Ecole: Hollande veut des journées moins longues, plus de jours sur l’année

Article 20minutes.fr

Mis à jour le 17.03.12 à 18h03

Le candidat PS à l’Elysée, François Hollande, a détaillé samedi plusieurs mesures pour l’Education, comme une modification des rythmes et de la carte scolaires, un décret accordant des droits aux représentants des parents d’élèves et une loi d’orientation.

« La réforme des rythmes scolaires sera l’une des priorités », a déclaré M. Hollande devant la fédération de parents d’élèves FCPE, qui a soumis douze « exigences pour l’école » aux candidats lors d’une rencontre à Paris.

« C’est en France que la scolarité dans l’année est la plus courte et les heures de la journée les plus longues », a-t-il développé, plaidant pour « une journée scolaire plus courte ». Cela irait de pair avec un raccourcissement des temps de vacances, pour qu’il y ait « plus de journées d’école ».

« Nous reverrons le mécanisme de la carte scolaire », a déclaré M. Hollande, qui a défendu ses autres mesures (création de 60.000 postes, triplement du nombre d’enfants de moins de trois ans en maternelle, rétablissement de la formation initiale des enseignants). « Tout enfant de trois ans dont les parents veulent qu’il soit scolarisé doit être accueilli à l’école maternelle », a-t-il dit.

M. Hollande s’est engagé samedi en faveur d’une demande forte de la FCPE: un décret qui accorderait des droits aux représentants des parents d’élèves. « Si je deviens le président, sans attendre que l’Assemblée soit renouvelée, le décret sera pris », a-t-il promis.

Le candidat socialiste est « pour le maintien des notes avec une autre évaluation qui tienne compte des progrès et des efforts », a-t-il ajouté.

« Je présenterai une loi de programmation et d’orientation. Ce travail sera préparé par une vraie concertation avec tous les acteurs de l’école: les professeurs, les personnels de l’Education nationale et les parents », a promis le député de Corrèze, qui veut « réduire de moitié le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans formation » (150.000 chaque année).

Il a estimé que jamais une élection présidentielle n’avait confronté « deux conceptions de l’école aussi différente », entre « une conception qui considère que l’école est là pour sélectionner, contre l’école de la réussite et de l’émancipation ».

© 2012 AFP


Eva Joly veut créer 20 000 postes dans l’Education

Article Libé.fr

La candidate d’Europe Ecologie-Les Verts a répondu ce samedi à l’interpellation de la fédération de parents d’élèves FCPE.

Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l’élection présidentielle, a prôné samedi un système éducatif français moins élitiste et souhaité recréer 20.000 postes, lors d’une journée d’interpellation de candidats par la fédération de parents d’élèves FCPE.

« Notre école est aujourd’hui à bout de souffle, nous devons inventer ensemble un nouveau modèle (…) Mais cela ne va pas être simple, car nous partons de 200 ans de tradition élitiste », a-t-elle déclaré à La Bellevilloise, un lieu branché parisien, dans le XXe arrondissement.

« Nous avons un chantier énorme: transformer cette école élitiste en une école devant former des citoyens capables de prendre la parole en public, de comprendre les grands enjeux et de pouvoir dire non », a-t-elle ajouté.

Pour cela, la candidate écologiste prône notamment 20.000 recrutements dans l’Education nationale, des formations professionnelles et permanentes pour les enseignants, une carte scolaire « qui assure la mixité sociale » et une offre de scolarité en maternelle « dès deux ans dans les quartiers difficiles ».

Selon elle, le quinquennat de Nicolas Sarkozy se termine par « une dérive des inégalités » et « une dégradation de notre école » dues notamment au « non remplacement d’un enseignant sur deux » et à « la suppression des structures d’aide », notamment les postes d’enseignants « Rased » contre l’échec scolaire.

«Fondre les grandes écoles dans l’université»

Eva Joly défend également « des écoles dans de mêmes lieux de 6 à 16 ans », des équipes pédagogiques stables et un « véritable statut pour les parents d’élèves », sujet sur lequel elle a pris « un engagement solennel ».

« Je ne rallumerai pas la guerre scolaire », a-t-elle déclaré en réponse à une question sur l’enseignement privé sous contrat avec l’Etat, « mais en assurant que les obligations de service public pèsent sur les écoles qui bénéficient de fonds publics », notamment en termes d’accueil des élèves et de mixité sociale.

Dans le supérieur, elle prône de « fondre les grandes écoles dans les universités, ainsi on améliorerait les universités et on rendrait possible un enseignement supérieur pour tous ».

« Les grandes écoles sont en réalité un lieu de reproduction des élites. Malgré les efforts de certaines, comme Sciences Po Paris, il n’y a pas de diversité dans les grandes écoles », a-t-elle estimé.

Avant elle, sont intervenus devant la première fédération de parents d’élèves Philippe Poutou (candidat du NPA) et Claude Goasguen comme représentant de Nicolas Sarkozy (UMP).

Contrairement à ses prédécesseurs, Eva Joly a été très applaudie par les délégués de la FCPE venus de toute la France. Les relations de la salle avec Claude Goasguen ont même parfois été tendues.

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), François Hollande (PS) et Jacqueline Gourault au nom de François Bayrou (Modem) devaient à leur tour être interrogés dans l’après-midi.

 

(AFP)



Portes ouvertes au lycée Gide – Information à destination des familles

 

Le tableau ci-dessous montre l’évolution de notre établissement depuis 4 ans.

 

Rentrée scolaire

Effectifs

Nombre de classes

Dotation horaire

2009

770 élèves

26,5

1079 heures

2010

816 élèves

27

1161,5 heures

                     2011

872 élèves

         27,5

1118 prévues

Effectives en septembre 2011: 1214 h

 

2012

890 élèves (prévision)

28 prévues (29 si 11 classes de  2des à la rentrée)

1193 h

Demandées :

1230 h

 

Chaque année, le lycée Charles Gide gagne une 50aine d’élèves

et doit créer des classes supplémentaires pour accueillir les élèves.

 

Notre établissement se développe, c’est un atout.

 

Accueillir davantage d’élèves et rendre un service de qualité, cela suppose :

- des postes en nombre suffisant, dans tous les secteurs de l’établissement (administration, entretien, pédagogie, vie scolaire)

- des locaux adaptés aux besoins des élèves (salles d’études et de détente, réfectoire, internat, plateau sportif)

- la possibilité d’offrir différentes voies de formation (choix des enseignements d’exploration, des options et des enseignements de spécialité)

 

Quelle sera la situation du lycée à la rentrée 2012 ?

 

-       Il manquera des personnels en vie scolaire et dans les services administratifs et d’entretien.

-       Aucune suppression de postes d’enseignant mais la part des heures supplémentaires augmente, ce qui signifie que dans certaines disciplines, la charge de travail augmentera alors qu’elle est déjà difficilement supportable actuellement puisque les services du Ministère de l’Education Nationale estime qu’un enseignant de lycée réalise déjà un temps de travail de 39h45.

-       Notre dotation horaire est calculée sur des divisions à 32 élèves par classe ; nous devons être un des seuls lycées de l’Académie à bénéficier de ce ratio puisque la moyenne par classe dans les autres lycées et fixées à 36 élèves. Mais la dotation est prévue sur la base de 10 classes de seconde, alors que nous en avons 11 cette année et que les effectifs en provenance des collèges ne diminuent pas, au contraire.

 

Si notre lycée est moins touché que d’autres dans l’Académie par la réduction des moyens de fonctionnement, c’est qu’il a su faire reconnaître par les services de tutelle la vétusté de ses locaux. Il ne fait pas l’objet d’un régime de faveur.

 

Il est facile d’imaginer que les difficultés matérielles vont aller croissant si l’établissement ne parvient pas à s’agrandir rapidement.

Or ces difficultés pèsent sur les projets d’avenir :

Comment imaginer de créer des sections post-bac, qui sont aujourd’hui un prolongement presque obligé des classes de lycée ?

Comment ouvrir des enseignements optionnels, si utiles pour diversifier les voies de formation, quand on est limité par le nombre de salles de cours ?

Comment maintenir le recrutement le plus large possible quand il faut en passer par une restriction de la carte scolaire pour ne pas dépasser un seuil fatidique d’élèves inscrits ?

 

Le lycée Charles Gide est un établissement de proximité offrant de nombreux avantages aux élèves et à leurs familles. Les résultats de notre établissement restent parmi les meilleurs du Gard depuis plusieurs années.

Il doit cependant évoluer  pour répondre aux besoins d’une population scolaire plus nombreuse et plus diverse.

 

Les enseignants du lycée demandent aux parents de soutenir toutes les démarches entreprises auprès des pouvoirs publics afin d’obtenir de toute  urgence l’indispensable restructuration du lycée.

 

 

Les représentants SNES FSU des personnels du lycée Charles Gide

 

 

 



Les résultats du sondage : Les enseignants choisissent leur politique éducative

Par François Jarraud du café pédagogique

Les réponses au sondage 

Les enseignants ont des positions nuancées sur les changements à apporter à l’Ecole. C’est le principal enseignement du sondage réalisé par Le Café pédagogique auprès de ses lecteurs. Les 12 et 13 mars, 1050 personnels de l’éducation nationale ont répondu à une quarantaine de questions reprenant les principales propositions des candidats à la présidence de la République. Si les enseignants sont très déterminés sur certains points, ils sont prêts à accepter des évolutions à condition qu’un vrai projet se dessine pour l’Ecole. Cette position tout en nuances donne des possibilités inattendues à une nouvelle équipe, à condition qu’elle ne soit pas sarkozienne…

 

Les résultats du sondage : Les enseignants choisissent leur politique éducative dans Actualités 16JulesFerryQuel échantillon ? Nous avions prévu d’arrêter le sondage au premier millier de réponses complètes et validées ce qui a été atteint en moins de 48 heures avec 1050 réponses. N’ont pu se prononcer sur Internet que des lecteurs authentifiés sur le site du Café pédagogique, chacun ne pouvant se prononcer qu’une seule fois. L’échantillon est-il représentatif ? Ces 1050 personnes comprennent 81% d’enseignants, 9% de personnels de direction et 10% de cadres, formateurs etc. 36% enseignent dans le primaire, 29% en collège, 19% en lycée, 6% en L.P. On retrouve dans les réponses un éventail politique assez ouvert et des choix pédagogiques variés (par exemple 15% pour la revalorisation Sarkozy et 23% pour l’orientation précoce ce qui tend à valider la qualité de l’échantillon. Certaines questions, toujours issues des programmes des candidats, ne concernaient que certains niveaux. Enfin des questions ouvertes sur les changements attendus étaient proposées à tous et ensuite par niveau d’enseignement.

 

L’objectif du sondage était de confronter les enseignants et les cadres du système éducatif aux multiples propositions des candidats à l’élection présidentielle. Les enseignants ont pu faire leur choix. Et leurs réponses sont beaucoup plus nuancées que ce que l’on attendait. Il se dégage 5 grandes caractéristiques.

 

Un net rejet de la politique éducative de Nicolas Sarkozy

 

16JulesFerry2 dans ActualitésPratiquement aucune réforme, aucune proposition de Nicolas Sarkozy ne trouve grâce aux yeux des enseignants. Le jugement est beaucoup plus négatif qu’attendu, par exemple sur l’aide personnalisée au primaire ou l’accompagnement personnalisé en lycée.

 

Les mesures générales comme l’évaluation et le recrutement par le chef d’établissement sont rejetées par près de 8 enseignants sur 10 seulement 14 et 17% les acceptent. 82% sont favorables à un moratoire des suppressions de postes, 85% pour de nouvelles embauches. L’orientation précoce, un des points du programme Sarkozy, qui permettrait d’expulser du collège les enfants difficiles, n’est soutenue que par 23% des enseignants, 70% sont contre. La proposition sarkozienne de revaloriser el salaire en échange de travailler plus n’est acceptée que par 15% des enseignants, 73% sont contre. Le rétablissement de la carte scolaire est demandé par 79% d’entre eux. Le seul trait durable du quinquennat c’est « l’accent doit être mis sur les fondamentaux » : 59% des enseignants sont pour.

 

A l’école primaire, l’aide personnalisée est nettement rejetée : 89% des enseignants sont contre son maintien en état. 74% demandent la suppression des évaluations nationales chères au coeur du ministre. 94% s’opposent aux suppressions des Rased. Dans les réponses libres, on note de nombreuses demandes d’un retour aux programmes de 2002, ce qui veut dire qu’au bout de 4 ans les programmes de 2008 ne sont toujours pas acceptés. Au collège, le Livret personnel de compétences est rejeté par 51% des enseignants, 40% souhaitent le garder. C’est un enseignement sur lequel on reviendra. Au lycée, le moratoire pour la réforme du lycée technologique est validé par 58% des enseignants seulement 14% sont contre. Seulement un enseignants sur dix est pour le maintien en l’état de l’accompagnement personnalisé, 80% sont contre. En lycée professionnel, la proposition de mettre en alternance la terminale pro ne recueille que 14% d’avis favorables,  86% sont contre.

 

« Foutez-nous la paix ! »

 

Dans les questions ouvertes, à tous les niveaux, les enseignants manifestent spontanément un véritable ras le bol contre la pression hiérarchique. « Laissez-nous travailler » disent plusieurs profs.  » Que cesse le mépris affiché à notre égard par nos gouvernants depuis dix ans » dit un autre.  » Le monde enseignant autour de moi ( jeunes et anciens) est fatigué de toutes ces pressions que nous venons de subir ces dernières années et de la politique de dénigrement dont nous sommes la cible ! Qui peut croire que nous ne sommes que des fainéants toujours en vacances, en grève, immobiles !! Jaloux ou pervers… Nos élèves subissent en contre-coup des pressions eux aussi qui sont insupportables à regarder ! Où sont les rêves de mes débuts ? », écrit un autre. Une idée se dégage : les enseignants ont l’impression qu’on les empêche de bien faire leur métier. Le ras le bol est très fort.

 

Des exigences très fortes

 

16JulesFerry3La revalorisation salariale n’est pas que créditée par les réponses aux questions : 91% des personnels la demande alors que la revalorisation Sarkozy est rejetée par 73% des professeurs. Cette demande revient dans toutes les questions ouvertes spontanément avec force.

 

Une autre attente forte est la diminution du nombre d’élèves par classe. Elle est présente de la maternelle au lycée. C’est un point de vue classique chez les enseignants. Mais elle s’exprime avec beaucoup plus de force que d’ordinaire et particulièrement en maternelle et en école élémentaire. Elle fait sans doute écho au « bourrage de classe » qui résulte des suppressions de postes. On voit des enseignants du primaire dire que 2 niveaux, 3 niveaux ca va encore mais 4 ou 5… La demande de plus d’enseignants que de classe revient régulièrement.  Cette revendication renvoie au sentiment de dégradation du métier. Avoir moins d’élèves c’est pouvoir travailler en petits groupes ou à deux enseignants, autrement…

 

Au delà des tensions des avis nuancés et des capacités d’évolution

 

Si l’on sent une nette tension contre la hiérarchie et un ras le bol, pour autant de vraies marges d’évolution du système existe. L’idée que les professeurs ne veulent rien changer est fausse. Il y a là des autoroutes pour la nouvelle équipe.

 

16JulesFerry4La demande de formation initiale (98%) et continue (93%) est absolument massive. Cela veut dire que les enseignants ressentent le besoin de faire évoluer leurs pratiques pédagogiques et d’acquérir de nouvelles compétences. Cela alors que la moitié de l’échantillon a plus de 45 ans. La demande de matériel numérique est validée par 84% des sondés.

 

« Il est urgent de revoir le statut des enseignants, mais pas comme M. Sarkozy l’envisage », nous dit un enseignant. La nécessité de faire évoluer le métier avec la prise en charge de nouvelles fonctions est plébiscitée par 71% des enseignants contre 16%. Le statut de 1950 n’est pas sacralisé : 31% des enseignants refusent d’y toucher mais 52% acceptent sa remise en cause. La révision des rythmes scolaires au primaire est une demande forte avec 67% d’avis favorable au rétablissement de la semaine de 4,5 jours. Même les vacances d’été sont sujets à discussion : la diminution des vacances d’été est acceptée par 43% des enseignants contre 42%. Le projet d’école fondamentale regroupant école et collège n’est pas rejetée d’emblée : 29% sont favorables, 37% contre et 34% ne savent pas.

 

Ces capacités d’évolution sont la grande surprise du sondage. Les enseignants sont ulcérés et en révolte contre la hiérarchie. Mais au fond d’eux ils sont prêts à évoluer.

 

Une attente politique

 

16JulesFerry5« Avant toute réforme, il est nécessaire que la nation dise ce qu’elle attend et veut pour sa jeunesse. Un débat sur le modèle de celui-de 2003/2004 serait utile ». «  »Les valeurs de notre système sont-elles les bonnes ? « . « Nous nous devons de mettre tout en oeuvre pour leur apporter ce à quoi chacun a droit dans l’Ecole de la République ». « Je voudrais une vraie réflexion sur l’école avec tous les partenaires mais surtout les personnels de terrain (et non toutes ces études des inspecteurs qui n’ont souvent jamais enseigné dans le primaire) et des rectorats qui n’ont aucune idée de ce qui se passe dans les classes). Ceci afin d’aboutir à une loi cadre, quitte à changer bien des choses mais de façon concertée, qui apporte une solution aussi bien aux élèves, aux enseignants, et aux autres acteurs ».  » Le candidat qui pourra proposer ni plus ni moins de moyens mais qui insufflera une réflexion globale sur le fonctionnement de l’institution (gestion des flux, formation, rôle de l’école, examens et concours, …) afin d’en améliorer le fonctionnement à coût constant pourrait bien remporter mon suffrage ».

 

Arrêtons là les citations. Spontanément les enseignants demandent le retour du politique. Ils veulent un vrai débat sur l’Ecole. Pas pour savoir s’il faut des notes éliminatoires au bac, si la viande de la cantine est hallal ou s’il faut punir les familles d’élèves absentéistes. Ils veulent pas des mots suivis d’aucun moyen et de l’injonction de se débrouiller. Ils veulent un débat sur les valeurs que l’Ecole doit transmettre et mettre en oeuvre. Ils ont compris que le quinquennat de Nicolas Sarkozy a attaqué celles du système éducatif. Ils attendent quelqu’un capable de réunir la nation sur des objectifs éducatifs clairs. Ils veulent un cap, des perspectives, les moyens de les atteindre. Ils sont prêts à toutes les évolutions pour que l’Ecole redevienne un objet de fierté. L’heure du politique est venue.

 

François Jarraud



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