Rhytmes scolaire : revue de presse

Articles : le café pédagogique

Rythmes scolaires : Consensus et décisions restent à venir

Rhytmes scolaire : revue de presse dans Revue de presse rythmes01Mardi 25 janvier, Christian Forestier et Odile Quintin, présidents du Comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, ont remis leur « rapport de synthèse » à Luc Chatel. Un « document sans précédent », pour C. Forestier, mais qui ne devrait pas rester sans conséquences malgré l’absence de consensus et l’importance des enjeux. Luc Chatel a annoncé des décisions en juin 2011.

 

Consensus ou pseudo consensus ? Le grand apport de ce rapport, pour Christian Forestier, c’est la largeur de l’éventail des consultations. Le Comité a auditionné les organisations syndicales, les parents, les associations complémentaires, les lycéens, mais aussi les églises, les organisations économiques, les collectivités locales. Se sont ajoutés des consultations académiques et des témoignages sur le site web du Comité. Pour C. Forestier, le comité de pilotage aboutit à « un consensus ou un quasi consensus » sur de nombreux points. Mais le rapport montre surtout l’ampleur des divergences et la décision du Comité de ne pas arbitrer entre les intérêts et de ne pas faire de propositions. Le consensus n’existe que sur la nécessité d’un changement, les rythmes actuels semblant trop lourds à tout le monde, et sur l’idée qu’il faut appréhender le problème dans toutes ses dimensions. Il est vrai que la France compte plus d’heures de cours que ses voisins, répartis sur un nombre de journées inférieur, situation qui génère la fatigue et aggrave les inégalités scolaires. Et que jouer sur le temps a des impacts sur l’ensemble de la société.

Lisez le reportage du Café

 

Rythmes scolaires : Méfiances syndicales

cchevalier01 dans Revue de presse« L’avis des enseignants doit être pris en compte ». C’est le leitmotiv des réactions syndicales qui diffèrent par ailleurs sur leurs commentaires.

 

« Pour l’école primaire, cette mise à plat sonne comme un désaveu de la politique imposée depuis 2008 où l’aide personnalisée et les nouveaux programmes ont considérablement déséquilibré et alourdi la journée des élèves », écrit le Snuipp. Il insiste aussi sur le fait que la réforme des rythmes « nécessitera un soutien budgétaire » et un compromis. Deux conditions qui restent à remplir.

 

« En soulignant l’incompatibilité de l’aide personnalisée imposée à la hussarde avec l’organisation équilibrée des rythmes de l’enfant, ce rapport rappelle que précipitation et absence de réelle concertation sont très mauvaises conseillères », écrit le Se-Unsa. Pour le syndicat l’amélioration du bien-être des élèves doit aussi rimer avec amélioration des conditions d’exercice des enseignants ».

Snuipp

Se-Unsa

 

Rythmes : Les exigences des parents et des associations complémentaires

hazan« Des constats aux actes, il y a plusieurs pas », nous confie Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, première association de parents d’élèves. « Nous demandons des mesures d’application sans délai et l’engagement des concertations nécessaires pour mettre en oeuvre le retour à 5 conformément à la circulaire de rentrée 2010 et au consensus remarqué sur la nocivité de la semaine de 4 jours ». La FCPE veut aussi obtenir la seconde semaine de congé complète et le pont de l’ascension dès 2011-2012 contre une réduction de 3 jours en été.

 

La FCPE défénd aussi une exigence particulière : l’engagement d’une pause méridienne d’au moins 90 minutes pour tous les élèves. « Il n’y a aucune raison de différer jusqu’en 2013 pour installer ces mesures ou les démarrer »,explique Jean-Jacques Hazan, soulignant que la dernière est « une simple question d’organisation interne aux services de l’éducation nationale ».

 

« Tout cela va dans la bonne direction, mais il faut envisager une application rapide », nous a déclaré François Testu, président de la Jeunesse au Plein Air et membre du Comité de pilotage.  « D’autant que le consensus est fragile ». La JPA avait de son coté construit une plate forme consensuelle avec la plupart des acteurs de l’Ecole.  « On a pas eu besoin de longtemps pour arriver au consensus et le climat actuel y pousse. Mais il faut maintenant déboucher sur l’action ».

 



Pour la première fois, les recteurs d’académie auront une prime au mérite

LEMONDE.FR avec AFP | 20.12.10 | 18h34  •  Mis à jour le 20.12.10 | 20h10

Pour la première fois cette année, les recteurs d’académie vont recevoir une prime au mérite, en fonction de « la réalisation des « objectifs qui leur seront assignés, selon des textes publiés au Journal officiel. Jusqu’ici, la prime annuelle des trente recteurs, qui sont aussi chanceliers des universités, était de 19 000 euros, un montant fixe.

A la faveur d’un décret et d’un arrêté publiés en novembre, leur prime comporte, à partir de cette année scolaire, deux volets : une part fixe de 15 200 euros, et une « part variable » dont le montant pourra aller jusqu’à 45 % de la part fixe, soit de 0 à 6 840 euros. Au total, un recteur pourra avoir jusqu’à 22 000 euros de prime. Le ministère de l’éducation nationale s’est refusé à tout commentaire.

En mai dernier, le ministère avait diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013, dans le cadre de la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, parmi lesquelles notamment l’augmentation du nombre d’élèves par classe.

ÉVOLUTION DU RÉGIME INDEMNITAIRE DE LA FONCTION PUBLIQUE

De son côté, le ministère de l’enseignement supérieur a affirmé qu’il était « totalement normal et naturel que les recteurs, qui sont responsables de la politique de l’éducation dans les académies, soient associés aux objectifs assignés par le gouvernement », ajoutant : « Cette politique est cohérente avec celle de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui a institué des primes au mérite pour les chercheurs et enseignants-chercheurs. »

Selon le ministère, cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’évolution du régime indemnitaire de l’ensemble de la fonction publique. Les préfets, par exemple, bénéficient aussi de primes de résultats, qui peuvent s’échelonner annuellement de 8 250 euros pour un sous-préfet à 28 164 euros pour un préfet, voire, pour quelques très hauts gradés, à 60 000 euros.

 

Les syndicats dans la rue pour protester contre les suppressions de postes dans l’éducation

LEMONDE.FR avec AFP | 22.01.11 | 10h23

Manifestation à Marseille pour dénoncer les réformes du ministre de l'éducation Luc Chatel.

 

Hausse des effectifs d’élèves, disparition de certains enseignements, fermetures de classes : la préparation de la rentrée 2011 avec ses 16 000 suppressions de postes crée des remous dans l’éducation, qui se cristalliseront samedi lors d’une journée d’actions dans toute la France.

Au moins 50 rassemblements, manifestations ou débats sont prévus samedi, à l’appel d’un collectif de 25 organisations, dont les principales fédérations de l’Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT), les parents d’élèves de la FCPE. Leur objectif est de protester contre « la suppression de 16 000 emplois » prévus au budget 2011.

Après 50 000 postes d’enseignants supprimés entre 2007 et 2010, le budget 2011 en prévoit 16.000 autres (sur un peu plus de 850.000 enseignants) concentrées dans les écoles et les collèges. Selon le ministère, 8 967 postes d’enseignants seront supprimés dans les écoles primaires publiques (dont 5 600 actuellement en « surnombre », affectés sur des missions particulières), 4 800 dans les collèges et lycées publics et quelque 1 400 dans l’enseignement privé. Or à la rentrée, selon les services statistiques du ministère, les effectifs d’élèves vont augmenter, en particulier en collèges (35 300 élèves supplémentaires attendus), en lycées professionnels (+14 000 élèves attendus) mais aussi dans les écoles (+1 500).

Face aux syndicats qui estiment qu’on s’attaque désormais « à l’os » du système, le ministère de l’éducation répond que par rapport à 1990, il y avait l’an dernier 45 267 enseignants de plus pour 604 300 élèves de moins.

En juillet, le ministre Luc Chatel assurait que les 16 000 postes seraient trouvés « sans problème ». Il a d’ailleurs choisi cette année de demander aux recteurs d’académie de s’en charger pour être « au plus près du terrain ». C’est justement là que commencent à poindre les inquiétudes, puisque la répartition des suppressions, connue en décembre au niveau de l’académie, l’est actuellement au niveau départemental, avant de l’être d’ici quelques semaines établissement par établissement.

Les syndicats affirment ici et là que cela se traduira par des hausses d’effectifs d’élèves par classes, la disparition de certaines formations ou options, ou encore des réductions de moyens de remplacement, voire selon le Snes-FSU (principal syndicat du second degré) de Versailles, par la sortie de certains établissements classés en zone prioritaire (qui reçoivent plus de moyens) de ce dispositif, ce que dément le ministère.

En valeur absolue, l’académie de Lille (troisième plus grosse en termes d’effectifs) est l’une des plus touchées, avec 470 postes « à rendre » dans le secondaire (sur 25 000), alors que les effectifs vont augmenter. Dans le primaire, « des classes vont fermer ou ne vont pas être ouvertes, des postes de « Rased » [enseignants spécialisés dans la grande difficulté] vont être supprimés et la scolarisation des moins de 3 ans va encore baisser », affirme le SNUipp-FSU (principal syndicat du primaire), pour qui c’est « une première dans le primaire ».

Le sujet est tellement sensible que les écoles ne connaîtront, individuellement, leur sort qu’après les cantonales de mars, « une manœuvre politique » selon les syndicats, le ministère parlant de « respect d’une période de réserve ».

Après samedi, la FSU, qui avec l’Unsa-Education et le Sgen-CFDT ont boycotté mercredi les vœux de Nicolas Sarkozy, propose une journée de grève en février avant les congés scolaires et une « manifestation nationale en mars ».

 

 

 

 



Fonction publique : 100 000 postes supprimés d’ici à 2013

LEMONDE.FR avec AFP | 17.01.11 | 18h31  •  Mis à jour le 17.01.11

M. Baroin a insisté sur le fait que « les diminutions d’emploi n’ont pas d’impact négatif sur la qualité des services publics ».AFP/ERIC PIERMONT

A l’occasion de la présentation de ses vœux à la presse, lundi 17 janvier, le ministre du budget et de la fonction publique, François Baroin, a confirmé que la politique de non-remplacement d’un départ sur deux dans le secteur public se poursuivrait au rythme de 100 000 départs non remplacés en trois ans.

Entre 2011 et 2013, « 100 000 emplois ne seront pas remplacés au sein des administrations et des opérateurs », a indiqué le ministre. Cette politique « n’en est pas moins tout à fait équilibrée, elle permet de reverser la moitié des économies réalisées aux fonctionnaires, sous la forme de bonifications », a-t-il rappelé.

M. Baroin a cité en exemple la fusion, emblématique, de « l’ensemble des services » de la nouvelle direction générale des finances publiques (DGFIP), réunissant les administrations du Trésor et des impôts. Il a également vanté la rationalisation des achats des différentes administrations, qui a déjà permis d’économiser 712 millions d’euros sur un périmètre d’achats « d’un peu plus de 5 milliards ».

CONTRAT DE PERFORMANCE

M. Baroin a aussi rappelé la feuille de route fixée à la mi-décembre à un demi-millier d’opérateurs de l’Etat, de Météo France à l’Office national des forêts, qui pèsent, hors universités et agences régionales de santé, 29 milliards d’euros de crédit de l’Etat et 235 000 emplois, dont une partie de fonctionnaires. « Plus de 85 % » d’entre eux ont déjà signé fin 2010 le « contrat de performance » permettant d’assurer leur « pilotage stratégique »,a-t-il souligné.

Le ministre a souhaité que leur soient étendues dès cette année les règles budgétaires des administrations, avec des « gains de productivité, la certification de leurs comptes », « une réduction de 10 % de leurs dépenses de fonctionnement d’ici 2013″, et l’interdiction de s’endetter à plus d’un an pour un « grand nombre » d’entre eux.

M. Baroin a par ailleurs rappelé l’attachement du gouvernement à combattre la précarité dans la fonction publique, via un projet de loi en cours de négociation avec les syndicats.



Retraites: une mouvement de contestation fort suivi

par le Midi Libre Uzès

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A l’appel de l’intersyndicale et du comité de défense unitaire des retraites de l’Uzège, le rassemblement du samedi 16 octobre à Uzès a réuni, encore une fois, un public, nombreux, déterminé et diversifié, rassemblant familles, retraités, salariés du public et du privé et jeunes lycéens.
Les intervenants ont, encore une fois, proclamé leur refus de cette réforme des retraites injuste et demandent aux sénateurs de ne pas l’adopter.
L’intersyndicale, convaincue de l’importance et de l’urgence d’amplifier la mobilisation, appelle, le mardi 19 octobre, à un rassemblement à 10h devant le lycée Guynemer d’Uzès. A 10h30, départ de la manifestation dans la ville d’Uzès.



Retraites: les jeunes rejoignent les adultes pour protester contre les mesures gouvernementales

par le Midi LIbre UZES

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retraites oct 02.jpg650 pour le comptage « officiel », 800 pour les organisateurs. Peu importe, le flux des manifestants contre la prolongation de l’âge de la retraite va en s’amplifiant à Uzès. Le ton avait été donné dès jeudis dernier par le blocus institué par les élèves du lycée des métiers d’art Georges Guynemer qui  «chauffaient » le rassemblement de mardi . Accompagnés de leurs collègues du lycée Charles Gide, Ils ont rejoint les rangs de tous ceux qui avaient répondu à l’appel de l’intersyndicale de l’Uzès qui disaient une nouvelle fois leur mécontentement , dans le bon ordre d’un défilé qui s’était formé sur la place de Verdun, devant le lycée Guynemer et qui allait remonter vers l’autre lycée, mais avec cette ferme résolution de faire céder le Gouvernement.

 



Retraites: un Français sur trois pour la grève reconductible

par Libé.fr

 

 

Manifestation à Marseille le 23 septembre 2010.

Manifestation à Marseille le 23 septembre 2010. (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

 

Quelque 31% des Français souhaitent que le mouvement de grève reconductible à partir de mardi, journée d’action pour les retraites, dure au-delà de quelques jours, et 44% pensent que cela va être le cas, selon un sondage Ipsos pour Europe 1 communiqué dimanche.

Une quasi-majorité (49%) des personnes interrogées espèrent cependant que le mouvement va s’arrêter très vite. 17% sont favorables à ce qu’il dure seulement quelques jours. 3% ne se prononcent pas.

Interrogés sur la durée probable du mouvement, notamment dans les transports, 15% des sondés répondent qu’il va s’arrêter très vite, 36% qu’il va se poursuivre quelques jours après le 12 octobre et 44% qu’il va durer plus longtemps. 5% ne donnent pas de réponse.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 8 et 9 octobre auprès d’un échantillon national représentatif de 961 personnes (méthode des quotas).

(Source AFP)

 

par Le Monde.fr

Réforme des retraites : une semaine d’action décisive pour les syndicats se prépare

 

 

Manifestation du 2 octobre à Paris contre la réforme des retraites.

AFP/MIGUEL MEDINA

Manifestation du 2 octobre à Paris contre la réforme des retraites.

La semaine s’annonce décisive pour le projet de réforme des retraites dont l’examen se poursuit au Sénat. En plus des deux nouvelles journées d’action prévues mardi et samedi, plusieurs syndicats des transports et de l’énergie ont brandi la menace d’une grève reconductible pour faire plier le gouvernement.

  • Où en est le projet de loi ?

Pour tenter de désamorcer la contestation, l’exécutif a lâché un peu de lest sur la retraite de certaines mères de trois enfants et de parents de handicapés, des mesures aussitôt jugées insuffisantes par les syndicats. Mais « l’architecture du projet sur les mesures d’âge et sur l’équilibre financier » ne changera pas, assuré le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie.

L’exécutif mise sur l’accélération du calendrier parlementaire pour décourager les manifestants. Après l’Assemblée nationale, le Sénat a voté vendredi la mesure la plus contestée, le recul progressif de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ, et prévoit d’achever l’examen du texte à la fin de la semaine. La réforme devrait ainsi être définitivement adoptée par le Parlement avant la fin du mois.

  • Les perturbations attendues

Ce scénario a poussé certains syndicats à durcir leur opposition. Le trafic ferroviaire devrait être affecté dès mardi de façon importante, l’ensemble des syndicats de cheminots appelant à la grève. A la RATP, les perturbations devraient être moindres, l’UNSA, deuxième syndicat, n’appelant pas les conducteurs à la grève. Dans 85 autres réseaux de transports urbains, des préavis ont été déposés.

Dans un autre secteur stratégique, les raffineries, l’éventuelle poursuite de la mobilisation fait planer la menace d’une pénurie de carburants. D’autant que quatre raffineries du sud-est pourraient devoir s’arrêter cette semaine du fait de l’absence d’approvisionnement des terminaux pétroliers de la zone de Fos (Bouches-du-Rhône), bloqués depuis une quinzaine de jours contre la réforme portuaire.

  • Des grèves reconductibles

Les centrales syndicales n’appellent pas directement à des grèves reconductibles, laissant l’initiative à leurs fédérations, qui se prononceront à partir de mercredi matin. Des préavis reconductibles au-delà de mardi ont été déposés dans certains secteurs (transports, énergie, chimie…) ou entreprises (La Poste, France Télécom…).

Il est difficile d’évaluer si les appels à la reconduction, qui font débat parmi les syndicats, seront suivis. Pour Jean-Louis Malys (CFDT), soit « le mouvement risque de se durcir, de se crisper » avec des grèves illimitées, soit « on garde notre atout principal », « la popularité du mouvement », en ne bloquant pas le pays. L’enjeu est important. L’accélération de la mobilisation a déjà suscité quelques réserves au sein du camp syndical. La CFE-CGC, syndicat de cadres, a ainsi décidé d’être présente dans les manifestations de mardi mais a réservé sa réponse sur la suite du mouvement.

  • 7 Français sur 10 soutiennent le mouvement

Selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche, 71 % des Français estiment en effet justifiée la journée de mardi. Par contre, il ne sont que 31 % des Français à souhaiter un mouvement de grève reconductible à partir de mardi, d’après  un sondage Ipsos pour Europe 1 communiqué dimanche.

 

 

Manifestation de lycéens contre la réforme des retraites, jeudi 7 octobre à Toulouse.

AFP/ERIC CABANIS

Manifestation de lycéens contre la réforme des retraites, jeudi 7 octobre à Toulouse.

  • Les lycéens mobilisés

La contestation s’est accrue dans les lycées la semaine dernière. Le ministre de l’éducation, Luc Chatel, a dénoncé des « tentatives de récupérations ou d’irresponsabilité de personnes qui veulent mettre les lycéens en danger ». « Manifester sur la voie publique c’est dangereux », a-t-il souligné sur France Info. « Les lycéens n’ont rien à faire dans la rue », a renchéri dimanche le chef des députés UMP Jean-François Copé sur Radio J.

 

 

 



Retraites: nouvelle journée de manifestations le samedi 16 octobre

Par LIBÉRATION.FR

Les syndicats ont décidé d'appeler à une nouvelle journée de manifestations, le samedi 16

Les syndicats ont décidé d’appeler à une nouvelle journée de manifestations, le samedi 16 octobre contre le projet de réforme des retraites, a-t-on appris de source syndicale à l’issue d’une réunion de l’intersyndicale. (© AFP Frank Perry)

On garde le rythme. Alors que la prochaine journée d’action interprofessionnelle est programmée mardi prochain, les syndicats ont décidé d’appeler à une journée de manifestations supplémentaire, le samedi 16 octobre, contre le projet de réforme des retraites.

Il s’agit du deuxième rendez-vous contre le projet du gouvernement, débattu ces jours-ci au Sénat, organisé un samedi, après la manifestation du 2 octobre qui avait rassemblé entre 899.000 personnes (selon le ministère de l’Intérieur) et 3 millions selon la CGT.

«Les organisations syndicales décident d’ores et déjà d’un nouveau rendez-vous de manifestations permettant la convergence des mobilisations interprofessionnelles et intergénérationnelles le samedi 16 octobre 2010», selon le communiqué de l’intersyndicale, qui assure sa «détermination à agir contre cette réforme injuste» «intacte».

Les huit organisations de l’intersyndicale nationale (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU, Solidaires et Unsa) se réunissaient, ce vendredi à la mi-journée, au siège de l’Unsa à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Force ouvrière et la CFE-CGC n’ont pas paraphé le texte mais appellent à se joinfre à aux manifestations. Une nouvelle réunion est fixée au jeudi 14 octobre «pour évaluer à nouveau la situation et envisager les suites» de la mobilisation.

Rappelons que des préavis de grèves reconductibles à partir du 12 octobre ont été déposés, cette semaine, dans plusieurs secteurs, notamment les transports. A ce sujet, vous pouvez, dès maintenant, poser vos questions à Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots, qui sera en tchat, lundi sur Libération.fr.

 

« Notre détermination reste intacte » lance l’intersyndicale qui espère maintenir la mobilisation après la grève du 12 octobre.

Par le Nouvel Obs.com

A la suite d’une réunion de l’intersyndicale ce vendredi 8 octobre, les représentants ont décidé d’appeler à une nouvelle journée de manifestations dans toute la France, le samedi 16 octobre contre le projet de réforme des retraites.

« Les organisations syndicales décident d’ores et déjà d’un nouveau rendez-vous de manifestations permettant la convergence des mobilisations interprofessionnelles et intergénérationnelles le samedi 16 octobre 2010″, selon un communiqué diffusé à l’issue de la réunion de l’intersyndicale, au siège de l’Unsa à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

« La détermination des organisations syndicales à agir contre cette réforme injuste reste intacte », ajouté le communiqué signé par six des huit organisations de l’intersyndiale (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa).

FO et la CFE-CGC n’ont pas paraphé le texte mais appellent cependant aussi à cette journée de manifestations.

La CFE-CGC préfère attendre « le 13 au matin » pour se prononcer sur les suites de l’action, a expliqué sa numéro deux, Carole Couvert, lors d’un point de presse intersyndical. La centrale de l’encadrement est « contre tout ce qui est grèves reconductibles ou grèves générales », a-t-elle ajouté.

La journée du 16 octobre sera la seconde journée de manifestations organisée un week-end depuis le début de la mobilisation contre le projet gouvernemental.

 



Les syndicats ont gagné leur pari en mobilisant davantage

Article Le Monde

En organisant une nouvelle journée d’action contre la réforme des retraites juste avant la césure de l’été, les syndicats faisaient un pari risqué mais ils espéraient que la mobilisation serait dopée par la présentation, le 16 juin, de l’avant-projet de loi que doit adopter le conseil des ministres du 13 juillet.

Dans une large mesure, la CGT, la CFDT, la CFTC, l’UNSA, FSU et Solidaires ont gagné leur pari. La journée nationale de grèves et de manifestations a donné lieu à une mobilisation nettement à la hausse par rapport à la journée précédente du 27 mai. Tant au niveau des manifestations que des arrêts de travail, la participation, sans atteindre le même niveau qu’en 2009 ou qu’en 2003, lors de la réforme Fillon sur les retraites, a été nettement plus forte.

« On a une mobilisation de haut niveau », s’est réjoui Bernard Thibault. Le secrétaire général de la CGT s’est gardé de demander le retrait du projet de réforme mais il a suggéré sa réécriture, en estimant qu’il ne devait pas être « examiné dans sa version actuelle », le 13 juillet, et qu’une « véritable négociation » devait s’ouvrir.

Sur la même longueur d’onde, François Chérèque a affirmé que « le sentiment d’injustice face à cette réforme brutale monte dans le pays ». Le secrétaire général de la CFDT, conforté par son récent congrès, a demandé au gouvernement de « réécrire profondément cette réforme pour qu’elle soit juste ».

Deux évènements ont contribué à alourdir le climat. L’annonce d’une nouvelle hausse du chômage, fin mai, a été perçue par les syndicats comme une preuve supplémentaire que la politique économique du gouvernement face à la crise, axée sur une rigueur qui ne veut pas dire son nom, fait fausse route.

La réception à l’Elysée du footballeur Thierry Henry, au moment même où la plupart des manifestations démarraient, a été ressentie comme une provocation. Martine Aubry y a vu « un pied de nez à tous les Français dans la rue ». M. Thibault s’est étonné que « 23 grévistes » (les Bleus) parviennent à modifier l’agenda de Nicolas Sarkozy alors qu’il ne trouve pas le temps de recevoir les syndicats. « Le président de la République, a ironisé M. Chérèque, peut dormir tranquille, il y a plusieurs millions de personnes dans la rue aujourd’hui, il y a des millions de chômeurs, on a des problèmes de pouvoir d’achat et lui passe son temps à écouter les états d’âme d’un footballeur qui gagne 15 millions par an. »

Lors de la précédente journée du 27 mai, les six syndicats avaient fait descendre dans la rue, sur toute la France, selon leurs chiffres, un million de manifestants. Selon leurs propres chiffres, ils ont réussi à doubler leur score puisque les cortèges ont réuni autour de 2 millions de personnes. M. Thibault a avancé le chiffre de 1 920 000 manifestants. La police, pour sa part, a comptabilisé un peu plus de 200 manifestations ayant rassemblé 797 000 personnes.

A Paris, la manifestation a été ample (130 000 selon la CGT et 47 000 selon la police). Mais dans beaucoup de villes moyennes, la participation était souvent deux fois plus importante que le 27 mai. Mais le record de 2009 – 3 millions – n’a pas été atteint.

Cette plus forte mobilisation s’est aussi reflétée au niveau des arrêts de travail, qui ont été beaucoup plus suivis dans les transports publics, avec de fortes perturbations à la SNCF et dans les transports urbains, alors même que les régimes spéciaux ne seront concernés par la réforme qu’à partir de 2017.

Dans la fonction publique, à la veille d’un rendez-vous salarial crucial, vendredi 25 juin – avec la perspective d’un gel des traitements des fonctionnaires, qui vont déjà subir une hausse de leurs cotisations retraite -, la participation a été aussi nettement à la hausse. Dans les écoles primaires, avec 31,9% d’enseignants grévistes, il s’agit du mouvement le plus important depuis le début de l’année scolaire. Les défilés à travers la France ont également montré que les salariés du secteur privé étaient nettement plus nombreux que le 27 mai.

Le gouvernement a pris acte de cette mobilisation syndicale plutôt réussie, même si certains élus de l’UMP ont cherché à la relativiser en relevant qu’elle était nettement en-deça du mouvement social de 1995…

Eric Woerth, le ministre du travail a parlé d’une « mobilisation assez forte » mais « légèrement plus faible qu’en 2003, au moment de la réforme des retraites qui ne touchait pas à l’âge légal ». Il a ajouté que, dans la fonction publique, le taux de grève « était en 2003 de 57%, il est aujourd’hui de 20% ».

Mais le gouvernement ne peut pas faire comme s’il ne s’était rien passé. Du coup, François Fillon, qui s’est abstenu jusqu’à présent de se porter en première ligne, a annoncé qu’il tiendrait une conférence de presse vendredi sur les finances publiques mais aussi sur la réforme des retraites pour faire « un point d’étape ».

Il est peu vraisemblable que le premier ministre modifie son projet d’ici au 13 juillet. Il est acquis qu’il ne reviendra pas sur le report de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite. Mais Nicolas Sarkozy a déjà suggéré qu’il se montre ouvert à des amendements, notamment sur la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés (ceux qui ont cotisé à plusieurs régimes), lors du débat à l’Assemblée nationale, sujets sur lesquels les syndicats sont particulièrement sensibles.

Ira-t-il plus loin, notamment sur le report de 65 à 67 ans de la retraite à taux plein ? Il est trop tôt pour le dire. Forts de leur pari réussi, les syndicats, qui réunissent une nouvelle intersyndicale le 29 juin, entendent bien maintenir la pression. La CGT pourrait organiser des manifestations symboliques, sous des formes à déterminer, le 13 juillet.

Mais c’est à la rentrée de septembre que se jouera la vraie bataille, les syndicats entendant mener, si l’opinion suit, une mobilisation sur la durée en s’inspirant de ce qui avait été fait en 2006, où une action de longue haleine avait abouti au retrait du contrat première embauche (CPE).

Il n’est pas sûr que des conditions similaires se retrouvent. Mais une nouvelle journée de grèves et de manifestations pourrait être organisée dès le 7 septembre, jour de l’ouverture de la session extraordinaire du Parlement sur la réforme des retraites. FO qui a très peu participé aux manifestations du 24 juin pourrait rejoindre alors l’intersyndicale. Avec un mot d’ordre de retrait ?

 

Michel Noblecourt

 

 

 

Contre la réforme des retraites, les manifs ont fait le plein

Article Libé

 

Après le conflit des retraites, la guerre des chiffres

Les manifestations contre le projet gouvernemental de réforme des retraites à l’appel de six syndicats ont rassemblé 1,92 million de personnes en France, affirme le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, contre un million le 27 mai.

«Ce sont donc très largement plus de deux millions de personnes (grévistes et manifestants) qui ont participé d’une façon ou d’une autre à cette action collective», a déclaré à RTL le responsable syndical.

Plus de 200 cortèges ont été recensés par la CGT.

«La police elle-même double ses chiffres par rapport au 27 mai», a déclaré Bernard Thibault.

Selon le ministère de l’Intérieur, 797.000 personnes ont manifesté en France, dont 47.000 à Paris.

Le nombre de manifestants a été comptabilisé sur «un peu plus de 200 manifestations», précise le ministère.

Enfin, pour le ministre du Travail Eric Woerth, la mobilisation a été «assez forte», mais «légèrement plus faible qu’en 2003» lors des manifestations contre la réforme Fillon.

23% de grévistes à La Poste

Quelque 23,14% de postiers étaient en grève ce jeudi, contre 15,48% le 27 mai dernier. Cinq syndicats avaient appelé les postiers à se mettre en grève, «contre la remise en cause de l’âge légal à 60 ans», pour l’emploi et les salaires, mais aussi pour le «service public postal» et contre «la dégradation de l’emploi et des conditions de travail».

Jacques Généreux: «Les déficits sont fabriqués politiquement»

Les syndicats ont gagné leur pari en mobilisant davantage dans Revue de presseJacques Généreux, économiste et membre du Parti de Gauche, était l’invité de notre podcast politique hebdomadaire «Partis Pris» jeudi pour parler des retraites et de l’austérité.

Financement, déficit budgétaire, choix sociétaux et Union Européenne : extraits en vidéo de l’émission, sur LibéLabo, ici.

A Lille: «Sarko pensait être tranquille jusqu’au 11 juillet! Merci Domenech!»

Long cortège à Lille. 10.500 manifestants selon la police, 30.000 selon les organisateurs. Des usines fermées dans le Valenciennois: production d’assemblage de voitures arrêtée pour cause de grève à Sevelnord, fabrication de tubes à Vallourec…

Un syndicaliste CFDT jubile et ironise : «Merci, Domenech, d’avoir perdu la Coupe du monde. Ca n’arrange pas Sarkozy. Il pensait être tranquille jusqu’au 11 juillet. Là, les gens ont le temps de repenser aux retraites, avec en plus un petit goût de frustration.»

Lire la suite sur LibéLille

Ségolène Royal veut un référendum

Ségolène Royal (PS) a appelé jeudi à l’organisation par «la gauche et les forces sociales d’un référendum d’initiative populaire pour mettre en échec» le projet gouvernemental de réforme des retraites.

Ses déclarations à lire ici.

A Paris, 47.000 manifestants selon la police, 130.000 selon la CGT

 

La journée de mobilisation a réuni à Paris entre 47.000 personnes selon la police et 130.000 selon la CGT, alors que la précédente journée, le 27 mai, avait rassemblé entre 22.000 et 90.000 manifestants, selon ces sources respectives.

A voir: des portraits de manifestants à Paris (reportage en images).

Dans l’ensemble de la France, où environ 200 manifestations étaient annoncées, la CGT compte sur près de deux millions de manifestants ce jeudi.

A Rennes: «La retraite à 62 ans est une insulte faite aux métiers pénibles et aux femmes»

 dans Revue de presse

15 000? 20 000? 30 000? Difficile de chiffrer le nombre de personnes qui ont défilé à Rennes jeudi.

Une chose est sûre, il y avait beaucoup de monde – pas seulement de la fonction publique – et bien davantage qu’à l’occasion des mobilisations précédentes.

Même chose à Saint-Brieuc, Vannes, Quimper, Lorient ou Brest, ou plusieurs milliers de personnes ont défilé.

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A Bordeaux: «Nous, on ne va pas jusqu’à 70 ans sur les bancs du Sénat»

Déjà comme un air de grandes vacances, ce matin dans les rues de Bordeaux. Ambiance «joyeuse et déterminée», clame la sono, tandis que la foule afflue vers la place de la Victoire.

L’impressionnant cortège rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes, s’est ébranlé peu après midi, sous un soleil de plomb. En tête, une banderole proclamant «Salaires, emplois, retraites, urgent, imposons un autre choix», et derrière, tout l’équipement estival: casquettes, bouteilles d’eau et crème solaire.

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«Autour de deux millions de manifestants»

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, estime que la mobilisation de jeudi est «de haut niveau», avec «autour de deux millions» de manifestants partout en France contre le projet de loi sur les retraites. Ses déclarations à lire ici.

 

De son côté le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, affrime que «les deux millions» de manifestants contre la réforme des retraites sont «certainement atteints» et que cette «plus grosse manifestation de l’année» prouve la montée d’un «sentiment d’injustice». Ses déclarations à lire ici.

France Télécom: 29,29% de grévistes à la mi-journée

 

La direction de France Télécom a recensé à la mi-journée quelque 29,29% de grévistes dans le groupe aux 100.000 salariés. Lors de la précédente journée interprofessionnelle, le 27 mai, la direction avait compté 21,5% de grévistes au même stade de la journée.

18,71% de grévistes dans la fonction publique d’Etat

 

18,71% des agents de la fonction publique d’Etat, 13% de ceux de la fonction publique territoriale, et 12,5% de la fonction publique hospitalière, sont en grève, selon un communiqué du ministère de la Fonction publique.

Ces taux sont supérieurs à ceux du 27 mai, où la mobilisation avait atteint à la mi-journée 11,6% de grévistes dans la fonction publique d’Etat, 7,5% dans la fonction publique territoriale, et 8,24% dans l’hospitalière.

Dans l’Education nationale, y compris les agents administratifs, le taux de participation ce jeudi s’élève à 18,6 % contre 13,3% le 27 mai, le ministère rappelant qu’il était de 67,36 % le 13 mai 2003.

A Orléans: «Public et privé ensemble pour l’emploi, les salaires, les retraites»

Plus de 12.000 manifestants se sont retrouvés ce matin dans les rues de la préfecture du Loiret pour affirmer leur opposition au projet gouvernemental de réforme des retraites.

En tête du cortège parti à 11 heures de la place du Martroi pour se disperser, dans le calme, sur cette même place vers midi, l’intersyndicale avait déployé une banderole unitaire: «Ensemble public, privé, pour l’emploi, les salaires, les retraites». Dans le cortège, une majorité d’agents du secteur public et quelques salariés du privé.

Lire la suite sur LibéOrléans

A Marseille: «Ce n’est pas parce qu’on vit plus vieux qu’on doit travailler plus longtemps!»

 

«Ici gisent nos acquis sociaux: Sarkozy les a tués», proclame une pancarte. «Sarko, voleur de retraites», dit une autre. Des affiches ont été placardées sur les murs de la Canebière, avec une photo de cochons suspendus à l’abattoir, et cette légende: «La résignation, c’est ça».

A Marseille, la manif a débuté vers 11 heures, avec beaucoup de monde. Combien exactement? On le saura plus tard….En attendant, paroles de trois manifestants.

Lire la suite du reportage sur LibéMarseille

Forte mobilisation dans l’audiovisuel public

 

La mobilisation est forte dans l’audiovisuel public, aussi bien à France Télévision qu’à Radio France, dontles antennes sont très perturbées. Les directions des deux groupes ne disposaient pas encore des chiffres de grévistes à la mi journée.

Sur France 2, l’émission Télématin et le journal de 13h ont été supprimés. Le JT de 20h devrait être un «tout image». Sur France 3, un flash d’infos est prévu à 13h et toutes les éditions locales sont supprimées.

A la radio, il n’y a pas d’émission sur France Inter depuis 1h du matin et jusqu’à 20h, de même que sur France Culture, tandis que l’antenne de France Musique est perturbée et que France Info diffuse des flashs d’infos à 10h, 11h, 11h30 et 13h.

SNCF: 39,8% de grévistes selon la direction, 46% pour la CGT

 

 

La direction de la SNCF a comptabilisé 39,8% de grévistes et la CGT 46%, soit une mobilisation supérieure au 27 mai (respectivement 23,2% et 28%).

 

 

Un instituteur sur trois en grève

Les enseignants sont 31,9% à faire grève dans les écoles et 10,3% dans le secondaire (dont 18,7% en collèges), selon les chiffres du ministère de l’Education nationale à la mi-journée, alors que les lycées sont peu touchés du fait de l’organisation du bac.

Il s’agit dans le primaire de la plus forte grève de l’année scolaire, alors que la précédente plus forte mobilisation, lors de la journée du 23 mars, avait atteint 29,8% de grévistes selon le ministère.

Selon une estimation du SNUipp-FSU (principal syndicat du primaire), traditionnellement supérieure à celle du ministère, il y a jeudi 52,5% des professeurs des écoles en grève.

19,86% de grévistes à La Poste

Quelque 19,86% de postiers étaient en grève jeudi matin à la Poste, annonce la direction dans un communiqué, contre 12,80% le 27 mai et 11,45% le 23 mars.

Cinq syndicats (quatre de la Poste -CGT, Sud, CFDT, CFTC- et l’Unsa Fonction Publique) avaient appelé les postiers à se mettre en grève.

Rocard: le PS «se trompe de combat» sur les retraites

Dans un entretien à France Soir, l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard déclare que le PS «se trompe de combat» en faisant de l’âge légal de la retraite «un symbole». Il estime que la réforme du gouvernement est «courageuse», même si «beaucoup de problèmes ne sont pas tranchés».

 

 



Chatel persiste sur les suppressions de postes

Article Libé

Réagissant à la fuite hier lundi dans la presse, dont Libération, de documents internes détaillant les pistes d’économies, le ministre martèle que le problème ne vient pas des moyens mais de l’organisation.

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Le dispositif d'implication des parents dans la  lutte contre l'absentéisme scolaire, dont

Le dispositif d’implication des parents dans la lutte contre l’absentéisme scolaire, dont l’expérimentation a été jugée encourageante, va être étendu à la rentrée 2010, selon le ministère de l’Education nationale confirmant une information publiée samedi par Le Figaro. (© AFP Mehdi Fedouach)

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a déclaré mardi que «la question des moyens n’est pas la réponse aux problèmes de l’Education nationale aujourd’hui».«C’est une question d’organisation, d’efficacité du système de l’Education», a dit le ministre à la presse dans les couloirs de l’Assemblée nationale en refusant de donner un chiffre sur le nombre de postes à supprimer.

Manière d’assumer le contenu des documents internes au ministère qui ont fuité, hier lundi, entre autres auprès de Libération (lire ici). Documents qui, en détaillant les pistes pour rogner sur les moyens, de la suppression de postes à l’augmentation des élèves par classe, n’ont pas manqué de soulever un tollé.

«Nous verrons combien de suppressions de postes il y aura en 2011. Il y aura le non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux. Je ne peux pas dire aujourd’hui par combien de postes cela se traduira dans le budget 2011, ce sera présenté au Parlement à la fin du mois de juin», a poursuivi Chatel.

«Ecole par école»

En mai, le ministère a entamé avec les recteurs d’académie un «dialogue» pour élaborer d’ici au 15 juin un «schéma d’emplois 2011-2013» visant à supprimer des postes de professeurs.

«L’Education nationale ne peut pas s’exonérer du non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux», a justifié, devant la presse, le porte-parole du gouvernement. Il a défendu la méthode choisie par le gouvernement: «adapter nos moyens à la réalité des élèves et de chaque école, c’est ce que nous demande la Cour des comptes».

«J’ai choisi une méthode qui consiste à ne pas décider de manière autoritaire depuis le ministère mais à travailler académie par académie, école par école à partir des besoins locaux» pour «s’adapter à la diversité des situations que l’on rencontre», a argué le ministre.

Il faut «davantage de moyens là où il y a davantage de besoins», a ajouté le ministre en prenant l’exemple du lycée Henri IV à Paris «où l’on peut être 32 par classe sans problème; par contre, dans un collège d’une zone difficile, il ne faut pas être plus de 22».

(Source AFP)

 

Un document confidentiel propose dix pistes pour diminuer le nombre de profs
LE MONDE | 31.05.10

Le document « ne devrait pas se trouver entre les mains d’un journaliste », soupire-t-on dans l’entourage de Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale. Le document que Le Monde s’est procuré était en effet à usage interne au ministère.

Comment continuer à dégraisser le « mammouth » ? Tel est l’objet de cette présentation PowerPoint accompagnée de fiches qui a été discutée lors d’une réunion, début mai, avec les recteurs d’académie. Ceux-ci sont invités à réfléchir à la manière dont chaque académie peut « mobiliser les gisements d’efficience » pour tenir l’objectif du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux pour 2011-2013, et ce, « sans dégrader les performances globales ». Ce « dialogue » doit aboutir à l’élaboration, d’ici au 15 juin, d’un « schéma d’emplois 2011-2013″. Dès 2011, de 15 000 à 17 000 postes sont à supprimer.

Le document propose une méthode de travail et, surtout, des pistes d’économies. Dix « leviers » ont été identifiés : cinq dans le primaire et cinq dans le secondaire. A chaque académie de voir, en fonction de ses caractéristiques propres, quels leviers elle peut actionner pour économiser des postes.

Est-il possible, par exemple, d’augmenter la taille des classes ? L’une des fiches annexées au document indique que, dans le primaire, « toutes les marges en termes de taille des classes n’ont pas encore été utilisées ». Hypothèse d’autant plus envisagée que le nombre d’élèves par classe est resté stable ces dernières années. « Les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves et que les très petites écoles ne s’avèrent plus toujours performantes », indique la fiche.

Les académies sont donc invitées à envisager cette solution qui permet rapidement des économies de postes. « En théorie, une augmentation d’un élève par classe en moyenne devrait se traduire, au niveau national, par une économie de près de 10 000 classes, soit un peu plus de 4 % du contingent total », souligne la fiche. Dans l’entourage du ministre, on souligne qu’il existe de grandes différences selon académies, citant le cas de Wallis-et-Futuna où l’on compte « sept élèves par enseignant en moyenne » ou celui de « collèges à 35 élèves en Isère ».

La fermeture, la fusion ou le regroupement de petites écoles, rurales pour l’essentiel, sont également citées comme moyen d’économiser des postes. Un quart des 54 000 écoles de France ne compte en effet qu’une ou deux classes. Il y a donc de la marge, fait valoir le ministère. La fermeture d’écoles « peut encore progresser, en accord avec les communes concernées », précise-t-il dans le document.

Autre « coupe » possible, la scolarisation des enfants de 2 ans. Réservée en priorité aux écoles situées dans un environnement social défavorisé, elle a globalement chuté de 35 %, il y a dix ans, à 15 % aujourd’hui. Mais, là encore, certaines académies sont bien au-delà de la moyenne nationale : à Lille, le taux est de 42 %, contre 4 % à Paris.

Les académies sont aussi priées de mieux organiser le remplacement des enseignants absents en recourant à des non-titulaires ; de placer davantage les sessions de formation continue pour les professeurs « hors temps scolaire », de supprimer « un millier d’emplois » d’intervenants extérieurs et d’assistants étrangers en langue « sans nuire à la qualité de la formation dispensée aux élèves »…

L’objectif, dit-on dans l’entourage de M. Chatel, « n’est pas de dégrader le service public d’enseignement, mais de le rendre plus efficace », en impliquant les acteurs de terrain. « Nous voulons revoir la gouvernance de cette maison en responsabilisant les autorités académiques plutôt qu’en faisant tomber des oukases de Paris. C’est une révolution copernicienne. »

Les troupes restent à convaincre, si l’on en croit le principal syndicat d’enseignants du primaire. Le SNUipp-FSU considère qu’il s’agit là « d’hypothèses inacceptables et insupportables pour l’avenir des élèves ». « Ces mesures, dit-il,si elles se confirmaient, se traduiraient par des milliers d’enseignants des écoles manquant devant les élèves lors des rentrées 2011, 2012 et 2013. Le président de la République veut-il devenir le champion de « l’absentéisme » des enseignants dans les écoles ? »

Benoît Floc’h

Article paru dans l’édition du 01.06.10

 

Libération
Société 31/05/2010 à 17h01 (mise à jour à 19h59)

Le ministre de l’Education explique aux recteurs comment supprimer des postes

Le ministère de l’Education nationale a diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013, dans le cadre de la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, selon des documents internes dont Libération a pu avoir copie et à consulter ici en pdf.

Selon ces documents confidentiels, le ministère demande aux recteurs de «quantifier, à partir de leviers d’efficience identifiés, les marges de manoeuvre par académie, notamment pour 2011 et 2012». Et ce, «sans dégrader les performances globales» du système éducatif.

Pour cela, le «schéma d’emplois 2011-2013» énumère une douzaine de pistes, déclinées en autant de fiches thématiques.

En primaire, il s’agirait d’augmenter les effectifs par classe, de continuer à diminuer la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle, d’augmenter le nombre de professeurs vacataires (non-titulaires) pour faire des remplacements courts ou encore de transférer la formation continue des enseignants, «principale variable d’ajustement du remplacement», en dehors du temps scolaire (mercredi après-midi et vacances).

A l’école élémentaire (six-onze ans), la suppression d’environ «un millier d’emplois» d’intervenants extérieurs en langue vivante et d’assistants étrangers est évoquée, ce qui «devrait être sans conséquence sur l’enseignement des langues», selon le ministère.

Et toujours dans le premier degré, concernant les enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire (dits «Rased»), le document (à consulter ici s’agissant spécifiquement des Rased) évoque trois scénarios dont un de suppression totale de leurs postes, tout en notant «les difficultés rencontrées» dans la mise en oeuvre de cette politique en 2009.

En collèges, le ministère prône aussi d’examiner «la taille des classes», et de continuer à fermer des petits établissements; en lycées, il est proposé de «rationaliser» l’offre scolaire et la carte des formations.

Ce «dialogue» entamé début mai entre le ministère et les académies doit aboutir le 15 juin à élaborer le «schéma d’emplois» pour les rentrées 2011 à 2013. Environ 40.000 postes ont déjà été supprimés dans l’Education nationale entre 2008 et 2010.

 

Article Rue89

L’Education nationale en pleine confusion : autopsie d’un mal profond

Cette année, les élèves qui rentreront en classe de seconde au lycée auront eu une veine inouïe : leurs « nouveaux » programmes, viennent tout juste d’être fébrilement publiés au Journal officiel, in extremis, le 29 avril. Quelques tout petits mois avant la prochaine rentrée fatidique de septembre.

L’an passé, leurs aînés du même niveau, n’avaient eu que le programme de maths à se mettre sous la dent. En catastrophe.

Des programmes chaotiques de plus en plus tardifs

Lycées : des manuels scolaires publiés in extremis

Bien sûr, nos chers nouveaux lycéens n’auront pas la moindre chance de disposer d’outils pédagogiques adéquats et satisfaisants pour accompagner leur cursus. Faire des manuels scolaires convenables en quelques semaines relève, pour les éditeurs spécialisés en ce domaine, du pari tout bonnement stupide.

Ceux-là ont d’ailleurs été contraints de retarder leurs parutions, ficelées à la hâte, à la rentrée de septembre. Et non en mai comme c’est l’usage pour que les enseignants puissent en prendre connaissance et préparer leurs cours.

Primaire : la division abordée dès la fin du CP

Accident programmatique isolé ? Que nenni ! En primaire, d’autres Diafoirus pédagogiques, soucieux des performances de nos marmots, ont cru bon d’avancer de trois ans l’étude de la division. Depuis 2008, celle-ci doit être abordée dès la fin du cours préparatoire, et maîtrisée durant le CE1. Objectif parfaitement irréalisable et irréalisé, mais qu’importe la réalité quand seule compte l’illusion.

Lycées professionnels : le BEP supprimé

Rappelons également les soubresauts chaotiques qui accompagnent l’interminable réforme ratatouille des lycées professionnels. Suppression des BEP et installation aux forceps des bacs professionnels en trois ans. Soit, plus prosaïquement, deux années d’études sucrées pour les traditionnels élèves « en situation d’échec » de l’Education nationale.

Bérézina à la grecque sur les budgets

Beaucoup relèveront à juste titre que ces réformes à l’emporte-pièce sont souvent menées sous la pression féroce de contraintes budgétaires draconiennes. C’est peu de le dire et on ne compte déjà plus les ravages causés par les suppressions à la hache de classes et d’effectifs professoraux. Les conséquences :

  1. des classes surchargées
  2. des enseignants absents non remplacés
  3. des appels pathétiques du ministère de tutelle au renfort de retraités ou d’étudiants non formés.

Compte tenu de la situation calamiteuse des caisses publiques, celles de l’Etat en premier lieu, la rentrée de septembre prochain s’annonce sous les auspices tristounets d’une austérité à la grecque. Deux exemples :

  • Les crédits de fonctionnement attribués annuellement aux collèges via les Conseils généraux viennent d’être diminués d’au moins 30%. Et pour certains départements (le Calvados, par exemple), versés en partie seulement, sans garantie sur le montant, le moment ou même le versement de la seconde partie.
  • Autre exemple symptomatique sur la multiplication de ces défauts de paiement, plusieurs milliers d’enseignants ayant corrigé les épreuves 2009 du BTS n’ont toujours pas été défrayés, ni indemnisés de leurs frais de déplacement (jusqu’à 1500 euros). Au point de se mettre en grève de l’épreuve 2010.

Mais il serait abusif, je crois, d’attribuer ces multiples errements aux seuls problèmes de gros sous. L’affaire paraît bien plus grave, le mal bien plus profond et enraciné.

Le système a-t-il atteint son seuil d’incompétence ?

Comme si ces soubresauts fébriles dans les changements de programmes étaient le signe que la collectivité éducative avait soudain atteint son seuil d’incompétence selon l’inaltérable principe de Peter.

Comme si, après des années de pédagogisme pompeux où l’élève devait être mis au centre des savoirs, mais où l’on se piqua surtout de mots plus ou moins abscons (ah, notre chère grammaire muée en pédants « outils raisonnés de la langue » ! ).

Comme si nous nous retrouvions soudain désarçonnés par l’impuissance de notre machinerie à transformer nos chères têtes blondes en têtes bien faites. Non pas que les leur fussent si mal faites… mais elles ne l’étaient pas comme nous le voulions !

Comme si nous cédions comme insectes affolés à des convulsions sans queue ni tête, allant :

  • de régressions rétrogrades (c’est le retour de l’antique méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture, déjà rayée des tablettes) ;
  • en tentatives hasardeuses, sur les rythmes scolaires, par exemple ;
  • et expérimentations trop précipitées pour aboutir, comme le test sur les après-midi sportives mis en place dès la prochaine rentrée.

J’emploie ici à dessein la première personne du pluriel, car je pense que c’est bien la collectivité éducative dans son ensemble qui est concernée. Parents d’élèves compris, eux qui, désemparés par les incertitudes futures liées à la crise, pressent leurs rejetons comme citrons.

C’est que la Grande Crise actuelle, madame, monsieur, ne touche pas que les finances ou l’économie. Elle meurtrit aussi méchamment les cellules grises.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

 

 

 



Suppression des Rased, des décharges, bourrage des classes : comment Luc Chatel va réduire les postes au primaire et au secondaire

Le Café pédagogique publie les documents remis aux inspecteurs d’académie pour supprimer des postes dans les trois prochaines années. Suppression des Rased, réduction de la scolarisation à deux ans, regroupements scolaires, augmentation du nombre d’élèves par classe au primaire; augmentation de la taille des classes au collège, fermeture des petits établissements, « rationalisation » de l’offre éducative en lycée et de l’offre de formation en L.P., réduction des IDD, voilà pour le secondaire. Découvrez le détail de la stratégie ministérielle.

 

« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés ». Aucun enseignant ne sera épargné par les mesures Chatel qui frapperont d’une façon ou d’une autre les écoles et les établissements. Mais certains corps, certains enseignements même seront particulièrement affectés par la stratégie de grignotage imaginée par le ministère.

 

Suppression des Rased, des décharges, bourrage des classes : comment Luc Chatel va réduire les postes au primaire et au secondaire  dans Collectif éducation Clipboard01Le 17 mai, puis le 28 mai, le Café pédagogique vous a donné les premières informations sur la méthode mise en place par le ministère pour dégager les 16 000 suppressions de postes décidées pour 2011. Le 17 mai nous vous avons averti :  » Selon des indiscrétions remontées jusqu’au Café, les inspecteurs d’académie ont été chargés par les recteurs, à la demande du ministre, de dégager les gisements d’emploi possibles. Les recteurs seraient en ce moment même en train de faire remonter à Paris les diagnostics des inspecteurs d’académie. » Le 28 mai un document ministériel parvenu jusqu’à nous énumérait « pas moins d’une trentaine de « leviers » identifiés mais dont l’impact sera différent selon les académies.  La plupart affectent directement les classes. C’est le cas par exemple de l’augmentation de la taille des classes, de la baisse de la scolarisation à 2 ans, de l’enseignement spécialisé – RASED, par exemple ou encore de  » la rationalisation de l’offre de formation ».

 

Aujourd’hui nous publions les documents ministériels remis aux inspecteurs d’académie comprenant les fiches de suppressions de postes qu’ils doivent faire remonter. Ces documents étaient accompagnés d’annexes (fichiers excel et pdf) présentant les écarts départementaux ou académiques pour différents taux afin de permettre aux inspecteurs d’argumenter sur les suppressions de postes.

 

Au primaire

 

La mesure la plus grave concerne les Rased , particulièrement les maîtres E et G et les psychologues scolaires. Pour le ministère,  » La durée de l’enseignement scolaire dans le premier degré est désormais fixée à vingt-quatre heures hebdomadaires dispensées à tous les élèves auxquelles s’ajoutent deux heures d’aide personnalisée en très petits groupes pour les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages. Cet effort représente l’équivalent de 16 000 postes d’enseignants entièrement dédiés à aider les élèves qui en ont le plus besoin. Dans ce nouveau contexte, la contribution des enseignants spécialisés des RASED, qui s’ajoute à cet effort, doit évoluer ». Le document propose « plusieurs scénarios » :  » suppression des seuls maîtres G (non-remplacement des départs en retraite et affectation en classe) et poursuite de la politique de sédentarisation des maîtres E dans les écoles où la difficulté scolaire se manifeste le plus (sans économie) ; suppression des maîtres G et des maîtres E ; pour ces derniers, il convient d’estimer quel est le besoin de maîtres E maintenus en « surnuméraires » dans les écoles, voire dans des structures ad hoc (milieu rural par exemple) ; un troisième scénario intègre, en plus du scénario précédent, la mise en extinction des psychologues scolaires ». Le ministère reconnaît que la mesure est difficile :  » Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de cette mesure montrent qu’elle nécessite une affirmation et un accompagnement politiques importants. Il vous est demandé ici un exercice d’évaluation du besoin minimal en maîtres E et des conséquences en termes de libération d’emplois de l’absence de recrutement nouveau de psychologues scolaires et de maîtres G. »

 

Une autre marge de manœuvre découle simplement de l’augmentation du nombre d’élèves par classe. Estimant que « hors cas ou situations spécifiques, les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves et que les très petites écoles ne s’avèrent plus toujours performantes », le ministère demande aux inspecteurs  d’encourager les regroupements d’écoles et de jouer sur les taux d’ouverture et fermeture. « Outre les leviers d’action liés aux modalités d’affectation des élèves et à l’augmentation des seuils de création de classes, les fusions d’écoles ainsi que la mise en place des regroupements pédagogiques intercommunaux sont de nature à permettre une répartition plus homogène et plus cohérente des effectifs tout en réduisant le nombre de classes nécessaires », note le ministère. Il y voit un obstacle : « Il est vrai que le resserrement du réseau scolaire ne peut se réaliser qu’avec la participation des autorités locales mais il convient de souligner aussi que l’émulation des élèves et donc leur réussite scolaire, sera favorisée dans des écoles qui offrent un environnement éducatif plus étendu ». Les statistiques montrent de grands écarts entre départements ce qui doit encourager les inspecteurs à niveler vers le haut le nombre d’élèves par classe.

 

On ne sera pas surpris de trouver la suppression de la scolarisation à deux ans dans les cartons du ministère. Depuis 2000 le taux de scolarisation a fondu de moitié. On va vers la liquidation.  » Les études disponibles ne démontrent pas que la scolarisation à deux ans constitue un avantage évident dans toutes les situations par rapport à d’autres modes de garde alternatifs », tranche le ministère. « L’économie à réaliser devra donc se traduire par une diminution du taux de scolarisation des enfants de deux ans, dont le niveau pourra être différent selon les académies et qui devra tenir compte du niveau actuel de cette scolarisation ».

 

La réduction du besoin de remplacements est  envisagée en organisant les formations hors temps scolaire et en recourant à des non titulaires. Enfin le ministère entend récupérer aussi au moins un milliers d’emplois chez les intervenants en langue vivante.

 

Dans le secondaire

 

Clipboard02 dans Revue de presseLa première mesure touche les collèges où le ministère entend augmenter le nombre d’élèves par classe. Estimant que  » il n’est pas démontré en effet que la taille des classes ait un effet probant sur la réussite des élèves » et encore que  » le surcroît de moyens au profit de certaines académies, pourtant significatif, ne permet pas d’atteindre une plus grande performance scolaire et d’égaliser les chances », le ministère envisage de  » procéder à une analyse du nombre d’élèves par division ou groupe d’élèves au regard des caractéristiques sociales et structurelles de l’académie, des niveaux et types de formation, et d’estimer les gains en emplois qui peuvent être générés dans le cadre d’une optimisation des effectifs dans les structures ». Le document officiel donne un exemple :  » Exemple : Au sein d’un établissement, 240 élèves sont en 4ème dans 10 divisions soit un nombre d’élèves par division de 24,0. En augmentant le nombre d’élèves par division de 5 élèves on devrait obtenir : 240 / 29 = 8,3 divisions arrondi à 9 (gain d’une division). Soit un gain théorique en ETP (sur la base d’un coût théorique d’une division de 29 heures) de 1(division) x 29(heures) /18 = 1,6. » Les inspecteurs sont invités à retourner des tableaux des gains projetés.

 

La fermeture des petits établissements est une autre voie explorée.  » Il s’agit pour l’académie d’entamer ou de poursuivre le dialogue avec les collectivités afin d’aboutir à la fermeture des petits établissements ». Pour le ministère, « outre le coût de ces établissements pour les finances publiques (Etat et collectivités territoriales), cette situation peut nuire à la qualité de la formation dispensée : isolement des enseignants, multiplication des services partagés, difficulté à monter financièrement des projets pédagogiques, difficulté de faire intervenir des partenaires ».

 

Si les lycées doivent rester intouchés à la rentrée 2010, le ministère indique qu’il n’en sera pas de même en 2011. Il entend « rationaliser » les moyens grâce aux apports de la réforme.  » Il s’agit pour l’académie de rechercher les gains potentiels liés aux conditions de mise en œuvre de la réforme du lycée… La réforme du lycée général et technologique offre des possibilités significatives d’optimisation aux établissements : une dotation horaire globalisée pour la mise en place de groupes à effectifs réduits, la possibilité de « mise en réseau » des établissements pour assurer certains enseignements de manière optimale, la mise en place d’un « tronc commun » en première permettant la constitution de classes réunissant des élèves des différentes séries, l’organisation de l’enseignement des langues vivantes par groupes de compétence. La rationalisation de la carte des langues rares et la mise en place de conventions entre établissements pour la mise en place des enseignements d’exploration devront être recherchées. L’utilisation de la dotation globalisée laissée à la disposition de l’établissement doit être la plus efficace possible dans le cadre du dialogue avec les établissements ». Là aussi, le ministère invite au calcul. Sachant que le nombre moyen d’heures constaté pour la seconde est de 41,3 h,  » Pour la classe de seconde, il s’agit de faire différentes simulations en chiffrant le gain que pourrait dégager une dotation forfaitaire moyenne de 39h par division, 39,5h, 40h… Pour les classes de première et de terminale générales, il convient d’évaluer les possibilités offertes par le « tronc commun ». »

 

Clipboard03Dans les lycées professionnels, c’est la « rationalisation de la carte des formations » qui permettra de dégager de smoyens.  » Le regroupement des divisions à effectifs réduits sera recherché ainsi qu’une augmentation de la taille des divisions. L’objectif est de rationaliser la carte des formations et de spécialiser les établissements afin d’optimiser la taille des structures ».

 

Le ministère entend  également revenir sur les décharges horaires des enseignants, une mesure que Robien avait fait passer et que Darcos avait annulée. Constatant que le volume des décharges égale 19 827 ETP (équivalent temps plein = un emploi ) le ministère entend s’en prendre d’abord aux décharges non statutaires (soutien scolaire, chorale, coordination disciplinaire, missions académiques, formation tice, utilisation tice).

 

Cas unique, un enseignement obligatoire est aussi remis en cause : les IDD. Le ministère demande à constater les différences entre établissements pour « lisser » là aussi les moyens… Enfin le gouvernement poursuivra sa politique d’ « optimisation du remplacement »  et de réduction du nombre d’emplois administratifs.

 

Le fait que ces documents nous sont parvenus par plusieurs voies montre que leur mise en application suscite déjà de larges remous dans l’encadrement de l’éducation nationale. On sait que les décisions seront prises le 15 juin. A cette date les académies  auront une idée précise des postes supprimés. Mais les organisations professionnelles pourraient dès maintenant demander des explications au ministère.

Les fiches remises aux inspecteurs

Primaire : augmenter la taille des classes

Primaire : Réduire les remplacements

Primaire : Scolarisation à 2 ans

Primaire : Rased

Primaire : Intervenants extérieurs en langue vivante et assistants étrangers

Secondaire : plus d’élèves par classe au collège

Secondaire : Fermer les petits établissements

Secondaire : Supprimer les décharges

Secondaire : Optimiser les remplacements

Secondaire : « Rationaliser » l’offre scolaire

Secondaire : L.P. : revoir l’offre de formation

Secondaire : Revoir les IDD

Général : emplois administratifs

L’Express du 28 mai

L’Expresso du 17 mai



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