Le lycée Charles Gide d’Uzès (Gard) se mobilise



Le lycée Charles Gide d’Uzès en action pour la réussite de ses élèves

 

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Les personnels du lycée Charles Gide, réunis en assemblée générale le mercredi 1er septembre, ont dressé l’état des lieux de l’établissement pour la rentrée 2010. Deux points se sont dégagés de la discussion. L’un concerne l’accueil des élèves dans une structure scolaire de plus en plus exiguë, l’autre, la nomination de 4 professeurs stagiaires dans les conditions prévues par la réforme Chatel.

 

Les effectifs

 

Les effectifs du lycée sont en progression, : 828 élèves sont attendus dans les classes.

Si cette augmentation  est un atout pour l’établissement, elle pose un certain nombre de problèmes d’encadrement et de gestion.

 

Les 3 classes de 1ère S, avec  35 élèves chacune et les 11 classes de 2nde , avec 33 élèves,  sont en sureffectif. Sur le plan matériel comme sur le plan pédagogique, cette situation n’est pas gérable et pose des problèmes de sécurité. Pour les personnels, la création d’une nouvelle classe de1ère S s’impose dès cette rentrée.

 

Avec 88 élèves supplémentaires, l’accès à la cantine sera long et fastidieux pour les demi-pensionnaires. Des adolescents qui auront commencé leur journée à 6 heures du matin ne pourront prendre leur repas qu’à 13 heures. Est-ce raisonnable de concevoir une journée de travail sur un tel rythme biologique? Quant aux élèves qui auront cours sur le temps méridien, comment vont-ils jongler avec cette contrainte ?

La Région doit s’emparer de ce problème et lui apporter au plus vite une solution.

 

Pour accueillir convenablement les élèves, il  manque une classe de 1ère S, il manque de l’espace à la cantine, mais il manque aussi des personnels  administratifs et techniques, toujours moins nombreux face aux tâches qui leur incombent. Est-il logique qu’un nombre toujours plus restreint d’adultes assurent le bon fonctionnement de l’établissement pour un nombre croissant de jeunes?

 


Les professeurs stagiaires

 

L’un des points unanimement contestés de la réforme ministérielle touche aux nouvelles modalités de formation des professeurs.

Les enseignants stagiaires assurent cette année un service complet (18 heures en général, au moins 4 classes en responsabilité) , Mais ils doivent également suivre une formation. Conséquence : leurs classes seront confiées à des remplaçants durant certaines périodes de l’année.

Convaincus que cette discontinuité va à l’encontre de la stabilité dont les élèves ont besoin au cours de leur année scolaire, les personnels du lycée avaient refusé  la création des « postes berceaux » dans l’établissement.

 4 enseignants stagiaires sont cependant nommés au lycée  :  2 en histoire-géographie, 1 en espagnol, 1 en français. Et pour corser une situation déjà plus qu’improbable, ces nouveaux enseignants, comme beaucoup d’autres aujourd’hui, sont parfois affectés sur des postes partagés : pour  9 heures à Uzès et 9 heures à Nîmes par exemple.

 

 

Les personnels du lycée, en collaboration avec la fédération de parents d’élèves FCPE, ont donc décidé d’alerter les familles et l’opinion publique  par une action commune dès les premiers jours de la rentrée.

Ils accueilleront normalement les élèves jeudi et vendredi matin, l’après-midi ils garderont les élèves dans la cour et prendront ce temps pour les informer.

Jeudi, à partir de 17h, ils recevront les parents des élèves de  seconde et répondront à leurs questions.

 

 

 

 

 

 



Le lycée Charles Gide d’Uzès (Gard) dans l’action dès la rentrée !

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le 1er septembre 2010

 

 

 

Actions des personnels enseignants et d’éducation :

 

- jeudi 2/9 : accueil des élèves de seconde le matin pour la partie administrative.

Les personnels réunis en assemblée générale (43 enseignants sur 65) ont décidé à l’unanimité de garder les élèves dans la cour l’après-midi et de les informer au sujet de la réforme du lycée, de la réforme de la formation des maîtres, des sureffectifs en première S, du manque de personnels administratifs et techniques (secrétariat : une titulaire + un complément de 40% alors que les effectifs ont augmenté de 88 élèves par rapport à la rentrée 2009, sur un total de 830).

L’inspection tente d’imposer la mission de tutorat à des collègues qui ne le souhaitent pas.

La direction impose des missions de professeur principal à des collègues qui ne le veulent pas dans le contexte de la réforme du lycée.

Des représentants des parents FCPE interviendront également pour soutenir l’action des enseignants

 

- vendredi 3/9 : même programme lors de l’accueil des élèves de première et de terminale.

 

 

- lundi 6/9 : le mouvement se durcit, avec les enseignants dans l’établissement.

 

 

- mardi 7/9 : grève, décidée massivement lors de l’assemblée générale de ce matin.

 

 

informations recueillies auprès du secrétaire de S1, Franck Tichadou

 

Emmanuel BOIS

pour le S2 du Gard



Réponse du sénateur du Gard : Simon Sutour

Suite à notre « lettre ouverte au Ministre de l’Education Nationale » (ci-dessous), voici la réponse du Sénateur du Gard.

PS : Le député (UMP) Jean-Marc ROUBAUD n’a toujours pas répondu.

Simon Sutour

Uzès, le 21 juin 2010

 

Les représentants :

- des enseignants FSU, SGEN, Sud Éducation, UNSA et sans appartenance syndicale

- des parents d’élèves APDESU, FCPE et PEEP

- des élèves élus au Conseil d’Administration et au CVL

du Lycée Charles GIDE d’UZES (Gard)

 

 

 

à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale

s/c de Monsieur le Recteur de l’Académie de Montpellier

s/c de Monsieur le Proviseur du lycée Charles Gide

 

 

Objet : Conditions de mise en oeuvre de la réforme du lycée dans l’Uzège

 

 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Alertés par les récentes propositions de vos services concernant la « rationalisation de l’offre scolaire » afin de réduire les moyens humains et financiers des Etablissements Publics Locaux d’Enseignement (E.P.L.E.), nous souhaitons attirer votre attention sur le lycée Charles Gide d’Uzès. Seul Lycée d’Enseignement Général et Technologique (L.E.G.T.) de la ville, il draine de nombreuses communes du bassin nord nîmois.

Très soucieux de la réussite des élèves, comme l’attestent les résultats au Baccalauréat depuis plusieurs années, tous les intervenants du système éducatif demandent que les moyens financiers et humains de notre E.P.L.E. soient, pour le moins, maintenus, voire abondés. En effet :

- Cette année la Dotation Horaire Globalisée (D.H.G.) de notre établissement est de 1 092 heures et celle allouée pour la rentrée 2010 est de 1 074 heures : soit une perte de 18h ; alors même que, au vu des prévisions rectorales, les effectifs devraient être en hausse dans notre établissement.

Or, Monsieur le Ministre, vous avez donné injonction aux Recteurs, dans la note de service DGECO A n°2010_0002 : de veiller au « maintien des taux d’encadrement pour le lycée » et vous précisez que « cette enveloppe (la D.H.G.) doit être fixée de telle manière que les établissements retrouvent au minimum, à effectif constant, des moyens équivalents à ceux qui leur étaient antérieurement affectés ».

 

Ce sont donc 18 heures, soit l’équivalent d’un poste d’enseignant, qui manquent dans la D.H.G. de notre établissement pour que vos engagements soient respectés.

 

- Pour satisfaire la demande locale d’offre éducative et en s’appuyant sur l’autonomie supposée des E.P.L.E., l’équipe enseignante du lycée a préparé, (au cours de deux demi-journées banalisées) et présenté de nombreux enseignements d’exploration (13 propositions).

Tout ce travail a été annihilé par l’arbitrage rectoral qui n’a octroyé, à notre L.E.G.T., aucun enseignement d’exploration technologique (hormis SI) alors même que la circulaire n°2010-38 du 13-3-2010 précise « les autorités académiques (…) doivent encourager le développement dans le plus grand nombre possible d’établissements, de l’offre d’enseignements technologiques » (…) qui « peuvent attirer un public nombreux s’ils bénéficient d’une implantation dans un grand nombre d’établissements ».

 

Ce sont donc des arbitrages purement budgétaires qui ont guidé ces décisions et non pas l’intérêt des élèves de l’Uzège. 

 


- Consciente de l’opportunité que représente l’accompagnement personnalisé pour pallier les difficultés de certains élèves ou accroître les compétences d’autres, l’équipe éducative a travaillé sur un projet ambitieux d’ « ateliers d’accompagnement ».  Dans le même temps, les disciplines fondamentales que sont le Français, les Mathématiques et l’Histoire Géographie, ont proposé un développement de l’utilisation des TICE (nouvelles technologies) en groupes à effectif réduit.  Ces deux axes ont été présentés lors du conseil pédagogique du lundi 14 juin 2010.

 

La mise en place de ces dispositifs se heurte, encore une fois, à des contraintes purement budgétaires. En effet si l’on applique la circulaire n°2010-38 du 13-3-2010 qui stipule : « les chefs d’établissement sont les principaux artisans de l’utilisation de l’enveloppe horaire mise à disposition pour les classes de seconde pour s’adapter au mieux aux besoins locaux. (…) Cette enveloppe laisse une grande liberté à l’établissement puisque, désormais, tous les enseignements peuvent bénéficier de la mise en place de groupes à effectif réduit (…). Toutefois, ils veilleront à ce que certains temps d’enseignement bénéficient en priorité de la mise en place de ces groupes : ainsi, l’accompagnement personnalisé doit bénéficier d’au moins deux heures sur l’enveloppe (soit au minimum quatre heures professeurs), pour éviter les dédoublements traditionnels. », dès lors l’enveloppe horaire permettant les dédoublements (qui est seulement de 10h30 par classe) n’est pas suffisante.

 

Il nous faut donc choisir entre un accompagnement vraiment personnalisé, et un enseignement disciplinaire  répondant aux objectifs de notre société.

Nous demandons donc l’application de l’article 5 de la réforme du lycée, précisant que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement ».

 

Ce sont donc 10h de plus, par classe de seconde, qu’il nous faudrait pour assurer une offre éducative répondant à l’esprit de la réforme que le gouvernement propose.

 

 

 

Nous sommes convaincus que l’Education de nos jeunes citoyens reste la seule solution pour sortir de la crise qui bouleverse notre société. Optimisons les moyens certes, mais ne construisons pas une politique éducative qui ne réponde qu’à des critères budgétaires. L’Éducation est notre seul avenir, alors, Monsieur le Ministre, donnez-nous les moyens de notre ambition pour le Pays et pour l’Uzège.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre profond dévouement au Service Public d’Education.

  

 

Les représentants des personnels enseignants, des parents et des élèves

du lycée Charles Gide d’Uzès

 

 

PS : Lettre ouverte adressée, aussi, aux médias et aux élus Départementaux et Régionaux.

 



Le CSE adopte les programmes de première

Le Se-Unsa s’est montré le plus attaché aux nouveaux programmes. Dans une déclaration préliminaire, Claire Krepper a rappelé la position de son syndicat, favorable à la réforme du lycée. « Comme Xavier Darcos, ce ministre (Luc Chatel) est au service du projet présidentiel, et en particulier de sa volonté de réduire le coût des services publics, vécus comme des freins au retour à la croissance », a-t-elle déclaré. « Et comme nous avons condamné et avons combattu cette politique quand Xavier Darcos était aux commandes, nous continuons, au SE-UNSA, à la condamner et à la combattre. Pour autant, nous devons constater que dans des contextes budgétaires douloureux pour la communauté éducative et inacceptables, les 2 ministres n’ont pas fait les mêmes choix en matière éducative. Et alors que pour nous, il n’y a rien à sauver dans le bilan de Xavier Darcos on ne peut pas en dire autant de Luc Chatel. Je pense bien sûr à la réforme de la voie générale et à l’introduction au lycée de la notion de parcours ». Interrogée par le Café, Claire Krepper a salué le travail des experts mandatés pour réaliser les nouveaux programmes. « Ils ont tenu compte des remarques issues de la consultation et ils ont cherché à améliorer les programmes ».

 

Le programme d’histoire-géographie, critiqué par le Snes, Sud et la Cgt, qui en dénoncent « la lourdeur et une certaine incohérence » et s’inquiètent de voir disparaître « des pans entiers d’une histoire socialement utile » : idéologies du 13ème siècle, définition de la République, Commune etc., a finalement reçu 23 voix pour contre 15 contre. Le programme de SES, dénoncé par l’Apses, association de professeurs de sciences économiques et sociales, a reçu 22 voix pour, 20 contre.  Globalement, ces votes sont une grande victoire pour le ministre qui a retrouvé la majorité favorable à la réforme du lycée.

 

Par contre le ministère a reculé sur les deux textes organisant les sanctions disciplinaires. Il a retiré les deux textes pour aller plus loin dans la concertation. La Fcpe et l’UNL s’en félicitent.

Sur les textes disciplinaires




Conditions de mise en oeuvre de la réforme du lycée dans l’Uzège

Uzès, le 21 juin 2010

 

Les représentants :

- des enseignants FSU, SGEN, Sud Éducation, UNSA et sans appartenance syndicale

- des parents d’élèves APDESU, FCPE et PEEP

- des élèves élus au Conseil d’Administration et au CVL

du Lycée Charles GIDE d’UZES (Gard)

 

 

 

à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale

s/c de Monsieur le Recteur de l’Académie de Montpellier

s/c de Monsieur le Proviseur du lycée Charles Gide

 

 

Objet : Conditions de mise en oeuvre de la réforme du lycée dans l’Uzège

 

Monsieur le Ministre,

 

Alertés par les récentes propositions de vos services concernant la « rationalisation de l’offre scolaire » afin de réduire les moyens humains et financiers des Etablissements Publics Locaux d’Enseignement (E.P.L.E.), nous souhaitons attirer votre attention sur le lycée Charles Gide d’Uzès. Seul Lycée d’Enseignement Général et Technologique (L.E.G.T.) de la ville, il draine de nombreuses communes du bassin nord nîmois.

Très soucieux de la réussite des élèves, comme l’attestent les résultats au Baccalauréat depuis plusieurs années, tous les intervenants du système éducatif demandent que les moyens financiers et humains de notre E.P.L.E. soient, pour le moins, maintenus, voire abondés. En effet :

- Cette année la Dotation Horaire Globalisée (D.H.G.) de notre établissement est de 1 092 heures et celle allouée pour la rentrée 2010 est de 1 074 heures : soit une perte de 18h ; alors même que, au vu des prévisions rectorales, les effectifs devraient être en hausse dans notre établissement.

Or, Monsieur le Ministre, vous avez donné injonction aux Recteurs, dans la note de service DGECO A n°2010_0002 : de veiller au « maintien des taux d’encadrement pour le lycée » et vous précisez que « cette enveloppe (la D.H.G.) doit être fixée de telle manière que les établissements retrouvent au minimum, à effectif constant, des moyens équivalents à ceux qui leur étaient antérieurement affectés ».

 

Ce sont donc 18 heures, soit l’équivalent d’un poste d’enseignant, qui manquent dans la D.H.G. de notre établissement pour que vos engagements soient respectés.

 

- Pour satisfaire la demande locale d’offre éducative et en s’appuyant sur l’autonomie supposée des E.P.L.E., l’équipe enseignante du lycée a préparé, (au cours de deux demi-journées banalisées) et présenté de nombreux enseignements d’exploration (13 propositions).

Tout ce travail a été annihilé par l’arbitrage rectoral qui n’a octroyé, à notre L.E.G.T., aucun enseignement d’exploration technologique (hormis SI) alors même que la circulaire n°2010-38 du 13-3-2010 précise « les autorités académiques (…) doivent encourager le développement dans le plus grand nombre possible d’établissements, de l’offre d’enseignements technologiques » (…) qui « peuvent attirer un public nombreux s’ils bénéficient d’une implantation dans un grand nombre d’établissements ».

 

Ce sont donc des arbitrages purement budgétaires qui ont guidé ces décisions et non pas l’intérêt des élèves de l’Uzège. 

 


- Consciente de l’opportunité que représente l’accompagnement personnalisé pour pallier les difficultés de certains élèves ou accroître les compétences d’autres, l’équipe éducative a travaillé sur un projet ambitieux d’ « ateliers d’accompagnement ».  Dans le même temps, les disciplines fondamentales que sont le Français, les Mathématiques et l’Histoire Géographie, ont proposé un développement de l’utilisation des TICE (nouvelles technologies) en groupes à effectif réduit.  Ces deux axes ont été présentés lors du conseil pédagogique du lundi 14 juin 2010.

 

La mise en place de ces dispositifs se heurte, encore une fois, à des contraintes purement budgétaires. En effet si l’on applique la circulaire n°2010-38 du 13-3-2010 qui stipule : « les chefs d’établissement sont les principaux artisans de l’utilisation de l’enveloppe horaire mise à disposition pour les classes de seconde pour s’adapter au mieux aux besoins locaux. (…) Cette enveloppe laisse une grande liberté à l’établissement puisque, désormais, tous les enseignements peuvent bénéficier de la mise en place de groupes à effectif réduit (…). Toutefois, ils veilleront à ce que certains temps d’enseignement bénéficient en priorité de la mise en place de ces groupes : ainsi, l’accompagnement personnalisé doit bénéficier d’au moins deux heures sur l’enveloppe (soit au minimum quatre heures professeurs), pour éviter les dédoublements traditionnels. », dès lors l’enveloppe horaire permettant les dédoublements (qui est seulement de 10h30 par classe) n’est pas suffisante.

 

Il nous faut donc choisir entre un accompagnement vraiment personnalisé, et un enseignement disciplinaire  répondant aux objectifs de notre société.

Nous demandons donc l’application de l’article 5 de la réforme du lycée, précisant que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement ».

 

Ce sont donc 10h de plus, par classe de seconde, qu’il nous faudrait pour assurer une offre éducative répondant à l’esprit de la réforme que le gouvernement propose.

 

 

 

Nous sommes convaincus que l’Education de nos jeunes citoyens reste la seule solution pour sortir de la crise qui bouleverse notre société. Optimisons les moyens certes, mais ne construisons pas une politique éducative qui ne réponde qu’à des critères budgétaires. L’Éducation est notre seul avenir, alors, Monsieur le Ministre, donnez-nous les moyens de notre ambition pour le Pays et pour l’Uzège.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre profond dévouement au Service Public d’Education.

  

 

Les représentants des personnels enseignants, des parents et des élèves

du lycée Charles Gide d’Uzès

 

 

PS : Lettre ouverte adressée, aussi, aux médias et aux élus Départementaux et Régionaux.



Synthèse des réflexions des professeurs réunis en assemblée générale à propos des enseignements d’exploration institués dans le cadre de la réforme du lycée. Lycée Philippe Lamour – 27 mars 2010

Ce document a été produit  par les professeurs qui ont marqué leur opposition en refusant de participer aux groupes de travail pilotés par les IPR de différentes disciplines et visant à mettre en œuvre les enseignements d’exploration à la rentrée 2010.

 

1°) Les raisons pour lesquelles nous nous opposons aux enseignements d’exploration :

 

Raisons pédagogiques :

-       Les enseignements d’exploration se font au détriment des enseignements disciplinaires et des dispositifs  qui nous permettaient  un meilleur suivi des élèves (les heures dédoublées, modules, aide individualisée …).

-       Ces enseignements d’exploration vont dans le sens de l’affaiblissement des contenus disciplinaires, de la superficialité des réflexions qui  interdisent la construction de tout savoir commun en renforçant les représentations personnelles des élèves. 

-       La systématisation de la démarche d’enseignement d’exploration revient à imposer à tous une méthodologie pédagogique unique et à faire des enseignants de simples exécutants sans tenir compte de leur liberté pédagogique. Systématiser la démarche de projet à toutes les classes, c’est ignorer qu’un projet est une démarche particulière à un groupe d’élèves et à une équipe pédagogique volontaire.

-       La multiplication des enseignants devant les élèves empêche de créer des liens de confiance  entre professeurs et élèves qui donnent une dimension humaine à l’enseignement.

-       Cette réforme induit une réduction de notre liberté pédagogique. La perte de confiance envers les enseignants  met en cause leurs compétences pour délivrer un savoir et des méthodes.

-       Le professeur devrait devenir polyvalent de manière excessive, sans formation  (gérer les barrettes, la structure des emplois du temps, les rencontres d’orientation, etc .)

-       On ne peut systématiser la démarche pluridisciplinaire en ignorant le temps de concertation nécessaire.

-       Comment assurer  le suivi   de projets multiples et toujours plus individualisés ?

-       Imposer un enseignement dont les objectifs ne sont pas clairs  peut les rendre illisibles pour les élèves, d’autant plus qu’il n’est pas évalué. Seuls les élèves les plus autonomes pourront s’approprier les finalités de ces enseignements. Cette réforme aggravera donc les inégalités qu’elle prétend combattre.

-       Est-il moral d’ appliquer aussi hâtivement et massivement et sans expérimentation préalable  une réforme sur une génération d’élèves ?

 

Pour des raisons pratiques de mise en œuvre :

 

-       L’effectif élevé des classes de seconde est en contradiction avec les objectifs des enseignements d’exploration.

-       La solution proposée d’envoyer les élèves au CDI ou en totale autonomie lorsqu’ils ne seront pas pris en charge par l’enseignant dans le cadre de l’enseignement d’exploration n’est pas raisonnable.

-       Quel financement et quels crédits pour la mise en place de sorties et des activités à l’extérieur de l’établissement imposées par les enseignements d’exploration ?

 

Raisons politiques et administratives :

-       Gestion des « ressources humaines » : on demande aux enseignants beaucoup d’efforts supplémentaires tout en supprimant des postes et sans revaloriser leur salaire.

-       La polyvalence des enseignants ne saurait pallier les suppressions de postes (notamment celles de COP).

-       Systématiser les enseignements d’exploration c’est alourdir la charge de travail sans prévoir des heures de concertation systématiques, rémunérées ou incluses dans le service.

-       Cette réforme a été mise en place contre l’avis des personnels concernés. C’est une négation du dialogue social.

-       Renforcement du poids de la hiérarchie dans le cadre de la souplesse grandissante introduite par les enseignements d’exploration.

-       Les concurrences entre collègues, disciplines et établissements  risquent de se développer.

-       Cette réforme tend à développer l’annualisation du temps de travail des enseignants.

 

 

2°)  Ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour répondre aux objectifs affichés pour les enseignements d’exploration:

 

Comment réaliser une nouvelle réforme sans avoir évalué les précédentes et en avoir tiré les enseignements nécessaires ?

 

a-    Ce qu’il faudrait vraiment pour faire des projets pluridisciplinaires

 

-       Laisser l’initiative aux équipes et leur donner les moyens de les mettre en œuvre en temps de concertation rémunéré, en matériel et en formation préalable.

 

 

b-   Ce qu’il faudrait vraiment pour améliorer l’orientation des élèves.

 

-       Développer le service  public d’orientation  en recrutant un personnel formé et compétent de COP au  lieu d’en réduire l’effectif et de se décharger de cette fonction sur les professeurs.

-       Donner une véritable culture générale en valorisant les fondamentaux sur des bases disciplinaires pour que les élèves soient à même de faire des choix raisonnés d’orientation.

 

c-    Ce qu’il faudrait pour diversifier nos dispositifs  pédagogiques.

 

-       Qu’on nous offre des possibilités de formation dans des conditions acceptables pour diversifier nos pratiques pédagogiques.

-       Nécessité de classes à effectifs réduits. Tous les  enseignements d’exploration ne peuvent se faire que dans des salles avec des équipements spécialisés et avec des effectifs réduits (salle multimédia, labos de langues, salles de TP, salle de danse et de musculation…).

-       Organiser des sorties et des travaux avec des partenaires extérieurs ne peut également se faire qu’avec de petits groupes.

 

 

 

Les enseignants opposés à cette réforme du lycée. 

Nîmes, le 27 mars 2010

 



Un bref compte-rendu de la journée de mobilisation au lycée Prévert.

Ce matin, petit-déjeuner militant à 8h avec quelques collègues de JBD et la journaliste de France 3 qui était dans nos murs pour la présentation de son film « océan de plastique » dans le cadre de la journée de la Presse. Nous sommes une petite vingtaine à participer aux débats. La grève a semble-t-il été assez suivie au lycée : à 8h on comptait une dizaine de collègues au travail pour 33 attendus.

Les débats s’engagent autour de plusieurs thèmes :
- Etat de la mobilisation au lycée, dans le Gard et en France,
- quelles convergences avec d’autres secteurs de la fonction publique et du privée ? la logique générale des réformes en cours (éducation, retraites, santé, poste…) basée sur des réductions budgétaires et d’emploi sans précédent,
- quels modes d’action dans les jours qui viennent pour faire capoter cette réforme du lycée, de la formation des enseignants, des retraites…
- Comment rendre le mouvement lisible ?

Les débats fructueux, d’un bon niveau selon les collègues de JBD présents, ont au moins le mérite de se tenir, ce qui n’est pas le cas, loin sans faut dans beaucoup d’établissements.

Très vite 10h arrive, certains ont prévu de se rendre à la manif d’Alès, d’autres éprouvent le besoin de rédiger un compte rendu et un bilan des actions à entreprendre. Nous convenons de tous nous retrouver au lycée à 13h. je laisse le soin à ceux qui étaient à la manif d’Alès d’en faire le compte-rendu.

Le petit groupe resté au lycée se met à la rédaction d’une série de propositions d’action qui pourraient être soumises à l’approbation (ou non) des collègues et qui reprennent les nombreuses pistes évoquées durant la matinée. Nous le rédigeons aussi dans l’esprit de faire des propositions à l’AG « sauvage » qui doit se tenir en fin de journée après la manif de Nîmes. Je laisse à William qui a porté notre parole à cette AG le soin de raconter les espoirs et les frustrations nés de cette dernière.

Vous trouverez ci-joint la liste de ces propositions.

Il nous apparait d’ores et déjà nécessaire d’en discuter, par exemple lors d’une heure syndicale que l’on pourrait demander pour la semaine prochaine., voire d’une autre journée, ou soirée, ou samedi, ou dimanche de mobilisation. Sans trahir ce que William va vous dire, il apparaît ce soir urgent de passer à l’étape suivante : après le yaka faucon, l’action, sans forcément attendre une consigne syndicale claire. Encore faut-il y consacrer du temps et de l’énergie et donc que nous soyons motivés pour agir.

Le contexte politique s’y prête vraisemblablement après les élections régionales et une réforme des retraites à venir qui risque de mettre beaucoup de monde dans la rue, sachant que pour une fois l’attaque portera sur tous les régimes (public et privé) contrairement à ce qui avait été fait par le passé (privé en 1993 avec Balladur et Public en 2003 avec Fillon) Dans ce contexte, la difficulté sera de rester audible afin que les problèmes dans l’En ne se dissolvent pas dans la contestation de la réforme des retraites.

Bonne soirée à tous

Olivier Bourda

 

Propositions d’actions des grévistes

du lycée Jacques Prévert – AG du 23 mars

 

 

Ces propositions ne sont:

                       ni une fin une soi. Il ne s’agit pas de rester entre nous mais de construire une mobilisation massive dans l’éducation (pour ce qui nous concerne) et au delà;

                      ni exclusives les unes des autres.

 

Nous demandons aux syndicats un positionnement clair sur les points suivants

                       retrait des réformes en cours dans l’éducation:

                                                          cette réforme du lycée

                    formation des enseignants

                    épreuve du bac pro et bac pro 3 ans

                       arrêt de la suppression des postes, rétablissement des postes supprimés et création de postes statutaires nécessaires

                      organiser une réunion de tous les établissements scolaires du gard et une coordination des établissements en lutte intégrant les représentants syndicaux (avec liste internet, etc.)

                      proposé la perspective claire de construction d’un mouvement d’ensemble. Ainsi les syndicats devraient proposer vite 3 jours de grève à la suite (ou 4…) plutôt que des journées espacées du type une journée tous les mois

                      poser un préavis de grève d’une semaine pendant le déroulement du bac

                      boycott des conseils pédagogiques

 

Pour autant sans attendre les positionnements syndicaux nous mettons en discussion les propositions suivantes lors d’une réunion entre établissement (après cette manifestation par exemple).

Une réunion entre établissement pourrait décider d’une date pour une action identique dans tous les établissements en fin de semaine ou en début de semaine prochaine.

Ces actions doivent permettre d’impliquer les parents et les élèves, et d’inviter la presse, etc.

                       Conférence de presse

                      Nuit au lycée: camping dehors. Soirée qui peut commencer en fin d’aprèm, suivie par un repas collectif, un concert d’élèves, etc.

                      Intervention des profs n’ayant pas cours dans les cours d’autres collègues à leur invitation

                      Flash mob: freeze au lycée, ou devant la mairie d’Alès

                      Panneau/frise d’expression libre sur la réforme en salle des profs

                      Texte/tract/brochure à destination des parents (A3): reforme seconde/première – remplacements – formation et logique générale de la réforme

                      Forum au lycée de tous les établissements: premier état des lieux sur la mise en place des différents dispositifs, ateliers sur différents points ?

                      Participer a des « brigades » pour mobiliser les collègues des autres lycées

                      Pique-nique lors du festival Itinérances

 

Les grévistes de Jacques Prévert, St-Christol les Alès, mardi 23 mars 2010


 



Info. orientation fin 3ème

Message à destination :
- des parents FCPE
- des enseignants du lycée Gide

Bonjour à tous

Histoire de nourrir les réflexions de votre soirée !

Je viens de recevoir une information  d’une collègue, prof dans notre lycée, qui concerne les procédures d’orientation fin de troisième;
d’après une circulaire qui circule de l’Académie de Versailles, un élève désireux de suivre un enseignement d’exploration qui n’existe pas dans son lycée de secteur ne pourrait pas aller dans un autre établissement pour le suivre mais devrait en choisir une autre dans son lycée de secteur.

Nos propositions assez larges permettaient d’offrir localement un choix véritable, alors que celles qui ont été retenues le restreignent terriblement

Info. orientation fin 3ème dans Infos lycée Charles Gide pdf Exploration Gide
…et si les familles ne sont pas interrogées sur leur choix, comment parler de choix ?

Franck TICHADOU (parent d’élève et enseignant)



Réforme du lycée : les filières technologiques en chantier

La lettre de l’éducation du Monde

La réforme de la voie technologique, telle qu’elle a été présentée aux syndicats, prévoit un accompagnement personnalisé, une deuxième langue vivante, une heure de plus d’enseignement général et moins d’enseignements technologiques.

La réforme des filières technologiques, dernier pan de la réforme du lycée, se poursuit. On connaît le contenu de la réforme des filières sciences et technologies industrielles (STI) et sciences et techniques de laboratoire (STL). La série STI se décline en quatre thématiques : innovation technologique et éco-conception, système d’information et numérique, énergie et développement durable, architecture et construction. La série STL comporte deux dominantes : biotechnologies et sciences physiques et chimiques appliquées au laboratoire. Comme pour la réforme de la voie générale, deux heures d’accompagnement personnalisé sont instituées et l’apprentissage d’une seconde langue vivante devient obligatoire. Les enseignements généraux – français, histoire et géographie, langues, éducation physique mathématiques et sciences physiques – gagnent une heure en 1re (17 heures au lieu de 16) et en terminale (15 heures au lieu de 14). Les enseignements technologiques subissent deux régimes : certains sont communs aux deux séries (7 heures en 1re, 5 heures en terminale). D’autres sont spécifiques à chacune d’entre elles (5 heures en 1re, 9 heures en terminale). Le nombre relativement peu élevé d’heures d’enseignement spécifique en 1re – 5 rapportées aux 7 heures transversales – marque le souci de la réforme de permettre le changement de série en terminale. L’impression qui prévaut de cette réforme est que les filières gagnent en lisibilité, puisqu’elles n’offriront plus que 6 options à la rentrée 2010. Par ailleurs, en proportion, les enseignements généraux se trouvent renforcés : s’ils ne gagnent qu’une heure, les enseignements technologiques en perdent 4 en 1re et 3 h 30 en terminale. Et là, pour les syndicats, le bât blesse. Pour le SNES (FSU), « réduction de l’offre de formation, généralisation des enseignements… Tout est fait pour que la spécificité de la voie technologique, c’est-à-dire ce qui a permis la réussite des jeunes, soit effacée du second degré ». Le SNALC voit dans la réforme une attaque du fondement même de l’enseignement technologique : « Avec 13 heures d’enseignement technologiques sur 32 heures en classe de 1re, et 15 heures sur 32 en terminale, peut-on encore qualifier cette voie de formation de voie technologique ? » Le projet de réforme sera présenté au Conseil supérieur de l’éducation le 1er avril pour être mis en œuvre en 1re à la rentrée 2011 et en terminale à la rentrée 2012. Les séries sciences et technologies de la gestion (STG) et sciences et technologies des domaines sanitaire et social (ST2S) feront également l’objet d’une réforme qui sera appliquée à la rentrée 2012.

 



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