Les profs ont défilé pour exprimer leur «exaspération»

Article 20 minute.fr

Manifestation de l'Education le 24 novembre 2009 à Paris.

Manifestation de l’Education le 24 novembre 2009 à Paris./SIPA

 

SOCIAL – Manifestations et rassemblements ont eu lieu dans toutes les académies…

C’était une journée de mobilisation pour l’éducation ce vendredi. Huit syndicats sont à l’origine de l’appel à la grève: le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, le Snalc-Csen, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, et SNCL-FAEN.

Manifestations dans toute la France

Entre 1.100 manifestants selon la police et 10.000 selon les organisateurs ont défilé vendredi à Paris, entre Luxembourg et le ministère de l’Education nationale, pour exprimer leur «exaspération» et demander des postes et des personnels formés. D’autres manifestations ont eu lieu dans plus de 60 villes pour exprimer leur «exaspération» et demander des postes et des personnels formés.

A Paris, les manifestants, essentiellement des professeurs, sont partis peu après 14h15 du métro Luxembourg (5e), en direction des abords du ministère de l’Education nationale (7e) derrière une très large banderole sur laquelle on pouvait lire: «Abrogation des réformes Sarkozy-Chatel, de l’ambition pour tous les jeunes! Des postes et des personnels formés!».

Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes manifestaient déjà à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. A Sarreguemines (Moselle), ils étaient 800 lycéens à manifester. A Toulouse, les manifestants étaient entre 450 à 500, à Nice entre 350 et 500-1.000. On comptait aussi 200 personnes à Reims (Marne) et une centaine à Metz, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

50% d’enseignants en grève selon les syndicats

A la mi-journée, le ministère de l’Education nationale indique que les taux de participation à la grève sont de 15,14% pour les enseignants des collèges, 8,03% pour les enseignants des lycées professionnels et de 11,70% pour les enseignants des lycées d’enseignement général et technologique. Soit une moyenne pondérée de 12,90% pour les enseignants du second degré.

Des chiffres très différents de ceux fournis par les syndicats. Environ 50% des enseignants étaient en grève, selon la co-secrétaire générale du syndicat Snes-FSU, Frédérique Rolet.

Dégradation des conditions de travail

Les organisations syndicales s’insurgent notamment contre les 16.000 suppressions de postes prévues à la rentrée, dans le cadre d’une «politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d’étude et réduit l’offre de formation».

Elles contestent aussi la réforme du lycée, la jugeant conçue pour supprimer des postes et portant en germe une désorganisation des établissements en «imposant une autonomie de gestion de la pénurie».

Turbulences et insécurité

Les syndicats s’inquiètent enfin des conditions d’entrée dans le métier des enseignants tout juste recrutés, qui pourront se voir imposer un temps plein dès la rentrée de septembre, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’à présent.

De plus, cette journée de mobilisation intervient après les turbulences du début d’année: tensions autour des remplacements d’enseignants, d’une rentrée 2010 difficile avec des suppressions de moyens et du thème de l’insécurité après trois agressions d’élèves dans des établissements du Val-de-Marne cette année.

C.C. avec agence

Article 20Minutes.fr

Les profs mobilisés contre les réformes

Les profs ont défilé pour exprimer leur «exaspération» dans Réforme du lycée article_1203-FRA09-EDUCATIONMANIFESTATION

« Ras-le-bol généralisé », « crise à son paroxysme ». Le ton monte chez les enseignants. Et à l’avant-veille du premier tour des régionales, ils ont bien l’intention de le faire savoir. La moitié des professeurs pourrait être en grève aujourd’hui, selon le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées.

Près de 26 manifestations seront organisées dans toute la France, avec une mobilisation particulièrement forte dans les académies d’Ile-de-France, de Lille, d’Aix-Marseille et de Lyon. La crise, profonde, trouve ses racines dans de multiples facteurs, parmi lesquels « des conditions de travail dégradées », « les effets successifs des réformes prévues ou en cours » ou la « dureté » de la ligne du ministre de l’Education, accusé par le Snes-FSU de faire « comme si tout allait bien ». Luc Chatel, mercredi encore, confirmait d’ailleurs le remplacement d’enseignants absents par des retraités de l’Education nationale dès la rentrée 2010. Une annonce révélatrice du « mépris pour le professionnalisme des enseignants », selon le SNUipp.

La fracture entre le ministre de l’Education et les enseignants semble bel et bien consommée, et intervient dans un contexte généralisé d’accroissement de la violence en milieu scolaire. Hier, quatre agresseurs ont pénétré dans un amphithéâtre de l’université Paris-XIII-Villetaneuse pour y racketter une trentaine d’étudiants. Une agression qui tombe mal pour le gouvernement, alors que Brice Hortefeux se félicitait dans le même temps « d’une baisse très sensible du racket » lors d’une réunion à l’Elysée sur le thème de la violence en milieu scolaire – réunion censée préparer les futurs états généraux de la sécurité à l’école, qui se tiendront les 7 et 8 avril à la Sorbonne.

A l’appel de la Fidl et de l’Unef, les lycéens eux aussi manifesteront aujourd’hui. Dès lundi, ils observeront « une grève des trousses et des cahiers » pour dénoncer les politiques éducatives du gouvernement. W

Ingrid Gallou

 

 

Article Libé.fr

«C’est comme si on voulait sacrifier cette jeunesse»

Par MARGAUX COLLET

Les enseignants étaient entre 1100 et 10 000 à  manifester ce vendredi

Les enseignants étaient entre 1100 et 10 000 à manifester ce vendredi

«Si on est là aujourd’hui, c’est pour nos élèves». Christine est enseignante au lycée professionnel Auguste Perret d’Evry. Elle manifeste ce vendredi pour «dénoncer les suppressions de postes que nous sommes les premiers à subir». C’est d’ailleurs un mot d’ordre récurrent dans les différents cortèges réunis à l’appel des huit syndicats d’enseignants des lycées et collèges. Difficile d’estimer l’importance de la mobilisation puisque le ministère avance 13% de grévistes, les syndicats 50%.

Principaux mots d’ordre de la manifestation: s’opposer aux 16 000 suppressions de postes annoncées pour 2010 dans l’Education nationale, la réforme de la formation des maitres et celle des lycées, mise en place à partir de septembre prochain. La proposition faite lundi, par le ministre Luc Chatel, de remplacer les enseignants absents par des étudiants qualifiés ou de jeunes retraités suscite également un vent de fronde.

«Postes supprimés, lycées sacrifiés»

Derrière une banderole «Pas contents» les professeurs du lycée Le Corbusier d’Aubervilliers sont venus protester, eux, contre la réforme du lycée. «La fin des demi-groupe et la suppression d’heures de spécialisation laissent présager beaucoup de théorie et moins de temps pour au final enseigner plus de choses». Aurélie Chassaigne, documentaliste dans ce lycée, ajoute qu’il existe une certaine confusion. Selon elle, «les chefs d’établissements sont débordés par l’application de la réforme car les informations leur arrivent au dernier moment».

En Seine-Saint-Denis, les professeurs du collège Jean-Baptiste Clément de Dugny appellent à un «plan de sauvetage de l’éducation pour le 93». Amina El Abid enseigne le français dans cet établissement dont «le résultat de 56% au brevet est pointé du doigt mais où on ne fait que réduire les moyens». Le jeudi 11 mars, à l’initiative de la FCPE, les parents ont lancé une opération «école déserte» en soutien aux enseignants et aucun élève n’était en classe, en signe de protestation. Damien Faraco, professeur de physique dans ce même collège, déplore que «dans un établissement en difficulté, il n’est pas possible de supprimer d’avantage de postes et d’augmenter les effectifs». Sa collègue Amina, ajoute, dépitée, «c’est comme si on voulait sacrifier cette jeunesse».

Les étudiants aussi présents

«Enseigner, c’est un métier. Il faut des enseignants formés !» Un étudiant IUFM lance ce slogan dans son mégaphone sur fond de percussions. Audrey Moreau est stagiaire en 1ère année à l’IUFM d’Ivry, elle fait donc partie de «la dernière promo avant l’application de la mastérisation». Elle se mobilise tout de même car le passage de la formation en cinq ans et la suppression des stages signifie pour elle que «l’on va envoyer face à des élèves des enseignants non formés avec le risque d’une gestion de classe catastrophique».

A l’appel de l’Unef, des étudiants, certes peu nombreux, étaient également présents. Le président du syndicat étudiant, Jean-Baptiste Prévost, explique que «les étudiants sont évidemment concernés par ce qui est en train de se passer». «Que ce soit du fait des milliers d’étudiants qui se destinent à enseigner ou de par la proposition du ministre de constituer un vivier de jeunes précaires pour remplacer les enseignants».

Azzedine Darmouli, professeur de SES au lycée Paul Eluard de Saint-Denis estime que «c’est dévaloriser son métier puisqu’il pourra être remplacé par un étudiant». Il déplore que «les logiques comptables priment à présent dans l’éducation, notamment par l’instauration d’un tronc commun à toutes les filières et la suppression des programmes spécifiques en histoire ou en langues». Une pancarte à la main, il constate «que la priorité de cette réforme a été son optique budgétaire. Il n’y a pas eu de réflexion de fond ».

 

Article Le Figaro.fr

Journée de grève dans les collèges et les lycées

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Crédits photo : AFP

A mi-parcours d’une journée de manifestations contre les réformes gouvernementales, les grévistes sont 13% selon le ministère et 50% selon le premier syndicat du secondaire. Une bagarre des chiffres qui rend difficilement compte de l’ampleur du mouvement.

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Crédits photo : AFP

Difficile de dire si le mouvement de grève des enseignants était bien suivi, vendredi. A la mi-journée, le Snes-FSU – premier syndicat du secondaire – annonçait 50 % de grévistes dans les collèges et les lycées, contre 13 % selon le ministère de l’Education nationale. Dans le détail, le ministère estime que les professeurs étaient 15 % à avoir cessé le travail dans les collèges, 8 % dans les lycées professionnels et 11,7 % dans les lycées d’enseignement général et technologique.

Traditionnellement, et encore plus en collèges et lycées que dans les écoles primaires, les chiffres du ministère et des syndicats sont très différents. Le Snes-FSU reproche notamment au ministère de rapporter le nombre des grévistes à l’ensemble des personnels et non à ceux en exercice le jour de la grève.

 

Une soixantaine de manifestations

Même écart entre les chiffres des manifestations. Ils étaient 1.100 selon la police, 10.000 selon les organisateurs, à défiler vendredi dans la capitale. La réforme du lycée comptait parmi les motifs de critique des huit syndicats – SNES-FSU, FO, CGT, Sud-Education, FAEN et SNALC – ayant appelé à cette journée nationale de grève et manifestations. Pourtant, les manifestants parisiens, enseignants et lycéens, ont essentiellement dénoncé les 16.000 suppressions de postes prévues pour 2010 et la réforme de la formation.

En tout, une soixantaine de manifestations étaient organisées vendredi dans toute la France. Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes ont manifesté à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. On comptait aussi des centaines de manifestants à Toulouse, Nice, Reims ou encore Metz. Les organisations syndicales sont convenues de se retrouver à 18 heures pour décider des suites du mouvement.

LIRE AUSSI :

» La réforme du lycée décryptée matière par matière

» Lycée : Chatel maintient le cap

 

 

 

 

 

 



« Remplacements : les bricolages de Luc Chatel »

Mardi 9 Mars 2010

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Dans une interview parue dans Le Parisien, Luc Chatel annonce un « plan de mobilisation générale » pour le remplacement des absences de courte durée des enseignants. Pour l’Union Nationale Lycéenne, le Ministre a raté une occasion de se taire.

 

 

De l’hypocrisie à peine voilée

 

Même si c’est un problème, le quotidien des élèves n’est pas accablé par l’absence un mardi de la prof de français entre 10h et midi ! Les classes surchargées, la sélection sociale par le tri scolaire au moment des choix d’orientation, les absences de longue durée non remplacées par manque d’enseignants, ou la quasi-impossibilité de raccrocher aux cours que l’on aurait mal compris : voilà l’indigestion dont nous souffrons le plus.

 

Mais nous pensons que Luc  Chatel n’a pas complètement tort lorsqu’il affirme qu’il «n’y a pas de problèmes partout» : les suppressions de postes et le démantèlement de la carte scolaire pèsent avant tout sur les établissements déjà affaiblis. S’il devient évident aux yeux de tous que Luc Chatel ne peut plus se cacher derrière son volontarisme aussi verbal que politique, il y a longtemps qu’il ne fait plus illusion auprès de la communauté éducative. Le Ministre renforce aujourd’hui la charpente d’un système scolaire à deux vitesses qui laisse de côté la majorité des jeunes.

 

Oser appeler en renfort des retraités, alors que se profile un débat absurde pour l’Education Nationale sur l’âge de départ à la retraite, ou des étudiants non formés à l’enseignement, c’est vraiment être à court d’arguments pour défendre la réduction des moyens !

 

Enseigner est un métier qui s’apprend !

 

Croire que le « compagnonnage » comblera l’absence totale de formation d’enseignants dans un système dont les méthodes pédagogiques montrent déjà leurs limites c’est institutionnaliser le bizutage comme mode de formation professionnelle.

 

Il y a un mois, dans une tribune commune avec Philippe Watrelot, Président du CRAP-Cahiers Pédagogiques et Jean-Jacques Hazan, Président de la FCPE, l’Union Nationale posait déjà la question « Comment peut-on croire qu’être excellent en géométrie algébrique ou en littérature médiévale suffit pour apprendre l’addition et la lecture à des CP, la rédaction à des collégiens, la maitrise des outils de communication numérique à des lycéens ? »

 

L’Union Nationale Lycéenne réitère donc au Ministre qu’il faut d’urgence :

 

-       Mettre fin aux suppressions de postes dans l’Education Nationale

-       Recruter du personnel d’encadrement qualifié dans les lycées

-       Remettre à plat la réforme de la formation des enseignants.

 

Comment ce gouvernement peut-il vanter sans honte les mérites du « nouveau lycée » dans des spots publicitaires à la radio quand il répond en même temps à des problèmes qu’il a lui-même créés ?

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Lettre ouverte aux candidat(e)s aux élections Régionales 2010

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Paris, le 25 Février 2010

Lettre ouverte aux candidat(e)s aux élections Régionales 2010

Madame, Monsieur,

Candidat(e) aux élections régionales,

A l’heure où une crise économique et sociale sans précédent frappe notre pays, les jeunes sont manifestement les premières victimes. La forte hausse du chômage et de la précarité chez les 15-24 ans sont autant de freins à leur émancipation intellectuelle et matérielle.

Dans un tel contexte, aggravé par les politiques gouvernementales de casse des Services Publics dans tous les secteurs : école, culture, transports, santé, poste… Il nous apparait essentiel de trouver les moyens suffisants afin d’apporter des réponses concrètes aux attentes et besoins des lycéens d’une part, et de l’ensemble de la jeunesse d’autre part.

Nous réaffirmons que le lycéen a des besoins (matériels, entre autres) spécifiques à sa condition et à son âge : trousseau professionnel, fournitures scolaires (manuels, clé USB, ordi, stylos, cahiers, etc.), transports, accès aux lieux et objets de culture, mobilité didactique, alimentation, santé…

Au vue de la décentralisation des pouvoirs, les régions se sont vues attribué de nouvelles compétences. C’est ainsi, qu’il nous apparait pertinent de permettre, grâce à ces dernières, l’épanouissement de chacun, notamment en obtenant des tarifs préférentiels sur certains besoins, voire leur gratuité.

Nous portons une conception de Services Publics gratuits, efficaces, solidaires, laïques ; d’une jeunesse autonome tant sur le plan intellectuel que financier, d’une école plus juste, plus ouverte, plus vivante et plus démocratique. De cette conception, nous considérons qu’il faut donner tous les outils aux jeunes pour favoriser leur émancipation.

Sur le plan éducatif, en réformant profondément l’ensemble du système d’éducation, mais aussi sur le plan social en permettant à tous les jeunes d’accéder aux soins vitaux, aux transports scolaires de manières gratuite, et plus facilement aux ressources culturelles.

Cette émancipation passe nécessairement aussi par une amélioration de leur condition d’étude et de vie en leur permettant d’accéder plus facilement aux MJC et aux MDL, de vivre correctement dans les internats, de manger correctement dans les cantines scolaires, en leur offrant les fournitures scolaires qui peuvent être un frein à leur réussite scolaire etc. Il est, de fait, aussi nécessaire de favoriser les voyages internationaux des jeunes pour les ouvrir sur le monde et donner le droit à tous les jeunes de pouvoir partir en vacances.

C’est pour permettre l’émancipation de tous les jeunes que l’Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen de France, vous propose d’inclure dans votre programme électoral les propositions suivantes :

Supprimer les barrières géographiques : Des transports de qualité !

Les jeunes sont des utilisateurs réguliers des transports en commun pour accéder à leurs établissements ou lieux de loisirs et de culture. C’est pourquoi l’UNL demande la gratuité des transports en commun pour tous les lycéens, ainsi que des tarifs préférentiels et de nouveaux services pour favoriser la mobilité des jeunes.

 

Un accès à la Santé facilité

Pour permettre à tout les lycéens d’accéder facilement à la Santé et privilégier ainsi leur bien être, l’UNL propose la présence d’une infirmière formée ainsi que d’un psychologue, à plein temps, dans tous les établissements. Leur rôle étant d’être à l’écoute de tous les jeunes et de répondre aux difficultés auxquelles ils doivent faire face. En parallèle il est nécessaire de lancer, dans chaque région, des campagnes de prévention sur les risques liés à la jeunesse (conduites à risque, alcool, tabac, drogue, sida…).

Enfin, les coûts de certains frais médicaux étant lourds, nous proposons que ceux ci (visites chez le médecin, chez le gynécologue, chez le psychologue, moyens de contraception…) soient pris en charge par la région à travers des chèques Santé.

 

Permettre l’émancipation de tous  par un accès facilité à la culture, au sport et aux loisirs

Pour assurer l’émancipation intellectuelle de tous, l’UNL demande un accès facilité à la culture par la gratuité des musées, expositions et bibliothèques pour tous les jeunes. De plus, car les lycéens sont souvent dépendant financièrement et ont des conditions différentes, nous demandons la mise en place d’une Carte Lycéenne de réduction pour les livres, CD, DVD, théâtre, opéra, cinéma. Aussi, les moyens des Centre de Documentation et d’Information (CDI) doivent augmenter pour permettre à chaque lycéens de mieux y travailler et s’informer notamment en garantissant à tous un accès gratuit à la presse quotidienne. Enfin, car les licences sportives sont souvent chères, nous demandons des aides aux associations sportives pour qu’elles appliquent des tarifs réduits pour les jeunes, qui pourront ainsi découvrir et s’épanouir dans le sport de leur choix.

 

Développer les internats et les lieux de rencontres entre jeunes

Le lycée est un espace dans lequel les lycéens passent une grande partie de leur temps, si ce n’est la majorité. Il doit donc être un cadre de vie agréable qui nécessite aujourd’hui par exemple : un ré aménagement des foyers, des internats, une restauration des bâtiments… Une ambiance qui doit être présente dans l’ensemble de la zone : espaces verts, cadre de « détente »… Bien entendu, les élèves (via la CVL) doivent être intégrés à ce processus.

De plus, pour favoriser les rencontres et l’émancipation de tous, nous demandons à ce que les régions encouragent financièrement la création d’espaces de rencontre, d’échange, d’activités communes : les Maisons Des Lycéens dans les lycées ou même les MJC dans les villes.

Enfin, pour que tous les lycéens habitant loin de leur établissement puissent bénéficier d’une place en Internat, nous demandons une limite de prix maximum correcte et des tarifs dégressifs en fonction des revenus des parents.

 

Garantir un repas de bonne qualité pour tous les élèves

Le système de restauration scolaire fait partie intégrante de l’école. Il nous apparaît légitime, pour la santé, le bien être de tous mais surtout pour garantir l’accès égal à l’éducation, que les régions assurent le financement dans tous les établissements, d’un service de restauration équilibré, dont le prix serait harmonisé : prix maximum raisonnable et des tarifs dégressif selon les revenus des parents.

 

Les fournitures scolaires : supprimer les barrières d’accès à une éducation de qualité

Les fournitures scolaires sont des outils nécessaires à tous les lycéens mais qui supposent un coût important pour les familles à chaque rentrée scolaire voir même au cours de l’année. Nous rappelons tout d’abord l’importance d’offrir à tous les lycéens des manuels scolaires gratuits, et nous demandons de surcroit, la prise en charge des trousseaux professionnels.

 

L’essentiel informatique pour tous les lycéens

L’informatique et l’outil Internet, sont devenus des outils souvent incontournables pour les lycéens dans leurs recherches documentaires ou autres. Ils constituent également un support de découverte et d’échange avec le monde extrêmement large, diversifié, et qui sont source de formation. C’est pourquoi nous demandons que chaque  lycéen puisse bénéficier d’un ordinateur de qualité et performant pour leur permettre de se former à l’utilisation des outils technologiques qu’ils devront utiliser tout au long de leur vie. Ces ordinateurs devront être notamment équipés de logiciels particulièrement pour les lycéens en voie professionnelle et technologique (SI).

 

Un voyage à l’étranger (a minima) pour tous les lycéens au cours de leur scolarité

Nous avons la volonté de voir le lycée s’ouvrir au monde extérieur. C’est pourquoi les voyages ou échanges scolaires avec d’autres pays nous apparaissent comme des expériences enrichissantes pour les lycéens qui découvrent de nouvelles cultures, perfectionnent leur apprentissage de la langue… C’est pourquoi nous désirons que les régions financent les voyages et échanges avec l’étranger pour tous les lycéens (sans exception), notamment avec la création de partenariats efficaces avec différents partenaires dans le monde (universités, instituts de recherche, ONG, association d’éducation populaire internationale…) afin que chacun ait l’occasion au moins une fois de découvrir un autre pays.

 

Un droit aux vacances scolaires pour tous !

« Dans une société où le départ en vacances constitue le modèle social pour une majorité d’enfants et d’adolescents, ne pas partir en vacances représente une inégalité et une injustice sociale majeure. » 

 

Le droit aux vacances n’est malheureusement pas effectif pour tous les lycéens à cause du manque de moyens des familles. Pourtant les vacances sont nécessaires au bien être et la l’émancipation de chacun. Aussi, pour que tous les lycéens puissent bénéficier de cette ouverture, nous demandons le développement des échanges entre les régions et des organisations d’activités culturelles, sportives, d’éducation populaire… afin d’organiser ces départs en vacances.

 

Les lycéens attendent de véritables engagements pour répondre à leurs attentes et à leurs besoins. Faire le choix d’investir dans la jeunesse et dans l’École, c’est faire un véritable choix de société. En espérant que vous porterez dans votre projet un choix de société important afin de mettre tous les moyens dans l’avenir de notre pays.


 



L’UNL 45 dénonce l’expulsion scandaleuse de Najlae Lhimer

Paris, 26 février
2010

 

L’UNL 45 dénonce l’expulsion
scandaleuse de Najlae Lhimer

 

Le 20 février, la préfecture du Loiret a expulsée Najlae,
lycéenne marocaine de 19 ans vivant en France depuis 5 ans. Victime de
violences de la part de son frère elle venait au commissariat pour porter
plainte.

 

La politique de la honte !

 

Alors que la lycéenne de 19 ans avait quitté le Maroc pour
fuir un mariage forcé, la voila de nouveau au Maroc sans protection. Najlae été
allait porter plainte contre son frère, avec des enseignants du lycée Dolto
d’Oliver, pour les violences qu’il avait commises contre elle, mais au lieu
d’être protégé par la police comme cela devrait être le cas, elle s’est
retrouvé en garde à vue et expulsée en moins de trois jours.

 

A une semaine de la journée mondiale des droits de la
femme
, le
gouvernement fait le choix d’expulser cette jeune marocaine au lieu de lui
donner refuge et de la protéger face à un mariage forcé et aux violences
quotidiennes de son frère. Chaque femme et homme a le droit à la protection
dans une démocratie
,
mais le gouvernement ne semble pas en tenir compte !

 

Un cas particulier, une politique générale.

 

Le gouvernement, depuis son arrivée au pouvoir en 2007,
continue de mener une politique infâme
. Les quotas imposés par le Ministère de
l’immigration et de l’identité nationale, permettent l’expulsion des
milliers de lycéens et d’étudiants chaque année alors qu’ils étudient en France
depuis des années pour beaucoup
d’entre eux.

 

Faut-il encore rappeler à M. Sarkozy et M. Besson que l’éducation
reste un droit qu’ils le veuillent ou non
 ? Chaque lycéen doit avoir la possibilité
d’étudier sans avoir la peur au ventre chaque matin en allant dans leur
établissement. Ils doivent avoir la possibilité de réussir leurs études et de
vivre décemment

en France.

 

L’UNL45 appelle ainsi le gouvernement à prendre acte de
ses erreurs et permettre à Najlae de revenir finir ses études en France.

Enfin, l’UNL appelle le gouvernement et
particulièrement Éric Besson à respecter la République et le droit à
l’éducation pour tous en régularisant tous les lycéens sans papiers !

 

Naïm Sakhi

Responsable fédéral de l’UNL45

 

et

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

 

 

Contact presse : Naïm
Sakhi : 06 85 98 65 29
/ Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Appel à la votation lycéenne



Etats généraux de la violence scolaire: Une foi de plus, Luc Chatel répond à côté des attentes et des besoins des lycéens !

Paris, 17 février 2010

 

Etats généraux de la violence scolaire: Une foi de plus, Luc Chatel répond à côté des attentes et des besoins des lycéens !

 

         Après des agressions violentes sur des élèves, les professeurs des lycées de l’académie de Créteil, ont choisi d’appliquer leur droit de retrait jugeant que leurs conditions de travail n’étaient plus acceptables. L’UNL a apporté son soutien aux professeurs et appelé les lycéens à se mobiliser à leur tour, comme pour la manifestation d’hier à Paris. Suite à ces protestations, Luc Chatel a annoncé le lancement d’états-généraux sur les violences scolaires pour début avril.

 

L’UNL affirme que ces violences sont dues aux restrictions budgétaires mises en place par le gouvernement, et au défaut d’encadrement dans les lycées et que la violence scolaire est une création des politiques libérales dogmatiques appliquées par le ministre. En effet le manque de moyens pour encadrer efficacement les élèves conduit de fait à des violences scolaires.

 

L’UNL ne voit malheureusement dans cette annonce qu’un coup médiatique et une logique démagogique. Cependant, si le gouvernement est réellement prêt à réfléchir à des solutions pour améliorer les conditions d’études des lycéens l’UNL est prête à participer aux discutions pour sortir des situations extrêmes qui ne permettent pas la réussite et l’émancipation de tous.

 

Pour ces états-généraux, l’UNL pose trois conditions afin qu’ils soient efficaces et répondent concrètement aux attentes des lycéens et de toutes la communauté éducative.

 

Premièrement, le gouvernement doit stopper l’hémorragie et arrêter ses suppressions massives de postes de profs et de personnels éducatifs pour un encadrement décent dans tous les lycées.

 

Ensuite, l’UNL demande l’arrêt de la politique sécuritaire avec ses caméras ou autre portiques pour arrêter de stigmatiser la jeunesse et ne pas se cacher derrière ces fausses mesures qui ne règlent en rien le problème à sa source.

 

Enfin, le ministre doit s’engager sur une restructuration de la carte scolaire qui garantisse la mixité sociale et l’égalité entre les lycéens.

 

Parce que les besoins sont grands, il faut donner les moyens à l’éducation nationale de fonctionner, et ne pas jouer la carte du pourrissement afin continuer à détruire le service public.

 

L’UNL rappelle qu’elle a lancé avec d’autres organisations lycéennes depuis lundi une votation lycéenne (www.votationlyceenne.fr) autour de trois questions sur l’orientation, la carte scolaire et les suppressions de postes, et qu’elle continuera à défendre le fait que la situation actuelle du lycée est un produit de la politique du gouvernement.

 

 

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Mobilisations dans l’académie de Créteil: l’UNL demande au gouvernement de prendre ses responsabilités !

Logo UNLDepuis 2007, le gouvernement s’attaque chaque année un peu plus aux moyens alloués à l’éducation nationale; professeurs, CPE, personnels d’encadrements, les conditions d’études des lycéens sont sacrifiées sur l’autel d’une orthodoxie budgétaire des plus dépassées. L’agression qui a couté la vie à un élève du lycée Adolphe-Chérioux à Vitry, comme l’ensemble des actes violents qui ont soulevé l’agitation indignée des ministres de l’éducation nationale et de l’intérieur au cours des mois précédents, sont autant de révélateurs d’une situation dont la politique du gouvernement porte la responsabilité.                                                                                                                     La baisse du nombre de CPE et de surveillants dans les établissements entraine l’impossibilité de prendre en charge et d’accompagner les jeunes en difficulté.

Plus que des brigades d’interventions postées devant les lycées, des déclarations stigmatisantes et des mesures consciemment inefficaces, Nicolas Sarkozy devrait comprendre qu’on ne peut prétendre à une « tolérance zéro » en laissant pourrir une situation déjà critique pour les jeunes.

La reproduction des inégalités et de la ségrégation sociale dans les lycées, mise en œuvre par la suppression de la carte scolaire, qui crée des lycées d’élite et des lycées ghettos, ne fait qu’amplifier le malaise social des lycéens les plus en difficulté.                                                                                                     L’UNL demande à Luc Chatel l’ouverture d’urgence de discussions sur la mise en place d’une nouvelle carte scolaire, qui assure la mixité sociale des établissements.

L’UNL constate le décalage entre la crise sociale qui bouche les perspectives des jeunes, et les politiques à vocation uniquement électoraliste mises en place par le gouvernement, ainsi que l’absence de prise en charge de l’échec scolaire massif des jeunes déjà en difficultés sociale. En conséquence, l’UNL appelle les lycéens du 93 à continuer à se mobiliser aux côtés de leurs enseignants.

Si le gouvernement peut faire dire ce qu’il veut aux statistiques et aux taux d’encadrements, il ne peut désormais plus masquer le cataclysme social issu de sa politique.

L’UNL demande au gouvernement de prendre ses responsabilités :

-       Luc Chatel doit ouvrir un chantier de discussion pour la mise en place d’une nouvelle carte scolaire

-       Les suppressions de postes dans l’éducation nationale doivent cesser pour permettre au service public d’assurer ses missions : l’école ne peut pas tout si on ne lui donne rien !

-       Le gouvernement doit mettre en place d’urgence un plan pluriannuel de recrutement de personnels d’encadrement

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Les profs appelés à descendre dans la rue samedi à Paris

Les raisons de la colère: les suppressions des postes, la réforme du lycée, celle de la formation des maîtres….

Article Libé.fr

 

Des personnes manifestent lors de la grève nationale de la fonction publique le 21 janvier 2010 à

Des personnes manifestent lors de la grève nationale de la fonction publique le 21 janvier 2010 à Strasbourg. (© AFP Frederick Florin)

 

Plusieurs organisations de l’Education appellent à une manifestation nationale samedi à Paris notamment pour protester contre les suppressions de postes de professeurs et la réforme de la formation des enseignants.

Le cortège partira de la place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) à 13H30, pour se diriger vers la station de métro Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement). «Une dizaine de milliers» de manifestants sont attendus, selon la FSU.

Suppressions de postes. Les syndicats entendent protester «contre le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes», selon le texte d’appel de la FSU. 50.000 postes ont été supprimés dans l’Education depuis 2007.

La formation des maîtres. Est aussi réclamé «l’abandon» de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) «et la négociation d’une toute autre réforme».

Le manque de formation pédagogique et pratique (devant élèves) au regard des aspects disciplinaires et la place du concours pendant l’année de Master 2, qui va surcharger les étudiants, entre autres, sont fortement critiqués.

La réforme du lycée. Les syndicats du second degré et la FIDL demandent par ailleurs de revenir sur la réforme du lycée qui doit s’appliquer à la rentrée 2010 pour la classe de seconde. Les textes de cette réforme ont été publiés jeudi au journal officiel.

Les opposants dénoncent les diminutions horaires de certaines disciplines et estiment que cette réforme a été faite pour supprimer des postes.

Les programmes de SES. Les professeurs de l’APSES protesteront en particulier contre les projets de nouveaux programmes d’économie de seconde pour la rentrée 2010, qui «gomment systématiquement les enjeux économiques et sociaux contemporains», en particulier sur la question du chômage.

 

Education : 10.000 manifestants défilent dans Paris

 

NOUVELOBS.COM | 30.01.2010 | 15:46

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Des milliers de manifestants défilaient cet après-midi à Paris pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants.

 

(Sipa)

(Sipa)

Des milliers de manifestants, 10.000 selon la FSU, défilaient samedi 30 janvier après-midi à Paris pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants.
Les manifestants se sont rassemblés place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) à 13H30, répondant à l’appel de plusieurs organisations de l’Education dont la FSU, la CGT Educ’action, le SNALC-CSEN, le SNLC-FAEN, les lycéens de la FIDL et les professeurs de sciences économiques et sociales de l’APSES.
Quelque 10.000 personnes, selon les organisateurs, participaient à cette manifestation, qui doit aller jusqu’à la station Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement). L’estimation policière du nombre de manifestants n’était pas encore connue samedi en milieu d’après-midi.

« Réussite de tous »

Défilant derrière une banderole proclamant: « Pour la réussite de tous. Stop aux réformes de régression! Stop aux suppressions de postes! », les syndicats entendent protester « contre le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes », selon le texte d’appel de la FSU.
Est aussi réclamé « l’abandon » de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) « et la négociation d’une toute autre réforme ».
Au milieu des banderoles et des ballons se trouvait un chameau, « pour montrer que l’école est au pain sec et que la réussite des élèves n’est pas un mirage », a expliqué à l’AFP Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat des professeurs des écoles.

(Nouvelobs.com)

 

Entre 8.000 et 12.000 manifestants du monde de l’éducation défilent à Paris

 

Entre 8.000, selon la police, et 12.000 personnes, selon la FSU, ont défilé samedi après-midi à Paris, pour protester notamment contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le cortège, qui est parti en début d’après-midi de la place Denfert-Rochereau (XIVe), est arrivé vers 16H30 à la station Sèvres-Babylone (VIIe) où les manifestants se sont dispersés dans le calme.

Ils manifestaient à l’appel de plusieurs organisations de l’Education dont la FSU, la CGT Educ’action, le SNALC-CSEN, le SNLC-FAEN, les lycéens de la FIDL, les professeurs de sciences économiques et sociales de l’APSES.

Défilant derrière une banderole proclamant « Pour la réussite de tous. Stop aux réformes de régression! Stop aux suppressions de postes! », les syndicats entendent protester « contre le non remplacement d?un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression systématique de dizaines de milliers de postes », selon le texte d’appel de la FSU.

Au milieu des banderoles et des ballons se trouvait un chameau, « pour montrer que l’école est au pain sec et que la réussite des élèves n’est pas un mirage », a expliqué à l’AFP Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat des professeurs des écoles.

« Le fait qu’il y ait des milliers de personnes venues de toute la France montre qu’il y a un problème persistant et une volonté militante de rassembler », a estimé le secrétaire générale de la FSU, Gérard Aschieri.

Parmi les revendications des manifestants, « l’abandon » de la réforme de la formation et du recrutement des futurs enseignants (écoles, collèges, lycées) « et la négociation d?une toute autre réforme ».

Les syndicats du second degré, la Fidl et l’UNL s’opposent également à la réforme du lycée qui doit s’appliquer à la rentrée 2010 pour la classe de seconde. Les textes de cette réforme ont été publiés jeudi au Journal officiel.

« La réforme du lycée montre ses limites, au vu des programmes mis en place, notamment celui de SES. On invite le ministre (de l’Education) à remettre à plat tous les programmes et en discuter avec la communauté éducative », a dit à l’AFP Antoine Evenou, de l’UNL.

La contestation de la politique gouvernementale de suppressions de postes dans la fonction publique sera l’un des grands axes du 6e congrès de la Fédération syndicale unitaire (FSU) organisé à Lille du 1er au 5 février et marqué par le départ de son secrétaire général, Gérard Aschieri.

Elu à la tête de la première fédération de l’Education en 2001, réélu en 2004 et 2007, M. Aschieri, 57 ans, quittera ses fonctions à l’issue du congrès.

Bernadette Groison, 48 ans, professeur des écoles, devrait lui succéder, à condition d’obtenir 70% des voix lors de l’élection vendredi par le Conseil délibératif fédéral national (sorte de parlement de la FSU).

 

Plus de 8 000 manifestants du monde de l’éducation défilent à Paris

 

 

 

 



SES : L’UNL dénonce un programme dogmatique et réducteur !

Logo UNL

Paris, 27 janvier 2010

L’annonce du programme de Sciences Économiques et Sociales (SES) est un véritable bond en arrière. Alors que tous les programmes sont retravaillés, les inquiétudes soulevées par les lycéens apparaissent bien plus que légitimes. 

Le Ministère doit revoir sa copie !

En effet, l’annonce du programme de SES ne peut que susciter de vives contestations. Alors que notre société subit une crise économique et sociale sans précédent où les jeunes sont les premières victimes de la hausse du chômage et de la précarité, le Ministère de l’Éducation Nationale décide tout simplement de ne plus étudier le chômage en seconde.

De plus, la densité des sciences sociales dans le programme est amoindrie au profit de la microéconomie. Ajouté à cela, la mise en évidence de l’idéologie libérale au détriment de toutes les autres.

Voudrait-il ainsi faire passer la pilule aux milliers de jeunes qui se retrouveront au chômage à cause de sa politique malgré les dires du Président de la République lundi dernier ?

Voudrait-il ainsi justifier sa politique dévastatrice d’économie budgétaire menée depuis 2007 avec près de 50 000 postes d’enseignants supprimés ?

Le programme prévu ne pourra pas éveiller l’esprit critique de tous les lycéens et les ouvrir sur le Monde. Bien au contraire, il va restreindre les possibilités d’émancipation intellectuelle de tous, mettant en danger la cohésion de notre modèle de société.

Des impératifs à ne pas oublier !

La réforme du lycée ne peut être un prétexte à la baisse du niveau global des connaissances et des compétences. Il n’est en aucun cas question ici d’un débat disciplinaire de plus, bien au contraire, nous considérons qu’il est nécessaire pour l’ensemble des programmes :

            Qu’ils permettent la hausse du niveau global des connaissances et des compétences des élèves, ce qui ne semble pas être le cas ici.

           Qu’ils assurent la pluridisciplinarité, ce qui ne pourra être possible en faisant abstraction de certains sujets et certaines notions essentielles.

           Qu’ils ne soient pas là pour enseigner au lycéen une idéologie particulière quelle qu’elle soit.

         Qu’ils soient construits en coopération avec l’ensemble de la communauté éducative.

 

L’UNL demande au Ministère de rapidement remettre à plat l’ensemble des travaux menés sur les programmes et de consulter l’ensemble de la communauté éducative sur ce sujet. Si aucun signe positif n’est donné très rapidement par ce dernier les lycéens sauront réagir en conséquence !

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

 

Contact presse : Antoine Evennou : 06 08 91 72 54



Les organisations de spécialistes contre la réforme du lycée

Parents et lycéens manifesteront également le 21 janvier
Qui ne manifestera pas jeudi 21 ? Après les syndicats d’enseignants, divisés mais réunis dans la grève, les parents de la FCPE et les deux organisations lycéennes, Fidl et Unl, appellent à leur tour. Ils demandent « la mise en place d’un chantier pour rétablir une cohérence avec une véritable  sectorisation et une offre de formation correspondante; l’abrogation des décrets dits de masterisation et une augmentation des temps de formation pédagogique et psychologique théorique et pratique pour tous au sein d’une nouvelle réforme de la formation des enseignants ». Ils annoncent des A.G. dans les établissements.
Communiqué commun à lire ci-dessous : le 16 janvier 2010

Les organisations de spécialistes contre la réforme du lycée
Sept associations professionnelles d’enseignants, l’Apses, l’Aplv, l’Udppc, l’Aphg, l’Aeeps, l’Apemu, l’Apbg et l’Apmep Lille, jugent la réforme du lycée « dangereuse ». Ils dénoncent « une baisse annoncée de la qualité de la formation des élèves » puisque « dans la plupart des disciplines, le projet de réforme aboutit à une diminution des horaires de cours ». Ils craignent « une réforme des structures qui oublie les contenus » et s’indignent du  » rôle pédagogique accru du proviseur et du  » conseil pédagogique « . Pour eux le nouveau lycée sera inégalitaire « parce que l’adaptation locale des horaires signifie des horaires différents d’un lycée à l’autre ».

Enfin, l’Apses , qui représente les professeurs de S.E.S., et l’Apceg, qui représente ceux d’éco-gestion, ont adressé une lettre commune à Luc Chatel demandant 2h30 à 3h hebdomadaires par élève et des classes dédoublées.



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