Manifestation du samedi 17 janvier

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manif 17/01/09



Jean-Marie Darmian, maire de Créon, Conseiller Général et instituteur retraité, continue à défendre l’école publique

Jean-Marie Darmian, maire de Créon, Conseiller Général et instituteur retraité, continue à défendre l’école publique. Après avoir refusé de mettre en place le SMA, il résume et synthétise l’ensemble des agressions portées par l’actuel gouvernement contre le service public d’éducation. Son texte est un argumentaire à diffuser auprès de tous ceux qui ne sont pas encore informés de la gravité de la situation, enseignants et non enseignants.

Madame, monsieur,

Les citoyens de ce pays se laissent endormir par une sectorisation des attaques incessantes contre le système éducatif. En tant que Maire et ancien instituteur  je suis effaré par l’accumulation des mesures destructrices qui laissent préluder à une mise en pièces de l’enseignement primaire.

Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l’éducation nationale, M. Xavier Darcos, a en effet déjà à son actif :
> > > > >        • la suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
> > > > >        • la promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade de concertation, menée dans la précipitation ;
> > > > >         • la diminution de 2 h du temps hebdomadaire d’enseignement (l’équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires ;
> > > > >         • le discrédit jeté sur l’action des enseignants de l’école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
> > > > >         • des déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les couches » ;
> > > > >         • la disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
> > > > >         • l’étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ;
> > > > >        • les atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève ;
> > > > >         • la mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit le statut de leurs parents ;
> > > > >         • le financement (pour 220 000 euros) d’une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur le web, « repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau ».

Il vient aussi de faire inscrire dans le budget 2009 :
> > > > >         • la suppression brutale de 3 000 postes d’enseignants spécialisés des RASED, tout en proclamant vouloir diviser par 3 le taux d’élèves en grande difficulté scolaire et en tentant de faire croire que la mise en place des 2 h d’aide personnalisée pourrait remplacer le travail des enseignants spécialisés ;
> > > > >        •  la baisse de 30 % des postes mis au concours en 2009 et, par voie de conséquence, de la formation continue remplacée par les PE2, avant sa disparition totale en 2010…
> > > > > Tout récemment, il a confirmé que trois autres « réformes » seront mises en place en 2009 :
> > > > >         • la création de l’Agence nationale du remplacement, qui pourrait employer des maîtres non certifiés et précarisés ;
> > > > >         • la création des EPEP et la caporalisation des maîtres par des « super-chefs », les directeurs d’EPEP (500 postes ont été budgétisés pour cela) ;
> > > > >         • la suppression de la maternelle entre 2 et 3 ans, remplacée par un « jardin d’éveil » à la charge des communes et des familles, premier pas vers la suppression de la maternelle avant 5 ans, réclamée par des amis politiques du ministre.
> > > > >
> > > > > Et voici que, début novembre, plutôt qu’une revalorisation des salaires des enseignants, M. Darcos annonce qu’il octroiera une prime de 400 euros aux maîtres qui feront passer les évaluations nationales au CE1 et au CM2.
> > > > > C’en est trop ! C’est maintenant notre dignité qui est bafouée !
> > > > >

Depuis toujours, les enseignants assumons la passation d’épreuves d’évaluation, la correction et l’analyse des résultats, sans penser à demander une rémunération spéciale, car l’évaluation des apprentissages de nos élèves fait partie de nos missions. De plus, quand il s’agit d’évaluations nationales, le plus souvent nous faisons la correction et l’analyse collectivement (en dehors des heures de classe), car les résultats à un niveau donné d’enseignement concernent toute l’équipe des maîtres, en amont et en aval. Alors, pourquoi cette prime, telles des cacahuètes jetées à des singes ? M. Darcos anticipe-t-il des résistances du fait que ces épreuves, entourées du plus grand secret, sont annoncées comme très difficiles par le ministère et qu’elles feront apparaître une énorme proportion d’élèves en grande difficulté, sans rapport avec la réalité ? Redoute-t-il que ces épreuves mettent plus nettement en évidence la malfaisance des programmes 2008 ? Craint-il que la profession y voie une rupture avec les exigences du Socle commun de connaissances et de compétences, conçu à partir des programmes de 2002, et qui est toujours en vigueur ? A-t-il peur que les enseignants refusent de faire passer les épreuves et veut-il acheter notre soumission ? Parie-t-il sur les difficultés financières des enseignants pour les opposer les uns aux autres et diviser les équipes d’écoles ?
> > > > >

Demandons la mise en place d’un Conseil national de l’évaluation à l’école comprenant des praticiens, des formateurs et des chercheurs pour mettre au point une politique de l’évaluation et élaborer des outils pour les équipes d’écoles et de cycle, au service des apprentissages des élèves définis par le Socle commun de connaissances et de compétences.
> > > > >

Appelons les conseils des maîtres et les conseils d’école à prendre, dès à présent, des mesures fortes pour protéger les enfants et les écoles des méfaits éventuels des épreuves nationales CE1 et CM2, que ce soit en raison du contenu des épreuves ou de leur utilisation. Nous les appelons en particulier à refuser fermement toute publication des résultats des écoles.
> > > > >

Nous ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre, les collectivités, entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école laïque et républicaine.

Tous les maires républicains  doivent en avoir conscience et dénoncer cette avalanche de coups bas contre le corps enseignant abandonné le plus souvent dans la tourmente de réformes qui visent à le mettre à genoux.

Jean Marie DARMIAN

Maire de Créon

Conseiller général de la Gironde
> > > > > www.jeanmariedarmian.fr



Manifestation du mercredi 17 décembre : lycée Charles Gide (Uzès)

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Malgré le froid qui enveloppe Uzès ce mercredi matin, les lycéens sont venus au rendez-vous fixé par le collectif de  défense du service public de l’éducation. Ils ont mobilisé toute leur énergie pour faire partager à la population leurs inquiétudes face à  la politique peu lisible de Xavier Darcos.

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La dérobade du Ministre qui devait s’exprimer mardi sur la Réforme du Lycée devant la presse,  a laissé chez les lycéens  comme chez les enseignants, un sentiment  de malaise et semé le doute sur sa volonté d’engager un véritable dialogue avec tous les acteurs du système éducatif.

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Conscients que l’avenir des jeunes générations se joue actuellement dans les différentes réformes  mises en place de la maternelle à l’université, les lycéens, les parents et les enseignants du collectif  appellent la population de l’Uzège et notamment les parents d’élèves à  soutenir  leur mouvement.

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Mobilisation maintenue au lycée Charles Gide (Uzès)

Réforme suspendue !…
Mobilisation maintenue !

Hier soir, lundi 15 décembre 2008, s’est tenue une veillée au lycée Charles Gide d’Uzes entre 17H30 et 21H30.
Durant celle-ci, les lycéens, parents d’élèves (FCPE, APDESU) et professeurs de l’UZEGE, ont convergé vers les revendications suivantes :
-La suspension soudaine de cette réforme ne fait qu’accroître l’aspect confus de ce projet. M.Darcos, en annonçant cette suspension, échappe à la conférence du Mardi 16 Décembre 2008 qui de surcroît était attendue avec impatience.
-On déplore les moyens utilisés pour appliquer la réforme (nombre de professeurs, budget…)
-Nous soutenons aussi les mouvements qui se déroulent actuellement au sein des écoles primaires, des maternelles, et des universités, contre les réformes de monsieur Darcos (Suppression de RASED…).
-On craint que cette réforme favorise encore la concurrence entre établissements.
Les lycéens, parents d’élèves (FCPE, APDESU) et les enseignants, restent à ce jour vigilants et mobilisés. Ils souhaitent mener une action commune afin d’agrandir la brèche ouverte par les mouvements lycéens.
Les lycéens ont décidé de continuer leurs actions tout en innovant leurs types de manifestations (distribution de tracts et informations diverses dans la rue…).

Les acteurs cités ci-dessus, appellent l’Uzège à une mobilisation

le mercredi 17 Décembre à 9H devant la mairie.



Manifestations lycéennes et blocage du lycée Charles Gide

5ème jour de blocage (du lundi 8 au vendredi 12 décembre) des élèves de notre lycée pour manifester leur opposition à la réforme du lycée proposée par le gouvernement :

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Communiqué des lycéens :

A Uzés le 8/12/08

POURQUOI CETTE EFFERVESCENCE  AU LYCEE CHARLES GIDE?
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Parce qu’à l’image de ceux à qui on donne le « droit » de travailler le dimanche, on donne ici le choix des armes aux lycéens pour se suicider. Expliquons-nous : le terme « BAC à la carte » prend ici tout son sens dans la nouvelle réforme du lycée, on assiste en effet à la mise en place d’un nouveau mode de fonctionnement, celui du recrutement à la carte.
Nous assistons à la mise en place d’une logique industrielle d’élitisme autant en terme de matières scientifiques que littéraires et économiques, matières qui sont les principales cibles des nouveaux critères de recrutement.

Les séries existant actuellement présentent l’avantage d’une approche de toutes les matières qui renforcent notre connaissance dans tous les domaines et nous forment à la citoyenneté, fondement républicain s’il en est.

Avec la suppression des filières,  c’est la possibilité d’accéder à un haut niveau de connaissances qui est niée.

Gardons des filières qui nous offrent des repères pour des études futures, ainsi qu’une large possibilité d’accès à des écoles spécialisées.(écoles d’arts, écoles scientifiques …)

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Mais ne nous arrêtons pas là ; cette réforme honteuse et inacceptable contribue encore à la ruine de l’éducation nationale et démontre une fois de plus le peu d’intérêt exprimé par ceux qui nous dirigent envers la communauté.
On prend ici la dangereuse direction d’un « eugénisme social » pitoyable.

Nous ne sommes pas des politiques, nous ne nous revendiquons d’aucun parti politique ni de syndicat, nous sommes et resterons juste la preuve indémontable qu’il reste en France des jeunes qui veulent apprendre !

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Les lycéens du lycée Charles Gide

 

Communiqué des parents d’élèves :

Lycée Charles GIDE
UZES, le 08/12/08

Afin de protester contre une réforme des lycées imposée dans l’urgence et sans réelles concertations, les associations de parents d’élèves APDESU et FCPE ont boycotté le Conseil d’Administration du mercredi 03 décembre 2008 et soutiennent le mouvement des lycéens. Cette action montre combien nos jeunes sont préoccupés par les modalités d’une réforme « à la va-vite » et par leur avenir.

Les représentants des parents d’élèves du conseil d’administration : Martine Durot, Nathalie Carvalho, Marie Christine Tomas

 

Communiqué des enseignants :

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Lycée Charles GIDE
UZES, le 08/12/08

Les enseignants du lycée Charles Gide se sont mobilisés à plusieurs reprises, depuis la rentrée, contre la réforme du lycée proposée par le gouvernement.
Ils ont participé à la manifestation nationale du 19 octobre à Paris
Ils ont suivi massivement la grève du 20 novembre à la hauteur de 80% des effectifs.
Ils ont refusé de siéger au Conseil d’Administration du 3 décembre qui à été annulé, le quorum n’étant pas atteint.

Aujourd’hui ils soutiennent le mouvement des lycéens d’Uzès.

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Demain (10 décembre) manifestation à Nîmes

Demain (10 décembre)  journée nationale d’action avec les élèves, les parents d’élèves et les enseignants.
Manifestation à Nîmes :

Rassemblement Maison Carré :15h

Réunion-débat au lycée Albert Camus :16h30



Manifestation des Lycéens à Uzès

Ecouter le reportage sur Radio  France bleu Gard Lozère

La révolte des lycéens contre la réforme des lycées de Xavier Darcos gagne le Gard. A Uzès, plusieurs dizaines d’entre eux ont ainsi bloqué hier l’accés à leur étbalissement, le lycée Charles Gide.Il n’y a donc pas eu de cours hier. Et l’opération devrait être renouvelé aujourd’hui. Un mouvement qui a le soutien de la majorité des profs de l’établissement . Cette réforme qui veut lutter contre l’echec scolaire prévoit une nouvelle organisation en trois grands ensemble: des enseignements généraux de tronc commun, des enseignements complementaires et un accompagnement personalisé. L’année scolaire serait par ailleurs découpée en deux semestres. Tout cela s’appliquera en classe de seconde à la rentrée 2009.

 



Conseil d’Administration du lycée Charles Gide à UZES (du 3 décembre 2008) annulé

Un nouveau moyen d’action pour se faire entendre

Afin de protester contre la proposition de réforme du lycée présentée dans l’urgence par le Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos, des élèves, des parents et des personnels du lycée Charles Gide d’Uzès ont refusé de siéger au Conseil d’Administration du 3 décembre 2008.
Le quorum n’étant pas atteint le président a dû annuler la séance.

 

Cette réforme du lycée, proposée par le gouvernement le 21 octobre 2008, est inacceptable en l’état pour plusieurs raisons :

•    elle est précipitée (mise en application dès la rentrée 2009)

•    elle doit faire l’objet d’une expérimentation (lycées pilotes)

•    elle doit être réellement discutée avec tous les acteurs du système éducatif (élèves ; parents ; enseignants ; administration )

•    elle ne prend pas encore en compte le cycle terminal et son évaluation (baccalauréat ou contrôle continu)
•    elle ne permet pas, à ce jour, aux élèves de 3ème de s’orienter en toute connaissance de cause (effets d’annonce et changements multiples)
•    elle nécessite de nouveaux programmes et de nouveaux manuels qui ne pourront être prêts à temps
•    elle ne tient pas compte de l’évolution de la société (SES et sciences marginalisées)

C’est pourquoi nous demandons :
•    que cette réforme soit discutée et mise en place dans des délais plus longs après expérimentation
•    qu’il y ait une cohérence au niveau de toutes les classes (secondes, premières et terminales) du lycée



L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous :

L'éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous : dans Collectif éducation logomanif19octpetit

shim dans Collectif éducation

Les organisations à l’initiative de la manifestation du 19 octobre se sont réunies le 22 octobre dernier et ont décidé de faire de la semaine du 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant, une semaine d’actions pour que l’éducation reste une priorité.

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Voir le communiqué commun « Après le 19 octobre ». (Format .pdf – 125 Ko).

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Nous vous proposons de mener les actions suivantes :

 

- Envoi par les conseils départementaux de courriers à tous leurs députés et sénateurs et envoi par les militants et adhérents d’une lettre aux parlementaires de leur circonscription.

 

Le modèle à télécharger ci-dessous est prévu pour être envoyé par tout citoyen, de manière individuelle, au député et au sénateur de sa circonscription. Ce modèle va également être envoyé à tous les signataires de la pétition en ligne «l’Education est notre avenir».

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Télécharger le modèle de courrier. (Format .doc – 153 Ko).

 

- Délégations auprès des parlementaires du département.

 

- Organisation de réunions-débats sur la priorité à l’éducation, dans les mairies avec les parlementaires, dans les écoles avec les enseignants et les autres partenaires signataires de l’appel.

Vous trouverez ci-dessous en téléchargement une affiche que vous pouvez utiliser dans le cadre de cette semaine d’action.

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Télécharger le modèle d’affiche (Format .pdf – 650 Ko).

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N’oubliez pas de continuer à signer et faire signer la pétition sur le site www.uneecole-votreavenir.org !



Lettre à envoyer aux députés ou aux sénateurs

Marianne CITOYEN
2012, rue de l’Avenir Collectif
30999 Education sur Gardon

Logo Collectif éducation

Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice),

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais je n’arrive pas à imaginer ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?
Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi certaines difficultés. C’est pourquoi je souhaite passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants » et leur donner un haut niveau de formation.
Pour moi, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.
Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 nouvelles suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais j’affirme que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.
Aussi, je pousse  moi aussi aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
De ce projet, je ne veux pas ! Je veux pour mes (nos) enfants une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes au meilleur niveau.
Je veux pour cela que d’autres choix soient faits. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? J’en appelle à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Je n’accepte pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini à l’inverse de ses aspirations, à ces questions fondamentales !
L’opinion publique a massivement apporté son soutien à ces idées et à l’appel national lancé par plus de 47 organisations. 80 000 manifestants ont exprimé le dimanche 19 octobre dernier leur volonté de ne pas laisser le gouvernement poursuivre son entreprise de démolition du service public d’éducation. Ils ont rappelé que l’éducation devait redevenir une priorité pour la Nation, pour construire l’école de l’avenir.
Ils ont rappelé avec détermination que les services publics donnent plus de cohésion à une société de plus en plus minée par des inégalités que la crise accentue. Le gouvernement n’a répondu que par le mépris.
Alors, Monsieur Madame le(la) député(e) sénateur(trice), je m’adresse à vous afin de savoir quelle sera votre position lors du prochain examen du projet de budget 2009 à l’Assemblée Nationale (Sénat). Lors de ces débats, chaque parlementaire, élu des citoyens, devra se prononcer sur la priorité qu’il ou elle donne à l’éducation, dans un contexte de crise où l’éducation doit plus que jamais être un investissement pour l’avenir.
C’est pourquoi, je vous demande de m’expliquer ce qui fondera votre vote en faveur ou en défaveur de ce projet de budget.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice), l’expression de mes salutations distinguées.

Marianne CITOYEN

Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice) du Gard
Adresse permanence locale
ou adresse Assemblée (Sénat)
(Assemblée nationale : 126, rue de l’Université 75355 Paris 07 SP)
(Sénat : Palais du Luxembourg, Casier de la poste ,15 rue de Vaugirard 75291 PARIS Cedex 06)

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