votre enfant. Vous serez immédiatement retiré de la liste de diffusion.

parce qu’il est plus difficile d’agir seul que tous ensemble
pour être informés régulièrement
REJOIGNEZ la fcpe
(bulletin d’adhésion en PJ)

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com



Chatel impose la globalisation et souhaite l’annualisation des services

Article du café pédagogique
Par François Jarraud

On croyait être venu pour découvrir les nouvelles dispositions en faveur de l’apprentissage des langues. Et on s’est retrouvé en pleine campagne électorale. Mardi 7 février, à l’occasion de la remise du rapport du Comité stratégique des langues sur l’enseignement des langues, Luc Chatel a préconisé la globalisation et l’annualisation des services. Deux décisions qui relancent le débat politique sur le métier d’enseignant plus qu’ils n’apportent de solution à l’enseignement des langues.

La globalisation au collège. Pour Luc Chatel, il s’agit de « la possibilité données aux collèges de répartir le temps attribué aux langues selon les langues et les années » de la 6ème à la 3ème. « Il y a des moments où il faut concentrer les apprentissages » explique le ministre, d’autres où c’est moins nécessaire. Le ministre se retranche derrière le rapport du comité présidé par Suzy Halimi. Pour elle c’est une réponse pour un enseignement plus souple qui permettrait par exemple de renforcer l’anglais en 6ème. Luc Chatel annonce que la globalisation sera effective dans un collège sur dix dès la rentrée 2012.

L’annualisation. Partant de la recommandation du rapport du Comité en faveur des stages organisés durant les vacances scolaires dans les académies, le ministre souligne la difficulté à trouver des enseignants pour les encadrer. « La seule réponse c’est l’annualisation », affirme-t-il. Mais « derrière l’annualisation il y a la question du statut des enseignants, c’est un sujet très sensible… Il va être abordé dans les semaines qui viennent lors du débat des présidentielles », ajoutant que « l’enseignement des langues est un bon exemple de l’assouplissement qui pourrait intervenir avec un nouveau statut ».

Ces deux questions sont des sources de conflit pour les enseignants. La globalisation permet certes d’adapter l’enseignement aux besoins des élèves, au risque d’alourdir le temps scolaire. Mais s’agissant de répartir « selon les langues et les années », elle va surtout permettre d’adapter l’enseignement des langues aux ressources humaines octroyées par les rectorats et donc de réduire l’offre de formation. Cette nouvelle liberté de gestion attribuée aux collèges devrait permettre d’économiser des postes. Elle est réclamée depuis des mois par l’enseignement catholique. Il devrait être satisfait.

L’annualisation c’est plus grave. Elle consiste à définir le temps de travail non plus par un horaire hebdomadaire mais par un horaire annuel, 36 fois 18 heures par exemple pour un certifié. De fait cela permet d’augmenter très sensiblement le temps de travail à salaire égal en collège et lycée parce que le temps théorique n’est jamais effectif compte tenu des jours fériés, des examens de fin d’année, etc. En clair les enseignants seraient obligés de travailler davantage pour le même salaire. Le ministère récupèrerait ainsi des dizaines de milliers de postes si la mesure était généralisée. Dans l’enseignement technologique et professionnel, où les élèves sont une partie de l’année en stage les gains seraient très importants. Luc Chatel pousse encore plus loin le raisonnement en annonçant que ces heures de travail pourraient être imposées durant les vacances. L’annualisation nécessite un changement de statut des enseignants. On n’est donc plus là dans la gestion d’une question pédagogique (les langues) mais clairement dans la campagne électorale et c’est bien ainsi que Luc Chatel la présente. « Elle n’est pas à l’ordre du jour de mon ministère, c’est un bon débat pour les jours qui viennent ».

Ces propos donnent à penser que l’équipe de Nicolas Sarkozy veut donner à la campagne électorale un nouveau cap beaucoup plus agressif très rapidement. Elle y est un peu poussée par les mauvais résultats de N Sarkozy dans les sondages et le discours attendu sur l’éducation de François Hollande le 9 février. L’UMP veut opposer le candidat qui mettra les profs au travail face au « candidat des profs fainéants ». François Hollande va avoir à faire face à ce « cadeau ». Et les enseignants vont se trouver délicatement en première ligne sur le thème bien connu de leur temps de travail.

Les syndicats ont réagi aux propos de Luc Chatel. Pour Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa, Luc Chatel « remet en avant cette vieille lune qui consiste à pointer le statut des enseignants comme responsable des maux de notre système éducatif ». Il rappelle que le statut est « protecteur des salariés. Pour autant le métier d’enseignant est en mutation. Si sa définition doit être améliorée, cela ne peut relever ni du diktat, ni de la propagande électorale, mais d’une véritable politique contractuelle ». Force ouvrière exprime « son désaccord complet avec ce projet destiné à nous faire travailler plus pour gagner moins ». Il invite les enseignants à se mobiliser.



L’échec cinglant de la formation des enseignants

Le Monde 9 février 2012
Editorial
L’échec cinglant de la formation des enseignants

C’est la loi du genre : les ministères qui ont l’honneur de figurer au rapport annuel de la Cour des comptes passent en général un assez mauvais moment. Les magistrats de la rue Cambon ne sont pas grincheux par nature ; mais c’est leur rôle, en effet, de vérifier la bonne utilisation des deniers publics et de fustiger les incartades éventuelles.
Il n’est pas fréquent, cependant, de lire un réquisitoire aussi cinglant que celui dressé, cette année, contre la réforme de la formation des enseignants, plus connue sous le nom barbare de  » mastérisation « .
Chacun se souvient que la suppression des instituts universitaires de formation des maîtres figurait en bonne place dans les réformes du quinquennat qui s’achève. Elle a été engagée dès 2008 et complètement mise en oeuvre à la rentrée 2010. L’ambition affichée était double : élever au
master (c’est-à-dire à bac + 5, au lieu de bac + 3 ou bac + 4 auparavant) le niveau de recrutement de tous les professeurs, des écoles, collèges et lycées ; améliorer la formation professionnelle des enseignants en réservant davantage de temps à leur apprentissage direct, devant les élèves.
Le bilan établi par la Cour des comptes est accablant : cette réforme  » soulève aujourd’hui des questions de fond sur l’organisation de la formation initiale, sur l’attractivité du métier d’enseignant et sur l’adéquation de ce nouveau dispositif aux grands objectifs assignés au système éducatif « .
Rien ou presque ne résiste à son examen critique. Les gains budgétaires attendus de cette réforme ? Non seulement ils sont modestes (370 millions d’euros), mais en outre ils occultent de lourds coûts indirects non évalués. La mise en oeuvre accélérée de la réforme ? Elle a provoqué de graves  » dysfonctionnements « , touchant notamment à l’affectation et au temps de travail des jeunes enseignants. Le tutorat par des enseignants plus chevronnés, qui était l’une des innovations de cette réforme ? Il est, à l’évidence, approximatif et inefficient. Sur tous ces points, la Cour note  » la carence des outils de suivi et de pilotage « .
Au total, les magistrats de la rue Cambon estiment que cette réforme  » n’atteint pas les objectifs  » qui lui étaient fixés. Elle  » ne garantit pas  » – c’est un euphémisme – une meilleure formation au métier d’enseignant, permettant notamment de mieux gérer l’hétérogénéité des élèves. Elle paraît déconnectée de l’objectif fixé par la loi d’orientation de 2005 de mise en place d’un socle commun de connaissance que tout jeune devrait maîtriser à la fin de sa scolarité obligatoire. Enfin, elle a asséché, de façon  » préoccupante « , le vivier de recrutement des enseignants et, par conséquent, le niveau de sélectivité des concours.
Bref, pour le dire simplement, c’est un échec. Un échec grave et double. D’une part, l’occasion a été manquée de renforcer réellement la formation des professeurs. D’autre part, la France s’est privée, du même coup, du levier indispensable pour améliorer ses médiocres performances en matière d’éducation.

© Le Monde



Lycée des métiers d’art: un frein à son développement

Article du Midi Libre

troussier.jpgChristine Troussier, proviseur du lycée des Métiers d’art Guynemer, est inquiète. Pas à cause du travail des professeurs et des résultats des élèves de l’établissement dont elle a pris la direction il y a quelques mois, mais de l’avenir d’une filière dont le recrutement désormais informatisé tend à se raréfier. Il est difficile, voire impossible, de recruter maintenant hors académie. Mais dans son désir de faire venir à nouveau des lycéens venant d’autres académies, Christine Troussier qui, l’an dernier était principale adjointe d’un collège  »difficile », après avoir été conseillère d’orientation, sait qu’elle doit mettre en train des atouts susceptibles de relancer l’unique lycée des métiers d’art de la Région, réputé pour son excellence, mais qui doit évoluer pour  maintenir sa mission de transmission patrimoniale.

Les idées, Christine Troussier n’en manque pas : créer des sections d’apprentissage (pierre, poterie..) qui seraient ponctuées d’un diplôme des métiers d’art, à la prochaine rentrée lancer un bac pro ébénisterie d’art avc des élèves de bon niveau ; créer des sections innovantes (bijou) ouvrant à l’enseignement supérieur… Tout lui semble possible car  »les métiers s’en sortent bien mieux que d’autres sections car ils pérennisent l’avenir d’un patrimoine architectural et culturel ». Christine Troussier est prête à affiner toutes ses propositions, notamment celles qui aboutissent à l’obtention d’un diplôme de haut niveau. Mais elle se heurte à un problème, un énorme problème ! « Sans restructuration, regrette-t-elle, on garde nos sections et on ne peut se développer. »

Car le lycée des métiers d’art dynamisé il y a une vingtaine d’années par Suzette Canton, est à saturation avec 300 élèves dont plus de la moitié sont pensionnaires dans l’établissement à l’internat limité à 130 places et en ville. Développer le lycée dépend de l’apport d’élèves venant de loin donc pouvant être accueilli décemment et à coût raisonnable.

Son avenir dépend donc de la réalisation du projet d’aménagement de l’ancienne gendarmerie que doit réaliser le conseil régional mais qui semble bloqué par la mise en place de l’extension du secteur sauvegardé. Lorsque la partie de ping-pong entre les instances communale et régionale se terminera, les lycées, car Gide est également concerné, pourront travailler sereinement.



Grève et manifestation : Les enseignants ne sont pas dans l’attente

Article du café pédagogique

Mardi 31 janvier, les syndicats Fsu, Sud, Fo et le Snalc ont réussi un mouvement d’une ampleur identique à celui du 15 décembre. La perspective électorale n’a pas calmé le jeu. Une partie des enseignants n’entend  pas attendre les élections.

 

« Les gens attendent les élections. Mais moi j’attends pas. C’est maintenant que je veux dire que ça va pas ». Depuis le Cher, ces deux enseignantes d’EPS proches de la retraite sont venues manifester à Paris contre les suppressions de postes, les classes surchargées mais aussi la retraite qui s’éloigne. Elles font partie des 9 à 20 000 enseignants qui ont manifesté le 31 janvier à l’appel des syndicats Fsu (Snes, Snep, Snuep et Snuipp), de FO, de la CGT et de Sud. D’après le ministère, 16% des enseignants ont fait grève ce jour au primaire, 12% dans le secondaire. Des chiffres que les syndicats contestent et remontent aux alentours de 40%. « On a bien une poursuite du mouvement » nous a dit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, « c’est le signe d’un mécontentement général ». Au centre de ce mouvement la réforme de l’évaluation des enseignants qui la confie aux chefs d’établissement. « On peut avoir une évaluation efficace, qui prenne en compte le travail collectif des enseignants. Mais on en est loin ».  Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, la publication des nouvelles cartes scolaires explique aussi la mobilisation. « Il y a une volonté des enseignants de dire que la rentrée 2012 doit se faire dans des conditions différentes », nous a t-il confié. « N Sarkozy avait promis de sanctuariser l’école primaire. Il ne le fait pas ».

 

Dans la foule aussi beaucoup d’enseignants des Rased, réunis autour de Loïc Douet et Francis Jauset, du bureau national de la Fnaren. Ils confirment une forte diminution des Rased à la rentrée : environ 2500 postes en moins. Dans certains départements ils disparaissent. C’est le cas en Seine et Marne où les maîtres G sont affectés à d’autres missions.

 

Quelles suites ? La Cgt demande « une poursuite rapide et unitaire de la mobilisation ». S’il est trop tôt pour savoir ce que décideront ses partenaires, la puissance du mouvement devrait peser sur les programmes des candidats.

 

 



recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES