La réforme du lycée relance la guerre des programmes d’économie

Article l’Humanité

Le chômage fait tache dans les programmes

Enseignants et lycéens montent au créneau pour dénoncer la baisse du niveau des futurs programmes de sciences économiques et sociales, et les dangers de leur réorientation idéologique.

« Le ministère souhaite-t-il faire enseigner les “aspects positifs de l’économie” en SES  ? » interroge dans son communiqué l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses). C’est une crainte avérée depuis la mise à disposition, mercredi, des nouveaux programmes d’économie de la classe de seconde. Enseignants et lycéens déplorent, par exemple, l’impasse totale faite sur les problématiques du chômage, du pouvoir d’achat ou encore la portion congrue laissée aux sciences sociales par rapport à l’économie. Cette réorientation des apprentissages va de pair avec la création d’une nouvelle discipline, fortement contestée par les professeurs de sciences économiques, et baptisée « principes fondamentaux de l’économie et de la gestion » (Pfeg).

« Choix dogmatiques »

Le gouvernement a donc tranché dans le bras de fer opposant les entreprises, favorables à cette option, où la microéconomie tient une place de choix, et les enseignants. Dans un rapport remis au gouvernement en 2008, une mission dirigée par Roger Guesnerie, professeur au Collège de France, avait mis l’accent sur le besoin de microéconomie et déploré que les SES insistent plus sur « les problèmes de notre société » que sur ses « réussites ». Sauf que l’actualité récente a montré combien ces « problèmes » étaient prégnants.

Dans ce contexte, que redoutent donc les entreprises  ? Que les jeunes lycéens développent leur esprit critique sur les enjeux des processus de précarisation et de discrimination  ? La Fidl, organisation lycéenne, n’a pas hésité à dénoncer « un formatage cérébral »  : « En enlevant tous les aspects sociaux du programme économique et social, le gouvernement espère-t-il faire de nos lycéens de braves moutons formés à la logique d’entreprise, prêts à se faire licencier, à être de bons soldats  ? » Même écho du côté de l’UNL, qui juge ce préprogramme « dogmatique ». L’association lycéenne rappelle ainsi que la crise frappe de plein fouet les jeunes, « premières victimes de la hausse du chômage et de la précarité ».

Ixchel Delaporte

 

L’enseignement de l’économie à nouveau en débat

Article les Echos
Une fois n’est pas coutume, les professeurs d’économie vont pouvoir se prononcer eux-mêmes sur leurs nouveaux programmes scolaires. Echaudé par le conflit survenu l’an passé avec les enseignants de cette discipline, le ministère de l’Education nationale a décidé de jouer cartes sur table dans le cadre de sa future réforme du lycée. Luc Chatel a mis en ligne hier sur Internet les nouveaux programmes d’enseignement de l’économie en seconde, qui seront mis en oeuvre à la rentrée prochaine. « Les propositions seront mises en ligne jusqu’au 12 mars pour que les enseignants se les approprient et puissent éventuellement suggérer quelques ajustements », a fait valoir le ministre de l’Education dans « Le Figaro ». Moyen de calmer le jeu mais aussi d’éviter le tête-à-tête avec la toute puissante Apses, association des professeurs d’économie, qui, après avoir réussi à faire reculer Xavier Darcos l’an passé, fait désormais monter la pression sur son successeur, en appelant ses troupes à défiler samedi. L’Apses considère que la réforme, qui rend l’enseignement obligatoire en seconde, à raison de 1 h 30 par semaine, et propose aux élèves de choisir entre « sciences économiques et sociales » et « principes fondamentaux de l’économie et de la gestion » ne s’accompagne pas de programmes satisfaisants. Ils « gomment les enjeux économiques et sociaux contemporains », et font l’impasse sur le chômage déplore l’Apses, rejointe par les lycéens de l’UNL.

Les Echos

 

La réforme relance la guerre des programmes d’économie
La Tribune 2/2/2010
Les projets de programmes de sciences économiques et sociales et d’économie-gestion soumis à consultation sont jugés peu attractifs et orientés idéologiquement.

Avec la mouture Chatel de la réforme du lycée, on croyait la hache de guerre sur les programmes d’économie enterrée. Il n’en est rien. La mise en ligne par le ministère de l’Education nationale de ses projets de programmes pour la classe de seconde a réactivé la polémique suscitée en 2008 par le rapport Guesnerie. Ce dernier préconisait notamment de familiariser les lycéens avec le monde de l’entreprise et critiquait un enseignement qui mettait  » plus l’accent sur les problèmes de notre société  » (chômage, précarité) et  » peu sur ses réussites « . Prudente, l’Apses (Association des professeurs de sciences économiques et sociales), plus occupée à défendre la place réservée à sa discipline (cette option de 3 heures hebdomadaires, choisie par 43 % des élèves de seconde, va devenir, comme l’économie-gestion, un enseignement exploratoire d’1h30) estimait cependant récemment que  » ce procès en idéologie de la part du patronnat  » restait  » sous-jacent « .

Enjeux :
Et de fait, les programmes soumis à consultation jusqu’au 12 mars cumulent les défaut.  » L’apprentissage d’outils plus abordables par des étudiants du supérieur est privilégié aux dépens des notions clés  » , critique Marjorie Galy, vice-présidente de l’Apses, qui craint un effet  » repoussoir  » auprès de jeunes de 15 ans, peu enclins à saisir les charmes des élasticités ou des courbes de coût marginal. Des sujets tels le chômage, la famille ou les investissements dans les entreprises disparaissent. L’association nationale des professeurs d’économie et gestion (Apceg), elle, dénonce des programmes  » trop lourds « ,  » trop dogmatiques  » qui  » gomment tous les enjeux du monde contemporain  » et qui ne mettent pas en perspective  » les savoirs de gestion « . Conséquence dommageable commune à ces deux enseignements exploratoires :  » Nous ne sommes plus dans une logique d’exploration ! » constate Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT qui regrette que la réforme du lycée soit l’occasion de  » régler de vieux comptes idéologiques « . De son côté le Snes-FSU dénonce une démarche  » microéconomique standard  » alors que les organisations lycéennes (UNL, FIDL) soupçonnent un  » formatage cérébral » destiné à  » ne pas éveiller l’esprit critique « .
La semaine dernière, le nouveau directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, cité par l’agence spécialisée AEF, démentait toute  » approche idéologique  » et rappelait que l’objectif de la consultation est  » de tenir compte des observations « . Le respect ou non de cet engagement  » sera un test « , prévient déjà Thierry Cadart. L’Apses compte pour sa part proposer un  » programme alternatif  » dans quinze jours.

Par Clarisse Jay

 

 



La résistance continue au lycée Gide d’Uzès

Aujourd’hui le lycée Charles Gide fait la UNE du républicain d’Uzès et d u Gard

Républicain UZES fev. 2010



Textes officiels sur la réforme du lycée 2010

Voici les textes officiels sur la réforme du lycée parus ce jour : à télécharger ci-dessous.

Textes officiels sur la réforme du lycée 2010 dans Réforme du lycée pdf JO Réforme lycée 1

pdf dans Réforme du lycéeJO Réforme lycée 2

pdf JO Réforme lycée 3

pdf JO Réforme lycée 4
Bonne lecture critique.



Nouveaux programmes de seconde : ça fait peur.

falshLes projets de programmes pour la classe de 2nde, après réforme, sont consultable sur :
http://www.eduscol.education.fr/cid49936/consultation-sur-les-projets-de-programme-seconde.html

Vous pouvez ainsi télécharger les matières du « tronc commun »ainsi que les enseignements d’exploration.

Avec cette base nous pourrons argumenter lors du prochain conseil pédagogique.

Courage ce n’est que le début des surprises.



Réunion FCPE Uzès sur les Réformes de l’Éducation Nationale

falsh

 

La réunion d’information-débat sur les Réformes de l’Education Nationale initialement prévue le 01 février au Collège Lou Redounet, est reportée au

mardi 02 février en Mairie d’Uzès à 18h, salle des commissions.

Un communiqué notifiant ce changement paraîtra dans le prochain numéro du Républicain d’Uzès.Il est souhaitable d’informer vos connaissances susceptibles d’y assister.

Le bureau FCPE Collèges et Lycées d’Uzès.



Le chômage disparaît du programme d’éco de seconde

Le ministère a communiqué aux éditeurs de manuels scolaires le contenu des nouveaux programmes de l’option SES.

Le chômage disparaîtra du programme d’économie de seconde à la rentrée 2010. L’initiation aux sciences économiques et sociales, une matière optionnelle, consacrait jusque-là un chapitre entier à « l’emploi, question de société ».

Téléchargez le documentCe chapitre balayait notamment les notions de chômage, précarité, discrimination, contrats de travail, etc. C’est un éditeur de manuels scolaires qui a fait fuiter la disparition de ce chapitre auprès d’enseignants en sciences-éco.

Vendredi, des éditeurs étaient en effet conviés au ministère de l’Education pour un briefing sur les nouveaux programmes.

Ces nouveaux programmes sont le fruit du travail d’un groupe d’experts qui comprend :

  • les économistes Christian de Boissieu et Philippe Martin
  • le sociologue François Dubet
  • un représentant de l’inspection générale
  • un inspecteur pédagogique régional
  • Sylvain David, que vous avez déjà découvert sur Rue89 à l’occasion d’articles sur l’enseignement de l’économie. Prof de SES dans le secondaire, il préside l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES), en conflit avec le gouvernement depuis deux ans sur le contenu des programmes.

« Trois réunions en tout et pour tout, qui duraient entre 1h30 et 3h »

Sylvain David a détaillé à Rue89 le fonctionnement du groupe d’experts :

« Trois réunions en tout et pour tout, qui duraient entre une heure trente et trois heures, et qui ont eu lieu entre le 18 décembre et le 12 janvier. Et c’est tout. »

Au terme de la première réunion, il a cru réussir à maintenir le chômage dans le corpus. Raté : Sylvain David affirme que le cabinet a fait pencher la balance en faveur de sa suppression -« officiellement parce que c’était trop lourd », glisse Sylvain David qui semble y voir plutôt un biais idéologique.

Bien sûr, la notion sera probablement abordée plus tard au lycée. Sauf que l’option SES est justement destinée à un public plus large, qui inclue les élèves qui choisiront d’autres voies, littéraire ou scientifique.

Alors que le ministère devrait répondre ce mercredi aux questions de Rue89, des blogueurs, économistes et enseignants pour la plupart, commentent cette disparition. Ainsi, Arnaud Parienty, sur le site d’Alternatives économiques, qui conclut ainsi son décryptage des nouveaux programmes de la discipline :

« Pourquoi ce programme est-il marqué par ces funestes orientations ? Peu importe ; laissons à d’autres les théories du complot.

Ce qui ressort en tout cas est que ce programme ne sert pas les élèves et que leur exploration de l’économie (sans même parler des autres sciences sociales) risque de les laisser en rade et sans GPS, les incitant à en rester là.

C’est probablement cette conclusion inacceptable qui est la principale cause de la colère des enseignants. »

Photo : Des demandeurs d’emploi font la queue pour un entretien dans le « train de l’emploi », à Marseille (Jean-Paul Pelissier/Reuters)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Ailleurs sur le Web

 



LE LYCÉE DE LA RÉUSSITE ?

La nouvelle seconde

 

Le lycée aujourd’hui

Le lycée de la réforme

2 heures par semaine en ½ groupe (entre 15 et 17 élèves) destinées à un travail méthodologique

+

2 heures d’aide individualisée par semaine en mathématique et en français

2 heures d’accompagnement « personnalisé » en classe entière

(entre 30 et 35 élèves)

Soit 3’30’’ par élève/semaine

Soit 15’ par élève/mois pour :

L’aide individualisée, l’approfondissement, l’orientation.

 

 

L’autonomie donnée aux établissements revient à gérer la pénurie :

Les heures d’enseignement diminuent, les postes sont supprimés, et chaque établissement doit répartir les heures, en particulier celles en effectif réduit. Il n’y a plus de dédoublements. C’est alors à celui qui crie le plus fort, c’est diviser pour mieux régner.

 

 

Une réforme contre les élèves

Une réforme contre les enseignants

Une réforme contre les enseignements



Suppression d’enseignements au lycée : la formation des citoyens en danger

A la veille d’une nouvelle journée de grève des personnels de l’Éducation nationale pour attirer l’attention sur la détérioration de ce service public du fait des nombreuses suppressions de postes et de la diminution générale de ses moyens, la Ligue des droits de l’Homme met en garde, pour sa part, contre des mesures annoncées qui vont à l’encontre du rôle plus que jamais nécessaire de ce service public dans la formation des citoyens.

Elle s’inquiète de ce que la réforme des lycées :

• diminue l’enseignement des sciences économiques et sociales en classe de Seconde, au détriment d’une compréhension critique par les élèves des phénomènes dont la crise économique actuelle démontre pourtant l’importance ;

• supprime l’enseignement obligatoire de l’histoire pour les élèves de classe Terminale scientifique, alors que cette discipline joue un rôle essentiel dans la formation de l’esprit civique ; cela au moment même où les plus hautes autorités de l’Etat ne cessent de lancer des initiatives qui exigent une vraie culture historique pour être en capacité d’y réagir de manière critique.

La Ligue des droits de l’Homme s’alarme, par ailleurs, de décisions et interventions diverses dont le point commun semble être de chercher à porter atteinte à la liberté critique des enseignants, qui est pourtant un élément essentiel de la laïcité, en tentant de développer leur obéissance à l’exécutif :

• la création aux concours de recrutement des enseignants, Capes et agrégation, d’une épreuve orale sur la « compétence à agir en fonctionnaire de l’État » et de façon « responsable », qui peut cacher une tentative de sélectionner les candidats en fonction de leur soumission au pouvoir politique et de leur absence d’esprit critique ;

• la sanction par le ministère de l’Éducation nationale contre un professeur à l’École polytechnique, consistant à l’écarter d’un groupe d’experts où il travaillait depuis plusieurs années, pour avoir signé un appel contre la suppression de l’histoire obligatoire en Terminale scientifique ;

• les poursuites contre un professeur de sciences politiques à l’Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, spécialiste des sondages, assigné en diffamation par Patrick Buisson, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, alors que cet enseignant, dans le cadre de sa discipline universitaire, n’avait fait que mettre en évidence les sommes dépensées par l’Elysée pour payer des sondages d’opinion à la société Publifact dirigée par Patrick Buisson.

Pour la Ligue des droits de l’Homme, c’est la défense du rôle du service public dans l’éducation à la pensée critique et à la citoyenneté qui est en cause.



L’Onisep nous explique enfin la future seconde

Onisep 1

Onisep 2Onisep 3

Guide complet consultable et téléchargeable sur :

http://www.onisep.fr/accueil/flipbook/guide-3eme.html



Info ou intoxe ?

Le gouvernement affirme :

Plus de trois quarts des Français (76 %) se déclarent favorables à la réforme du lycée.

Voici le sondage en détail, lisez bien toutes les questions et la manière dont elles sont formulées. Tout le monde aurait dû répondre oui.

La première question est :

Aujourd’hui, une réforme du lycée est à l’étude. En avez-vous entendu parler ?

Oui à 60%
mais dans le détail :

Oui, et vous savez précisément ce dont il s’agit : 16%

Donc 84% ne connaissent pas le fond de la réforme.

Voici le sondage en entier :

Info ou intoxe ? dans Actualités pdf Sondage reforme lycee

Conclusion dans le Monde :

Les parents approuveraient la réforme du lycée
LE MONDE | 15.01.10 | 09h15

u haro des professeurs d’histoire, aux grincements de dents des enseignants d’économie et aux inquiétudes de leurs collègues de sciences, répond le plébiscite des parents. 77 % se disent favorables à la réforme du lycée de Luc Chatel, si l’on en croit le sondage CSA réalisé, les 6 à 7 janvier, à la demande du ministère de l’éducation auprès de 1 007 personnes.

Au palmarès des innovations applaudies des deux mains, figure le système de stages de remise à niveau offert en alternative au redoublement à des élèves un peu justes dans une ou deux disciplines, qui arrive en tête avec 94 % d’opinions favorables.

Vient, juste après, l’accompagnement personnalisé de deux heures instauré pour tous les élèves de la seconde à la terminale. 91 % des parents d’élèves estiment que ce moment d’approfondissement, d’apprentissage de méthodes de travail, ou d’aide à l’orientation est « une bonne chose ». Un sentiment partagé aussi bien dans les milieux favorisés (89 %) que chez les ouvriers ou les employés (88 % et 92 %) et aussi bien à droite (93 %) qu’à gauche (87 %).

Un des objectifs de la réforme votée par le Conseil supérieur de l’éducation, le 19 décembre 2009, et qui entrera en vigueur en septembre 2010 en seconde est de rendre possibles les réorientations jusqu’en fin de classe de première, grâce à un large tronc d’enseignements communs aux lycéens de toutes les séries générales.

Les parents estiment à 85 % qu’il s’agit là d’une bonne chose. Plus globalement, 76 % des personnes interrogées pensent que la réforme « permettra d’améliorer le processus d’orientation » de leurs enfants.

Le plébiscite continue lorsqu’il s’agit d’apprécier le passage de l’économie au rang de discipline obligatoire. Aujourd’hui, 43 % des élèves de seconde optent pour un enseignement de trois heures d’économie. Dès septembre 2010, 100 % suivront au moins une heure trente de cette matière et pourront doubler ce temps. Les artisans, commerçants et chefs d’entreprise, mais aussi les professions libérales sont plus de huit sur dix à estimer que c’est « une bonne chose ».

QUESTIONS QUI FÂCHENT

Ces résultats à la soviétique se nuancent lorsque le sondage aborde les questions qui fâchent. Si l’idée de faire passer à tous les lycéens l’épreuve d’histoire-géographie du baccalauréat à l’issue de la classe de première séduit encore 70 % des parents, le taux de satisfaction tombe à 50 % lorsqu’il s’agit d’évaluer la place que trouvent les enseignements d’histoire-géographie dans le nouveau lycée.

La réforme Chatel instaure 4 heures d’enseignement de cette discipline pour tous les élèves en classe de 1re (les scientifiques n’en ont que 2 heures 30 aujourd’hui) et la passe en option de 2 heures hebdomadaires facultatives en terminale S.

Les parents ne sont que 48 % à considérer que c’est une « bonne chose » – ceux issus des catégories favorisées estimant à 60 % que c’est une mauvaise chose, contre 41 % des employés et les ouvriers.

Historiens, intellectuels et politiques étaient montés au créneau contre cet aspect de la réforme. Mais Luc Chatel a tenu bon, plaidant que sa nouvelle architecture visait à rééquilibrer les filières pour tenter notamment de sortir de l’ornière un bac littéraire en perdition.

Les syndicats d’enseignants devaient appeler à manifester le 21 janvier contre les suppressions de postes. Une seule des trois organisations des enseignants du secondaire dénonce la réforme.

 

 

Cet article reprend globalement les infos du site du Ministère de l’Education Nationale (ci-dessous)

Le C.S.A. a réalisé une enquête « Les Français et la réforme du lycée » pour le ministère de l’Éducation nationale auprès d’un échantillon national représentatif de 1007 personnes âgées de 18 ans et plus par téléphone les 6 et 7 janvier 2010.

Les principaux enseignements de l’enquête :

  • 60 % des Français déclarent avoir entendu parler de la réforme du lycée. 16 % d’entre eux affirment savoir précisément ce dont il s’agit et 44 % ne savent pas précisément ce dont il s’agit.
  • Les mesures qui composent la réforme sont toutes largement approuvées par les Français, comme notamment : proposer aux élèves volontaires des stages de remise à niveau pour éviter le redoublement (93 %), la mise en place de l’accompagnement personnalisé de deux heures par semaine (88 %), le tutorat pour l’orientation (86 %), l’enseignement des langues en groupes de compétence (84 %).
    La mesure qui recueille le moins d’agrément est « la mise en place de 4 heures par semaine d’histoire-géographie pour tous les élèves de première générale« . Cette matière devient non obligatoire en terminale scientifique mais est proposée sous la forme d’une option de deux heures hebdomadaires. 48 % estiment que c’est une bonne chose et 46 % une mauvaise.
  • 73 % des sondés estiment que le projet de réforme du lycée va permettre de prendre davantage en compte les spécificités de chacun des élèves et de mieux les orienter. 63 % considèrent également qu’il va améliorer le fonctionnement du lycée.
  • Plus de trois quarts des Français (76 %) se déclarent favorables à la réforme.

A vous de juger : info ou intoxe



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