Manifestation des Lycéens à Uzès

Ecouter le reportage sur Radio  France bleu Gard Lozère

La révolte des lycéens contre la réforme des lycées de Xavier Darcos gagne le Gard. A Uzès, plusieurs dizaines d’entre eux ont ainsi bloqué hier l’accés à leur étbalissement, le lycée Charles Gide.Il n’y a donc pas eu de cours hier. Et l’opération devrait être renouvelé aujourd’hui. Un mouvement qui a le soutien de la majorité des profs de l’établissement . Cette réforme qui veut lutter contre l’echec scolaire prévoit une nouvelle organisation en trois grands ensemble: des enseignements généraux de tronc commun, des enseignements complementaires et un accompagnement personalisé. L’année scolaire serait par ailleurs découpée en deux semestres. Tout cela s’appliquera en classe de seconde à la rentrée 2009.

 



Réforme du lycée: blocages d’établissements par des élèves, des parents et des profs

1) Bref compte rendu, pour info, de la 1 ère nuit d’occupation du Lycée Maurice Genevoix de Montrouge.
Nuit du 8 décembre 2008-12-091ère nuit courte mais réussie :

-    une trentaine de parents, professeurs, élèves ont participé à l’occupation

-    réunion de travail très longue et très fructueuse quand à la qualité des réflexions échangés sur les raisons profondes de notre mouvement, l’abandon de la réforme des lycées bien sur, la sauvegarde de l’éducation et de la culture, le respect de la démocratie : l’Education est notre avenir, il ne doit pas se décider sans nous…

-    contacts de presse limités pour l’instant, un communiqué de presse relayé par la FSU et le SNES, France 3 Ile de France, Radio France, le Parisien du 92…

-    contact d’autres établissements : visite très longue et échange très riche avec un professeur du lycée Einstein de Sté Geneviève des Bois (lycée occupé depuis 1 semaine)

-    contacts autres services publics amorcés : présence de parents salariés des hôpitaux publics (hôpital Béclère Clamart), hôpitaux en grève aujourd’hui

-    contacts représentants politiques locaux bienvenus, visite d’élus du PS et des radicaux de gauche de Montrouge, de représentants du NPA

-    décisions prises : aller à la rencontre des autres établissements ( écoles primaires, collèges,lycées)

-    actions  envisagées :  aller à la rencontre des parents et de la population (diffusion de tracts sur le marché, organisation d’une nouvelle réunion parents, profs, élèves sur l’ensemble des questions de l’Ecole, écoles primaires, collèges, lycées)

-    repas convivial improvisé, très apprécié

-    la nuit est courte et froide, le chauffage est coupé

-     le matin, les gestes de solidarités les plus simples, un gâteau au chocolat et quelques croissants pour le petit déjeuner , un sourire, un mot de réconfort, sont les plus importants.

Les participants à la nuit d’occupation
2) Le lycée de Vire est bloqué depuis ce matin, et cela peut durer.

 

3) Au lycée Maurice Janetti, les élèves bloquent depuis ce matin 8h, peu d’élèves en cours, une réunion profs, instits des écoles environnantes parents et élèves est prévues à 18h30 demain Mercredi, ainsi qu’une manifestation Jeudi matin dans les rues de la ville.
4) Débordements à Nantes en marge des manifestations lycéennes

NANTES (Reuters) – Des incidents ont eu lieu mardi à Nantes dans un lycée occupé par des manifestants en lutte contre « la casse de l’Education nationale », a affirmé un porte-parole du recteur de l’académie de Nantes.Les lycées de plusieurs villes en France ont été bloqués mardi par les manifestants, à l’appel de la Fédération lycéenne (Fidl), pour protester contre la réforme du lycée conduite par le ministre de l’Education Xavier Darcos.

Dans un lycée nantais, « environ 200 jeunes ont pénétré dans les salles de cours, vidé des extincteurs, aspergé des professeurs et des élèves et détruit des manuels scolaires », a affirmé l’académie. Des poubelles ont également été renversées sur la voie publique, et des palettes mises à feu.

« Des intrus, extérieurs au mouvement, ont brisé la vitre d’une supérette pour tenter de la piller », a précisé à Reuters Titouan Nogue, lycéen en grève au lycée Gaspard-Monge, au nord de Nantes.

La fédération lycéenne (Fidl) a de son côté affirmé à Reuters qu’un lycéen avait été violemment bousculé par son proviseur au lycée Récamier de Lyon alors qu’il participait à un barrage filtrant à l’entrée de l’établissement.

Le syndicat a appelé les lycéens à manifester aux côtés des professeurs ce mercredi, et à de nouvelles mobilisations jeudi dans leurs établissements pour protester contre la suppression de 13.500 emplois dans l’enseignement en 2009.

Guillaume Frouin, avec Clément Guillou à Paris, édité par Yves Clarisse

 

5) Plusieurs lycées étaient bloqués lundi ou leurs cours perturbés dans plusieurs villes, dont Caen, Amiens ou Bordeaux, par des élèves opposés aux réformes voulues par le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos, a-t-on appris auprès des rectorats et un proviseur a été légèrement blessé à Brest.

(AFP)

A Brest, plusieurs dizaines de jeunes, sans mot d’ordre ni revendication particuliers, ont perturbé les cours de plusieurs lycées. Un chef d’établissement a été légèrement blessé en tentant de s’interposer et a dû être hospitalisé, selon la police qui a dispersé la manifestation sans violences dans l’après-midi.

A Caen, le lycée Dumont d’Urville (1.100 élèves), a été bloqué dans la matinée par une soixantaine d’élèves. L’établissement a décidé de suspendre les cours pour la journée de mardi, selon le rectorat de Caen. Le lycée Laplace (660 élèves), tout proche, a également été bloqué par quelques dizaines d’élèves.

Trois autres établissements -les lycées Jean Guéhenno à Flers et Mézeray à Argentan (Orne) et le lycée Charles Tellier à Condé-sur-Noireau (Calvados)- ont été partiellement bloqués, certains cours étant assurés, selon le rectorat.

Un des élèves bloquant le lycée professionnel Mézeray (600 élèves) a cependant indiqué à l’AFP qu’aucun cours n’avait lieu dans l’établissement et que le blocage pourrait continuer dans les prochains jours. « Nous voulons dénoncer l’aberration de la réforme du bac, général comme pro », a expliqué Quentin Giry, élève de première ES, joint par téléphone.

Dans le Sud-ouest, « on a observé de l’absentéisme en Gironde, à des degrés variables » et un rassemblement dans les rues du centre de Bordeaux a réuni « 1.100 élèves », a affirmé le rectorat.

En Dordogne, la gendarmerie a dénombré 500 lycéens manifestant à Périgueux, 250 à Ribérac et 100 à Nontron.

Un mouvement de moindre ampleur a également touché la côte basque, selon le rectorat, qui a signalé « des attroupements plus ou moins importants » devant quelques établissements mais aucun cas de blocage.

A Amiens, c’est le bâtiment principal du lycée Louis Thuillier qui a été occupé par des élèves qui s’étaient vus, selon eux, interdire par la direction la tenue d’une assemblée générale sur la réforme du lycée.

Les manifestants, dont les initiatives semblent largement spontanées selon les rectorats, s’opposent notamment à la réduction du volume hebdomadaire des cours et craignent des suppressions de postes d’enseignants et une augmentation du nombre d’élèves par classe.

L’absentéisme était par ailleurs « fort » lundi dans deux lycées de Cherbourg et sa banlieue, a précisé le rectorat d’académie.

En Loire-Atlantique, quatre établissements ont été perturbés lundi à Nantes et Orvault (blocage partiel), Blain (cours suspendus pour la journée) et au lycée professionnel de Guérande (fort absentéisme), selon le rectorat de Nantes.

A Chinon (Indre-et-Loire), une centaine d’élèves ont manifesté dans la matinée à l’entrée de leur lycée, avant de se rendre en cours.

Ces manifestations font suite à une mobilisation des lycéens vendredi à l’appel du syndicat Fidl qui avait été suivi par quelques milliers de lycéens à travers la France.

 

6) Les lycéens de Saint Girons sont entrés dans l’action vendredi 5 décembre. Aujourd’hui, ils ont à nouveau bloqué le lycée :  merci aux lycéens.
 



Réforme du lycée: occupation nocturne d’un établissement de l’Essonne

Article ParisObs

Une partie des 90 enseignants du lycée Albert-Einstein de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) s’apprêtaient mardi soir à passer leur deuxième nuit dans l’établissement pour protester contre le projet de réforme du lycée, a annoncé à l’AFP l’un des enseignants.
Selon ce professeur de sciences économiques et sociales – qui a souhaité conserver l’anonymat – une vingtaine d’enseignants et quelques parents ont passé la nuit de lundi à mardi dans un salle de cours de l’établissement classé en zone d’éducation prioritaire.
Trois quarts des professeurs participent, sous une forme ou une autre, au mouvement, selon la même source, qui a précisé que celui-ci n’affectait pas la tenue normale des cours, ce qu’a confirmé le proviseur Gilbert Longhi.
Les protestations concernent le manque d’information au sujet de la réforme du lycée, et notamment de la classe de seconde, qui doit entrer en vigueur à la rentrée 2009.
Le professeur, membre du « collectif Einstein » mis sur pied par les enseignants, a notamment exprimé des craintes à propos de la suppression de travaux dirigés en demi-groupes. Il a également redouté que les élèves les moins bien informés sur le choix des modules pâtissent de la réforme.
« La réforme, on ne la comprend pas, on veut simplement être informés », a-t-il expliqué. « On peut imaginer que des disciplines comme les sciences économiques et sociales vont disparaître », a-t-il ajouté.
Le collectif organise des réunions d’information à destination des parents. L’une d’elles a rassemblé une centaine de personnes lundi soir, et le maire PS de la ville Olivier Léonhardt et le député socialiste Julien Dray s’étaient rendus sur place.
Le collectif espère une extension du mouvement à d’autres établissement scolaires.
Le mouvement, qui n’a pas été déclenché par les syndicats, doit durer jusqu’au 10 décembre, journée de manifestations sans appel à la grève, précisent les membres du collectif.



Conseil d’Administration du lycée Charles Gide à UZES (du 3 décembre 2008) annulé

Un nouveau moyen d’action pour se faire entendre

Afin de protester contre la proposition de réforme du lycée présentée dans l’urgence par le Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos, des élèves, des parents et des personnels du lycée Charles Gide d’Uzès ont refusé de siéger au Conseil d’Administration du 3 décembre 2008.
Le quorum n’étant pas atteint le président a dû annuler la séance.

 

Cette réforme du lycée, proposée par le gouvernement le 21 octobre 2008, est inacceptable en l’état pour plusieurs raisons :

•    elle est précipitée (mise en application dès la rentrée 2009)

•    elle doit faire l’objet d’une expérimentation (lycées pilotes)

•    elle doit être réellement discutée avec tous les acteurs du système éducatif (élèves ; parents ; enseignants ; administration )

•    elle ne prend pas encore en compte le cycle terminal et son évaluation (baccalauréat ou contrôle continu)
•    elle ne permet pas, à ce jour, aux élèves de 3ème de s’orienter en toute connaissance de cause (effets d’annonce et changements multiples)
•    elle nécessite de nouveaux programmes et de nouveaux manuels qui ne pourront être prêts à temps
•    elle ne tient pas compte de l’évolution de la société (SES et sciences marginalisées)

C’est pourquoi nous demandons :
•    que cette réforme soit discutée et mise en place dans des délais plus longs après expérimentation
•    qu’il y ait une cohérence au niveau de toutes les classes (secondes, premières et terminales) du lycée



Tableau comparatif avant après réforme du lycée

Tableau horaires réformre du lycée



Les horaires du tronc commun selon la dépêche AEF du 14/11/08

 

Les enseignements « généraux » se répartiraient entre : 4 heures de français, 3h30 à 4 heures de mathématiques, 3 heures à 3h30 d’histoire-géographie et d’éducation civique, 3 heures de sciences expérimentales, 5 heures de langues vivantes (1 et 2) et 2 heures d’EPS. Le ministère confirme cette « hypothèse de travail », qui devrait « peu évoluer ».

L’entourage du ministre assure également, que « les modules ne devraient pas être des pré-requis aux éventuels choix des élèves dans le cycle terminal ». Les principes de l’organisation modulaire « restent à discuter » : les élèves ne pourraient pas prendre en enseignement exploratoire plus d’un module correspondant à une discipline du tronc commun. L’EPS et les sciences expérimentales feraient exception à cette « règle ».

 



Le projet Darcos à ce jour

 

Lors de son « point d’étape » du 21 octobre, Darcos a présenté une nouvelle maquette de la classe de seconde et donné quelques principes d’organisation du cycle terminal. Depuis une dépêche datée du 14/11 fait état de propositions sur la répartition horaire dans le tronc commun de seconde. Ses déclarations marquent un recul par rapport à ce qui était annoncé en juillet dernier, mais le projet reste inacceptable.

 

Horaires-élèves : passerait à 30H incluant 3H d’accompagnement, au lieu de 27H

Tronc commun : serait de 21H, réintégrant un enseignement scientifique sur lequel on a peu d’informations, les enseignements seraient annuels (abandon de l’organisation sous forme de modules semestriels, brique élémentaire de 3H). Les horaires des disciplines ne seraient plus calculés sur la base de 3H mais de façon différente suivant les disciplines, les sciences expérimentales y perdant beaucoup.

Modules d’exploration et d’approfondissement : Ils resteraient semestriels, les élèves devant en choisir 2 par semestre parmi 17 intitulés regroupés dans 4 familles (humanités, sciences, sciences de la société et technologies).

Accompagnement : 3h par semaine obligatoire, comprenant remise à niveau, travaux interdisciplinaires, aide à l’orientation, « un travail d’expertise ». Peu de précisions sur l’organisation, si ce n’est que ce temps serait encadré par les enseignants.

Découpage de l’année  : l’année serait découpée en semestres au lieu de trimestres, une semaine entre les deux semestres étant consacrée à une « période de bilan et d’orientation » et « à l’expression orale ».

Programmes : le ministère a créé des groupes d’experts chargés d’écrire les programmes à partir des programmes actuels. Ces groupes doivent rendre leur copie le 15 décembre. Il semblerait que rien ne soit plus décidé avant les élections professionnelles.

Cycle première-terminale : aucune visibilité, si ce n’est que le caractère spécifique de la voie technologique sera maintenu, que « le principe d’organisation en modules sera également au cœur de l’organisation des classes de première et de terminale », qu’il « comportera naturellement des dominantes clairement identifiées. », « que cette nouvelle organisation du lycée n’implique pas de réforme du baccalauréat, qui restera l’examen national auquel les Français sont si attachés. » et enfin « que cette organisation semestrielle, qui ne modifiera pas le caractère hebdomadaire du travail des enseignants ». Probablement le ministère s’oriente-t-il vers le maintien de « séries », éventuellement à partir d’un tronc commun spécifique à chacune d’entre elles, constitué d’enseignements annuels et de modules de spécialisation et de compléments ?

Réforme et budget : le ministre a encore réaffirmé qu’aucun poste ne serait supprimé dans les lycées à la rentrée 2009 au titre de la réforme. Dans le même temps, rien n’est précisé sur les obligations qui seraient imposées aux établissements dans l’offre de formation, et en particulier sur l’offre des enseignements « modulaires ». Rien n’est dit sur les conditions d’enseignements et les effectifs de classe par exemple, l’horaire prof n’est pas précisé. Cette posture risque d’avoir des effets désastreux sur les collèges qui risquent d’en payer le prix.

L’orientation : Les transformations de la conception de l’orientation scolaire sont importantes et ne font, de fait, l’objet d’aucun débat. Les conséquences sur la définition des missions des enseignants et l’avenir des Copsy sont lourdes.

L’autonomie des établissements : s’il se déclare opposé au lycée à la carte et pour des programmes nationaux, le ministre annonce que 15 % à 20 % de la DHG serait à disposition des CA pour « conduire des politiques particulières, d’encouragement aux langues vivantes, de soutien, des partenariats avec des associations sportives de proximité, des échanges avec les pays étrangers ou l’enseignement de disciplines rares ». L’accompagnement éducatif serait aussi défini localement. Variable d’ajustement sans doute.



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