Les organisations de spécialistes contre la réforme du lycée

Parents et lycéens manifesteront également le 21 janvier
Qui ne manifestera pas jeudi 21 ? Après les syndicats d’enseignants, divisés mais réunis dans la grève, les parents de la FCPE et les deux organisations lycéennes, Fidl et Unl, appellent à leur tour. Ils demandent « la mise en place d’un chantier pour rétablir une cohérence avec une véritable  sectorisation et une offre de formation correspondante; l’abrogation des décrets dits de masterisation et une augmentation des temps de formation pédagogique et psychologique théorique et pratique pour tous au sein d’une nouvelle réforme de la formation des enseignants ». Ils annoncent des A.G. dans les établissements.
Communiqué commun à lire ci-dessous : le 16 janvier 2010

Les organisations de spécialistes contre la réforme du lycée
Sept associations professionnelles d’enseignants, l’Apses, l’Aplv, l’Udppc, l’Aphg, l’Aeeps, l’Apemu, l’Apbg et l’Apmep Lille, jugent la réforme du lycée « dangereuse ». Ils dénoncent « une baisse annoncée de la qualité de la formation des élèves » puisque « dans la plupart des disciplines, le projet de réforme aboutit à une diminution des horaires de cours ». Ils craignent « une réforme des structures qui oublie les contenus » et s’indignent du  » rôle pédagogique accru du proviseur et du  » conseil pédagogique « . Pour eux le nouveau lycée sera inégalitaire « parce que l’adaptation locale des horaires signifie des horaires différents d’un lycée à l’autre ».

Enfin, l’Apses , qui représente les professeurs de S.E.S., et l’Apceg, qui représente ceux d’éco-gestion, ont adressé une lettre commune à Luc Chatel demandant 2h30 à 3h hebdomadaires par élève et des classes dédoublées.



REVITALISER LA VOIE TECHNOLOGIQUE. PLUS QUE LE DIRE, IL FAUT LE FAIRE !

Avec la réforme programmée des lycées, l’avenir des filières technologiques des sciences industrielles et de laboratoires est fortement compromis contrairement à l’affichage du ministère.

 

 

A l’annonce de la réforme des lycées par le ministre au début du mois de décembre, les filières STI et STL n’étaient même pas évoquées, la question étant repoussée au printemps bien après les décisions d’orientation des familles !

Pourtant ces filières ont fait la preuve de leur utilité tant pour les jeunes eux-mêmes que pour l’économie de notre pays. Pourquoi voulait-on condamner ces filières qui ont assuré la promotion sociale de bien des jeunes tout en fournissant à nos industries des techniciens de qualité ? Parce que la scolarité de chacun de ces jeunes coûte un peu plus cher que celle dun lycéen qui suit une filière générale ?

 

Depuis le 19 décembre, quelques informations ont été distillées mais elles ne nous rassurent pas car, dans les conditions actuelles, c’est le vivier même de ces filières qui va se tarir.

 

-       Aujourd’hui, pour les jeunes et les parents, une totale confusion est organisée entre la voie technologique et la voie professionnelle par le passage du Bac Pro en trois ans. Il faut que le gouvernement définisse les objectifs de ces deux voies de formation pour assurer clairement leur place dans le système scolaire français. C’est une condition pour que les filières technologiques ne disparaissent pas.

-       Il faut assurer dès la seconde des enseignements caractéristiques de ces voies et pour cela il faut qu’ils s’appuient sur des activités pratiques qui ne les dénaturent pas. C’est pourquoi le nombre d’heures ne doit pas être réduit à peau de chagrin comme la réforme le prévoit ; les activités doivent être des activités de Travaux Pratiques et les élèves doivent pouvoir faire le choix dès la seconde de ces enseignements, plus lourds en horaires de classe, sans se voir imposer des enseignements relevant d’autres domaines. C’est une deuxième condition pour que ces filières technologiques ne disparaissent pas.

-       Pour assurer la lisibilité du parcours de formation, il faut dès aujourd’hui que le ministère affiche les horaires et les contenus enseignés pour les classes de première et terminale. C’est une troisième condition pour que ces filières technologiques ne disparaissent pas.

-       Il faut définir clairement les spécialités. Nous n’accepterons pas que le domaine de la production mécanique soit éliminé. Et il faut assurer des horaires suffisants de spécialités pour que ces filières gardent du sens. Sinon, elles disparaîtront d’elles-mêmes.

 

Nous, professeurs de ces filières, nous nous battrons pour que ces filières continuent d’exister sans être vidées de leurs contenus car elles sont des filières de réussite pour les jeunes et parce qu’elles sont utiles à notre pays.

Nous n’acceptons pas que l’avenir des jeunes soit compromis pour économiser des postes d’enseignants.

Nous souhaitons que les familles se mobilisent aussi sur cette question et demandons solennellement aux responsables politiques de nous soutenir dans cette démarche très volontariste.



Lycée Gide: l’appui aux élèves du personnel enseignant

Article Midi Libre UZES

lycée prof.jpg

Durant toute la semaine les lycéens ont assuré dans le calme le blocus du lycée.

Les personnels enseignants du lycée Charles Gide D’UZES partagent l’inquiétude des lycéens et soutiennent leurs revendications. Dans un souci d’efficacité, ils les invitent à adapter leur action aux temps forts de l’action nationale. Ils tiennent à rappeler que tous les cours sont assurés mais alertent la communauté éducative (parents d’élèves et lycéens) sur les régressions dont est porteur le projet de réforme Chatel du lycée.

La logique de cette réforme est déterminée par la contrainte budgétaire et le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire partant en retraite sur deux. Les classes sont de plus en plus chargées, dégradant les conditions d’apprentissage des élèves, notamment des plus faibles d’entre eux (28 élèves par classe en moyenne au lycée en 2006 contre 32 en 2009).

L’introduction de 2 heures d’accompagnement se fait au détriment des horaires des disciplines. On enlève donc des heures de cours pour les recycler sous forme d’accompagnement, ce qui diminue le volume horaire global des lycéens.

Les cours en demi-groupe ne sont plus définis au niveau national; leur répartition est confiée aux chefs d’établissement sur la base d’une enveloppe globale de 10h par classe. Les disciplines et les établissements seront mis en concurrence.

L’instauration d’un tronc commun en première va se traduire par une hausse des effectifs dans les classes pour les disciplines concernées (français, langues vivantes, histoire-géographie, EPS, ECJS).

L’idée de donner le droit à l’erreur aux élèves, en leur proposant de changer d’orientation en cours ou fin de première, est un généreux principe qui renforcera cependant le déséquilibre des séries.

Un véritable rééquilibrage des séries aurait nécessité un même nombre global d’heures de cours et de dédoublements dans chaque série. Or, il n’en est rien.

 



Communiqué de presse de l’APSES du 5 décembre 2009

Obstinés !

Le 2 décembre 2009 a été une journée importante contre le recul de la culture économique et sociale que prépare la réforme Chatel du lycée.

Une manifestation constituée de près de 1 000 enseignants de Sciences Economiques et Sociales venus de toute la France (soit près de 20 % de ce corps professionnel) s’est déroulée à Paris de la place du Palais-Royal jusqu’à la Bourse du travail où un meeting unitaire a eu lieu. Les enseignants de SES, mais aussi des représentants syndicaux (FSU, SNES, SNFOLC, CGT-Education, SUD Education) ainsi que des représentants d’associations d’enseignants du supérieur (AFS et AECSP) ont martelé la même revendication, à savoir que soient revus la place et le statut des sciences économiques et sociales au lycée, notamment en classe de seconde.

En effet, alors même que le Ministère communique sur l’importance pour les lycéens de mieux comprendre les enjeux économiques et sociaux contemporains, Luc Chatel réduit le nombre d’heures de SES de la seconde à la terminale de plus de 25 % !

En seconde, alors même qu’il s’agit d’une classe-charnière dans l’orientation, les élèves qui choisiront l’enseignement de SES, qui resterait optionnel, verront l’horaire passer de 2h30 actuellement à 1h30 sans dédoublements alors même que d’autres enseignements exploratoires conservent un horaire de 3h. Les élèves qui n’auront pas suivi l’enseignement de SES en seconde ou ceux qui auront suivi un enseignement de SES réduit à peau de chagrin auront donc encore moins d’initiation aux démarches de l’économie, de la sociologie et de la science politique qu’aujourd’hui ! Des élèves continueront de quitter le lycée sans jamais avoir reçu de formation aux sciences économiques et sociales, qui reste le seul enseignement central d’une des séries à ne pas appartenir au tronc commun de la classe de seconde. Où est l’orientation juste et éclairée ?

Dans le cycle terminal, en dépit des appréciations élogieuses du rapport de Richard Descoings sur la série ES qui « semble avoir trouvé un point d’équilibre entre les différentes disciplines », l’enseignement de SES qui caractérise cette série voit son horaire ramené à 5 heures en première comme en terminale, alors qu’il y a 8h de philosophie en Terminale L et 8h30 de Physique-Chimie et Sciences et Vie de la Terre en Terminale S. Il en est de même des enseignements de spécialité, purement et simplement supprimés en première ES et, en terminale ES, ramenés à 1h30 avec un découplage entre économie approfondie et sciences sociales, alors qu’ils sont de 3 heures en L et de 2 heures en S. Où est le rééquilibrage promis des séries ? Pourquoi déstabiliser la série ES ?

Par ailleurs, dans Le Monde daté de ce même mercredi 2 décembre, un texte de promotion de la « troisième culture » intitulé « Les sciences sociales au lycée, un enjeu démocratique » co-signé par Christian Baudelot, Daniel Cohen, Nonna Mayer, Philippe Meirieu, Pierre Rosanvallon et le président de l’Apses rappelle l’importance démocratique pour l’Ecole et notamment le lycée, de se charger de l’éducation économique et sociale de la jeunesse afin de ne pas laisser cette dernière être l’apanage d’une minorité. Ces grandes figures des sciences sociales françaises, représentatives des quelques 900 universitaires qui ont signé l’ Appel de l’APSES,  demandent une généralisation des sciences économiques et sociales en seconde avec un horaire plus conséquent que les 90 minutes hebdomadaires qui lui seraient actuellement allouées si la réforme devait passer en l’état et, plus généralement, à ce que la culture économique et sociale soit traitée, de la seconde à la terminale, sur un pied d’égalité avec la culture scientifique et la culture littéraire.

Face à cette mobilisation massive et déterminée du corps enseignant et des universitaires, Luc Chatel doit faire de nouvelles propositions. L’APSES demande instamment à être reçue par le Ministre qui doit mettre enfin son projet de réforme en cohérence avec les objectifs affichés. L’APSES mettra tout en œuvre, en lien avec d’autres organisations syndicales qui soutiennent également son action, pour mettre en échec une réforme qui sacrifie les SES et la série ES et appelle d’ores et déjà à manifester le 10 décembre à leurs côtés lors de la présentation de ce projet incohérent et contradictoire au Conseil Supérieur de l’Education.



Position de l’association des professeurs de SES sur la réforme

Communiqué de presse de l’APSES du 20 novembre 2009 : Les SES et la série ES paient le prix fort de la réforme du lycée

Le contenu de la réforme du lycée rendu public par le Ministre de l’Education nationale suscite un profond mécontentement chez les professeurs de Sciences Economiques et Sociales (SES). Les enseignants de SES tiennent à souligner le décalage qui existe entre la communication de Luc Chatel et le contenu précis de la réforme du lycée qu’il propose.

Les SES dans la classe de seconde

Le Ministre annonce ainsi que les « cours d’économie seront obligatoires » en classe de seconde. Mais de quels cours d’ « économie » parle-t-il ? Que deviennent les autres sciences sociales (notamment la sociologie, l’anthropologie, la science politique) dont chacun se félicite de l’importance à diverses occasions, comme dernièrement lors des hommages rendus à Claude Lévi-Strauss ? Dans quelles conditions ces cours seront-ils dispensés ? La réforme du lycée fait en effet passer les horaires alloués à l’enseignement des SES de 2h30 hebdomadaires à 1h30 en classe de seconde. Cela constitue une étonnante manière de favoriser la formation économique et sociale des lycéens. Le Ministre s’obstine par ailleurs à refuser d’intégrer les SES aux enseignements communs de la classe de seconde. Cet enseignement demeure optionnel, au choix avec un enseignement d’ « économie appliquée et gestion », et les élèves suivant un enseignement artistique, de LV3 ou de langues de l’antiquité pourront en être dispensés.

Son prédécesseur, Xavier Darcos, avait pourtant convenu que les lycéens avaient besoin de SES et avait annoncé son intention de les intégrer aux enseignements obligatoires en classe de seconde. Mais c’était il y a un an : la continuité et la cohérence ne semblent pas de mise au Ministère de l’Education Nationale. Sur les 23h30 d’enseignements dispensés de façon obligatoire aux élèves de seconde, est-il à ce point inconcevable de faire une place à un enseignement de SES ? La demande d’une meilleure compréhension des enjeux contemporains s’exprime très largement dans toute la société. L’école ne peut rester sourde à cette demande que chaque enseignement de l’actuel tronc commun vise à satisfaire, mais qui suppose également de pouvoir mobiliser des connaissances et des méthodes des différentes sciences sociales (et pas seulement ceux de la science économique), ce que permet l’enseignement de SES. Est-il enfin nécessaire de rappeler que les SES sont le seul enseignement général central d’une des trois séries à ne pas être proposé obligatoirement aux élèves de seconde afin d’éclairer leur choix d’orientation tout en participant à leur formation générale en sciences sociales ? Qu’est-ce qui justifie ce traitement discriminatoire de l’enseignement de SES ?

Les SES dans le cycle terminal

La place accordée aux SES dans le cycle terminal pose trois problèmes. Tout d’abord, parmi les disciplines majeures des trois séries, l’enseignement de SES est celui qui dispose du volume horaire le moins élevé : il y a 8 heures de philosophie en série L, 8h30 d’enseignements scientifiques en série S, et seulement 5 heures de SES en série ES. Une égale dignité des différentes séries ne peut donc passer que par un horaire plus conséquent de l’enseignement de SES en cycle terminal, et des marges de manœuvre existent puisque l’horaire total des élèves est plus faible en série ES que dans la série S. Par ailleurs, le volume horaire de l’enseignement de spécialité en série ES est abaissé à 1h30 alors même qu’il est de 2h en série S et de 3h en série L. Cette inégalité de traitement est inacceptable. Enfin, la partition imposée de l’économie (« approfondie ») et des sciences sociales préfigure une dénaturation de la démarche même des SES que les professeurs de SES refusent. L’APSES prend également acte de la création d’un enseignement de spécialité « Droit et grands enjeux du monde contemporain » en TL que les enseignants de SES ont vocation à enseigner, dans la mesure où cet enseignement devra mobiliser des connaissances en économie, sociologie et science politique, et demande à ce que l’inspection générale de SES participe à l’élaboration de son programme.

Un rééquilibrage des séries au détriment de la série ES ?

Plus globalement, la rénovation du cycle terminal du lycée donne le sentiment que le rééquilibrage revendiqué des séries passe en fait par le siphonage d’une série ES déstabilisée (par la réduction des horaires en SES et la suppression des spécialités Mathématiques, Langues et Science politique en première) tout en renforçant l’attractivité des séries L et S alors que le Ministre lui-même reconnaît que l’actuelle série ES fonctionne bien ! Aux trois niveaux d’enseignement, les heures dédoublées ne seront plus garanties nationalement mais affectées localement selon les rapports de force et les ajustements de services établissement par établissement. Cela signifie donc que certains professeurs de SES auront la chance d’utiliser Internet ou des groupes réduits pour faire travailler leurs élèves sur des bases de données INSEE, des enquêtes sociologiques ou des démarches expérimentales en sciences sociales alors que d’autres seront réduits à des cours frontaux à 35 élèves par classe. Quel poids les professeurs de SES auront-ils localement face aux demandes des enseignements de tronc commun pour demander ces dédoublements en seconde, alors même que les élèves découvrent une discipline absente du collège ? Comment mettre en place le nécessaire apprentissage des méthodes des sciences sociales, leur mise en pratique et leur évaluation au baccalauréat s’il n’y a pas d’heures à faible effectif en SES dans tous les établissements ?

Pour toutes ces raisons, l’APSES appelle tous les professeurs de SES et tous ceux, citoyens, parents d’élèves, anciens élèves et élèves qui souhaitent défendre les SES et la série ES à s’intégrer dans les cortèges des manifestations du 24 novembre un peu partout en France, et à manifester le mercredi 2 décembre à Paris (voir http://www.apses.org/initiatives-ac…).



Position de l’association des professeurs de Physique Chimie sur la réforme

UdPPC
La réforme du lycée
Un projet désastreux pour les sciences physiques et chimiques !

Depuis de nombreuses années, l’Union des professeurs de physique et de chimie (UdPPC)
demande :
- une réforme globale des lycées généraux et technologiques,
- un enseignement de culture scientifique pour tous, associé à la possibilité de choix
scientifique ou technologique dès la seconde pour les élèves qui le souhaitent,
- des cycles terminaux très marqués avec, pour la filière scientifique, une augmentation de
l’horaire global de sciences cumulé sur la première et la terminale,
- que l’importance du caractère expérimental des sciences physiques et chimiques soit
réaffirmée ce qui nécessite des activités en groupes à effectifs réduits.
L’UdPPC a pris connaissance du projet de réforme du lycée et fait les constats suivants :
- L’enseignement technologique, qui pourtant concerne plus du quart des élèves
scientifiques, n’est pas intégré dans une réflexion globale ; aucune indication n’est donnée
quant à sa place et à ses objectifs dans le dispositif général.
- Le projet ne prévoit pas d’enseignement de culture scientifique pour tous et remplace en
seconde des enseignements de détermination scientifiques et technologiques de 3h par un
seul enseignement d’exploration de 1,5h.
- La structure proposée en première scientifique entraîne la perte de 4,5h d’enseignement
scientifique : 1,5h en sciences physiques et chimiques (33 % de l’horaire actuel), 1h en
sciences de la vie et de la Terre (25 %), 1h en mathématiques (20 %) et 1h de travaux
personnels encadrés (50 %). Ces diminutions ne sont pas compensées en terminale.
- La gestion locale des moyens horaires ne garantit plus la mise en place d’effectifs réduits
statutaires, ce qui fait peser une lourde menace sur le caractère expérimental des disciplines
scientifiques.
Le projet de réforme se fixe deux objectifs majeurs, une orientation retardée et un
accompagnement personnalisé, objectifs auxquels il sacrifie tout le reste :
- L’orientation positive vers l’enseignement technologique, qui n’intervient qu’en fin
de troisième, est fortement déstabilisée suite à la disparition des enseignements de
détermination adaptés.
- Afin de permettre quelques réorientations marginales en première, le projet réduit la
formation scientifique pour tous.
- Sous couvert de la mise en place des heures d’accompagnement à budget constant,
les horaires diminuent dans toutes les disciplines, ce qui contribuera à accroître les
inégalités sociales entre les élèves qui peuvent recevoir un complément de formation
scientifique ailleurs qu’au lycée et ceux des familles moins favorisées.
Les conséquences immédiates de ce projet de réforme seront désastreuses pour
l’orientation des élèves qui sont actuellement en troisième.
Au nom d’une orientation annoncée plus progressive, plus ouverte, plus juste, ce projet
valorise en réalité l’orientation la plus tardive possible et, en conséquence, met en place des
filières insuffisamment différenciées en première.
Une fois de plus, hélas, pour des raisons de méthodes et de calendrier l’UdPPC ne peut que
demander le retrait de cette réforme.
L’UdPPC réaffirme, en revanche, la nécessité d’une réforme ambitieuse. Il convient de
réfléchir, dans l’ordre : aux objectifs du lycée, aux structures et en dernier lieu aux contenus
de formation.
Le 25 novembre 2009



Position de l’association des professeurs de SVT sur la réforme

APBG



La réforme de la formation et du recrutement des enseignants

Voici en pièce jointe à télécharger, la documentation ministérielle intitulée
« La réforme de la formation et du recrutement des enseignants » (13/11/09).

La réforme de la formation et du recrutement des enseignants dans Actualités pdf Recrutement enseignants



Exceptionnelle mobilisation pour la reconnaissance de l’enseignement des Sciences Economiques et Sociales

Communiqué de presse de l’APSES du 4 décembre 2008

Plus de 1500 enseignants de S.E.S. venus de toute la France (soit près d’un enseignant de S.E.S. sur trois !) 
se sont retrouvés à Paris ce mercredi 3 décembre pour participer à une 
manifestation nationale suivie d’un meeting pour exprimer leur désaccord 
avec une réforme du lycée qui, dans son état actuel, marginalise l’enseignement de S.E.S.
Cette mobilisation a reçu le soutien, entre autres, de plusieurs syndicats (CGT Educ’action, SGEN, SNALC, SNES, SNFOLC, Sud Education, UNSA), d’organisations lycéennes et étudiantes mais aussi de nombreux universitaires et chercheurs (dont Pierre Rosanvallon, 
Professeur au Collège de France).

Les participants à cette journée d’action ont voulu rappeler leur 
attachement à l’enseignement de S.E.S. et réitérer la demande d’intégration 
des S.E.S. aux enseignements obligatoires en classe de seconde.
Le Ministre Xavier Darcos doit entendre la demande sociale d’une 
meilleure compréhension des questions économiques et sociales. La 
réforme du lycée doit être l’occasion d’enrichir la formation générale 
des lycéens du 21e siècle en y intégrant la culture économique et 
sociale.
Les annonces d’une éventuelle introduction dans les enseignements 
généraux d’une « Initiation à l’Économie » ne répondent pas à cette 
demande. Pourquoi l’accès au tronc commun devrait-il conduire à appauvrir un enseignement qui réussit depuis plus de 40 ans à faire découvrir et aimer les Sciences Sociales et parmi elles l’Économie et la Sociologie aux lycéens ? L’APSES n’acceptera pas que la réforme du lycée constitue 
l’occasion de détourner la demande exprimée notamment par les lycéens et 
plus globalement par l’ensemble de la société.

Aussi, l’APSES ne peut que s’interroger sur le sens de cette proposition.
S’agirait-il d’évacuer les Sciences Sociales autres que l’Économie de la 
formation des lycéens ?

C’est bien une formation économique et sociale permettant de mieux se 
repérer dans la société qui est demandée et pas autre chose !
Les annonces en provenance du Ministère demandent à être clarifiées de toute urgence.
Aussi, l’APSES réitère sa demande d’entrevue dans les meilleurs délais 
avec Xavier Darcos.
Après plusieurs mois, d’attaques répétées 
contre les S.E.S., il serait temps qu’un véritable dialogue constructif s’engage 
enfin avec le Ministre.
La balle est désormais dans son camp.
Marjorie GALY, Co-secrétaire générale de l’APSES

Quelques articles pour compléter le message de l’APSES

http://www.laprovence.com

http://www.lexpress.fr

http://nouvelobs.com
http://www.france24.com

 

Pour finir  signez l’appel pour la défense des SES :

http://www.apses.org/petitions/index.php?petition=3



MESSAGE DE LA LISTE DE DIFFUSION DES FORMATEURS ET FORMATEURS ASSOCIES DE L’IUFM.



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