La FCPE, l’UNL et la FIDL appellent les parents et les lycéens à se mobiliser le 21 janvier 2010 !

La FCPE, l’UNL et la FIDL appellent les parents et les lycéens à se mobiliser le 21 janvier 2010 !  dans Associations de Parents manifestation_lycens_paris_2005-02-11

Le 21 janvier, journée de mobilisation dans la Fonction publique, sera le moment pour la FCPE, l’UNL et la FIDL  de rappeler une fois de plus leur attachement à des services publics laïques, gratuits et efficaces.

 

Le gouvernement va droit dans le mur !

La politique dogmatique du gouvernement casse l’ensemble des services publics et en particulier le service public d’éducation. Cette liquidation n’est pas une « réforme » ou une « révision générale » mais un véritable bond en arrière!

Les attaques portées au service public d’éducation en matière de budget sont un danger sans précédent pour l’avenir des jeunes de notre pays. Les 50 000 postes d’enseignants supprimés depuis 2007 ont des conséquences très lourdes : classes de plus en plus chargées, options supprimées, remplacements non assurés, dégradation croissante des conditions de vie et de travail des élèves.

La suppression de la sectorisation, vecteur d’inégalités sociales et scolaires accrues au sein des établissements vient aggraver la situation déjà délicate pour nombre d’établissements scolaires.

La réforme de la formation des enseignants voulue par le gouvernement relève d’un recul sans précédent pour ceux qui aspirent à cette carrière comme pour les élèves des générations futures. En effet, il n’est pas possible d’enseigner sans véritable formation professionnelle, pédagogique et psychologique basée sur des heures d’enseignement, des stages obligatoires et des épreuves au concours.

La FCPE, l’UNL et la FIDL dénoncent les conséquences d’une réforme qui n’atteindra qu’un seul objectif en 2010 : la suppression de 18 000 postes dans l’Education nationale.

Elles tiennent à rappeler au ministre de l’Éducation nationale ainsi qu’au président de la République qu’aucune réforme du Lycée ne peut être applicable et efficace dans un tel contexte.

Une autre politique est nécessaire pour la cohésion de notre modèle de société !

Alors que la crise économique et sociale que nous subissons exige des réponses claires, la politique gouvernementale va à contresens des besoins et des attentes des citoyens.

Croire en l’avenir impose d’investir massivement dans l’éducation afin de donner un véritable droit à l’avenir aux jeunes plutôt que privilégier la réussite de quelques-uns au détriment  d’une formation de qualité pour tous les jeunes de notre pays.


C’est pourquoi la FCPE, la FIDL et l’UNL demandent :

– La mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement et de formation de personnels enseignants et non enseignants dans les établissements publics.

- La mise en place d’un chantier pour rétablir une cohérence avec une véritable  sectorisation et une offre de formation correspondante.

- L’abrogation des décrets dits de masterisation et une augmentation des temps de formation pédagogique et psychologique théorique et pratique pour tous au sein d’une nouvelle réforme de la formation des enseignants.

Afin de défendre l’ensemble des services publics pour une éducation et une formation de qualité, la FCPE, la FIDL et l’UNL appellent tous les lycéens et les parents d’élèves à rejoindre sur cette plateforme les manifestations le 21 janvier 2010 et à organiser des assemblées générales communes au sein des établissements scolaires.



Déclaration de l’UNL au CSE du 10 décembre 2009

Logo UNLSuite au rejet il y a un an de la réforme présentée par Xavier Darcos, les lycéens ont accueilli le rapport de Richard Descoings comme un pas dans la bonne direction. Mobilisés pour une école plus juste, plus vivante et moins inégalitaire, l’UNL prend acte de plusieurs avancées contenues dans les mesures présentées aujourd’hui par M. Chatel.

 Néanmoins, nous déplorons que cette réforme ne puisse en aucun cas répondre aux attentes et aux besoins des jeunes puisqu’elle s’accompagne d’une politique qui met un coup de frein à toute ambition de révolution éducative.

Les points positifs de cette réforme, dont nombre d’entre eux tiennent à cœur aux lycéens, aux parents d’élèves et aux enseignants et qui apportent des avancées démocratiques et pédagogiques, sont en totale contradiction avec  bon nombre de mesures superficielles ou questionnables.

En déconnectant ces mesures du reste de sa politique et des réalités économiques et sociales qui accroissent les inégalités chez les jeunes, le gouvernement renie les avancées pédagogiques et pluridisciplinaires qu’il avance et se met lui-même en contradiction avec sa politique de suppressions de postes et de sa réforme de la formation des enseignants.

 

Tout d’abord, nous souhaitons rappeler que cette réforme est totalement différente de celle rejetée en 2008 et que nous y voyons plusieurs pas dans la bonne direction, à savoir que :

-        Nous saluons le potentiel compris dans les deux heures d’accompagnement scolaire proposées dans l’ensemble des classes avec des objectifs précis, mais il manque un cadrage national de ces heures pour permettre de pallier aux inégalités entre établissements et éviter les dérives possibles. Il nous parait nécessaire d’aller plus loin et de créer un système d’aide scolaire efficace qui concentre les moyens sur les lycées et les élèves les plus difficultés, afin de ne pas reproduire des inégalités déjà croissantes. 

-        Le renforcement du tronc commun en Première est un premier pas vers le rééquilibrage nécessaire des filières et appelle à la mise en place de passerelles garanties tout au long de la Première

 

Ensuite, nous émettons à ce jour des réserves sur des insuffisances importantes sur lesquelles il est encore nécessaire d’avancer et d’obtenir des précisions:

-        Sur l’instauration du tutorat car nous regrettons qu’il ne soit pas proposé  et assuré pour tous les élèves et tenons à rappeler qu’il ne compense pas le besoin d’encadrement pédagogique

-        Sur la volonté de renforcer la place des lycéens dans les prises de décisions et souhaitons notamment qu’elle se concrétise par le renouvellement de la moitié des élus au C.V.L. chaque année

-        Sur l’organisation des enseignements de langues par compétences qui ne peuvent en aucun cas s’apparenter à des groupes de niveaux

-        sur la création du conseil pédagogique et la part d’autonomie pédagogique dans les établissements qui sont une avancée à condition qu’elles permettent de faire évoluer les pratiques d’enseignement au sein des deux heures d’accompagnement et donc que les proviseurs ne puissent définir, in fine, le projet pédagogique en cas d’un second refus du conseil d’administration.

-         

Mais, la réforme comporte également des points négatifs, qui vont à contre sens des objectifs affichés, voire qui sont en contradiction totale avec d’autres mesures dans l’Education Nationale : 

 

-        la baisse d’une heure accordée aux TPE en Première ne favorise pas la préparation à l’enseignement supérieur et à l’apprentissage du travail en autonomie. Nous demandons à ce titre que les TPE soient également réinstaurés en Terminale

-        la formation initiale et continue des enseignants sera déterminante quant à la réussite ou à l’échec de la réforme dans sa capacité à améliorer le quotidien scolaire. Or la réforme de la formation des enseignants aujourd’hui va à l’inverse des objectifs de la réforme du Lycée. C’est pour cela qu’il faut voir émerger une véritable formation initiale à la pédagogie, au tutorat, ainsi qu’à l’accompagnement individualisé

 

 

Enfin nous émettons plusieurs craintes :

 

-        l’interdisciplinarité potentielle des deux heures d’accompagnement ne peuvent servir prétexte à une diminution de moyens tant budgétaires qu’humains, ou se substituer à toutes les matières et répondre à l’ensemble des demandes des lycéens – notamment sur le plan de l’aide scolaire.

-        Cette réforme fait totalement abstraction de toute la question sociale alors que  nous subissons une crise économique et sociale importante dont la jeunesse est la première victime, et à laquelle il est nécessaire d’apporter des réponses.

 

La réforme du Lycée ne répond pas à ces questions. En effet, d’une part, le Gouvernement refuse de prendre en charge le coût global de la scolarité (transport, cantine, livres, etc.), d’autre part il refuse de prendre ses responsabilités en scolarisant tous les jeunes de 16 à 18 ans et enfin il refuse de donner à tous les lycéens la possibilité d’accéder à la culture en dehors du cadre scolaire sur un pied d’égalité.

La crise économique et sociale que nous vivons actuellement ne peut être doublée d’une crise politique d’envergure. Alors que dans ce contexte, la nécessité serait d’investir massivement dans l’éducation et favoriser la réussite de tous, le gouvernement continue de supprimer des milliers de postes et sacrifie l’Ecole de la République sur l’autel d’un libéralisme dogmatique et irresponsable. Le diplôme étant notre seul bouclier face à la crise, il faut donner à tous le droit d’accéder à l’éducation et de réussir.

L’Ecole républicaine doit revoir ses objectifs : 80% des jeunes doivent avoir le bac, 100% des lycéens doivent réussir

 

 

En conséquence :

 

Si nous pouvons partager certaines intentions affichées et saluons plusieurs mesures, l’appréciation générale de la réforme par les lycéens est en grande partie déterminée par une politique budgétaire qui surcharge les classes, par une politique d’offre de formation sur le territoriale qui démantèle la carte scolaire favorisant les inégalités et la reproduction sociale, et par une politique éducative qui rétrograde la formation des enseignants à un simple cursus disciplinaire.

Nous demandons donc au Ministre de répondre aux inquiétudes des lycéens et de toute la communauté éducative quant au désengagement de l’Etat dans l’éducation. Une réforme sans moyens ne pourra en aucun cas répondre au malaise des lycéens, des professeurs et des parents

Une réforme doit garantir qu’elle n’est pas une réformette pour masquer les conséquences des suppressions de postes d’enseignants et diminuer la quantité de connaissances qu’un élève doit acquérir au terme de sa scolarité.

è Le Ministre assure que cette réforme se fera « à moyens constants » ?  L’UNL répond que cette réforme va même nécessiter des moyens supplémentaires et met au défi le Ministre d’engager ces moyens et appelle à un plan pluriannuel de recrutement et une nouvelle formation des enseignants !

è Aussi, l’UNL exige l’ouverture d’un chantier de négociations sur la restructuration de la carte scolaire pour que l’école permette à nouveau de lutter contre les inégalités et la reproduction sociale, ainsi que l’annulation des décrets relatif à la réforme de la formation des enseignants afin d’ouvrir de nouvelles discussions avec l’ensemble de la communauté éducative.

Si un climat de confiance n’est pas restauré entre ce Gouvernement et la jeunesse, même une réforme qui ferait l’unanimité sur son contenu ne pourrait être menée ou s’appliquer sans les préalables que nous venons de citer.

Nous avons donc décidé de voter contre ces textes en raison du contexte global qui les accompagne. En effet, le véritable problème de cette réforme n’est pas ce qu’elle fait, n’est pas ce qu’elle met en place, mais bien ce qu’elle ne fait pas et le contexte dans lequel elle s’insère.

 

 

Il nous parait essentiel de rappeler qu’un pays qui investit dans l’éducation et un pays qui croit en son avenir.

 



Lettre commune de la FCPE, de la FIDL et de l’UNL adressée au Ministre de l’Éducation Nationale relatif à la réforme du lycée

7 décembre 2009

 

Monsieur Luc CHATEL

Ministre de l’Éducation nationale

110 rue de Grenelle

75357 Paris SP 07

 

 

SG/JJH/NA/2009/39

 

 

Objet : Réforme du lycée

 

 

Monsieur le ministre,

 

Les décrets et arrêtés modifiant le lycée général et technologique présentés en commission spécialisée du CSE suscitent de notre part plusieurs remarques et demandes de précisions qui nous semblent importantes et qui conditionnent notre appréciation des mesures. Nous avons d’ailleurs déposé certains amendements dans cet état d’esprit.

 

Tout d’abord, nous devons réaffirmer avec force que pour nous, l’objectif reste l’élévation du niveau de formation des jeunes, l’accession de 80% de la classe d’âge au baccalauréat et l’accès de 50% au niveau licence. Il reste que pour ces objectifs, une réforme devrait s’intéresser à tout le lycée, professionnel compris ce qui n’est malheureusement pas le cas ici. En outre, nous constatons comme chacun que la progression du nombre de bacheliers depuis 1995 n’est due qu’à celle des bacheliers professionnels (+ 40 000) alors que dans le même temps, le nombre de bacheliers des filières générales a baissé (- 5 000). Le problème reste donc à traiter et nécessite bien une approche pédagogique.

 

Nous souhaitons donc attirer votre attention sur ces éléments qui nous semblent fondamentaux pour des mesures conduisant à réformer le lycée.

 

1.    Pour nous, la réforme doit être pédagogique.

 

En ce sens, l’instauration de deux heures d’accompagnement nous intéresse dans la mesure où elles ne se résument pas à de simples heures de soutien mais contiennent des accompagnements méthodologiques, de l’aide à la construction du projet d’orientation et des heures permettant des approches, projets et enseignements pluridisciplinaires type TPE.

Regrettant que les TPE ne soient pas obligatoires à chaque année de lycée, nous demandons a minima que ces dispositifs de deux heures puissent les intégrer.

 

En outre, il reste indispensable d’affirmer que la pédagogie doit évoluer au lycée. Il ne doit pas être envisagé que les deux heures servent de « réparation » à la situation actuelle mais qu’elles soient bien une des manières de faire évoluer la pédagogie au lycée.

…/…

 

De plus, si nous apprécions que le tutorat puisse être institué, nous regrettons qu’il ne soit pas proposé à tous les élèves et assuré pour tout élève qui ne le refuserait pas. Nous déplorons que ne soit pas envisagé de mise en cohérence entre le tutorat et l’accompagnement.

 

Sur l’aspect particulier des enseignements de langues vivantes, nous sommes favorables à une organisation des enseignements par compétences, ce qui ne veut pas dire des groupes de niveaux. Il nous semble important que ces éléments soient précisés.

 

Enfin, toute cette rénovation pédagogique ne pourra être effective que si les enseignants y sont formés. De ce point de vue, la faiblesse de la formation continue et la réduction de la formation pédagogique dans le cadre de la  réforme de la formation initiale nous interrogent sur la portée de ces choix.

 

2.    Pour nous, la réforme ne peut envisager de se faire avec moins de moyens.

 

Nous souhaitons que soit réaffirmé de façon claire qu’il n’y aura pas de suppressions de postes en lycée. Ainsi, il est nécessaire de retirer la notion de « moyenne » des dispositions prévues dans l’arrêté pour l’attribution de 39 heures par division.

 

En outre, nous souhaitons que des modulations à la hausse soient effectives dans l’éducation prioritaire et qu’elles soient indépendantes du nombre d’enfants par classe. Nous voulons éviter la situation actuelle qui fait qu’un établissement qui accepte des dérogations au détriment d’un autre moins « coté » ne se voit pas favorisé par l’attribution de moyens supplémentaires. En ce sens, nous demandons donc que les attributions de moyens au lycée soient établies par division et non par élève. Corollairement, nous souhaitons votre engagement de ne pas dégrader le taux d’encadrement global.

 

Pour nous, il est indispensable que les élèves les plus en difficulté puissent se voir attribuer des moyens supplémentaires qui permettent la mise en œuvre pour eux d’aides spécifiques comme c’est le cas en seconde aujourd’hui, en plus de l’accompagnement qui proposera des modalités pédagogiques plus mobilisatrices pour tous. A ce titre, nous restons perplexes, compte tenu des trop fortes suppressions de postes depuis plusieurs années.

Il va de soi que le potentiel de remplaçants sera aussi assez déterminant pour une véritable ambition.

 

3.   Pour nous, la réforme ne doit pas écarter les élèves et les parents.

 

Si la création du conseil pédagogique ne pose pas de problème, il n’est pas concevable que ses choix ou préférences soient des décisions non soumises à l’approbation du conseil d’administration. Il n’est pas non plus possible de considérer que l’autonomie pédagogique des équipes enseignantes soit « régulée » si besoin par le chef d’établissement et non par le CA qui a voté le projet d’établissement. Pour nous le conseil pédagogique a vocation à préparer, au même titre que la section permanente sur d’autres aspects, des choix de l’établissement faits en CA dans la perspective des axes décidés dans le cadre du projet d’établissement. Dans ce sens, il nous paraît que le rôle du CA doit être valorisé et que des dispositions doivent être prévues en cas de second vote négatif par le CA sur l’utilisation des heures d’enseignement et d’accompagnement, afin d’éviter que le chef d’établissement ne décide seul.

 

4.   Pour nous, la réforme se doit aussi d’améliorer l’orientation des jeunes.

 

A ce titre, reconnaître un droit à l’erreur aux élèves nous semble positif mais une réforme de l’orientation permettant une réelle éducation au choix reste à faire. C’est pourquoi nous réitérons notre demande d’une réforme dans ce domaine dès le collège, avant la « séparation » qui reste trop souvent subie et qui n’est que le reflet d’une reproduction sociale accrue.

…/…

 

 

Nous sommes favorables à la baisse du redoublement et des abandons en première. L’élaboration d’un tronc commun permettra des passerelles plus faciles. Nous regrettons cependant que la mesure ne soit pas envisagée également entre la voie générale et la voie technologique et ceci dans les deux sens.

 

Mais il nous semble indispensable que la réforme s’attaque au redoublement en classe de seconde et aucun objectif ne semble être assigné à la réforme en ce sens alors que c’est pourtant le fait le plus marquant du lycée actuel : + de 20% de redoublement en seconde.

 

5.   Pour nous, la réforme doit permettre au lycée d’être un véritable lieu de vie et de démocratie.

 

Nous souhaitons de nouveaux dispositifs reconnaissant plus fortement les droits des lycéens. Si les textes concernant le CVL vont dans le bon sens, ils manquent de notre point de vue, d’ambition. En effet, il nous apparaît évident que le pouvoir des CVL doit évoluer afin que ces derniers puissent prendre des décisions sur les sujets qui les concernent. Mais aussi, prendre part à la réflexion sur le projet pédagogique de l’établissement en coopération avec le conseil pédagogique.

 

Dans ce sens, la création d’une maison des lycéens dans chaque établissement permettrait de faire exercer la responsabilité de choix aux lycéens eux-mêmes (encadrée si besoin en termes de légalité). Une telle mesure répondrait à notre demande en faisant évoluer le statut des foyers et surtout la place des lycéens dans les décisions.

 

Enfin, nous attendions une régulation des différnets temps scolaires des lycéens comme une incitation à plus de travail encadré et moins de travail à la maison, facteur d’inégalités manifestes et reconnues. En particulier, la fixation d’une durée maximale d’heures de cours par jour et d’un temps minimal d’interclasse le midi est attendue par tous pour un plus grand respect des individus.

 

Monsieur le ministre, vos réponses à nos demandes seront de nature à préciser nos positions.

Nous sommes de même en attente de vos arbitrages concernant les amendements déposés par la FCPE ainsi que par l’UNL.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de notre parfaite considération.

 

 

 

Jean-Jacques HAZAN,           Massira BARADJI,                   Antoine EVENNOU,

Président de la FCPE           Porte-parole de la FIDL              Président de l’UNL



Réforme du Lycée : l’UNL demande à Luc Chatel de répondre aux inquiétudes légitimes des lycéens



Logo UNL

La « suppression » de l’Histoire-Géo en Terminale S suscite des inquiétudes légitimes bien au-delà de la communauté éducative. L’UNL met au défi le Ministre de l’Education Nationale de prouver qu’il ne s’agit pas de
faire des économies budgétaires et lui demande par conséquent de prendre en compte ces inquiétudes avant la présentation en Conseil Supérieur de l’Education (jeudi 10 décembre). 
 

L’UNL
appelle à dépasser la question de l’histoire

Luc Chatel a proposé une mesure qui supprime le caractère obligatoire de l’Histoire Géo en Terminale S. Celle-ci devient une option facultative de 2h en Terminale, et une obligation de 4h en Première avec passage de l’épreuve du Baccalauréat
en épreuve anticipée en Première.

Les lycéens ne sont pas intéressés par les débats purement disciplinaires,
mais ils n’accepteront pas non plus de subir le coût de l’entêtement du Gouvernement. Il y a des questions bien plus importantes notamment le rétablissement des TPE en classe de Terminale.

Ainsi, la réforme de la formation des enseignants sera déterminante et les schémas actuellement envisagés ne peuvent être acceptés au profit du sacrifice de plusieurs générations d’élèves. Notre génération ne peut pas se permettre de rajouter à l’incertitude de la poursuite d’études ou de l’insertion socioprofessionnelle, la crainte d’une école affaiblie.   

Mettre fin aux suppressions de postes et à la suppression de la carte scolaire

Quand nous subissons année après année les conséquences d’une vision libérale
et minimaliste du Service Public d’Education
 il apparait légitime que cette restructuration des filières ne convainque pas totalement sur sa capacité à endiguer la reproduction sociale et à transformer la pédagogie et l’orientation.

En effet, si la réforme prend en compte une partie des attentes exprimées l’année dernière par les lycéens, elle ne résout pas tous les problèmes. Elle semble sur certains points n’avoir pour sens que la justification des suppressions de postes mises places par le gouvernement depuis  2007.   

La politique aveugle d’économies budgétaires orchestrée par les 40 000 suppressions de postes d’enseignants depuis 2007, ainsi que par les 16 000 prévus à la rentrée 2010 expliquent les craintes exprimées ces derniers jours. De plus, l’accroissement des inégalités scolaires et sociales du à la suppression de la carte scolaire ne peut calmer les tensions.

Ainsi, l’UNL sera présente au rassemblement organisé le jour du vote au CSE afin de demander au Ministre de revenir sur la politique de suppressions de postes, sur le démantèlement de la carte scolaire ainsi que sur la réforme de la formation des enseignants, car ils déterminent la réussite et la mise en place de la réforme du lycée.

 

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne

 

Contact presse : Antoine Evennou :
06 08 91 72 54



Compte rendu de la journée du 27 novembre 2009 rédigé par le élèves de Charles Gide

Lycée Charles Gide, vendredi 27 novembre 2009

Durant la matinée, le blocus persiste après le vote de 150 élèves.

Blocage gide 27/11/09
En fin de matinée, une cinquantaine d’élèves prennent l’initiative d’informer les personnes dans la rue à propos de la réforme et d’exposer leurs revendications en distribuant des tracts et en dialoguant. A 13h30, avec l’accord de Monsieur le Proviseur, une Assemblée Générale se tient au sein du lycée. Une centaine d’élèves et quelques professeurs intéressés par le mouvement mais non impliqués dans celui-ci y ont assistée.
ag 27-11-09
Lors de cette assemblée, les élèves responsables du mouvement ont de nouveaux précisé les gros plans de la réforme à leurs camarades en discutant des points positifs et des points à améliorer, sur lesquels les élèves se sont majoritairement entendus. Ainsi, l’uniformisation des niveaux en histoire, français et langues prévu par la réforme est fortement rejeté car elle suppose un même niveau post-bac dans ces matières pour chaque filière, et par conséquent un bac moins spécialisé, quasi unique (dévalorisation voire disparition des filières…). A cela s’ajoute la création de classes de niveaux basée sur un examen en début d’année. Ces classes auraient un enseignement plus abouti en langue vivante, ce qui génèrerait des inégalités d’enseignement entre les élèves. La suppression des postes d’enseignants (non renouvellement d’un professeur sur deux) ainsi que des documentalistes, CPE et surveillants semble incompatible avec les objectifs d’encadrement prévus par cette réforme. De plus, le manque de moyens accordés à l’Education Nationale va à l’encontre de ses aboutissements prévus.
ag 27-11-09 (2)
A été décidé après vote de lever le blocus lundi afin de prendre le temps d’informer les élèves du lycée de la réforme et des actions prévues pour l’améliorer : un débat ouvert à tous sera organisé à 16h30 dans la cour A. Est aussi prévu de recueillir les améliorations possibles et envisageables de la réforme suggérées par les élèves. Mardi, les élèves participeront à un vote pour décider de la poursuite du mouvement ou de son arrêt. Pour que les revendications se fassent entendre sur une plus grande échelle, il faut mobiliser les élèves pour agir de manière responsable et cohérente.

La cellule de communication du lycée Charles Gide



Blocage en douceur du lycée Charles Gide

Article Midi Libre.fr

Enseignement: blocage en douceur du lycée Charles Gide

lycée grève 01.jpg

lycée grève 02.jpg

Après les enseignants qui étaient en grève mardi dernier à 33 % afin de dénoncer « la réforme du lycée en trompe l’oeil » présentée par le ministre de l’Education nationale, les élèves du lycée Gide d’Uzès ont bloqué dans le calme l’accès à leur établissement avec une barrière infranchissable constituée de matériaux les plus divers.
Réunie en assemblée générale dans une salle du lycée, une centaine d’entre eux ont pu aborder avec attention les divers points de cette réforme expliqués par leurs responsables qui ont mis l’accent sur « les paradoxes de cette nouvelle loi ».
Le proviseur Jean-Michel Cabanis, satisfait de la sérénité qui préside aux débats, ne manque pas de remarquer : « Beaucoup sont d’accord pour qu’il y ait du changement ; mais quand une évolution est annoncée, personne n’en veut ! »

 



Blocus du lycée Gide d’UZES; deuxième jour

Article La Marseillaise du 27 novembre 2009

article marseillaise



M Sarkozy, les mobilisations lycéennes ne sont pas l’occasion de « stages de remise en forme » pour les forces de l’ordre

Logo UNL Alors que depuis quelques jours les lycéens descendent dans la rue pour lutter contre la politique budgétaire du gouvernement, des interventions policières à l’ampleur et à la fréquence démesurée ont lieu devant les établissements.

 Le  délit  de conscience politique des lycéens

La politique menée actuellement par le gouvernement dégrade jour après jour les conditions d’études de l’ensemble des lycéens et les conditions de travail des enseignants. La situation est devenue inadmissible dans beaucoup de lycées, notamment dans les académies déjà les plus en difficultés.

C’est en refusant cette politique qui démantèle l’ensemble des services publics que les lycéens subissent la forte répression des forces de l’ordre : dispersion musclée à Reims mardi 24 novembre, exclusions temporaires de lycéens mobilisés au lycée de La Borde Basse aux environs de Castres, présence policière aux abords des lycées en région parisienne…

Alors que les lycéens attendent des réponses politiques fortes de la part du gouvernement quant à leurs conditions d’études, ce dernier préfère ne pas répondre et mettre à mal toute forme de protestation.

Un changement de cap de la politique indispensable

Les constats s’enchaînent et sont effarants : les classes sont de plus en plus surchargées, des options sont supprimées, des classes n’ont même pas d’enseignants pour certains cours… Remplacer ces éducateurs par des forces de l’ordre à l’entrée des lycées est inacceptable.

L’UNL, premier syndicat lycéen, demande au président de la république de cesser ces pratiques dignes d’une république bananière, dont l’inefficacité pédagogique et le caractère dangereusement électoraliste sont flagrants.

L’UNL constate l’erreur d’appréciation du gouvernement quant à la nature des mobilisations lycéennes : non Monsieur Sarkozy, les jeunes qui descendent dans la rue ne sont pas des « racailles » qu’une intervention musclée calme rapidement, mais des individus en colère face à la destruction du service public d’éducation, en attente de réponses politiques, et non policières.   

Enfin, l’UNL tient à rappeler à M. Sarkozy que les élections régionales ne se préparent pas dans le durcissement des réponses apportées aux jeunes en colère, mais dans l’écoute des attentes et des aspirations d’une société en crise.

L’investissement dans le service public d’éducation, pour protéger les jeunes et préparer l’avenir est plus que jamais urgent, de même que l’arrêt des provocations et autres gesticulations inefficaces.

Antoine Evennou
Président de l’Union Nationale Lycéenne



Blocage du lycée Charles Gide d’UZES (Gard)

Après les enseignants, les lycéens prennent le relais.

 

Comme depuis de nombreuses années, le lycée Charles Gide d’UZES (Gard), est à la pointe de la contestation.

 

Après les enseignants du lycée Charles Gide qui étaient en grève, à 33%, le mardi 24 novembre 2009, pour dénoncer une “réforme en trompe l’œil” qui n’a pour ultime but que ne supprimer des postes d’enseignants ; ce matin les lycéens ont pris le relais en bloquant l’établissement.

Blocage gide 26/11/09

Depuis l’annonce du Ministre de l’Education Nationale sur l’organisation du lycée pour les années futures de nombreux enseignants estiment que cette réforme du lycée, présentée par Luc Chatel, est idéologique et dangereuse. En effet la gestion locale d’un tiers des horaires,  la réduction des horaires disciplinaires, le tronc commun en première… sont sources d’une grande inquiétude dans le milieu enseignants.

Blocage gide 26/11/09 4

Les lycéens, par l’intermédiaire de leurs représentants, sont très critiques puisque l’UNL annonce à ce sujet : Réforme du lycée : « peut mieux faire ! »Blocage gide 26/11/09 3

C’est pourquoi les lycéens du lycée d’Uzès ont décidé, ce matin, le blocage de leur établissement.

 Blocage gide 26/11/09 2



L’UNL demande l’ouverture d’un chantier de négociation sur la carte scolaire

Logo UNL

Les lycéens se sont saisis de cette journée de mobilisation du 24 novembre pour tenter de se faire entendre par un Gouvernement qui tourne le dos aux jeunes et à la communauté éducative.

 

La politique dogmatique et irresponsable doit cesser !

 

Les Assemblées Générales et réunions organisées par l’UNL font remonter de vives inquiétudes quant à l’augmentation des inégalités et le manque de moyens dans les lycées.

 

Les lycéens ne sont pas tant inquiets de ce que fait la réforme du lycée, mais de tout ce qu’elle ne fait pas ! Le dogme de la diminution des moyens alloués à l’Éducation Nationale dégrade jour après jour nos conditions d’études. Les 40 000 postes supprimés depuis 2007 ne sont plus une abstraction pour les élèves qui subissent de plein fouet l’irresponsabilité idéologique de ce Gouvernement.

 

L’UNL appelle le Ministère de l’Education Nationale à donner des réponses aux lycéens quant à l’encadrement de l’aide scolaire organisée dans les établissements au sein des 2h d’accompagnement hebdomadaires. Une base minimale garantie doit être définie au niveau national tant sur le plan horaire que sur les contenus et les pratiques afin que tous les lycéens aient droit à la réussite ! Au mieux, cette mesure est un effet d’annonce si aucun objectif n’est défini et si les enseignants ne sont pas formés et soutenus. Au pire, elle peut accentuer les inégalités qui se creusent déjà.

 

Mettre fin aux inégalités sociales et scolaires : restructurer la carte scolaire !

 

Alors que Luc Chatel a la volonté affichée de faire réussir tous les lycéens, la politique poursuivie en parallèle aboutira inévitablement à une hausse de l’échec et de la ghettoïsation scolaire. En effet, le démantèlement de la carte scolaire est une menace sans précédent contre la mixité sociale au sein des établissements. Le rapport de la Cour des Comptes devrait à lui seul faire prendre conscience au Gouvernement de la dangerosité de son entêtement.

 

L’UNL appelle ainsi le Ministre de l’Éducation Nationale à ouvrir un chantier de négociations sur la restructuration de la carte scolaire afin de favoriser la mixité sociale et scolaire. 

 

 

C’est pourquoi l’UNL a demandé à être reçue par le Ministre afin de lui faire part de ses inquiétudes quant à l’accroissement d’inégalités scolaires qui ne sauraient se résorber par les mesures annoncées jusqu’ici.

 

 

Antoine Evennou

Président de l’Union Nationale Lycéenne



123456...10

recitsdautrefois |
loupian-demain pour vous |
Pour GREPIAC, du Dialogue à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lenfantestadulte
| deci-dela
| BONNES NOUVELLES