Appel de l’AG des grévistes d’Ile de France

(adopté par l’AG du 12 mars)

L’assemblée générale des grévistes d’île de France du vendredi 12 mars (143 établissements représentés), se félicite de la mobilisation, dans l’unité parents, lycéens, personnels de l’EN, du premier et du second degré, des IUFM et du supérieur.
Le succès de la grève (50 % en moyenne) et de la manifestation parisienne (10 000 personnes, soit plus du double du 18 février), montre que la mobilisation reprend en IdF, au delà de son niveau d’avant les congés.
Cette reprise de la lutte, ainsi que l’absence de réponses du ministère, hormis ses provocations sur les remplacements, conduisent l’AG des grévistes IDF à proposer :

→ A NOS COLLEGUES des Ecoles, collèges, lycées, LP, en Ile de France et dans tout le pays,

1) de réunir des AG, de reconduire la grève à partir de mardi 16 mars, de coordonner le mouvement dans des AG ou coordinations démocratiques au niveau des bassins, des départementales ou des régions, dans lesquelles les syndicats doivent prendre toutes leur place.

2) de faire, dans toutes les académies, du Jeudi 18 mars une grande journée de grève et de manifestation de la maternelle à l’université. Manif IdF départ à 14 h Luxembourg, suivie d’une AG des grévistes d’Ile de France à la Bourse du Travail de République à 17 h 30

→ AUX ORGANISATIONS SYNDICALES d’appelez, dans l’unité la plus large, à la grève et à manifester le 18 mars, pour construire au niveau national, dans l’éducation, la grève reconductible et un rapport de force qui permet de gagner et d’en finir avec la liquidation du service public et des statuts des personnels.

Afin de renforcer et étendre le mouvement l’AG propose
- de s’organiser pour amplifier la grève marchante, y compris dans les départements et académies limitrophes, de réunir des AG de ville
- d’informer et de mobiliser les parents, lycéens, étudiants, l’opinion et les médias, sur les conséquences des suppressions de postes, de la précarité et des contre réformes du service public
- de contacter les travailleurs des autres services publics et des entreprises du privé, afin de préparer le 23 mars et ses suites dans un cadre interprofessionnel



Les profs ont défilé pour exprimer leur «exaspération»

Article 20 minute.fr

Manifestation de l'Education le 24 novembre 2009 à Paris.

Manifestation de l’Education le 24 novembre 2009 à Paris./SIPA

 

SOCIAL – Manifestations et rassemblements ont eu lieu dans toutes les académies…

C’était une journée de mobilisation pour l’éducation ce vendredi. Huit syndicats sont à l’origine de l’appel à la grève: le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, le Snalc-Csen, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, et SNCL-FAEN.

Manifestations dans toute la France

Entre 1.100 manifestants selon la police et 10.000 selon les organisateurs ont défilé vendredi à Paris, entre Luxembourg et le ministère de l’Education nationale, pour exprimer leur «exaspération» et demander des postes et des personnels formés. D’autres manifestations ont eu lieu dans plus de 60 villes pour exprimer leur «exaspération» et demander des postes et des personnels formés.

A Paris, les manifestants, essentiellement des professeurs, sont partis peu après 14h15 du métro Luxembourg (5e), en direction des abords du ministère de l’Education nationale (7e) derrière une très large banderole sur laquelle on pouvait lire: «Abrogation des réformes Sarkozy-Chatel, de l’ambition pour tous les jeunes! Des postes et des personnels formés!».

Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes manifestaient déjà à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. A Sarreguemines (Moselle), ils étaient 800 lycéens à manifester. A Toulouse, les manifestants étaient entre 450 à 500, à Nice entre 350 et 500-1.000. On comptait aussi 200 personnes à Reims (Marne) et une centaine à Metz, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

50% d’enseignants en grève selon les syndicats

A la mi-journée, le ministère de l’Education nationale indique que les taux de participation à la grève sont de 15,14% pour les enseignants des collèges, 8,03% pour les enseignants des lycées professionnels et de 11,70% pour les enseignants des lycées d’enseignement général et technologique. Soit une moyenne pondérée de 12,90% pour les enseignants du second degré.

Des chiffres très différents de ceux fournis par les syndicats. Environ 50% des enseignants étaient en grève, selon la co-secrétaire générale du syndicat Snes-FSU, Frédérique Rolet.

Dégradation des conditions de travail

Les organisations syndicales s’insurgent notamment contre les 16.000 suppressions de postes prévues à la rentrée, dans le cadre d’une «politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d’étude et réduit l’offre de formation».

Elles contestent aussi la réforme du lycée, la jugeant conçue pour supprimer des postes et portant en germe une désorganisation des établissements en «imposant une autonomie de gestion de la pénurie».

Turbulences et insécurité

Les syndicats s’inquiètent enfin des conditions d’entrée dans le métier des enseignants tout juste recrutés, qui pourront se voir imposer un temps plein dès la rentrée de septembre, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’à présent.

De plus, cette journée de mobilisation intervient après les turbulences du début d’année: tensions autour des remplacements d’enseignants, d’une rentrée 2010 difficile avec des suppressions de moyens et du thème de l’insécurité après trois agressions d’élèves dans des établissements du Val-de-Marne cette année.

C.C. avec agence

Article 20Minutes.fr

Les profs mobilisés contre les réformes

Les profs ont défilé pour exprimer leur «exaspération» dans Réforme du lycée article_1203-FRA09-EDUCATIONMANIFESTATION

« Ras-le-bol généralisé », « crise à son paroxysme ». Le ton monte chez les enseignants. Et à l’avant-veille du premier tour des régionales, ils ont bien l’intention de le faire savoir. La moitié des professeurs pourrait être en grève aujourd’hui, selon le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées.

Près de 26 manifestations seront organisées dans toute la France, avec une mobilisation particulièrement forte dans les académies d’Ile-de-France, de Lille, d’Aix-Marseille et de Lyon. La crise, profonde, trouve ses racines dans de multiples facteurs, parmi lesquels « des conditions de travail dégradées », « les effets successifs des réformes prévues ou en cours » ou la « dureté » de la ligne du ministre de l’Education, accusé par le Snes-FSU de faire « comme si tout allait bien ». Luc Chatel, mercredi encore, confirmait d’ailleurs le remplacement d’enseignants absents par des retraités de l’Education nationale dès la rentrée 2010. Une annonce révélatrice du « mépris pour le professionnalisme des enseignants », selon le SNUipp.

La fracture entre le ministre de l’Education et les enseignants semble bel et bien consommée, et intervient dans un contexte généralisé d’accroissement de la violence en milieu scolaire. Hier, quatre agresseurs ont pénétré dans un amphithéâtre de l’université Paris-XIII-Villetaneuse pour y racketter une trentaine d’étudiants. Une agression qui tombe mal pour le gouvernement, alors que Brice Hortefeux se félicitait dans le même temps « d’une baisse très sensible du racket » lors d’une réunion à l’Elysée sur le thème de la violence en milieu scolaire – réunion censée préparer les futurs états généraux de la sécurité à l’école, qui se tiendront les 7 et 8 avril à la Sorbonne.

A l’appel de la Fidl et de l’Unef, les lycéens eux aussi manifesteront aujourd’hui. Dès lundi, ils observeront « une grève des trousses et des cahiers » pour dénoncer les politiques éducatives du gouvernement. W

Ingrid Gallou

 

 

Article Libé.fr

«C’est comme si on voulait sacrifier cette jeunesse»

Par MARGAUX COLLET

Les enseignants étaient entre 1100 et 10 000 à  manifester ce vendredi

Les enseignants étaient entre 1100 et 10 000 à manifester ce vendredi

«Si on est là aujourd’hui, c’est pour nos élèves». Christine est enseignante au lycée professionnel Auguste Perret d’Evry. Elle manifeste ce vendredi pour «dénoncer les suppressions de postes que nous sommes les premiers à subir». C’est d’ailleurs un mot d’ordre récurrent dans les différents cortèges réunis à l’appel des huit syndicats d’enseignants des lycées et collèges. Difficile d’estimer l’importance de la mobilisation puisque le ministère avance 13% de grévistes, les syndicats 50%.

Principaux mots d’ordre de la manifestation: s’opposer aux 16 000 suppressions de postes annoncées pour 2010 dans l’Education nationale, la réforme de la formation des maitres et celle des lycées, mise en place à partir de septembre prochain. La proposition faite lundi, par le ministre Luc Chatel, de remplacer les enseignants absents par des étudiants qualifiés ou de jeunes retraités suscite également un vent de fronde.

«Postes supprimés, lycées sacrifiés»

Derrière une banderole «Pas contents» les professeurs du lycée Le Corbusier d’Aubervilliers sont venus protester, eux, contre la réforme du lycée. «La fin des demi-groupe et la suppression d’heures de spécialisation laissent présager beaucoup de théorie et moins de temps pour au final enseigner plus de choses». Aurélie Chassaigne, documentaliste dans ce lycée, ajoute qu’il existe une certaine confusion. Selon elle, «les chefs d’établissements sont débordés par l’application de la réforme car les informations leur arrivent au dernier moment».

En Seine-Saint-Denis, les professeurs du collège Jean-Baptiste Clément de Dugny appellent à un «plan de sauvetage de l’éducation pour le 93». Amina El Abid enseigne le français dans cet établissement dont «le résultat de 56% au brevet est pointé du doigt mais où on ne fait que réduire les moyens». Le jeudi 11 mars, à l’initiative de la FCPE, les parents ont lancé une opération «école déserte» en soutien aux enseignants et aucun élève n’était en classe, en signe de protestation. Damien Faraco, professeur de physique dans ce même collège, déplore que «dans un établissement en difficulté, il n’est pas possible de supprimer d’avantage de postes et d’augmenter les effectifs». Sa collègue Amina, ajoute, dépitée, «c’est comme si on voulait sacrifier cette jeunesse».

Les étudiants aussi présents

«Enseigner, c’est un métier. Il faut des enseignants formés !» Un étudiant IUFM lance ce slogan dans son mégaphone sur fond de percussions. Audrey Moreau est stagiaire en 1ère année à l’IUFM d’Ivry, elle fait donc partie de «la dernière promo avant l’application de la mastérisation». Elle se mobilise tout de même car le passage de la formation en cinq ans et la suppression des stages signifie pour elle que «l’on va envoyer face à des élèves des enseignants non formés avec le risque d’une gestion de classe catastrophique».

A l’appel de l’Unef, des étudiants, certes peu nombreux, étaient également présents. Le président du syndicat étudiant, Jean-Baptiste Prévost, explique que «les étudiants sont évidemment concernés par ce qui est en train de se passer». «Que ce soit du fait des milliers d’étudiants qui se destinent à enseigner ou de par la proposition du ministre de constituer un vivier de jeunes précaires pour remplacer les enseignants».

Azzedine Darmouli, professeur de SES au lycée Paul Eluard de Saint-Denis estime que «c’est dévaloriser son métier puisqu’il pourra être remplacé par un étudiant». Il déplore que «les logiques comptables priment à présent dans l’éducation, notamment par l’instauration d’un tronc commun à toutes les filières et la suppression des programmes spécifiques en histoire ou en langues». Une pancarte à la main, il constate «que la priorité de cette réforme a été son optique budgétaire. Il n’y a pas eu de réflexion de fond ».

 

Article Le Figaro.fr

Journée de grève dans les collèges et les lycées

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Crédits photo : AFP

A mi-parcours d’une journée de manifestations contre les réformes gouvernementales, les grévistes sont 13% selon le ministère et 50% selon le premier syndicat du secondaire. Une bagarre des chiffres qui rend difficilement compte de l’ampleur du mouvement.

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Crédits photo : AFP

Difficile de dire si le mouvement de grève des enseignants était bien suivi, vendredi. A la mi-journée, le Snes-FSU – premier syndicat du secondaire – annonçait 50 % de grévistes dans les collèges et les lycées, contre 13 % selon le ministère de l’Education nationale. Dans le détail, le ministère estime que les professeurs étaient 15 % à avoir cessé le travail dans les collèges, 8 % dans les lycées professionnels et 11,7 % dans les lycées d’enseignement général et technologique.

Traditionnellement, et encore plus en collèges et lycées que dans les écoles primaires, les chiffres du ministère et des syndicats sont très différents. Le Snes-FSU reproche notamment au ministère de rapporter le nombre des grévistes à l’ensemble des personnels et non à ceux en exercice le jour de la grève.

 

Une soixantaine de manifestations

Même écart entre les chiffres des manifestations. Ils étaient 1.100 selon la police, 10.000 selon les organisateurs, à défiler vendredi dans la capitale. La réforme du lycée comptait parmi les motifs de critique des huit syndicats – SNES-FSU, FO, CGT, Sud-Education, FAEN et SNALC – ayant appelé à cette journée nationale de grève et manifestations. Pourtant, les manifestants parisiens, enseignants et lycéens, ont essentiellement dénoncé les 16.000 suppressions de postes prévues pour 2010 et la réforme de la formation.

En tout, une soixantaine de manifestations étaient organisées vendredi dans toute la France. Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes ont manifesté à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. On comptait aussi des centaines de manifestants à Toulouse, Nice, Reims ou encore Metz. Les organisations syndicales sont convenues de se retrouver à 18 heures pour décider des suites du mouvement.

LIRE AUSSI :

» La réforme du lycée décryptée matière par matière

» Lycée : Chatel maintient le cap

 

 

 

 

 

 



Lourdes suppressions de postes au Lycée Maillol de Perpignan

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Des nouvelles des lycées en lutte contre la réforme Chatel

Réforme des trois voies du lycée, de la gouvernance des établissements et de l’orientation, carte scolaire abandonnée…et leurs conséquences : suppressions de postes, mise en concurrence des élèves, des disciplines, des personnels et des établissements, glissements de missions, dénaturation de nos métiers, absence de toute revalorisation… Ça suffit !

Tous ensemble, nous pouvons contraindre le gouvernement à reculer sur la réforme du lycée, c’est pourquoi le SNES appelle à montrer partout l’opposition des personnels par des modes d’action diversifiés préparant la journée nationale d’action du 12 mars.

Grèves, refus des heures supplémentaires, refus des tâches et réunions non obligatoires, rétention des notes des copies corrigées, neutralisation du conseil pédagogique, absence d’organisation des bacs blancs, interventions dans les CA pour porter nos revendications et notre projet pour le second degré et nos métiers…

Cette page est la vôtre. Accédez à l’état de la mobilisation, prenez la parole pour décrire et diffuser les actions lancées dans votre établissement !
Envoyez à lycees@snes.edu vos contributions, qui seront publiées ici, ou bien entrez directement votre actualité dans la page expression des établissements.



Dans l’académie d’Aix Marseille : une vingtaine d’établissements sont déjà dans l’action

Collège Jules Ferry – Marseille : En grève.

Lycée professionnel de l’Estaque – Marseille : 100 % de grévistes Le
Jeudi 25 février 2010, 100% du personnel enseignant, administratif et
vie scolaire du lycée professionnel et technologique de l’Estaque est
en grève. Depuis lundi dernier, les personnels s’organisent pour
protester contre la pauvreté des moyens attribués par les services du
rectorat. Après une occupation de l’administration et un rendez-vous
non concluant au rectorat, les personnels ont décidé de stopper le
travail ce jeudi.

Collège Jules Ferry – Marseille : En grève vendredi 26 février.

Lycée Pagnol – Marseille : poursuite de la grève

Collège des Caillols – Marseille : Bloqué par les parents le jeudi 25 février

Lycée Fourcade – Gardanne : Rassemblement vendredi 26 devant le
rectorat, entre 13 h et 15 h. Proposition d’une « journée d’animation »
devant le rectorat avec les autres établissements du pays d’Aix pour
la journée d’action du jeudi 4 mars.

Collège Coutarel – Istres : Boycott du brevet blanc

Grève au Lycée Pagnol de Marseille sur les DGH et les réformes Chatel,
à 68%, avec lettre au recteur et blocage du lycée le matin par les
lycéens. Reconduction mardi, mercredi et jeudi

Grève au Collège Le Ruissatel – Marseille, sur les DGH

Grève au LP Blériot de Marignane sur les DGH et la préparation de la
rentrée 2010

Lycée Jean Monnet – Vitrolles : Liste des décisions prises :

- brassard ou auto collant avec mot d’ordre agrafé sur les vêtements
porté à partir de lundi

- banderole sur le parvis et affiches en salle des profs

- jeudi 4 entre midi et 2 : tous en noir, distribution de tracts aux
élèves (voir PJ), « happening » à définir avec information à la presse
locale/ à voir : distribution en fin de journée sur un rond point de
Vitrolles

- pas mal de collègues favorables au boycott du bac blanc : on en
rediscute et on prend décision mardi.

Dans l’académie de Lille :
Collège Jean Jaurès de Vieux Condé En grève le vendredi 26 février

LP Ferrer Lille grève le 25 février

Lycée Branly de Boulogne sur Mer : distribution de tracts, grève le 4
mars et possibilité boycott du bac blanc

Collège de Cassel : grève prévue pour le mardi 2 mars

Lycée Fénelon de Lille : grève jeudi 25 février (100% de grévistes),
préavis de grève reconductible à partir du lundi 8 mars

Collège Jean Rostand de Loon-Plage journée collège mort le 22 février

Dans l’académie d’Amiens :

Deux collèges de l’académie sont déjà dans l’action dès la rentrée. Le
26, un appel à la grève 1er/2nd degré est lancé dans la Somme.
Collège de Ponthieu, à Abbeville, n’a pas fait la rentrée le 22
février, avec une grève suivie à 100 %, reconduite pour le 23

Dans l’académie de Besançon :

Des établissement se mobilisent contre les conditions de la rentrée
2010 dont le lycée Viette de Montbéliard qui entame une grève
reconductible :

Dans l’académie de Limoges :

Mouvement de grève massif au collège Albert Thomas (Egletons) : 26
grévistes sur 28 enseignants.



CA du lycée Charles Gide (UZES Gard) du 11 février 2010

Voici un bref bilan des votes du CA de ce soir :

1) Vote pour ou contre la proposition de TRM et de la DGH (suite à la motion 1 ci-dessous)

Votes pour le TRM et la DGH : 2
Abstentions : 5
Refus de vote : 1
Votes contre le TRM et la DGH : 13

DGH rejetée (nouvelles propositions à la rentrée)

2) Vote pour ou contre la motion « formation des enseignants » (motion 2)

Votes contre la motion : 2
Abstentions : 1
Votes pour la motion : 18

Rejet du principe de nomination des stagiaires sur un poste de 18h.

3 ) Vote poste Assistant Education au CDI

Motion de dernière minute :
« Le CA réitère la demande d’une création d’un 1/2 poste d’assistant d’éducation pour assurer l’ouverture du CDI »
Vote pour à l’unanimité.

Pour le SNES : Franck TICHADOU

 Logo FCPELogo FSUlogo SUD

Motion 1

Motion dénonçant l’insuffisance des moyens alloués à notre EPLE

 

Motion présentée par :

-        les enseignants syndiqués FSU (SNES et SNEP) et Sud Education ainsi que les non syndiqués

-        les représentants de parents d’élèves FCPE et ADESU

-        les représentants élèves

 

Le CA du lycée Charles Gide d’UZES réuni le 11 février 2010 dénonce la dégradation des conditions d’études et d’enseignement découlant de la politique gouvernementale, et plus particulièrement de la mise en œuvre de la réforme du lycée à la rentrée, qui asphyxie le Service Public d’Éducation.

Les représentants du CA du lycée Charles Gide d’Uzès, ont donc décidé de présenter une motion démontrant que l’Etat n’assume pas ses engagements et impose une  Dotation Globale Horaire (DGH) insuffisante :

 

- La DGH allouée à notre établissement est de 973 Heures Poste et 106 Heures Sup. Année

soit une perte de 10h par rapport à celle de cette année alors que les effectifs devraient être en hausse,

or le Ministre de l’Education Nationale a donner injonction aux Recteurs, dans la note de service DGECO A n°2010_0002 : de veiller au « maintien des taux d’encadrement pour le lycée » et il précise que « cette enveloppe (la DGH) doit être fixée de telle manière que les établissements retrouvent au minimum, à effectif constant, des moyens équivalents à ceux qui leur étaient antérieurement affectés »

La consigne donnée aux recteurs est claire : chaque établissement doit se voir garantir, a minima, la même dotation que par le passé.

C’est donc 10 h qui manquent dans notre DGH pour respecter les engagements du Ministre.

 

- Le nombre d’élèves dans notre établissement devrait être supérieur en première par rapport à celui de cette année puisque nous avons 10 classes de secondes cette année alors que nous n’en avions que 9 l’année dernière. Il devrait donc y avoir plus d’élèves en première en 2010/2011, ce que le Rectorat ne prend pas en compte puisqu’il nous donne les mêmes moyens pour l’année prochaine.

De plus, le nombre d’élèves attendus par les services rectoraux, en seconde pour l’année prochaine, est supérieur à celui de cette année.

C’est donc une DGH supérieure, d’au moins 10h, qui devrait être proposée pour la rentrée prochaine.

 

- Actuellement, 21h d’accompagnement (pour 20h prévues dans la dotation pour les classes de secondes) sont prévues dans le TRM. Ceci signifie donc que l’accompagnement se fera globalement en classe entière ce qui est inacceptable puisque la note du Ministre (citée ci-dessus), stipule qu’il faut veiller « à ce que l’accompagnement personnalisé soit bien prévu conformément aux objectifs et contenus énoncés dans les textes réglementaires » et à l’esprit de la réforme.

C’est donc 20h supplémentaires de « dédoublement » qui manquent pour pouvoir assurer un vrai accompagnement individualisé en groupe de 10 élèves maximum.

 

- L’article 5 de la réforme, dit que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement ».

Ce qui fait la spécificité de notre EPLE est d’être un établissement rural isolé. Il se doit donc d’offrir aux élèves de l’Uzège, une grande diversité d’enseignements d’exploration pour assurer sa mission de service public comme le suggère encore la note du Ministre « Pour traduire fidèlement la nouvelle logique d’organisation de la classe de seconde, l’offre d’enseignements d’exploration doit être aussi diversifiée que possible ».

C’est donc 10h de plus qu’il faudrait pour assurer une offre éducative répondant à l’esprit de la réforme annoncée par le Ministère.

 

Nous demandons donc que notre DHG soit abondée de 50h pour pouvoir assurer notre mission de service public d’éducation dans des conditions décentes.

 

Nous sommes donc dans l’obligation de voter contre le TRM qui correspond à une DGH nettement insuffisante.

 

Motion 2

 

Ne laissons pas brader la formation des enseignants

et sacrifier les élèves.

 

Motion présentée par :

-        les enseignants syndiqués FSU (SNES et SNEP) et Sud Education ainsi que les non syndiqués

-        les représentants de parents d’élèves

-        les représentants élèves

 

Le CA du Lycée Charles Gide d’Uzès réuni le 11 février 2010

dénonce le dispositif prévu à la rentrée 2010 pour les professeurs stagiaires.

 

Les professeurs stagiaires se verraient, en effet, contraints de prendre dès la rentrée un service complet d’enseignement (18h).

 

Le dispositif annoncé au CTPA de janvier prévoyait, pour une période de 6 semaines (de la rentrée à la Toussaint) une « gestion accompagnée » de leurs classes, assumée par leur tuteur, qui aurait dû, pour cela laisser ses propres classes à un remplaçant. Depuis, devant la vague de protestations suscitée par ce dispositif, le rectorat semble revenir sur cette idée. Mais alors, une nouvelle question se pose : qui remplacerait le stagiaire lors des « formations » prévues pendant ces 6 semaines ?

Ensuite les stagiaires devraient assumer seuls leurs 18h hebdomadaires de cours et, de plus, assister un jour par semaine à des formations à l’IUFM.

Le dispositif du rectorat prévoyait que ces jeunes collègues partiraient en février pour 6 semaines en formation et seraient alors remplacés par des étudiants en Master 2 (stages 108h). Depuis, le rectorat semble avoir apporté quelques modifications, cette période serait réduite à 4 ou 5 semaines, et les stagiaires commenceraient leur formation 1 ou 2 semaines avant la rentrée….

à leur retour, les professeurs stagiaires reprendraient seuls leurs classes jusqu’à la fin de l’année.

 

Ce dispositif mis en place pour récupérer plus de 3000 postes de professeurs du 2nd degré sur les 16000 emplois supprimés au budget 2010, dans le cadre des suppressions massives de postes que subit l’Éducation Nationale, est une véritable aberration pédagogique qui lèse gravement aussi bien les enseignants que les élèves.

Les professeurs stagiaires seraient placés dans des conditions inadmissibles d’apprentissage du métier - une charge de travail maximale pour une formation pédagogique réduite au minimum – ce qui aura immanquablement de très lourdes conséquences.

Par ailleurs, ce dispositif conduit au blocage de plus de 250 postes dans notre académie, ce qui lèserait aussi l’ensemble des enseignants demandeurs de mutation, et en premier lieu les stagiaires titularisés cette année.

Enfin, plus de 35000 élèves de notre académie seraient victimes de ce dispositif : ils verraient se succéder tout au long de l’année au moins trois enseignants différents : un étudiant et un stagiaire, sans expérience pédagogique, et un remplaçant.

 

Enseigner est un métier qui s’apprend.

Les professeurs stagiaires ne doivent pas être utilisés pour supprimer des postes.

Ils doivent bénéficier d’une véritable formation.

 

C’est pourquoi nous demandons que les postes de notre établissement libérés par des départs à la retraite ou d’autres départs (comme celui de M Vicini en Histoire Géographie) ne soient pas bloqués comme support pour un stagiaire, mais qu’il soient pourvus au mouvement intra-académique par un ou des professeurs titulaires.

 

 


 

 



Grève dans les collèges et lycées de Seine-Saint-Denis

Suivez l’info sur le site Sauvons l’université

Plusieurs collèges et lycées se sont mis en grève pour protester contre les réformes actuelles dans le secondaire et les nouvelles modalités de stages prévues par la réforme de la formation des enseignants.

8 février, Appel à un refus collectif d’accueillir les stagiaires à 18h

Un appel aux enseignants tuteurs et conseillers pédagogiques pour un refus collectif d’accueillir l’an prochain les stagiaires à 18h dans les établissements a été élaboré à La Courneuve. Il est ci-dessus (article précédent).

Et

Bilan informel de l’AG tenu dans la mairie de Saint Denis avec 250 manifestants réellement comptés :

- Etat du mouvement : 600 manifestants aujourd’hui (pour 200 jeudi dernier)

53 établissements en grève aujourd’hui (pour 12 jeudi dernier) : 6 écoles primaires, 23 collèges, 14 lycées, 10 lycées pro.

Manifestants accompagnés également d’étudiants de l’IUFM de Créteil qui manifesteront mardi matin au rectorat puis rejoindront les enseignants l’après midi, d’étudiants de Paris 8 qui mettent à disposition leurs amphis et se rallient aux revendications du secondaire et appellent à la grève de leur côté, et des étudiants de l’ENA.

- Initiatives à venir :

Tous les syndicats (SNES, CGT, FO…) appellent à la grève ce jeudi, grève qui a été voté par l’AG. Ce jeudi à 14h rdv dans Paris métro Odéon pour défiler jusqu’au ministère. Puis AG à la bourse du travail. Cette grève est vraiment très attendue pour montrer la motivation des enseignants mobilisés.

Le mouvement rentre dans une logique d’action où les grèves ne s’arrêteront pas avant que les personnels mobilisés aient eu gain de cause. Pour preuve a été voté un appel à la grève mardi et jeudi prochain (bien à l’avance pour pallier le problème des 48h de préavis pour les écoles primaires et maternelles)

ET

-  Anecdote réjouissante : lundi après-midi, au lycée Voltaire (Paris 11e), après-midi banalisée par la chef d’établissement pour une discussion sur la réforme du lycée en présence d’inspecteurs.

Ça n’a pas duré une heure : après quelques propos introductifs, près de 150 enseignants convoqués et présents se sont levés et ont quitté la salle. Quatre sont restés.

7 février, état des lieux

(Recensement fait à partir de la semaine de mobilisation écoulée et de l’AG de jeudi à la Bourse du Travail d’Aubervilliers appelée par les grévistes de la cité scolaire H. Wallon – merci à Vincent Ferré).

Aubervilliers

- Lycée et collège H. Wallon. En grève illimitée depuis lundi.

- Lycée Le Corbusier. En grève depuis mercredi.

- Collège Diderot. En grève depuis jeudi.

- Collège Gabriel Péri. En grève depuis jeudi.

- École primaire J. Vallès. 7/16 profs ont déposé un préavis de grève pour le mardi 09/02.

- École maternelle L. Michel. 4/11 profs en grève le mardi 09/02.

- LP J.P. Timbaud. En arrêt de travail depuis le 29 janvier (problèmes locaux).

Pantin

- Collège Jean Jaurès. En grève depuis jeudi.

- LP Simone Weil. En grève le mardi 09/02.

- Collège Jean Lolive.

- Collège J. Moulin.

- Lycée M. Berthelot (Grève très minoritaire jeudi, 3 grévistes).

Saint-Denis

- Lycée Paul Éluard (une trentaine de grévistes).

- Collège Fabien. Problèmes locaux.

Épinay. Suite à une AG de ville, jeudi soir :

- Collège Robespierre. En grève le mardi 09/02.

- Collège J. Vigo. En grève le mardi 09/02.

Stains

- Lycée M. Utrillo. En grève à partir du lundi 08/02.

La Courneuve

- Lycée J. Brel. En grève le mardi 09/02.

Bobigny

- Lycée Costes.

- École primaire M. Cachin. 9/13 profs en grève le mardi 09/02.

- École primaire M. Curie. 7-8/12 profs en grève le mardi 09/02.

Créteil

- Lycée Gutenberg. En grève à partir du lundi 08/02.

***

5 février

10 établissements étaient aujourd’hui en grève dans le 93 : Les lycées Henri Wallon (en grève depuis lundi), Le Corbusier (en grève depuis Mercredi),les collèges Gabriel Péri, Diderot et Jean Moulin, le LP Thimbaut à Auberviliers, les collèges Jean Lolive et Jean-Jaurès, le lycée Marcelin Barthelot (très minoritaire) à Pantin, le lycée Paul Eluard à Saint-Denis.

Nous étions plus de 150 à manifester devant la mairie d’Aubervilliers et nous nous sommes retrouvés à 130 en AG où nous avons voté la grève pour mardi et décidé d’un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis à14H suivi d’une Ag départementale à la bourse du Travail de Saint-Denis à 16H.

Nos revendications portent sur le refus des suppressions de postes (et pourquoi pas un rattrapage), la casse de notre statut, la titularisation de tous les précaires et l’abrogation des différentes réformes (Chatel,EPLE, évalations en primaire, masterisation, socle commun….) qui mènent à une dégradation de nos conditions de travail, à une institutionnalisation d’une école à deux vitesses et à la casse du service public éducation.

Les sections départementales du SNES, de SUD et de la CGT appellent désormais à suivre le mouvement.

Chaque établissement déterminera demain en AG s’il reconduit la grève dès lundi ou non.

Le lycée Utrillo de Stains à déjà annoncé a annoncé une reconductible à partir de lundi et Jaques Brel à La Courneuve à partir de lundi.

 

Article Libé :

Profs en Seine-Saint-Denis: «On est en colère»

REPORTAGE

500 manifestants de 35 établissements scolaires de Seine-Saint-Denis ont manifesté cet après-midi contre les suppressions de poste de l’Education nationale dans ce département qui cumule les difficultés.

LUCILLE PESTRE

500 professeurs ont manifesté à Saint Denis, cet après-midi, contre les suppressions de postes de

500 professeurs ont manifesté à Saint Denis, cet après-midi, contre les suppressions de postes de l’éducation nationale.

« C’est très décourageant de voir qu’on supprime des moyens et des postes dans l’éducation nationale. On est en colère, on a envie de taper un grand coup de poing sur la table, ça attaque sur tous les fronts: on a envie de réagir« , s’exclame Camille Jouve, professeur d’histoire en grève au lycée Henry Wallon, d’Aubervilliers qui a manifesté à Saint-Denis, ce mardi après midi.

Au milieu des sifflets, les 500 manifestants venus de 35 établissements scolaires du département de Seine-Saint-Denis sont unanimes: « On veut des moyens, on n’est pas des moins que rien« , réclament-ils au détour d’un slogan.

« On subit les réformes du gouvernement »

« On va supprimer 16 000 postes à la rentrée prochaine alors qu’il y aura 45 000 nouveaux élèves, poursuit Camille Jouve. On subit les réformes du gouvernement d’autant plus dans le département qu’on a des conditions de travail difficiles et des élèves en difficulté. »

Maud Laurin, de l’école élémentaire d’Eugène Varlin d’Aubervilliers, est venue soutenir ses collègues des collèges et lycées: « Certains ont commencé à se mettre en grève la semaine dernière. Leurs revendications concernent aussi l’école élémentaire. Il y a des suppresions de postes, des enseignants non remplacés. Nous avons de moins en moins d’enseignants spécialisés qui travaillent avec nous dans les classes pour réduire les difficultés de certains élèves« , regrette-t-elle.

Sur un mur, place de la mairie, une feuille est placardée pour recenser les établissements scolaires présents à la manifestation. « Le mouvement progresse, indique Georges Vartaniantz, professeur du lycée Henry Wallon. La semaine dernière, il y avait des grévistes dans 12 établissements du département. Aujourd’hui nous sommes plus de 500 à manifester. »

 



Communiqué des enseignants du lycée Charles Gide aux collégiens et à leurs parents de tous le bassin de l’Uzège

tract parents collège

Tract à télécharger :

Communiqué des enseignants du lycée Charles Gide aux collégiens et à leurs parents de tous le bassin de l'Uzège dans Infos lycée Charles Gide pdf tract parents collège



Communiqué des représentants enseignants du lycée Charles Gide d’Uzès

Message à destination :

-        des enseignants du lycée Charles Gide

-        des représentants de parents d’élèves au CA du lycée

-        des représentants élèves au CA du lycée

 

Bonjour à tous

 

À l’issue de l’assemblée, du mardi 02 février 2010, réunissant les enseignants,

les représentants du personnel du lycée Charles Gide d’Uzès, ont décidé de présenter une motion dénonçant l’insuffisance de la Dotation Globale Horaire (DGH) et de voter contre le Tableau de Répartition des Moyens par Discipline (TRMD) qui sera proposé par l’équipe de direction lors du prochain CA du 11 février 2010.

 

Pourquoi voter contre :

 

-        La DGH allouée à notre établissement est de :

·       973 heures poste

·       106 heures sup. année

soit une perte de 10h (ou un équivalent de 11h poste) par rapport à cette année alors que les effectifs devraient être en hausse, ce qui n’est pas normal puisque le Ministre de l’EN a envoyé un courrier aux Recteurs pour leur stipuler que :

« le taux d’encadrement des lycées doit demeurer le même. Autrement dit, la mise en application de cette réforme ne doit pas entraîner de suppression de poste…. La consigne donnée aux recteurs est claire : chaque établissement doit se voir garantir, a minima, la même dotation que par le passé »

 

-        Le nombre d’élèves dans notre établissement devrait être supérieur en première par rapport à celui de cette année puisque nous avons 10 classes de secondes cette année alors que nous n’en avions que 9 l’année dernière. Il devrait donc y avoir plus d’élèves en première en 2010/2011, ce que le Rectorat ne prend pas en compte puisqu’il nous donne les mêmes moyens pour l’année prochaine.

-        De plus, le nombre d’élèves attendus par les services rectoraux, en seconde pour l’année prochaine, est supérieur à celui de cette année.

C’est donc (selon nos estimations) une DGH supérieure d’au moins 10h, par rapport à celle de cette année, qui devrait être proposée pour la rentrée prochaine.

 

-        Pour faire fonctionner la réforme du lycée, en 2010 en seconde, avec la DGH allouée par le rectorat,

M Cabanis (proviseur du lycée) nous a confirmé qu’il devait globaliser les 400h de seconde avec le bloc 1er /Terminale puisque la somme des enseignements et de l’accompagnement de 2nde, présentée dans le TRMD, fait au moins 410h. Cela veut donc dire qu’il manque au moins 10h en seconde

 

-        Actuellement, 24h pour l’accompagnement (avec 20h prévues dans la dotation et seulement 4h de dédoublement pour toutes les classes de seconde) sont prévues dans le TRMD. Ceci signifie donc que l’accompagnement se fera globalement en classe entière ce qui est inacceptable. Au contraire, au vu de l’article 5 de la réforme (qui dit que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement »), nous demandons que soit pris en compte la spécificité de notre établissement rural isolé.

Nous demandons donc que la DHG de notre établissement soit abondée de 20h pour pouvoir assurer un accompagnement vraiment personnalisé et des enseignements d’exploration diversifiés et de qualité.

 

 

Au total c’est 50h qui manquent dans la DGH de notre établissement.

 

Nous appelons donc les représentants des parents d’élèves et les élèves

à voter contre le TRM qui correspond à une DGH nettement insuffisante.

 

 

Calendrier des prochaines réunions pour la mise en place de la réforme

  • Commission permanente : lundi 8 février à 17 h 30 (lycée Gide)
  • Conseil d’Administration : jeudi 11 février à 18 h (lycée Gide)



Les médias nationaux n’en parlent pas mais ….

LA MOBILISATION S’AMPLIFIE, QUELLES PERSPECTIVES POUR LA SEMAINE PROCHAINE ?

> Après une semaine d’un mouvement initié par les collègues d’Henri Wallon, le bilan me semble très positif.
> L’ensemble des établissements d’Aubervilliers est désormais touché par le mouvement de grève, et, celui-ci se propage dans l’ensemble du département par l’action volontariste d’équipes de collègues qui se rendent dans les établissements. A l’issue de la visite des ceux-ci, les personnels de ces établissements votent le plus souvent leur raliement au mouvement de grève (cela a été le cas après notre visite d’hier au lycée Utrillo de Stains).
>
> Les médias ont commencé à parler de ce mouvement suite au rassemblement d’hier à Aubervilliers. Par ailleurs, le contexte national qui fait qu’au travers d’incidents violents dans de très nombreux établissements, les médias sont obligés de laisser la parole à des personnels qui dénoncent les conséquences des suppressions de postes, ce contexte fait que notre dénonciation de la dégradation dans les établissements et son amplification programmée par les 16300 suppressions de postes à venir , ce contexte nous est très favorable.
>
> Notre mouvement en est à ses débuts, il n’a pas pris un caractère explosif avec une propagation très rapide, mais, tous les mouvements importants ces dernières années ont commencé comme cela, et, c’est dans ce sens là qu’il faut continuer. Le généraliser avant les vacances de février dans le département, c’est préparer les conditions de son extension à l’échelle nationale (par ailleurs nous avons connaissance de démarages de mouvements dans d’autres Académies) .
>
> La semaine prochaine, l’AG réunie à Aubervilliers à l’issue du rassemblement d’hier a décidé d’une manif à Saint-Denis mardi prochain à 14h à Saint-Denis.
> Pour assurer le succès de celle-ci, notre décision de nous remettre en grève lundi, pourraît nous permettre de faire le tour de l’ensemble des établissements de Saint-Denis, et, ainsi de faire ce qu’ont réussi à faire nos collègues d’Aubervilliers. La première Assemblée Générale Départementale se réunira à l’issue de la manif.
>
> Je propose donc qu’on se retrouve lundi matin à 7h45 pour voter la grève, nous pourrions proposer par exemple au collègues d’Utrillo de former des équipes mixtes pour aller dans les établissements.
>
> En attendant, bon week-end à toutes et à tous, on reprend des forces car on en aura besoin !

 

Déclaration du lycée Colbert

Nous, 32 enseignants du lycée Colbert, réunis le 2 février, syndiqués et non-syndiqués, avec nos organisations syndicales, SNES, SNEP, FO, SUD, nous sommes prononcés pour le retrait de la réforme du lycée.

Dès aujourd’hui, nous refusons de cogérer cette réforme.

Nous refusons de nous réunir en conseil d’enseignement pour appliquer cette réforme.

Nous sommes unis pour :

-       le respect de notre statut de fonctionnaire d’Etat et du statut de 50

-       le maintien de tous les horaires disciplinaires nationaux, de tous les dédoublements, de tous les postes, et leur augmentation

-       le respect de la liberté pédagogique de chacun

-       le refus des groupes de compétences en langue

-       le maintien de programmes nationaux sans aucun appauvrissement ni aucune dénaturation

Nous refusons la mise en place des conseils pédagogiques.

 

Déclaration lue au début de la réunion organisée au lycée Colbert par l’administration, conformément aux consignes ministérielles pour l’application de la réforme du lycée.

Déclaration communiquée au Ministère de l’Education nationale et au Rectorat de Paris.

Déclaration envoyée aux syndicats nationaux et aux sections académiques de Paris.

 

Dans le 93, la mobilisation se développe

Infos du 4 février

Le rassemblement appelé ce jeudi 4 février à 14h à Aubervilliers a réuni plus de 200 personnels de l’éducation nationale et lycéens.
Plus de 10 établissements étaient aujourd’hui en grève dans le 93
Le lycée Henri Wallon (en grève depuis lundi), Le Corbusier (en grève depuis Mercredi), les collèges Gabriel Péri, Diderot et Jean Moulin, le LP Timbaud (où le travail a cessé depuis Mercredi 27) à Aubervilliers, les collèges Jean Lolive et Jean-Jaurès à Pantin, le lycée Paul Eluard et le collège Fabien à Saint-Denis.

Ce développement de la mobilisation en quelques jours dans ce secteur du département est le signal que le mécontentement est présent dans tous les établissements et que de réelles possibilités existent pour étendre et amplifier la mobilisation dans les prochains jours.
L’AG inter-établissements qui a suivi a réuni 130 collègues. Elle a décidé d’un appel à étendre la grève pour mardi 9 février et à manifester devant la mairie de Saint-Denis à 14H. Cette manifestation sera suivie d’une Ag départementale à la bourse du Travail de Saint-Denis à 16H. Les revendications, articulées avec les revendications locales des établissements portent sur le refus des suppressions de postes (et pourquoi pas un rattrapage), contre la casse du statut (retrait des décrets de la loi sur la « mobilité », pour la titularisation de tous les précaires et l’abrogation des différentes réformes régressives dans l’éducation

Ce jeudi 4 février, le lycée Utrillo de Stains a voté la grève reconductible à partir de lundi. Il semble qu’il en est de même au lycée Jacques Brel de La Courneuve.
Le LP Weil de Pantin a voté la grève pour le mardi 9. Le LP Rimbaud de la Courneuve a voté de manière encore trop minoritaire la grève pour ce vendredi 5 février, une nouvelle AG est convoquée pour élargir la mobilisation dans le lycée le mardi 9 février.
Le LP Costes de Bobigny devait également être en grève ce jeudi 4 février
D’ores et déjà, 19 enseignants parmi les présents à l’AG du collège Marais de Villiers de Montreuil se sont déclarés prêts à une grève reconductible à partir du mercredi 10 février s’ils n’obtiennent pas satisfaction.

La CGT-Educ’action 93 soutient ces mobilisations et appelle à les étendre et les amplifier.
Dans ce contexte, nous renouvelons notre appel à la tenue d’Assemblées générales dans les écoles, collèges et lycées, à l’organisation d’AGs de villes 1er et 2nd degré pour décider de l’entrée dans la mobilisation.
Rappelons que nous avons déposé un préavis de grève quotidien pour permettre aux écoles et établissements de rentrer dans la lutte. Nous sommes reçus ce vendredi à 14h à l’IA 93 pour la « négociation préalable » au préavis de grève (dispositions du SMA dans le 1er degré)

La CGT-Educ’action 93 s’est également adressé à l’ensemble des organisations syndicales du département pour leur proposer de réunir une intersyndicale de l’éducation mardi 9 février à 18h, qui en coordination avec les décisions de l’assemblée générale des établissements qui se sera réunie à 16h afin de définir les perspectives permettant le développement de la mobilisation, d’élaborer une plate-forme revendicative commune et de définir ensemble le plan de luttes unitaire nécessaire.
Dans cette période, il essentiel que les informations circulent. Aussi, nous vous demandons de nous envoyer des éléments sur la situation dans votre établissement.

—————————-

CGT-Educ’action 93

 

Appel de la cité scolaire Henri Wallon d’Aubervilliers
>
Appel de la Cité scolaire Henri Wallon d’Aubervilliers aux personnels de l’Éducation Nationale

> L’assemblée générale réunissant une quarantaine de personnes jeudi 28 > janvier à la cité scolaire Henri Wallon (Aubervilliers) a voté à la > très grande majorité des présents la >
> Grève illimitée à partir du lundi 1er février.
>
> Les raisons en sont le ras le bol de nos conditions de travail et
> l’opposition à la casse annoncée de l ‘Éducation Nationale. Ces
> raisons vous les connaissez déjà :
>
>  Non à la suppression de postes dans l’Education nationale (80  000 programmées d’ici 2012) qui aggravent nos conditions de travail à > l’école, au collège et au lycée.

>  Non à la réforme Châtel qui vise à alléger les horaires, les > programmes et à terme à supprimer le service public de l’Education > nationale
>
>  Non à la réforme de formation des enseignants et à leurs > nouvelles conditions d’entrée dans la vie professionnelle

>  Fin de la précarité des personnels dans le 1er et le 2e degré. > > Nous avons décidé de nous mettre en grève, comme d’autres avant nous, car seule cette action permettra de faire valoir le droit des élèves > et des personnels à un véritable service public d’éducation. > > Nous avons décidé la grève car, il est temps que l’on se retrouve. > Seule la grève permettra de créer un mouvement d’ensemble qui puisse > mettre fin aux attaques du gouvernement.
>
> Nous avons décidé la grève car les journées ponctuelles n’ont pas
> réussi à empêcher les suppressions de poste, la mise en place de la
> réforme Châtel et la dégradation de nos conditions de travail.
>
> Nous avons décidé la grève, car si l’on ne sait pas quelle en sera
> l’issue, nous savons quelle sera l’issue d’un combat que nous n’aurons
> pas mené.
>
> Tout le monde est conscient que la situation se dégrade. Cela suffit.
> Il est temps aujourd’hui d’engager un vrai mouvement de grève pour
> nous défendre et sauver le service public de l’Education nationale que
> Sarkozy, Fillon et Châtel veulent démanteler.

Rejoignez-nous dans la grève ! 

Aubervilliers, le 29 janvier 2010



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