Réponse de la FSU de l’Uzège à M Capon, Maire d’Uzès

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Monsieur le maire de la « remarquable ville d’Uzès » aurait-il décidé d’abandonner le lycée Charles Gide ? L’établissement est  pourtant lié à l’histoire de la commune depuis 1835, date où il fallut l’établir en dehors du duché. Construit en 1837 par la mairie, l’ancien « Collège » fait aujourd’hui partie du patrimoine scolaire de la cité ducale.  A ce titre, ne mérite-t-il pas quelques égards ?

 

Mais, plus que ses murs vénérables, ce sont les élèves, les personnels, les habitants du quartier et les passants occasionnels, qui souffrent aujourd’hui d’une négligence inexplicable de la part

des services de la ville. Au plan de la sécurité comme au plan de l’hygiène, Monsieur le Maire n’assume pas ses responsabilités. Que l’on en juge.

 

Les 875 élèves qui arrivent chaque matin au lycée, doivent évoluer sur la place Bosc  entre les véhicules en stationnement et les véhicules en circulation. La chaussée, partagée par les piétons et les voitures, n’est pas sécurisée. Alors que le plan Vigipirate, toujours en vigueur, impose de libérer l’espace devant le lycée, les voitures occupent les deux côtés du portail et sont de part et d’autre de la rue.

Consciente des dangers de cette situation, l’administration du lycée a proposé à la commune un plan d’aménagement. Au lieu de s’en saisir, Monsieur Chapon préfère renvoyer  la responsabilité à la Région : « Il m’a effectivement été demandé d’aménager un espace d’accueil devant l’entrée du lycée, alors que sa cour est occupée par des préfabriqués. La région possède l’ancienne  gendarmerie située en face où il lui serait possible de trouver une solution à cet encombrement de la cour… ».

Monsieur le Maire, vous ne pouvez pas laisser en suspens la sécurisation des abords du lycée : la question de l’accès à l’établissement relève de votre compétence et l’encombrement des cours par les préfabriqués ne saurait constituer un argument pour botter en touche.

Vous ne pouvez pas non plus laisser les abords du lycée aussi peu entretenus au risque de favoriser d’autres dégradations. Quand nous plaidons auprès de la Région pour que des agents viennent renforcer l’équipe d’entretien des locaux, nous vous demandons à vous  de mobiliser vos services pour que les extérieurs restent propres et accueillants.

 

Qui contesterait à Uzès que les deux lycées soient un atout pour la ville, un facteur de dynamisme aujourd’hui et un gage d’avenir. Or, ces deux établissements sont arrivés à une étape charnière quant à leurs capacités d’accueil. Le lycée Guynemer ne parvient pas à loger tous ses internes, le lycée Gide manque de salles de cours et d’espaces de vie scolaire. Il est plus que temps d’investir dans les bâtiments.

Même s’il ne relève pas directement de la compétence communale, le projet de restructuration des lycées proposé par la Région implique la ville et ne pourra pas aboutir sans  sa participation. Les usagers, élèves, parents et personnels,  les habitants d’Uzès et de son secteur  attendent de leurs élus dans les collectivités territoriales une décision  à la hauteur de l’enjeu, qui est d’assurer des conditions de scolarisation dignes de notre époque. Or, ils assistent avec consternation à un marchandage entre deux collectivités qui devraient au contraire s’appuyer l’une sur l’autre pour réaliser des équipements indispensables à la population.

 

Monsieur le Maire, nous ne pouvons pas croire que votre position sur ce dossier se réduise aux propos que vous avez tenus récemment dans le Midi Libre du 29 septembre 2011 : « Nous voulons vendre à la région le centre d’accueil qui accueille l’internat et qui, à terme, deviendra salles de classe. Si la région qui en est actuellement locataire ne répond pas à notre proposition, nous nous tournerons vers un privé. »

 

Vous n’êtes pas sans savoir que la vente à un promoteur privé du « centre d’accueil » condamnerait toute évolution et restructuration du lycée Gide. Nous ne comprenons pas votre « double jeu » qui consiste à affirmer en même temps « je me préoccupe de la situation des lycéens d’Uzès » et « je vais vendre le centre d’accueil si la Région ne me l’achète pas », propos que vous avez tenus lors de votre entretien avec les représentants du lycée au mois de juin dernier.

 

Sur ce projet, nous vous demandons de ne pas abandonner les lycées d’Uzès, mais au contraire de tout mettre en œuvre pour que la restructuration des établissements puisse s’engager au plus vite.

 

Pour le SNES du lycée Charles Gide : la co-secrétaire

Odile Pernin-Vidale

Pour la FSU de l’Uzège

Franck Tichadou



Journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011

Communiqué CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires
Montreuil, le 1er septembre 2011

Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités . Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable. Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.

Cela appelle aussi des mesures urgentes :

  • Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
  • Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.
  • Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.
  • Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

Les organisations syndicales estiment indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir.

Elles décident d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.



Grève du 11 octobre au lycée Charles Gide

le 11 octobre: un contexte intersyndical compliqué

pour info :

- Demain, tous les surveillants et la vie scolaire sont en grève (service de jour et de nuit).

- Les services de transports réguliers et scolaires seront  perturbés le mardi 11 octobre prochain, en raison d’un mouvement social national, interprofessionnel d’actions et de manifestations.
Pour connaître l’ensemble des services qui seront assurés le mardi 11 octobre, vous pouvez consulter le site internet (ci-dessous) ou prendre directement contact avec un conseiller clientèle EDGARD au 0810.33.42.73 (prix d’un appel local) à compter du lundi 10 octobre.
voir le site d’EdGard : http://www.edgard-transport.fr/evenement/?rub_code=3&thm_id=5&evn_id=105

- La lutte des personnels de l’éducation pour une autre politique trouve aussi sa place dans l’appel interprofessionnel à la journée d’action du 11 Octobre. En effet, cette journée a pour but de s’opposer aux mesures censées réduire le déficit de la France: la facture sera encore portée par les salariés et les consommateurs (voir  le communiqué commun)

- La FSU nationale qui, portait la demande d’une grève interprofessionnelle, n’a pas eu gain de cause lors des réunions intersyndicales.
Dans ce contexte, la FSU du Gard, ne pouvant appeler seule à la grève pour une journée d’action interprofessionnelle  et ne disposant d’aucune autre alternative telle que RTT comme d’autres salariés, décide de maintenir son appel à participer le plus massivement possible à la manifestation à 15h à Nîmes. Elle a par ailleurs déposé un préavis de grève pour en favoriser le succès.

- Le SNES Gard entend prendre toute sa place dans cette journée d’action et de revendications et appelle les personnels à venir nombreux à la manifestation.



Le SNES (FSU) du lycée Charles Gide d’uzès écrit au Président de Région

 Logo FSUFédération Syndicale Unitaire de l’Uzège

 

SNES du lycée Charles Gide d’Uzès  Logo SNES

  

à          Monsieur Christian BOURQUIN, Président de la Région Languedoc Roussillon

            Monsieur Jacques CRESTA Président de la commission – Education – Lycée

Monsieur Fabrice VERDIER Membre de la commission  - Education – Lycée et représentant du Conseil régional au Conseil d’Administration du lycée Charles Gide

 

Objet : Restructuration du Lycée Charles Gide d’Uzès

 

Messieurs,

 

Notre établissement est aujourd’hui arrivé à saturation de ses effectifs et nous devons ensemble, les personnels du lycée et les élus décisionnaires, gérer le très court terme et prévoir le plus long terme.

 

Pour cette année scolaire, plusieurs problèmes concrets se posent dans notre lycée.

 

L’installation indispensable des locaux provisoires par la Région depuis deux ans, pour répondre à l’afflux d’élèves, nécessite la création d’au moins deux postes d’Agent Technique : un pour le service général et un autre pour la maintenance des bâtiments. Cette demande se fonde sur les ratios de surface et du nombre d’élèves établis par vos services. En effet avec près de 900 élèves et 7 salles de classes provisoires supplémentaires le nombre d’agents est aujourd’hui totalement insuffisant pour entretenir correctement notre lycée.

 

Les préfabriqués, installés dans nos trois cours, sont certes spacieux, mais les conditions d’enseignement y sont inacceptables et depuis la rentrée plusieurs élèves ont eu des malaises. Comme a pu le constater M Verdier au printemps dernier, par forte chaleur, la température est insupportable et des odeurs très fortes émanent de la structure même des locaux. Nous demandons donc une inspection sanitaire de ces salles par vos services et l’installation très rapide d’une climatisation pour chacune d’elle.

 

L’arrivée de l’Ordi dans notre lycée nous préoccupe également. En effet, nos salles ne sont absolument pas équipées pour recevoir ce type de matériel. Nous saluons l’investissement lourd que représente cet outil octroyé à chaque élève de seconde mais nous souhaitons qu’il soit fonctionnel et utilisable dans notre établissement pour ne pas être un investissement pédagogiquement inutile.

 


À terme, une restructuration profonde et globale de notre EPLE est indispensable. Lors de la réunion du 24 juin dernier, certaines pistes ont été avancées, par le Directeur adjoint à l’éducation du Conseil régional, M Sellier, et par le maître d’œuvre, Mustang architecture-design, pour l’aménagement du terrain dit de « l’ancienne Gendarmerie ». Cependant, les contraintes imposées par les architectes mandatés par les Bâtiments de France pour l’étude de l’élargissement du secteur sauvegardé de la ville d’Uzès, M Wagon et M Balmassière ainsi que par le Maire adjoint d’Uzès en charge de l’urbanisme, M Joly, rendent les projets proposés impossibles.

 

L’urgence de la situation rend pourtant cette restructuration impérative pour un fonctionnement rationnel de notre lycée et pour son développement (BTS  par exemple) dans le cadre de l’aménagement du territoire de l’Uzège et du Gard.

Nous voulons aujourd’hui réaffirmer notre demande que la « commande initiale » soit respectée c’est à dire la construction :

o      d’une salle multifonctions utilisable par les deux lycées ;

o      d’un nouvel internat et une restauration collective, communs aux deux établissements de l’Uzège ;

o      de logements de fonctions pour libérer des espaces dans l’enceinte du lycée Gide.

Ceci doit s’accompagner :

-       du « rachat » par la Région à la commune d’Uzès du centre d’accueil et de l’internat puisque le Maire d’Uzès ne semble plus disposé à le céder pour l’euro symbolique comme ses représentants s’y étaient engagés lors des CA du lycée Gide ;

-       d’une réhabilitation de la totalité des locaux libérés pour agrandir, moderniser et rendre fonctionnels nos espaces pédagogiques et administratifs.

 

Il nous semble évident à ce jour, que le projet doit être étudié dans sa globalité pour arriver à honorer cette commande, c’est à dire envisager dès le départ les constructions et les réhabilitations des locaux. Il est tout aussi évident que le projet ne peut se conduire que par tranches de travaux successifs mais il est impératif pour nous, que les premiers « coups de pioche » soient très rapidement réalisés. C’est pour cela que nous exigeons depuis de nombreux mois un échéancier précis de l’avancement du projet.

 

Comme l’a annoncé M Bourquin lors de sa venue à Uzès, les constructions ont été budgétées pour un montant de 16 millions d’euros et la réhabilitation du lycée Gide l’a été pour une somme de 17 millions d’euros. De plus, M Verdier nous a aussi annoncé, lors de la réunion du mois de juin, le lancement d’un concours d’architectes pour mettre en oeuvre cette restructuration. Cet équipement structurant pour l’Uzège est indispensable, c’est pourquoi nous sommes impatients que ces annonces deviennent réalité.

 

Pour le bien commun des familles de l’Uzège et de la qualité du service public d’Education, nous devons, ensemble, mettre toute notre énergie pour voir rapidement sortir de l’impasse ce projet et pour surmonter les querelles locales.

 Nous souhaitons donc dans les plus brefs délais (avant les vacances de la Toussaint) la convocation d’une nouvelle réunion de tous les intervenants pour présenter l’échéancier des travaux.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de Région, Messieurs les Vice- Présidents l’expression de nos sentiments distingués.

 

 

Pour le SNES du lycée Charles Gide et la FSU de l’Uzège

Emmanuelle Michard et Franck Tichadou



L’avenir de l’Ecole entre projets politiques et poids de la FSU

Par François Jarraud du café pédagogique

 

Quel avenir pour le système éducatif ? Question particulièrement pertinente au lendemain d’une grande manifestation sensée infléchir cet avenir et à la veille d’échéances. La FSU avait pris le risque de l’aborder sous deux axes : le regard d’experts capables de montrer des évolutions longues. Et, pour clôturer la journée, celui des politiques. Et là aussi la FSU avait pris le risque d’entendre des propos dérangeants en invitant tout l’éventail politique, à l’exception du F.N. Une journée pour écouter, penser l’Ecole et aussi affirmer son identité face aux défis de l’Ecole de demain.

 

L'avenir de l'Ecole entre projets politiques et poids de la FSU  dans Actualités 2909114En invitant Christian Baudelot et Jacques Bernardin, la FSU savait qu’elle donnait la parole à des experts porteurs d’un message parfois éloigné du consensuel d’une organisation majoritaire. Christian Baudelot à posé un dur diagnostic sur l’école française : un niveau qui baisse du fait d’un nombre accru d’ élèves très faibles, des inégalités croissantes. Cette situation résulte d’un ensemble de facteurs politiques, culturels et sociologiques. Politiques parce que depuis 1995 et le retour de la droite, l’éducation nationale n’ a plus de cap prècis. « L’esprit du nous s’est dispersé ». Culturels parce que l’Ecole française est marquée par son élitisme traditionnel. Sociologiques car l’écoile est devenue un outil de tri social ce qui met sur elle une pression immense. Du coup le rapport des familles à l’école a changé. Or pour Christian Baudelot, la leçon des évaluations internationales, c’est qu’il n’y a pas lieu d’opposer élitisme et efficacité globale de l’école. Il faut donc rompre avec la tradition élitiste. Pour cela il ne faut pas que des moyens. Il faut du temps. « Ce sera long et compliqué car on est tous responsables ».

 

2909116 dans Syndicats enseignants Jacques Bernardin, président du GFEN, apportait son expertise de docteur en sciences de l’éducation et de responsable d ‘un grand mouvement éducatif. D’accord avec le diagnostic de C Baudelot il va droit aux difficultés du changement. « Pour que changent nos pratiques, il faut changer la pensée qui les fonde » estime-t-il. Et d’abord le regard porté sur les élèves : il faut croire en leur éducabilité. Or cette pensée a été attaquée par l’idée d’égalité des chances lancée par la droite. « La motivation des élèves fait écho à la motivation des enseignants à leur égard ». Il faudra revoir les contenus enseignés. Mais aussi les pratiques. J Bernardin a critiqué sévèrement les systèmes d’aide  mis en place. « On s’épuise dans des aides qui renforcent les malentendus et découragent… Il vaudrait mieux dégager le sens et l’essence des savoirs ». Et pour cela « faire vivre les savoirs comme une aventure humaine ». Or une enquête du GFEN auprès de collégiens a montré que pour deux tiers d’entre eux apprendre c’est mémoriser alors que pour un tiers (les élèves des meilleures classes) c’est comprendre. « On mesure les malentendus sur ce qu’il faut faire et qui est rarement explicité ». Il demande à l’ enseignant de passer « de l’ expertise dans sa matière à l’ expertise de la mise en culture de sa matière », du « faire cours » au « faire classe ». Ce chemin passe par un travail de réflexion collective en classe sur les savoirs ( à l’opposé de l’aide individualisée). J Bernardin a pris aussi ses distances par rapport aux compétences mises en avant dans l’ éducation nationale. Dans la réalité elles se résument en une grille à remplir. Une démarche qui favorise l’ exclusion.

 

L’après -midi appartenait aux politiques invités à présenter leur vision de l’avenir de l’ Ecole.

 

2909113La FSU avait invité presque tout l’éventail. Jacques Grosperrin représentait l’UMP. Sylvain Canet le Modem. Bruno Julliard le PS, Philippe Meirieu Europe Ecologie (EELV), Myriam Martin le NPA et Pierre Laurent le Front de Gauche.

 

Le premier clivage portait sur la question des moyens. Pour P Laurent et M Martin c’est la question première. Ils demandent des postes. B Julliard a souligné que l’on ne pourrait pas recruter des enseignants sans revaloriser les salaires. Il faudra donc gérer au mieux les moyens disponibles.

 

Mais c’est sur le projet d’école lui-même que les divergences sont les plus fortes. S Canet a plaidé pour « des parcours scolaires diversifiés » avec des « scolarités adaptées aux élèves ». En clair pas d’école du socle mais des filières séparées dès le collège. B Julliard et P Meirieu ont plaidé pour une école refondée. Pour B Julliard, l’accent doit etre mis sur l’enseignement prioritaire, le rétablissement de la sectorisation et la mixité sociale dans les établissements publics et privés.

 

2909115Philippe Meirieu a rappelé que la France compte 10% de jeunes qui ne sont ni à l’école, ni en formation, ni en emploi, c’est à dire abandonnés sans statut et sans droits. Il est donc urgent de lutter contre le décrochage scolaire. Ce qui passe pour lui par une refonte de l’Ecole. Il a dénoncé les aides actuellement mises en place qui visent à détecter les disfonctionnements de l’élève et à trier sans cesse. « La classe devient le lieu où l’on évalue pour savoir si on devrait pas être ailleurs ». Il faut rétablir le sens du collectif et du bien commun et rendre la classe vivable.

 

 La question du statut des enseignants a été abordée. Si le PS semble ouvert à des évolutions négociées, pour P Meirieu il n’y a pas à toucher au 2909112statut. Par contre il faut donner aux enseignants les moyens de remplir leurs missions. Par exemple décharger de cours les professeurs principaux et leur donner bureau et téléphone pour faire leur travail d’orientation. Il faut aider les équipes à fonctionner. On peut donc avoir des services différents. C’est sur cette question que Jacques Grosperrin s’est le plus démarqué. Pour lui « la société attend » l’abandon du statut de 1950. Il faut également donner toute sa place au chef d’établissement chargé de diriger un établissement autonome. Pour lui si les enseignants refusent il faut s’attendre à des baisses de salaire comme dans les autres pays européens…

 

2909117Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, a clos le colloque en annonçant un « appel » de sa fédération fixant un cadre de revendications. L’avenir de l’Ecole ne pourra surement pas se faire sans la FSU.

 

François Jarraud

 

 



Manifestation à Nîmes du 27 septembre 2011

Aujourd’hui 1 500 manifestants à Nîmes et une poignet d’irréductibles Uzèssiens :

Nîmes 27 sept 2011 (2)
➜ POUR un plan pluriannuel de recrutement massif à la hauteur des enjeux des services publics
➜ POUR le respect de nos métiers et de nos missions
➜ POUR la revalorisation de nos professions et de nos salaires
➜ POUR donner un avenir au collège
➜ POUR construire un lycée démocratique
➜ POUR une réelle relance de l’éducation prioritaire
➜ POUR une autre réforme de la formation des enseignants
➜ POUR développer une véritable orientation scolaireNîmes 27 sept 2011

suite à la manif éducation du 27/9, une délégation a été reçue en préfecture.
Étaient présents FSU (SD et SNUIPP30), CGT éduc, SGEN, SE-UNSA, FEP-CDFT (enseignants du privé) et FCPE

reçu par la secrétaire générale de la Préfecture

- la FEP CFDT a indiqué que, fait rare, les cinq organisations de salariés de l’enseignement privé appelait à cette grève. Ils n’annoncent pas de chiffres de grévistes. Ils dénoncent les classes surchargées et les fermetures de postes, précisant que certains de leurs collègues dont le poste a été supprimé se retrouvent sans emploi.

- j’ai indiqué pour la FSU que nous avions estimé à 50% en moyenne le taux de grévistes dans toute l’EN, que nous regrettions que le Préfet ne nous reçoive pas personnellement et que nous lui demandions de tenir un CDEN au plus vite.
J’ai insisté – au delà des suppressions de postes – sur la crise du recrutement qui menace, avec plusieurs cas d’enseignants manquants, malgré les postes pourvus. J’ai insisté également sur notre refus des réformes, de la maternelle au lycée, qui entérinent une école à deux vitesses, et qui vont à l’encontre de la lutte contre l’échec scolaire.

- Corinne (SNUIPP) a rappelé les classes surchargées en primaires, l’abandon des dispositifs de suivi des élèves en grande difficulté (RASED) et l’abandon de la formation initiale.

- le SE a tenu à se démarquer totalement des enseignants du privé en rappelant que le budget EN qui est globalisé public/privé fondait plus vite dans le public que dans le privé.

Mme Laquièze, Secrétaire Générale de la Préfecture, répond que l’État a décidé de confier la mission de service public d’éducation, pour partie au privé, et qu’à ce titre, il est normal que des budgets soient alloués à l’enseignement privé.

- la FCPE dénonce et va alerter le préfet au sujet des classes qui n’ont pas de profs dans certaines disciplines, ou qui n’ont pas l’horaire réglementaire dans des disciplines, pour cause de coupe dans les DGH.

La secrétaire générale indique, pour finir, que le président de la République a reçu un message de sa majorité parlementaire lui demandant de « faire une pause » dans la RGPP et peut-être renoncer à certaines suppressions de postes.
Elle ajoute que dans les services préfectoraux; le ministère de l’Intérieur aurait programmé moins de suppressions de postes que lors des budgets précédents.
Elle ne peut pas répondre en ce qui concerne l’Éducation Nationale.

Cordialement,
Emmanuel BOIS
pour la FSU30



Les représentants du personnel SNES-FSU du lycée Gide écrivent au Maire d’UZES M Chapon

 

         Lettre ouverte au Maire d’Uzès        

 

 

Avec près de 900 élèves  à la rentrée 2011, les effectifs du lycée Gide  continuent de progresser.  Les enseignants  qui ont agi pour que le lycée d’Uzès accueille tous les  élèves de secteur se félicitent de cette évolution. La montée en puissance de ce  lycée est  un élément positif pour Uzès et  pour  les cantons  environnants.

 

Toutefois des difficultés sérieuses subsistent au niveau des locaux qui sont à la charge de la Région et au niveau des personnels qui sont de la compétence  du Rectorat. Nous maintenons la pression auprès de la Région et de l’Académie pour faire évoluer positivement ces dossiers, en demandant  notamment que démarre au plus vite le projet tant attendu de l’ancienne gendarmerie qui permettra la restructuration des deux lycées d’Uzès.

 

Des problèmes de fonctionnement  qui sont de la responsabilité de la ville d’Uzès persistent : 

 

 

Ø    Certes la ville d’Uzès propriétaire du  bâtiment de l’internat a fait quelques travaux indispensables  (changement de la chaudière qui fournit l’eau chaude sanitaire)  mais il reste encore  des interventions à réaliser pour  assurer correctement l’accueil des pensionnaires : rénovation des sanitaires insalubres et mise en place de volets aux fenêtres.

 

 

Ø    L’espace devant le lycée qui sert de cour aux élèves, n’est pas sécurisé ni entretenu régulièrement par les services municipaux.   Actuellement, cette zone est quasiment laissée à l’abandon et pose un réel problème de sécurité.  Pourtant, Madame la Proviseure adjointe a déposé en 2010  à votre mairie un projet d’aménagement qu’elle avait  élaboré avec les élèves du lycée. Nous vous rappelons que dans le cadre du plan « vigipirate » toujours en vigueur le stationnement devant un établissement scolaire doit être interdit.

 

Nous vous demandons donc, Monsieur le Maire,  d’engager  au plus vite les travaux pour remédier à ces dysfonctionnements et de soutenir les lycées de votre ville en donnant « le feu vert » au projet de restructuration.

 

 

Les représentants du personnel SNES-FSU du lycée Gide

 

 

 

 

 

 

 

 



27 septembre : grève et manifestation, 14h, Nîmes

A l’initiative de la FSU, de la FERC-CGT, de l’UNSA-éducation et du SGEN-CFDT

 GREVE NATIONALE DANS L’ÉDUCATION
MARDI 27 SEPTEMBRE

MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE

NÎMES, 14h, Maison Carrée

Avec le SNES, (ré)agir pour nos métiers et pour le second degré :
➜ POUR un plan pluriannuel de recrutement massif à la hauteur des enjeux des services publics
➜ POUR le respect de nos métiers et de nos missions
➜ POUR la revalorisation de nos professions et de nos salaires
➜ POUR donner un avenir au collège
➜ POUR construire un lycée démocratique
➜ POUR une réelle relance de l’éducation prioritaire
➜ POUR une autre réforme de la formation des enseignants
➜ POUR développer une véritable orientation scolaire

Communiqués de presse

Journée de grève dans l’éducation le 27 septembre 2011

Communiqué commun des Fédérations de l’Education nationale
FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education
Paris, le 10 juin 2011

Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.

Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux met l’Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d’assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d’exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.

Les personnels de l’Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus. Ces suppressions associées au manque d’ambition éducative dégradent encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l’Education nationale sonne comme une provocation d’autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d’emplois et n’affiche d’autre objectif pour le système éducatif que la recherche d’économies.

Si le gouvernement cherche à tromper l’opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l’on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l’avenir.

En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l’avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire.

La nécessité d’une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public à se mettre en grève le 27 septembre prochain. Elles exigent l’arrêt des suppressions d’emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves.

Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

 



La FSU veut un autre avenir pour la jeunesse

Par Françoise Solliec du café pédagogique

 

Alors qu’elle devait être reçue par le ministre dans l’après-midi, la FSU organisait une conférence de presse le 22 septembre pour présenter la réflexion de la fédération sur les conditions de la rentrée et, bien au-delà, sur l’organisation d’un débat de société qui lui paraît profondément nécessaire, afin d’assurer la réussite de tous les jeunes.

 

La FSU veut un autre avenir pour la jeunesse  dans Actualités fsuseptEntourée par une douzaine de responsables représentant les différents syndicats de la fédération, la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, a insisté sur la richesse que représente pour la France la fonction publique, dans un contexte économique de fragilisation de la population, impactant surtout les jeunes. Aujourd’hui, dit-elle, « la fonction publique est considérée comme un obstacle par le gouvernement » et « les fonctionnaires se sentent empêchés d’exercer leurs missions ». Il faut qu’ait lieu un débat de société  sur le rôle de l’Etat dans les mois à venir.

 

Pour la FSU, la rentrée s’est déroulée sans surprises : sureffectifs dus aux suppressions de postes, mécontentement devant les réformes, baisse de la démocratisation, soulignée par la récente étude de l’OCDE. « On est aujourd’hui dans un système à plusieurs vitesses ». Dans cette situation, la FSU affirme se positionner avec « conviction et détermination » : il y a un choix de société à faire, qui assure la réussite de tous les jeunes, en leur offrant une scolarité complète jusqu’à la qualification.

 

Dans la rencontre avec Luc Chatel la FSU attend des réponses à de nombreuses questions : formes et calendrier de travail sur l’évaluation, la formation des maîtres, le bilan de compétences, la scolarisation ne maternelle, etc. Elle entend aussi demander que soit ouvert un dialogue social actuellement inexistant qui conduit à une politique menée contre les personnels et à une dégradation jugée inacceptable des conditions de travail.

 

La rentrée est pour les personnels objet de colère, de mécontentement et d’inquiétude, déclare Bernadette Groison, mais c’est aussi le souhait de travailler à un nouveau projet éducatif. On ne peut laisser les jeunes seuls face à leur destin scolaire, leur réussite est une responsabilité collective. C’est dans cet esprit que la journée du 27 septembre a été organisée, avec les parents et les jeunes, afin de revendiquer la réussite de tous les jeunes. Cette journée semble faire l’objet d’une mobilisation assez forte (voir les informations sur le site de la fédération).

Le lendemain, un colloque sur l’éducation démarrera la réflexion sur l’avenir du système éducatif et inaugurera les discussions avec les partis politiques.

 

Pour Sébastien Sirh du Snuipp, cette journée sera aussi l’occasion de tirer la sonnette d’alarme. Les suppressions de postes rendent critiques les effectifs dans les classes et les possibilités de remplacement.

Roland Hubert, du Snes, pense que les enseignants souhaitent s’exprimer dans cette journée. Ils veulent entrer dans le débat et être écoutés.

Au lycée professionnel, hors de l’augmentation mécanique des bacheliers (bac en 4 ans et en 3 ans), les constats du SNUEP sont plutôt pessimistes. Le taux d’abandon ne diminue pas et la certification BEP est loin d’être obtenue par tous. « Ce sont toujours les mêmes qi sont rejetés du système éducatif ».

Dans l’enseignement agricole, affirme le SNETAP, les diminutions de moyens entraînent la réduction des places offertes et de nombreux candidats sont obligés de se tourner vers les établissements privés, avec le risque d’être davantage confronté à une profession dans laquelle domine un modèle productiviste déjà ancien.

C’est à l’école de contribuer à corriger les inégalités, déclare Bernadette Groison, la FSU n’opposera pas la qualité à la quantité. « Il nous faut penser l’école pour les élèves d’aujourd’hui » conclut Sébastien Sihr.

 

 

Sur le site du Café

Sur le Web

 



Communiqué à destination de la communauté éducative du lycée Charles Gide

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RENTREE AU LYCEE CHARLES GIDE

 

En juin dernier, les personnels du lycée, inquiets pour la rentrée qui s’annonçait,  s’étaient adressés aux familles en dressant le bilan de la situation : il manquait des divisions pour scolariser tous les élèves, des heures pour assurer certains enseignements, des personnels administratifs et en vie scolaire pour accueillir nos lycéens.

 

Pourtant, tout au long de l’année scolaire, les personnels avaient réclamé que le Rectorat prenne en compte la spécificité de l’établissement dans l’attribution des moyens de fonctionnement. Une délégation, comprenant élèves, parents et enseignants, avait transmis directement ces demandes fondées sur un recensement précis des besoins.

 

Où en sommes-nous en cette rentrée 2011?

 

-       Nous demandions un ½ poste supplémentaire au secrétariat – Il  a été créé.

-       Nous demandions que les normes de sécurité en vigueur pour nos locaux soient

          respectées, c’est-à-dire un effectif maximum de 32 élèves par classe – Cette règle

           a été appliquée.

     -    Nous demandions que tous les élèves du secteur géographique puissent s’inscrire au

          lycée en fonction de leurs voeux – 2 divisions (en 1°ES et STG) et une 1/2 en TS,

           ont été  créées, ce qui permet de  répondre aux demandes des familles et de 

          d’inscrire les doublants de notre établissement.

-       Nous demandions que les enseignants ne soient pas sommés d’effectuer des heures

     supplémentaires pour couvrir les besoins pédagogiques – Des heures postes ont

      été attribuées, le recours aux heures supplémentaires est donc limité.

 

Autant de motifs de satisfaction qui sont le  fruit d’une mobilisation commune avec les lycéens et la fédération de parents d’élèves FCPE.

 

De cette lutte pour obtenir les moyens nécessaires, il nous reste une séquelle : le lycée ne dispose plus de responsable informatique ni pour les TICE, ni pour la mise en oeuvre de l’ENT, ni pour l’exploitation pédagogique de l’Ordi prochainement donné à nos élèves de seconde. Nous avons besoin d’un poste spécifique d’enseignant coordonnateur. Dans l’immédiat, il faut immédiatement rétablir une décharge horaire pour le collègue qui remplissait ce rôle jusqu’alors.

 

Mais le véritable point noir de cette rentrée concerne la vie scolaire. Le lycée se trouve particulièrement démuni.

 

L’établissement compte maintenant près de 900 élèves.

Les locaux se sont étendus. 4 préfabriqués supplémentaires ont été installés dans une nouvelle cour.

Or, le travail de gestion et de suivi  des élèves, la surveillance des mouvements (intercours, récréations, demi-pension -avec un flux de plus de 600 DP-) vont reposer sur 3 personnes au quotidien : 1 CPE et 2 assistants d’éducation.

Cette situation s’avère alarmante et dangereuse. Elle n’existe, heureusement, dans aucun autre établissement.

 

En urgence, il nous faut obtenir la création de 2 postes en vie scolaire et plus particulièrement

-       la transformation d’un poste de surveillant en poste de CPE

-       la nomination d’un surveillant supplémentaire.

 

Nous voulons rappeler que l’une des AED du lycée, en exercice depuis de nombreuses années, a assuré le remplacement d’une des 2 CPE et préparé la rentrée scolaire.

À l’heure où l’on parle de validation des acquis d’expérience, sa place est au côté de ses collègues en vue d’une intégration dans la profession.

 



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