Lycée des métiers d’art: un frein à son développement

Article du Midi Libre

troussier.jpgChristine Troussier, proviseur du lycée des Métiers d’art Guynemer, est inquiète. Pas à cause du travail des professeurs et des résultats des élèves de l’établissement dont elle a pris la direction il y a quelques mois, mais de l’avenir d’une filière dont le recrutement désormais informatisé tend à se raréfier. Il est difficile, voire impossible, de recruter maintenant hors académie. Mais dans son désir de faire venir à nouveau des lycéens venant d’autres académies, Christine Troussier qui, l’an dernier était principale adjointe d’un collège  »difficile », après avoir été conseillère d’orientation, sait qu’elle doit mettre en train des atouts susceptibles de relancer l’unique lycée des métiers d’art de la Région, réputé pour son excellence, mais qui doit évoluer pour  maintenir sa mission de transmission patrimoniale.

Les idées, Christine Troussier n’en manque pas : créer des sections d’apprentissage (pierre, poterie..) qui seraient ponctuées d’un diplôme des métiers d’art, à la prochaine rentrée lancer un bac pro ébénisterie d’art avc des élèves de bon niveau ; créer des sections innovantes (bijou) ouvrant à l’enseignement supérieur… Tout lui semble possible car  »les métiers s’en sortent bien mieux que d’autres sections car ils pérennisent l’avenir d’un patrimoine architectural et culturel ». Christine Troussier est prête à affiner toutes ses propositions, notamment celles qui aboutissent à l’obtention d’un diplôme de haut niveau. Mais elle se heurte à un problème, un énorme problème ! « Sans restructuration, regrette-t-elle, on garde nos sections et on ne peut se développer. »

Car le lycée des métiers d’art dynamisé il y a une vingtaine d’années par Suzette Canton, est à saturation avec 300 élèves dont plus de la moitié sont pensionnaires dans l’établissement à l’internat limité à 130 places et en ville. Développer le lycée dépend de l’apport d’élèves venant de loin donc pouvant être accueilli décemment et à coût raisonnable.

Son avenir dépend donc de la réalisation du projet d’aménagement de l’ancienne gendarmerie que doit réaliser le conseil régional mais qui semble bloqué par la mise en place de l’extension du secteur sauvegardé. Lorsque la partie de ping-pong entre les instances communale et régionale se terminera, les lycées, car Gide est également concerné, pourront travailler sereinement.



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