Communiqué du comité lycéen de Gide (Uzès 30)

OUI,

nous aussi nous sommes concernés par la réforme des retraites !

 

Pour l’instant on est étudiant,

mais on est destiné à travailler

et donc devenir retraités.

 

60 ans c’est dans longtemps

mais 62 ça l’est encore plus !

 

Reculer le départ à la retraite de 60 à 62 ans ça implique de reculer aussi la retraite à taux plein de 65 à 67ans. Bientôt ce sont nos grands parents qui nous feront cours.

 

Et obliger les vieux à travailler plus longtemps

c’est nous priver d’un million d’emplois.

Après on s’étonne qu’il y ait

25% de chômage chez les jeunes.

 

Eux ils veulent nous laisser leurs places et nous on en a besoin mais avec cette réforme : IMPOSSIBLE.

 

 

Manifestons tous ensemble

le mardi 12 octobre 2010 à Uzès

à10h devant le lycée Guynemer

puis à 15h à Nîmes.

 

Comité Lycéen

Télécharger l’affiche du comité lycéen et le tract:

Communiqué du comité lycéen de Gide (Uzès 30) dans Infos lycée Charles Gide doc Affiche comité Gide

doc dans Lycéens Tract Lycéens Gide



Communiqué commun de l’union locale intersyndicale de l’Uzège CGT, FSU, Solidaire, UNSA

Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action  du 23 septembre 2010 sur l’Uzège est un franc succès avec plus de 550 manifestants à Uzès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.

 

Ces organisations syndicales se rejoignent sur :

- le refus  du recul de l’âge d’ouverture du droit à la retraite de 60 ans à 62 ans, combiné à l’augmentation simultanée de la durée de cotisation, qui va fortement pénaliser les salariés, et plus particulièrement tous ceux qui ont commencé à travailler jeunes, qui seront amenés à contribuer plus que les autres au financement du système sans acquérir le moindre droit supplémentaire.

- le refus  du recul de l’âge du taux plein de 65 ans à 67 ans qui va durement aggraver la situation des salariés qui ont eu des parcours professionnels morcelés, en particulier les femmes dont près de 30% font valoir aujourd’hui leurs droits à la retraite à 65 ans pour éviter une pénalité sur leur pension et ceux qui sont conduits à entrer tardivement sur le marché du travail.

 

L’intersyndicale invite toute la population de l’Uzège

le samedi 2 octobre à

 un rassemblement à 11h

Esplanade d’Uzès

 

afin de rejoindre la manifestation départementale

de Nîmes à 14h

place Saint Charles

 

Un bus partira d’Uzès vers 13h à destination

de la manifestation de Nîmes



Lycéens mobilisés contre la réforme des retraites : l’UNL appelle à des Assemblées générales pour préparer la manifestation du 2 Octobre

Trois millions de manifestants étaient dans les rues hier pour protester contre le projet gouvernemental de réforme des retraites. Dans toute la France, on comptait des cortèges encore plus fournis que le 7 Septembre. Plus particulièrement, les cortèges jeunes se sont vus doubler ou tripler ;  preuve que la jeunesse ne veut pas payer toute sa vie les conséquences d’une crise qui n’est pas la sienne. 

Lycéens mobilisés contre la réforme des retraites : l’UNL appelle à des Assemblées générales pour préparer la manifestation du 2 Octobre  dans Syndicats lycéens Manif%20UNL%202

Les jeunes mobilisés en nombre !

Deuxième manifestation de l’année, trois semaines après la rentrée scolaire, et déjà 1500 jeunes à Paris, dont 800 lycéens, 700 à  Toulon, 400 à Tours ou encore 300 à Toulouse … A Paris, plus de dix lycées étaient bloqués pour protester contre les injustices de la réforme des retraites.

Pour la première fois à une date aussi rapprochée de la rentrée scolaire, les lycéen étaient massivement mobilisés pour un mouvement interprofessionnel. Les jeunes ont aujourd’hui bien conscience de l’impact désastreux de cette réforme sur leur avenir.

La retraite concerne les jeunes et les lycéens en premier lieu !

Alors qu’un million de jeunes sont aujourd’hui au chômage, le gouvernement veut retarder l’âge de départ à la retraite, créant encore plus de difficultés pour leur insertion socioprofessionnelle. Il aggrave la précarité existante plutôt que de trouver les solutions pour y mettre fin.

Ce problème est encore plus pesant pour des lycéens en bac professionnel et en CAP : ceux ci commencent à travailler plus tôt et devront continuer encore plus longtemps, qui plus est dans des conditions souvent pénibles.

Ce problème se pose aussi pour les 150 000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire. Alors qu’ils n’ont pas de diplôme et souvent pas d’emploi, le gouvernement accentue leurs difficultés. Il ne leur permet pas ni d’avoir une formation, ni d’avoir un emploi, et enfin ni d’avoir une retraite.

L’UNL ne peut accepter que ces jeunes, déjà mis en difficulté par un système scolaire qui reproduit les inégalités sociales, soient pénalisés durant toute leur vie. Nous réaffirmons la nécessité d’une retraite à 60 ans à taux plein et de la prise en compte des années de formation dans le calcul des annuités !

La jeunesse et les lycéens peuvent faire plier le gouvernement

Les jeunes sont les premiers concernés par cette réforme, et en payeront directement les conséquences si elle est appliquée.

Les jeunes devront donc être encore plus mobilisés durant la suite du mouvement pour faire plier le gouvernement.

L’UNL appelle donc les lycéens à organiser des Assemblées Générales et des réunions d’information dans tous les lycées, en vue de la mobilisation du 2 Octobre, et à se rendre au grand meeting parisien sur les retraites le 1er Octobre.



Sacrifiés avant d’avoir commencé à travailler!

La FIDL le syndicat lycéen, appelle les lycéens à descendre de plus en plus nombreux dans la rue le samedi 2 octobre et le mardi 12 octobre, date des nouvelles journées de mobilisation, pour montrer leurs déterminations à ne pas être la génération sacrifiée de l’actuelle réforme des retraites.Dans l’attente de cette date, la FIDL appelle à des assemblés générales lycéennes afin de discuter entre lycéens de cette reforme injuste et imposée.

Massira BARADJI, président de la FIDL, rappelle au gouvernement que « la jeunesse française montre à travers les sondages et les manifestations qu’elle dit NON à cette reforme des retraites ! »

La FIDL affirme que si le gouvernement continue dans sa logique d’autisme, il prend le risque d’avoir à faire face à un mouvement d’envergure de la jeunesse, dans les semaines qui viennent.



Suppression des allocations familiales : les lycéens refusent la double peine !

L’assemblée Nationale a adopté hier à une courte majorité le texte de loi présenté par l’UMP prévoyant la suppression des allocations familiales aux parents d’élèves absentéistes. L’UNL dénonce une loi idiote, contreproductive et dogmatique.

 

Le gouvernement fait fausse route pour lutter contre l’absentéisme

 

Alors que les États Généraux de la sécurité à l’école avaient montré que les mesures répressives étaient inutiles voir qu’elles accentuaient les problèmes, le gouvernement a fait une nouvelle fois fausse route en appuyant ce projet de loi.  De plus, l’absentéisme scolaire révèle un problème plus profond: le fait que des élèves se sentent en marge du système scolaire, des élèves pour qui notre système n’a rien à proposer pour se remettre à travailler, pour reprendre goût à aller en cours.

 

Pour répondre à cela, c’est un véritable suivi individualisé des élèves qu’il faut mettre en place, et non des mesures telles que la suppression des allocations familiales pour des élèves déjà majoritairement en difficultés sociales : l’UNL refuse la mise en place d’une double peine, la mise ne place de l’alliance sanction scolaire/sanction sociale.

 

Alors que ces familles auraient besoins de moyens supplémentaires et d’un suivi régulier de la part des pouvoirs publics pour assurer la scolarité de leurs enfants ainsi qu’améliorer leurs conditions de vie, le gouvernement fait le choix délibéré de les mettre encore plus en difficultés.

 

L’UNL demande au gouvernement de se poser les bonnes questions pour lutter contre l’absentéisme car en continuant ainsi il va lui-même renforcer les phénomènes qu’il ne cesse de dénoncer bien souvent à des fins électoralistes.

 

D’autres réponses sont attendues

 

La politique dogmatique et irresponsable menée par le gouvernement est loin de répondre aux situations auxquelles nous sommes confrontées. Ainsi, l’UNL demande à Luc Chatel de prendre ses responsabilités :

 

-       il est nécessaire de lancer un plan pluriannuel de recrutement de surveillants et de CPE pour permettre au lycée d’être un lieu d’apprentissage de la vie en société, en ayant un encadrement suffisant.

 

-       Pour éviter le décrochage, qui crée chez les jeunes une absence de perspective d’avenir, nous demandons la mise en place d’un véritable Système d’Aide Scolaire, et des enseignants formés à la prise en charge de l’échec scolaire.

 

-       Enfin, la conférence sur les rythmes scolaires devra prendre réellement en compte l’avis des lycéens, et celle-ci ne devra pas être un alibi supplémentaire justifiant de nouvelles suppressions de postes.

 

 

L’UNL préviens d’ors et déjà le gouvernement : les lycéens se mobiliseront massivement l’année prochaine pour la défense de leur Service Public d’Éducation si aucun effort n’est enfin donné et ce sur l’ensemble des sujets.

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne



Contre les choix gouvernementaux : défendre un service public d’éducation pour la réussite de tous !

Alors que les premiers arbitrages pour le budget 2011 seront rendus à la fin du mois, le ministère de l’Éducation nationale a récemment transmis aux académies des documents destinés à permettre l’identification des futurs postes à supprimer.

Les fiches techniques diffusées montrent ainsi jusqu’où le gouvernement est prêt à aller après avoir déjà supprimé 16 000 postes dans l’Éducation nationale en 2010. La rentrée 2010 s’annonce pourtant d’ores et déjà difficile…

Laisser penser qu’il existe des marges de manœuvre pour supprimer des postes sans effets de dégradation du service public d’éducation, c’est être tout simplement coupé de la réalité des établissements scolaires et sourd face aux interpellations actuelles de tous les acteurs éducatifs.

A l’heure où les inégalités scolaires ne cessent de s’aggraver, il est scandaleux que le gouvernement ose prétendre lutter contre l’échec scolaire, l’absentéisme et la violence, tout en continuant à supprimer les moyens éducatifs et pédagogiques nécessaires à un encadrement de qualité, y compris des élèves les plus fragiles ou à besoins spécifiques. Tous doivent pouvoir en effet être accompagnés vers la réussite, et plus particulièrement encore à l’entrée dans les apprentissages. Il en va d’une certaine conception de l’égalité réelle, qu’un projet de société comme celui de l’éducation, se doit d’incarner.

Nous savons tous à quel point, dans un contexte de crise économique et sociale, l’investissement dans l’éducation est primordial. Une véritable ambition pour l’École ne peut exclusivement reposer sur l’engagement au quotidien des professionnels de l’éducation.

Il est tout aussi hypocrite que le gouvernement ose prétendre résoudre la crise et se préoccuper de la jeunesse de notre pays sans assurer l’effort nécessaire pour que les générations à venir bénéficient d’une formation de qualité.

Si le ministre tente de mettre en avant le principe de rationalisation, il ne trompera cependant personne. Ses « réajustements » soi-disant « techniques » découlent d’une décision éminemment politique : celle qui vise à poursuivre aveuglément l’application à l’Éducation nationale du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Les personnels de l’Éducation nationale sont engagés au quotidien pour faire face aux difficultés, et c’est bien grâce à cet engagement que les écoles et établissements fonctionnent, évoluent malgré tout, pour répondre au mieux aux objectifs de la réussite de tous. Mais l’enseignement n’est pas qu’affaire de charisme : faire apprendre, transmettre des savoirs, une culture, des compétences ne peut se réduire à énoncer des discours devant un public plus ou moins attentif. Des moyens pour la formation professionnelle, pour soutenir les innovations pédagogiques sont indispensables pour faire progresser l’École.

C’est pourquoi nous interpellons dès maintenant les parlementaires quant à la nécessité de se saisir du sujet pour qu’émerge un véritable débat politique et citoyen quant aux finalités et aux moyens de l’École.

C’est pourquoi nous invitons tous celles et ceux convaincus comme nous que l’État doit immédiatement cesser de mettre en cause les moyens du service public d’éducation, à se mobiliser pour combattre avec vigueur et fermeté cette saignée inacceptable et dangereuse !

Dans le but d’organiser une mobilisation vaste et unitaire dès la rentrée et pendant toute la période du débat budgétaire, nous décidons de nous réunir à nouveau avant la fin de l’année scolaire.



Conditions de mise en oeuvre de la réforme du lycée dans l’Uzège

Uzès, le 21 juin 2010

 

Les représentants :

- des enseignants FSU, SGEN, Sud Éducation, UNSA et sans appartenance syndicale

- des parents d’élèves APDESU, FCPE et PEEP

- des élèves élus au Conseil d’Administration et au CVL

du Lycée Charles GIDE d’UZES (Gard)

 

 

 

à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale

s/c de Monsieur le Recteur de l’Académie de Montpellier

s/c de Monsieur le Proviseur du lycée Charles Gide

 

 

Objet : Conditions de mise en oeuvre de la réforme du lycée dans l’Uzège

 

Monsieur le Ministre,

 

Alertés par les récentes propositions de vos services concernant la « rationalisation de l’offre scolaire » afin de réduire les moyens humains et financiers des Etablissements Publics Locaux d’Enseignement (E.P.L.E.), nous souhaitons attirer votre attention sur le lycée Charles Gide d’Uzès. Seul Lycée d’Enseignement Général et Technologique (L.E.G.T.) de la ville, il draine de nombreuses communes du bassin nord nîmois.

Très soucieux de la réussite des élèves, comme l’attestent les résultats au Baccalauréat depuis plusieurs années, tous les intervenants du système éducatif demandent que les moyens financiers et humains de notre E.P.L.E. soient, pour le moins, maintenus, voire abondés. En effet :

- Cette année la Dotation Horaire Globalisée (D.H.G.) de notre établissement est de 1 092 heures et celle allouée pour la rentrée 2010 est de 1 074 heures : soit une perte de 18h ; alors même que, au vu des prévisions rectorales, les effectifs devraient être en hausse dans notre établissement.

Or, Monsieur le Ministre, vous avez donné injonction aux Recteurs, dans la note de service DGECO A n°2010_0002 : de veiller au « maintien des taux d’encadrement pour le lycée » et vous précisez que « cette enveloppe (la D.H.G.) doit être fixée de telle manière que les établissements retrouvent au minimum, à effectif constant, des moyens équivalents à ceux qui leur étaient antérieurement affectés ».

 

Ce sont donc 18 heures, soit l’équivalent d’un poste d’enseignant, qui manquent dans la D.H.G. de notre établissement pour que vos engagements soient respectés.

 

- Pour satisfaire la demande locale d’offre éducative et en s’appuyant sur l’autonomie supposée des E.P.L.E., l’équipe enseignante du lycée a préparé, (au cours de deux demi-journées banalisées) et présenté de nombreux enseignements d’exploration (13 propositions).

Tout ce travail a été annihilé par l’arbitrage rectoral qui n’a octroyé, à notre L.E.G.T., aucun enseignement d’exploration technologique (hormis SI) alors même que la circulaire n°2010-38 du 13-3-2010 précise « les autorités académiques (…) doivent encourager le développement dans le plus grand nombre possible d’établissements, de l’offre d’enseignements technologiques » (…) qui « peuvent attirer un public nombreux s’ils bénéficient d’une implantation dans un grand nombre d’établissements ».

 

Ce sont donc des arbitrages purement budgétaires qui ont guidé ces décisions et non pas l’intérêt des élèves de l’Uzège. 

 


- Consciente de l’opportunité que représente l’accompagnement personnalisé pour pallier les difficultés de certains élèves ou accroître les compétences d’autres, l’équipe éducative a travaillé sur un projet ambitieux d’ « ateliers d’accompagnement ».  Dans le même temps, les disciplines fondamentales que sont le Français, les Mathématiques et l’Histoire Géographie, ont proposé un développement de l’utilisation des TICE (nouvelles technologies) en groupes à effectif réduit.  Ces deux axes ont été présentés lors du conseil pédagogique du lundi 14 juin 2010.

 

La mise en place de ces dispositifs se heurte, encore une fois, à des contraintes purement budgétaires. En effet si l’on applique la circulaire n°2010-38 du 13-3-2010 qui stipule : « les chefs d’établissement sont les principaux artisans de l’utilisation de l’enveloppe horaire mise à disposition pour les classes de seconde pour s’adapter au mieux aux besoins locaux. (…) Cette enveloppe laisse une grande liberté à l’établissement puisque, désormais, tous les enseignements peuvent bénéficier de la mise en place de groupes à effectif réduit (…). Toutefois, ils veilleront à ce que certains temps d’enseignement bénéficient en priorité de la mise en place de ces groupes : ainsi, l’accompagnement personnalisé doit bénéficier d’au moins deux heures sur l’enveloppe (soit au minimum quatre heures professeurs), pour éviter les dédoublements traditionnels. », dès lors l’enveloppe horaire permettant les dédoublements (qui est seulement de 10h30 par classe) n’est pas suffisante.

 

Il nous faut donc choisir entre un accompagnement vraiment personnalisé, et un enseignement disciplinaire  répondant aux objectifs de notre société.

Nous demandons donc l’application de l’article 5 de la réforme du lycée, précisant que « une enveloppe horaire est laissée à la disposition des établissements pour assurer des enseignements en groupes à effectifs réduits. Son volume est arrêté par les recteurs sur une base de 10h30 par semaine et par division, ce volume pouvant être abondé en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement ».

 

Ce sont donc 10h de plus, par classe de seconde, qu’il nous faudrait pour assurer une offre éducative répondant à l’esprit de la réforme que le gouvernement propose.

 

 

 

Nous sommes convaincus que l’Education de nos jeunes citoyens reste la seule solution pour sortir de la crise qui bouleverse notre société. Optimisons les moyens certes, mais ne construisons pas une politique éducative qui ne réponde qu’à des critères budgétaires. L’Éducation est notre seul avenir, alors, Monsieur le Ministre, donnez-nous les moyens de notre ambition pour le Pays et pour l’Uzège.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre profond dévouement au Service Public d’Education.

  

 

Les représentants des personnels enseignants, des parents et des élèves

du lycée Charles Gide d’Uzès

 

 

PS : Lettre ouverte adressée, aussi, aux médias et aux élus Départementaux et Régionaux.



Expérimentation sur les rythmes scolaires dans 100 collèges et lycées à la rentrée 2010: Chiche!

Logo UNLLuc Chatel a annoncé la mise en place d’une expérimentation dans 100 collèges et lycées à la rentrée 2010, afin d’explorer une piste de refonte des rythmes scolaires, tout en favorisant l’activité sportive. L’UNL considère que poser le débat d’une refonte sur les rythmes scolaires est nécessaire, mais met en garde le gouvernement contre la tentation de l’instrumentaliser dans le but de réaliser des économies budgétaires.

 

Des rythmes scolaires en phase avec les rythmes des jeunes: une nécessité pédagogique!

 

L’UNL considère le débat sur les rythmes scolaires comme essentiel. Les journées de sept à huit heures représentent un frein à la concentration des élèves, et rendent impossible  l’apprentissage de connaissances et de compétences nécessaires à la réussite des élèves.

 Il est primordial de poser la question de l’équilibre du temps scolaire, à l’échelle de la journée, comme à l’échelle de la semaine ou de l’année. Cependant, cette question n’est pas dissociable de celle de la valorisation de nouvelles formes d’apprentissage: équilibrer le temps scolaire, c’est aussi l’équilibrer entre cours magistraux, travaux en autonomie, projets interdisciplinaires, et pratiques associatives, culturelles ou sportives.  Ainsi l’expérimentation prévue apparait réductrice et non appropriée aux besoins de l’ensemble des élèves.

 

L’UNL met en garde le gouvernement: les lycéens ne permettront pas l’instrumentalisation du débat à des fins budgétaires!

 

La réflexion sur les rythmes scolaires implique parallèlement un questionnement d’une part, sur la formation des enseignants, qui doivent être en capacité de mettre en place des formes d’apprentissage variées, et, d’autre part, sur l’encadrement des élèves. En effet, dans des classes à plus de trente élèves, il sera impossible de ressentir l’impact d’une refonte des rythmes scolaires.

 

L’UNL demande au gouvernement de prendre ses responsabilités:

- le gel des suppressions de postes jusqu’à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy est nécessaire à la bonne tenue de la conférence sur les rythmes scolaires, et à la mise en place des décisions qui en émaneront.

- Par ailleurs, le premier syndicat lycéen demande à Luc Chatel de déterminer un seuil maximal d’élève fixé à 25 par classe, afin d’assurer des conditions d’études de qualité à tous.

- De plus, les lycéens demandent à ce que la réforme de la formation des enseignants soit remise à plat et de nouveau discuter avec l’ensemble de la communauté éducative. Le choix délibéré de faire une réforme de la formation des enseignants anti-pédagogique et à des fins comptables sacrifiera plusieurs générations d’élèves au profit d’une vision conservatrice de l’école.

 

L’UNL demande à Luc Chatel de donner aux lycéens toute leur place dans le débat sur les rythmes scolaires.

 

Les lycéens sont les premiers concernés par la nécessité d’adapter l’école à leurs rythmes, et les mieux à même de définir une organisation du temps scolaire pertinente, et les formes d’apprentissage les mieux adaptées.

C’est pourquoi, l’UNL, premier syndicat lycéen, organisera une vaste consultation lycéenne dans toutes les académies dès la rentrée prochaine, en parallèle de la conférence qui se tiendra en 2010/2011.

 

 

L’UNL considère comme nécessaire une refonte des rythmes scolaires, mais avertit le gouvernement: le débat n’aura pas lieu sans les lycéens, et ne pourra servir de prétexte à des saignées budgétaires du même ordre que celles des années précédentes.

 

Antoine Evennou

Président de l’Union Nationale Lycéenne



Clôture de son 7ème Congrès : l’UNL à l’offensive contre l’école à deux vitesses !

Le 7ème congrès de l’UNL, qui réunissait 300 délégués lycéens à paris depuis samedi, s’est clôt lundi 5 avril.

L’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen de France, a profité de cette occasion pour affirmer sa volonté de porter les aspirations de la jeunesse, sa volonté d’imposer un changement de cap au gouvernement en matière de politique éducative et a formulé ses exigences pour remettre l’égalité des droits au cœur du service public.

Les lycéens attendent des mesures fortes pour mettre en sécurité sociale la jeunesse et portent l’exigence d’un service public d’éducation gratuit, laïque, solidaire et démocratique.

C’est ainsi que les lycéens dénoncent la politique menée par le gouvernement. En effet, il porte la responsabilité de la hausse du chômage et de la précarité amplifiée par la crise économique et sociale dont les jeunes sont les premières victimes. En n’investissant pas dans les services publics, le gouvernement rajoute de la crise à la crise, du chômage au chômage, du malaise social au malaise social.

Le gouvernement continu la casse des services publics et notamment celui de l’éducation. Lors de son 7ème congrès l’UNL a tenu à appeler le gouvernement à faire face à ses responsabilités en investissant massivement dans l’éducation et en mettant en place une politique éducative qui favorise la réussite de tous. Les réformes qui sont entreprises depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy sont loin de répondre aux attentes et aux besoins des lycéens : le gouvernement doit désormais l’entendre !

Pas de moyens, pas de débats Monsieur le Ministre !

Alors que les états généraux sur la sécurité scolaire vont s’ouvrir dès demain, l’UNL tient à rappeler au Ministre de l’Education Nationale qu’il ne peut faire l’impasse sur les questions budgétaires et pédagogiques.

En effet, les raisons de la violence sont multiples et pas uniquement liées à l’école. La précarité et le chômage des familles de plus en plus forts, les classes de plus en plus surchargées, les conditions de vie et d’études des lycéens créent de véritables tensions tant dans l’école qu’à l’extérieure. Le gouvernement est le seul responsable de cette situation, il doit maintenant apporter des réponses efficaces et justes.

 Les retraites : une affaire de jeunes

A l’occasion de ce congrès le lycéen ont aussi rappelé au gouvernement qu’il ne peut aborder le débat sur la réforme du régime des retraites sans l’avis de toutes les générations directement concernées par cet enjeu social majeur, et donc des jeunes d’aujourd’hui.

Ils lui rappellent ainsi que nous serons intransigeants sur :

  • L’âge légal du droit de départ à la retraite à 60 ans et le non allongement de la durée de cotisation
  • Un système solidaire de retraites par répartition garantissant des montants de retraites de haut niveau.
  • La prise en compte des années d’études et de formation dans le calcul de la retraite
  • La lutte contre les inégalités salariales et de pensions entre les hommes et les femmes

Ce 7ème congrès de l’UNL s’est achevé par la réélection d’Antoine Evennou pour un nouveau mandat de deux ans à la tête de l’UNL.

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne



Luc Chatel renforce dans l’ombre un système scolaire à deux vitesses

En séance plénière du Conseil Supérieur de l’Education du jeudi 11 mars, le Ministère de l’Education Nationale a présenté des décrets réformant les épreuves du Baccalauréat dans les filières professionnelles : faire passer l’intégralité des épreuves sauf trois en contrôle en cours de formation sans épreuve terminale. Pour la CGT éduc’action, le SNUEP et l’UNL, Luc Chatel aggrave les difficultés d’une voie déjà sous dotée.

 

Un Baccalauréat sans épreuve nationale, est-ce encore un Baccalauréat ?

 

Alors qu’il aurait été nécessaire de débattre du rythme des évaluations et du contenu des programmes pour mettre fin à l’effet couperet et au bachotage des examens en fin de parcours, le Ministère de l’Éducation Nationale a pris le mauvais chemin.

En effet, si nous pouvons être favorables à une réforme des épreuves du Baccalauréat Professionnel, nous ne pouvons accepter une évaluation finale qui repose sur chaque établissement et fait abstraction du droit à l’anonymat et à la partialité des corrigés.

 

Deux lycéens dans la même filière mais dans des établissements différents ne bénéficieront pas de la même reconnaissance de diplôme. La possibilité pour les lycées de mettre en place une stratégie de « prestige » d’établissement plutôt que de se concentrer sur la qualité réelle de la formation et sur la réussite des élèves peut entrainer une course à la sur-notation pour attirer des effectifs.

 

Luc Chatel persiste dans une stratégie de hiérarchisation du système éducatif. En effet, c’est une éducation à la carte qui se dessine avec : la suppression de la carte scolaire combinée à la déconnexion entre les réformes de la filière professionnelle et des filières technologiques et générales.

 

Une fois de plus, le Gouvernement cherche à étouffer un incendie qu’il a lui-même allumé.

 

Nous considérons ce type de proposition comme un aveu de l’échec du Bac pro en trois ans. Le Gouvernement cherche une solution à la surcharge des programmes de lycée professionnel : en réformant dans une logique comptable sans prise en compte de la qualité de la formation dispensée, il crée une situation catastrophique pour les élèves et impossible pour les enseignants.  

 

La filière professionnelle est un pilier de la démocratisation de l’école et de la diversification des parcours de formation. La détérioration de la qualité du diplôme est d’autant plus grave dans une période de chômage élevé chez les jeunes où une reconnaissance nationale des qualifications est indispensable pour chercher un emploi.

 

En conséquence, les organisations signataires demandent au gouvernement de revoir sa copie, et appellent les lycéens et les enseignants à descendre dans la rue le 12 mars.

 

Patrick Désiré et Christophe Godard
Co-secrétaires généraux de la CGT éduc’action

Jérome Dammerey
Secrétaire Général du SNUEP
Responsable du secteur éducation

Antoine Evennou
Président de l’UNL



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