Flash info n°25 de la FCPE des collèges et lycées de l’Uzège

n° 25.11.12
du 04/02/12

Collèges et Lycées d’Uzès
fcpe30700@gmail.com

3ème Prépa-pro

La FCPE a été informée que les Chefs d’Établissement concernés étaient conviés à une réunion à l’Inspection Académique le 08 février afin de trouver une solution à l’implantation d’une classe de 3ème Prépa-pro sur le bassin d’Uzès.
Dans l’intérêt des élèves, la FCPE accueille favorablement cette annonce en pensant que le courrier qu’elle a fait parvenir au Recteur avec copie à l’Inspecteur d’Académique, Chefs d’Établissement, Député et Conseiller Général n’est peut être pas étranger à la convocation de cette réunion.

Lycée Charles Gide

u Épreuve du Baccalauréat d’EPS :
Alors que l’Administration du Lycée et les membres du jury avaient organisé l’épreuve de musculation en Certification en Cours de Formation (CCF) du 31 janvier dans de bonnes conditions pour les élèves, certains d’entre eux ont été retenus par un enseignant.
Nombreux sont les parents à s’en être plaint à juste titre ; les élèves n’ayant pu présenter tous leurs ateliers.
La FCPE a obtenu l’assurance que les élèves concernés n’ont pas été pénalisés par le jury. Elle déplore cependant ce dysfonctionnement qui n’a pas permis de mettre les élèves dans des conditions optimales de réussite dans une épreuve de coefficient 2 !
u Commission Restauration :
Elle s’est tenue le 03 février en présence de Mesdames la Proviseure-Adjointe, la CPE, la Gestionnaire, la Responsable cuisine, la Diététicienne, la Responsable des Cuisines de l’Uzège, de deux élèves demi-pensionnaires, d’une élève interne et du représentant FCPE.
·          De façon récurrente il manque du pain le mercredi : après avoir fait un bilan des besoins, le lycée commandera plus de pain. Parallèlement, les Cuisines de l’Uzège vont étudier, par rapport au grammage en vigueur, si les quantités commandées sont suffisantes.
·          Concernant le midi, le problème soulevé lors de la première réunion a bien été pris en compte (les élèves demandant un supplément  sont  servis). Par contre pour les repas du soir, les quantités  restent  faibles : cette remarque a été notée.
·          Certains plats de légumes sont trop gras (présence importante d’huile) : Les Cuisines de l’Uzège vont étudier la composition des plats pour voir s’il est possible de diminuer la quantité de matières grasses.
·          Le grand nombre d’élèves prioritaires le lundi occasionne des temps d’attente trop longs et oblige les élèves qui reprennent à 12h30 à manger trop rapidement : Madame la Proviseure-Adjointe reconnait ce fait. Toutefois, elle indique qu’il est nécessaire que les élèves qui terminent  à 11h00 soient devant la cantine dès son ouverture à 11H20.
·          Après discussion il a été décidé de mettre en place un cahier de doléances pour les internes afin  de déterminer plus précisément les problèmes liés à la qualité des repas.

Système éducatif

Bulletin Officiel n° 5 du 2 février 2012
·         Baccalauréat : Programmes des enseignements artistiques en classe terminale pour l’année scolaire 2012-2013 et pour la session 2013 (lire).

u Attestation Scolaire de Sécurité Routière 2012 (ASSR) :

·          L’épreuve de l’ASSR1 concerne les élèves des classes de 5ème, les élèves d’autres classes qui atteignent l’âge de 14 ans au cours de l’année civile, les élèves ayant échoué ou ne relevant pas encore de l’ASSR2 mais désirant préparer le Brevet de Sécurité Routière (BSR) en auto école.
·          L’épreuve de l’ASSR2 concerne les élèves des classes de 3ème, les élèves d’autres classes qui atteignent l’âge de 16 ans au cours de l’année civile. L’ASSR1 n’est pas obligatoire pour passer l’ASSR2.
·          Les épreuves doivent avoir lieu entre le 09 janvier et le 31 mai 2012. L’unique session de rattrapage doit être organisée avant le 31 mai 2012.
·          La préparation aux épreuves est obligatoire. C’est un des axes de l’éducation à la sécurité routière. Elle peut se faire tout au long de l’année par une répartition des thèmes par matière d’enseignement. Une application d’entraînement est en ligne. (voir)

u Sciences Économiques et Sociales :
Sans cadrage national, les Académies envisagent ce que pourrait être la nature des épreuves au baccalauréat 2013. (voir les sujets « 0 » de SES de l’académie de Créteil)

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Chatel impose la globalisation et souhaite l’annualisation des services

Article du café pédagogique
Par François Jarraud

On croyait être venu pour découvrir les nouvelles dispositions en faveur de l’apprentissage des langues. Et on s’est retrouvé en pleine campagne électorale. Mardi 7 février, à l’occasion de la remise du rapport du Comité stratégique des langues sur l’enseignement des langues, Luc Chatel a préconisé la globalisation et l’annualisation des services. Deux décisions qui relancent le débat politique sur le métier d’enseignant plus qu’ils n’apportent de solution à l’enseignement des langues.

La globalisation au collège. Pour Luc Chatel, il s’agit de « la possibilité données aux collèges de répartir le temps attribué aux langues selon les langues et les années » de la 6ème à la 3ème. « Il y a des moments où il faut concentrer les apprentissages » explique le ministre, d’autres où c’est moins nécessaire. Le ministre se retranche derrière le rapport du comité présidé par Suzy Halimi. Pour elle c’est une réponse pour un enseignement plus souple qui permettrait par exemple de renforcer l’anglais en 6ème. Luc Chatel annonce que la globalisation sera effective dans un collège sur dix dès la rentrée 2012.

L’annualisation. Partant de la recommandation du rapport du Comité en faveur des stages organisés durant les vacances scolaires dans les académies, le ministre souligne la difficulté à trouver des enseignants pour les encadrer. « La seule réponse c’est l’annualisation », affirme-t-il. Mais « derrière l’annualisation il y a la question du statut des enseignants, c’est un sujet très sensible… Il va être abordé dans les semaines qui viennent lors du débat des présidentielles », ajoutant que « l’enseignement des langues est un bon exemple de l’assouplissement qui pourrait intervenir avec un nouveau statut ».

Ces deux questions sont des sources de conflit pour les enseignants. La globalisation permet certes d’adapter l’enseignement aux besoins des élèves, au risque d’alourdir le temps scolaire. Mais s’agissant de répartir « selon les langues et les années », elle va surtout permettre d’adapter l’enseignement des langues aux ressources humaines octroyées par les rectorats et donc de réduire l’offre de formation. Cette nouvelle liberté de gestion attribuée aux collèges devrait permettre d’économiser des postes. Elle est réclamée depuis des mois par l’enseignement catholique. Il devrait être satisfait.

L’annualisation c’est plus grave. Elle consiste à définir le temps de travail non plus par un horaire hebdomadaire mais par un horaire annuel, 36 fois 18 heures par exemple pour un certifié. De fait cela permet d’augmenter très sensiblement le temps de travail à salaire égal en collège et lycée parce que le temps théorique n’est jamais effectif compte tenu des jours fériés, des examens de fin d’année, etc. En clair les enseignants seraient obligés de travailler davantage pour le même salaire. Le ministère récupèrerait ainsi des dizaines de milliers de postes si la mesure était généralisée. Dans l’enseignement technologique et professionnel, où les élèves sont une partie de l’année en stage les gains seraient très importants. Luc Chatel pousse encore plus loin le raisonnement en annonçant que ces heures de travail pourraient être imposées durant les vacances. L’annualisation nécessite un changement de statut des enseignants. On n’est donc plus là dans la gestion d’une question pédagogique (les langues) mais clairement dans la campagne électorale et c’est bien ainsi que Luc Chatel la présente. « Elle n’est pas à l’ordre du jour de mon ministère, c’est un bon débat pour les jours qui viennent ».

Ces propos donnent à penser que l’équipe de Nicolas Sarkozy veut donner à la campagne électorale un nouveau cap beaucoup plus agressif très rapidement. Elle y est un peu poussée par les mauvais résultats de N Sarkozy dans les sondages et le discours attendu sur l’éducation de François Hollande le 9 février. L’UMP veut opposer le candidat qui mettra les profs au travail face au « candidat des profs fainéants ». François Hollande va avoir à faire face à ce « cadeau ». Et les enseignants vont se trouver délicatement en première ligne sur le thème bien connu de leur temps de travail.

Les syndicats ont réagi aux propos de Luc Chatel. Pour Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa, Luc Chatel « remet en avant cette vieille lune qui consiste à pointer le statut des enseignants comme responsable des maux de notre système éducatif ». Il rappelle que le statut est « protecteur des salariés. Pour autant le métier d’enseignant est en mutation. Si sa définition doit être améliorée, cela ne peut relever ni du diktat, ni de la propagande électorale, mais d’une véritable politique contractuelle ». Force ouvrière exprime « son désaccord complet avec ce projet destiné à nous faire travailler plus pour gagner moins ». Il invite les enseignants à se mobiliser.



L’échec cinglant de la formation des enseignants

Le Monde 9 février 2012
Editorial
L’échec cinglant de la formation des enseignants

C’est la loi du genre : les ministères qui ont l’honneur de figurer au rapport annuel de la Cour des comptes passent en général un assez mauvais moment. Les magistrats de la rue Cambon ne sont pas grincheux par nature ; mais c’est leur rôle, en effet, de vérifier la bonne utilisation des deniers publics et de fustiger les incartades éventuelles.
Il n’est pas fréquent, cependant, de lire un réquisitoire aussi cinglant que celui dressé, cette année, contre la réforme de la formation des enseignants, plus connue sous le nom barbare de  » mastérisation « .
Chacun se souvient que la suppression des instituts universitaires de formation des maîtres figurait en bonne place dans les réformes du quinquennat qui s’achève. Elle a été engagée dès 2008 et complètement mise en oeuvre à la rentrée 2010. L’ambition affichée était double : élever au
master (c’est-à-dire à bac + 5, au lieu de bac + 3 ou bac + 4 auparavant) le niveau de recrutement de tous les professeurs, des écoles, collèges et lycées ; améliorer la formation professionnelle des enseignants en réservant davantage de temps à leur apprentissage direct, devant les élèves.
Le bilan établi par la Cour des comptes est accablant : cette réforme  » soulève aujourd’hui des questions de fond sur l’organisation de la formation initiale, sur l’attractivité du métier d’enseignant et sur l’adéquation de ce nouveau dispositif aux grands objectifs assignés au système éducatif « .
Rien ou presque ne résiste à son examen critique. Les gains budgétaires attendus de cette réforme ? Non seulement ils sont modestes (370 millions d’euros), mais en outre ils occultent de lourds coûts indirects non évalués. La mise en oeuvre accélérée de la réforme ? Elle a provoqué de graves  » dysfonctionnements « , touchant notamment à l’affectation et au temps de travail des jeunes enseignants. Le tutorat par des enseignants plus chevronnés, qui était l’une des innovations de cette réforme ? Il est, à l’évidence, approximatif et inefficient. Sur tous ces points, la Cour note  » la carence des outils de suivi et de pilotage « .
Au total, les magistrats de la rue Cambon estiment que cette réforme  » n’atteint pas les objectifs  » qui lui étaient fixés. Elle  » ne garantit pas  » – c’est un euphémisme – une meilleure formation au métier d’enseignant, permettant notamment de mieux gérer l’hétérogénéité des élèves. Elle paraît déconnectée de l’objectif fixé par la loi d’orientation de 2005 de mise en place d’un socle commun de connaissance que tout jeune devrait maîtriser à la fin de sa scolarité obligatoire. Enfin, elle a asséché, de façon  » préoccupante « , le vivier de recrutement des enseignants et, par conséquent, le niveau de sélectivité des concours.
Bref, pour le dire simplement, c’est un échec. Un échec grave et double. D’une part, l’occasion a été manquée de renforcer réellement la formation des professeurs. D’autre part, la France s’est privée, du même coup, du levier indispensable pour améliorer ses médiocres performances en matière d’éducation.

© Le Monde



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